Par Larry Hodgson Mieux vaut déposer la motte de racines sur une assise solide que sur un fond ameubli. Quand j’ai commencé à jardiner il y a (il faut l’admettre!) plus de 50 ans, la méthode préconisée pour planter un végétal était de faire un trou nettement plus profond que la motte de racines afin d’ajouter une bonne couche de bonne terre sous la motte… et ce faux renseignement continue de circuler depuis. En fait, cependant, les études sur la croissance des végétaux indiquent qu’il n’est pas utile de creuser un trou de plantation plus profond que la motte de racines est haute: mieux vaut déposer la motte de racines de la plante sur une assise solide, tout simplement. Quand on ameublit le sol au fond du trou ou quand on le remplace par une terre fraîche, cette couche ameublie a tendance à trop se tasser, faisant descendre la motte trop loin dans le sol ou la faisant pencher si... Lire la suite >
Depuis longtemps, je préconise l’utilisation d’engrais d’algues comme engrais complémentaire dans le jardinage. Après tout, ils sont naturels, riches en minéraux et surtout contiennent tous les oligoéléments (minéraux mineurs) dont les plantes ont besoin pour leur croissance, ce qui en fait le produit parfait pour prévenir ou corriger les carences chez les végétaux. Par contre, j’ai toujours été tiède envers l’utilisation d’émulsion de poisson, pourtant aussi un engrais naturel et complet (contenant tous les oligoéléments). C’est que ça sent le poisson. Même, assez intensément. Mon père en était très friand, à tel point que notre potager sentait toujours le poisson pourri. Il croyait que les poissons contenaient tout ce qu’il fallait pour assurer la croissance des végétaux… et, au fond, il avait bien raison ! Les poissons sont une excellente source de minéraux ! Je pense que s’il avait pu enterrer des poissons dans le potager, il l’aurait fait ! Mais je n’ai jamais adopté l’émulsion de poisson moi-même : l’odeur me déplaisait trop. Aussi, on... Lire la suite >
Par Larry Hodgson La rhubarbe est une plante commune de nos jardins, un classique du potager. On la récolte généralement à partir du milieu du printemps, lorsque ses feuilles s’épanouissent. Seul le pétiole (la tige) est consommé, souvent après cuisson et avec beaucoup de sucre pour réduire son acidité, même si, enfant, j’aimais grignoter des pétioles de rhubarbe crus simplement trempés dans du sucre. Mais alors que nous sommes nombreux à cultiver la rhubarbe, que savons-nous vraiment d’elle? Voici quelques informations fascinantes que vous ne connaissez peut-être pas sur cette plante, son histoire, son utilisation et les détails de sa culture. La rhubarbe a d’abord été importée de Chine en tant que plante médicinale. Elle y est cultivée depuis des milliers d’années (5000 ans d’après une estimation) et y est essentiellement utilisée comme médicament. C’était une panacée, bonne pour traiter tous les maux, des problèmes de digestion jusqu’aux cancers, même si aujourd’hui les études peinent à trouver dans cette plante... Lire la suite >
L’un des avantages d’être coincés à la maison pendant la pandémie de la COVID est que cela nous a permis de découvrir de nouveaux loisirs intéressants que l’on peut pratiquer directement de chez nous… comme le jardinage! En fait, un rapport récent a révélé que 51% des Canadiens cultivent maintenant au moins un type de fruit ou de légume à la maison. Ces apprentis jardiniers apprécient non seulement les saveurs fraîches de leurs propres productions biologiques, mais peuvent également se détendre et faire de l’exercice grâce au jardinage. Vous pouvez certainement retirer de nombreux avantages de la culture de vos propres plantes comestibles. Ce qui rend la pratique encore plus rentable est que vous pouvez manger des aliments de haute qualité à un prix moins élevé. Par exemple, le coût d’une tasse de germes de légumes cultivés à la maison dépasse rarement 0,25 $ (0,17 €). De plus, comme c’est vous qui êtes responsable de l’entretien de vos plantes, vous pouvez être certain que chaque récolte est... Lire la suite >
Il y a deux ans, j’ai écrit un article sur la présence nettement réduite des criocères du lis dans ma région: Où sont passés tous les criocères du lis? Et d’autres personnes aussi ont remarqué une baisse de leur population. Que se passe-t-il? Eh bien, il est possible qu’un insecte bénéfique introduit d’Asie par des scientifiques canadiens et américains soit en cause. Lisez le reste de l’article pour en savoir plus. Quelques explications Dans l’est de l’Amérique du Nord, le criocère du lis (Lilioceris lilii) rend la vie misérable pour les amateurs de lis depuis des décennies maintenant, trouant les feuilles et les fleurs de toutes les espèces de lis (Lilium spp.) et celles de quelques plantes apparentées. Ainsi, les lis n’ont plus aucune valeur ornementale et de nombreux jardiniers ont arraché leurs lis et ne veulent plus en cultiver. De plus, cet insecte est une menace sérieuse pour les lis indigènes, notamment le lis du Canada (Lilium canadense), déjà en diminution dans... