Par Larry Hodgson ASPERGE GRIMPANTE Nom botanique: Asparagus verticillatus Famille: Asparagacées Hauteur: 4 m Largeur: 1 mExposition: soleil, mi-ombre Sol: bien drainé Floraison: fin du printemps Zones de rusticité: 3 à 8 Saviez-vous qu’il existe une asperge grimpante? Une qui peut monter très joliment sur un treillis, une pergola ou un obélisque? Et qui est comestible aussi? Peu de jardiniers le savent… mais j’ai pensé que vous aimeriez en connaître un peu plus sur cette plante fascinante, mais négligée. J’ai découvert cette plante superbe au Jardin botanique Roger-Van den Hende à Québec il y a très longtemps. La plante d’origine est là depuis maintenant au moins 45 ans et revient fidèlement d’année en année sans nécessiter le moindre soin. Son apparence à la fois plumeuse et très dense m’a tout de suite séduit… mais après presque 15 ans de recherche sans en trouver une seule en pépinière, j’ai fait le grand saut et j’ai commandé des semences à l’étranger. L’asperge grimpante pousse maintenant chez moi depuis plus de 20 ans avec la même désinvolture que celle... Lire la suite >
Les scientifiques cherchent des moyens de produire plus de ce pesticide naturel Par Susan Fisk L’un des insecticides biologiques les plus utilisés est la pyréthrine, un composé naturel. (En fait, il existe six variantes de pyréthrine naturelles, classées sous les noms pyréthrine I et pyréthrine II). C’est un nom que vous allez voir de plus en plus souvent, car la pyréthrine remplace progressivement les organophosphates et les organochlorés comme pesticide de choix, et ce, un peu partout dans le monde. C’est qu’il a été démontré que ces derniers composés ont des effets toxiques importants et persistants pour l’humain, alors que la pyréthrine, lorsqu’utilisée attentivement, est plus sécuritaire. Ses origines Mais d’où vient ce pesticide populaire? Peu de jardiniers se doutent qu’il est en fait dérivé d’une jolie fleur, le pyrèthre de Dalmatie (pour sa région d’origine dans les Balkans). Cette plante s’appelle maintenant Tanacetum cinerariifolium, mais fut longtemps connue sous les noms Pyrethrum cinerariifolium, d’où le nom commun pyrèthre, et aussi, pendant quelques... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Qu’est-ce qui provoque ces trous en demi-lune dans les feuilles de nos plantes de jardin? Des coupures si rondes et si nettes qu’on dirait qu’elles ont été faites avec un poinçon? Quel prédateur cause ce dommage? Et comment l’éliminer? C’est ce que la plupart des jardiniers veulent sûrement savoir. Mais quand j’aurai terminé les explications, j’espère que vous aurez changé d’idée, que vous aurez appris à tolérer la coupable. Un insecte bénéfique La coupable est une petite abeille, généralement noire avec des bandes velues sur l’abdomen : une mégachile (Megachile spp.). Il en existe plus de 1500 espèces réparties dans presque toutes les régions du monde, habituellement de 5 à 20 mm de longueur. Et, autrement que pour leur tendance à trouer les feuilles, on les considère comme hautement bénéfiques. Voyez-vous, avec la population des abeilles domestiques (Apis mellifera) qui est en déclin à travers le monde, on cherche d’autres pollinisateurs pour nos plantations. Après tout, nous dit-on, un tiers... Lire la suite >
Par Céline SchaldembrandGestionnaire des campagnes et projets de communication – ROBVQ Selon Le Devoir, 2020 fut l’année la plus chaude jamais enregistrée. L’été 2021 à peine entamé, plusieurs villes ont déjà annoncé des restrictions d’usage de l’eau. Dans ce contexte, fort avisé est le jardinier qui sait faire un bon usage de l’eau dans sa cour?! Infiltrer?! L’infiltration de l’eau présente de nombreux avantages pour tous et chacun. D’abord, toute eau qui s’infiltre dans le sol ne ruissellera pas. L’eau qui ruisselle entraine avec elle tous les contaminants et polluants présents à la surface des sols perméables (béton, asphalte, sols compactés, etc.) tels que des hydrocarbures ou métaux lourds sur les routes, pesticides et herbicides épandus en trop grande quantité, particules de bitume issues des toitures en bardeaux d’asphalte ainsi que tous les déchets négligemment abandonnés par leurs propriétaires. De fait, elle constitue une des plus importantes sources de pollution des cours d’eau et des lacs. Cette pollution, amenée par le ruissellement,... Lire la suite >
Un article de la blogueuse invitée Heather Bristol Avoir votre propre jardin peut être quelque chose d’excitant, surtout lorsque tout ce que vous plantez commence à pousser, et cela, peu importe qu’il s’agisse d’un jardin de fleurs ou de légumes. Avoir un jardin est tout simplement une expérience époustouflante : on se sent tellement revigoré et valorisé quand on plonge les mains dans la terre pour cultiver ses propres végétaux! Autant l’idée d’avoir un jardin peut être excitante, autant trouver comment s’y prendre ou par où commencer peut être une tâche intimidante pour le novice. Heureusement pour vous, dans cet article, nous discuterons des conseils et des étapes pour démarrer un beau jardin. 1. Décidez de ce que vous voulez cultiver dans votre jardin Tout commence par ce choix! Vous devez décider de ce que vous voulez cultiver dans votre jardin. Voulez-vous faire pousser des légumes ? Ou aimez-vous les fleurs? Ou les deux? Si vous optez pour la couleur et... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Si votre terrain comprend une section de forêt naturelle, préservez-la! C’est l’aménagement parfait pour le jardinier paresseux! La beauté d’une forêt naturelle est qu’elle n’exige presque aucune intervention de votre part. Pas de sarclage, pas de tonte, pas de fertilisation… Enfin un aménagement paysager que vous pouvez réellement regarder de votre hamac sans jamais avoir à vous en relever! Vous n’avez rien à faire… ou si peu. Si un arbre dépérit, qu’il meurt! Si un autre menace de tomber, qu’il tombe! Un arbre mort, un tronc couché au sol dans une forêt, ça fait partie du système. Tellement d’oiseaux et d’animaux de la forêt nichent dans les arbres morts ou creux et il faut leur laisser ces abris. Et le tronc couché par terre sera rapidement envahi d’une foule d’animaux et de plantes, stimulés par sa lente décomposition. D’accord, si un arbre menace de tomber sur votre voiture, vous devez agir (déplacez l’auto, peut-être?), mais autrement, avec une... Lire la suite >
Par Larry Hodgson L’idée voulant qu’un gazon a absolument besoin d’engrais, et que plus on l’engraisse, plus il sera beau, vient de la puissante industrie des fertilisants. Soustrayez-vous du régime «trois à quatre applications par année» imposé par une industrie d’engrais avide de votre argent. Une seule application d’engrais biologique à dissolution lente est amplement suffisante pour satisfaire les besoins en minéraux, surtout si vous faites de l’herbirecyclage* (si vous laissez le gazon tondu sur la pelouse). *J’ai souvent utilisé dans mes articles (et vu dans d’autres publications!) le terme herbicyclage, mais l’Office de la langue française recommande plutôt herbirecyclage, notant « On ne peut retrancher la syllabe re- du mot recyclage sans priver celui-ci de son sens. » Deux engrais gratuits pour la pelouse Pour éviter de devoir payer pour un engrais à gazon, apprenez à combiner l’herbirecyclage et le feuillirecyclage. Herbirecycler, c’est laisser les rognures de pelouse sur place après la tonte. Ces rognures se décomposeront rapidement et iront nourrir le gazon. Pour que l’herbirecyclage soit... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Saviez-vous que la plante que vous appelez géranium n’est peut-être pas un véritable géranium (Geranium)? En effet, beaucoup de «géraniums», notamment les célèbres géraniums des nos bords de fenêtre (géraniums zonaux, géraniums à senteur, géraniums-lierre, etc.), sont en réalité des pélargoniums, c’est-à-dire qu’ils ne font pas partie du genre Geranium, mais plutôt du genre Pelargonium. La confusion a débuté avec Linné, célèbre naturaliste et taxonomiste suédois (1707-1778), qui pensait que les deux types étaient suffisamment proches parents pour les mettre ensemble dans le genre Geranium. Mais Charles L’Héritier vit les choses différemment et les sépara en deux genres en 1789. Le changement a été largement accepté, même à l’époque, et est encore valide aujourd’hui. Cela n’a pas tellement dérangé quand les jardiniers cultivaient surtout des pélargoniums (les variétés annuelles). Il suffisait d’utiliser le terme «géranium» et tout le monde vous comprenait. Mais depuis les 50 dernières années, les vrais géraniums (Geranium spp.), les géraniums rustiques, sont devenus très populaires dans les jardins de... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Si vous êtes assez nouveau dans la culture de légumes, vous trouverez peut-être un peu exaspérant le développement des cucurbitacées (concombres, courges, melons, pastèques, etc.). C’est que les premières fleurs qui apparaissent sont des mâles. Que des mâles! Elles s’ouvrent magnifiquement, laissant espérer des fruits à venir, puis tombent sans rien produire. C’est frustrant! Mais ne vous inquiétez pas : tout cela fait partie du plan de mère Nature. La stratégie «Mâles d’abord» En effet, la production de fleurs mâles nécessite relativement peu d’énergie, de sorte que la plante peut en générer abondamment dès le début de la saison. Pourquoi avant l’apparition des fleurs femelles? Afin de créer une habitude chez les abeilles visiteuses, car les fleurs de cucurbitacées ne sont pas si attrayantes pour la plupart des pollinisateurs. Donc, la plante essaie de les fidéliser. En produisant des fleurs mâles en abondance croissante dès le début de la saison et toujours des fleurs fraîches chaque jour, la... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Croyez-le ou non, mon jardin — mon espace de jardinage personnel, soit autour de ma demeure à Québec — a été présenté dans le dernier numéro du magazine horticole Canada’s Local Gardener! Et sous la rubrique «Beautiful Gardens» (beaux jardins) en plus ! Je n’avais jamais vraiment conçu mon jardin pour la beauté comme telle. C’est vraiment un jardin de collectionneur, où je plante des plantes nouvellement introduites et souvent insolites. J’essaie de garder une apparence raisonnable dans la cour avant pour ne pas trop déranger mes voisins (même si quand, il y a 24 ans, j’ai enlevé la pelouse dans une banlieue où, à l’époque, toutes les autres maisons en avaient une, ça a dû être un choc!), mais sinon… tout est permis. Ainsi, lorsque Dorothy Dobbie, présidente et éditrice du magazine, m’a contacté avec l’idée de mettre mon jardin en vedette dans son magazine, j’ai été pris au dépourvu. Je ne pensais pas que mon jardin... Lire la suite >