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Question: Une de mes platesbandes est pleine d’herbe au goutteux et j’ai décidé d’utiliser la méthode de la bâche noire que vous avez décrite dans l’article Se débarrasser à jamais d’une plante envahissante. Cette méthode a fonctionné parfaitement pour me débarrasser du muguet dans une autre partie de mon terrain. Cependant, cette fois-là, j’ai simplement recouvert toute la section d’une grande bâche et je n’ai pas pris la peine d’essayer de récupérer les autres plantes. Cette fois, il y a quelques plantes vivaces (hémérocalles, monardes, échinacées, etc.) que je souhaite conserver. Puis-je les déterrer et les replanter ailleurs, ou seront-elles infestées d’herbe au goutteux? Sophie Réponse: Toute plante (vivace, arbuste, bulbe, etc.) déterrée d’un parterre envahi par une plante qui se propage par des rhizomes souterrains comme l’herbe au goutteux (Aegopodium podagraria), le muguet (Convallaria majalis), le macleaya (Macleaya cordata), la renouée du Japon (Fallopia japonica), l’oseille (Rumex acetosa) ou le chiendent (Elymus repens) aura probablement des rhizomes de l’espèce... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Autrefois, on délimitait souvent les terrains non pas avec des arbustes, mais avec des vivaces… et l’idée est aussi géniale aujourd’hui qu’à la fin du XIXe siècle, alors qu’elle était à la mode. L’entretien d’une haie de vivaces est minimal, voire presque nul, surtout si vous paillez son pied pour empêcher l’invasion des mauvaises herbes. Et les vivaces offrent l’avantage de mourir jusqu’au sol à la fin de chaque saison, ce qui les met à l’abri des intempéries hivernales. Ainsi, on peut facilement installer une haie de vivaces le long d’un chemin où des arbustes ou des conifères auraient été déchiquetés par les jets de neige lancés par la souffleuse. Pour convenir à une haie, la vivace doit avoir une certaine hauteur, être bien fournie de haut en bas, résister au vent sans tuteur, avoir un beau feuillage (pour une haie, c’est plus important que la floraison!), avoir une longue saison d’intérêt et être bien adaptée, bien sûr,... Lire la suite >
Vous songez à faire ou à parfaire votre aménagement paysager vous-même? C’est le choix de la majorité des propriétaires. D’ailleurs, les plus beaux aménagements sont presque toujours le fruit du travail de leurs propriétaires. Aussi, le prix est alors imbattable : vous ne payez que pour les matériaux et les végétaux. Mais d’abord, quelques contre-indications. Si vous avez un terrain très accidenté, des problèmes d’accumulation d’eau, que vous voulez aménager les berges d’un cours d’eau ou avez d’autres situations complexes, il pourrait être judicieux de contacter un paysagiste ou un architecte-paysagiste certifié. Dans certains cas même, un ingénieur doit être consulté! En plus de l’économie réalisée, bien des propriétaires éprouvent un réel plaisir à réaliser leur aménagement eux-mêmes et sont d’autant plus fiers des résultats. Aussi, ils peuvent échelonner les travaux sur plusieurs années, au gré de leur énergie et de leur budget. Il est aussi possible de confier une partie des travaux à un paysagiste certifié dans le cas... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Il est toujours important de cultiver des fleurs dans ou près d’un potager pour aider à attirer des insectes pollinisateurs, nécessaires pour la fécondation de plusieurs légumes fruitiers (courges, concombres, aubergines, melons, etc.). Plusieurs fleurs conviennent très bien à cette utilisation et vous trouverez notamment une liste de 30 variétés différentes et quelques conseils sur leur utilisation dans l’article Chambre à part pour les légumes et les fleurs? Cela dit, certaines fleurs attirent plus de pollinisateurs que d’autres… et l’une des meilleures, sinon la meilleure, est la phacélie à feuilles de tanaisie (Phacelia tanacetifolia). Cette annuelle de culture facile est tout simplement celle qui attire le plus de pollinsateurs dans mes jardins. L’abondant nectar de ses fleurs, vite renouvelé, attire les abeilles de toutes sortes, indigènes et domestiques, et aussi les syrphes, les papillons et même les colibris. Et elle fleurit pendant une très longue saison : presque tout l’été! Voici un commentaire que j’ai reçu l’été dernier : J’ai suivi... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Nom botanique: Amaranthus caudatus Noms anglais: Love-lies-bleeding, foxtail amaranthHauteur: 90-240 cmEspacement: 45-60 cm Profondeur de semis: Couvrir à peine Germination: 10-15 jours (21-24 ?C) Transplantation: Quand il n’y a plus de risque de gel Emplacement: Ensoleillé Sol: Bien drainé, plutôt pauvre Floraison: Du début de l’été jusqu’au début de l’automneMultiplication: Semis au printemps Disponibilité: Plants à repiquer, sachets de semences Utilisation: Platebande, plant isolé, arrière-plan, écran, haie temporaire, pré fleuri, fleur coupée, fleur séchée, plante comestible, attire les oiseaux Cette grande annuelle aux feuilles vert tendre produit de longs épis pleureurs rouges ou verts, selon le cultivar, même roses dans le cas du nouveau cultivar ‘Coral Mountain’. Nos grand-mères le connaissaient bien — c’était une annuelle classique des platebandes d’autrefois — mais on le voit moins souvent de nos jours, car il grossit un peu trop rapidement aux yeux des pépiniéristes qui aiment mieux nous refiler des annuelles courtes et trapues qui rentrent plus facilement dans leurs étagères. Mais n’en déplaise aux professionnels de l’horticulture, les grandes annuelles du passé sont de nouveau à la mode. Si votre... Lire la suite >