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Mon pré fleuri

Par Edith Smeesters, biologiste, auteure et conférencière Un pré fleuri est une magnifique alternative à une surface gazonnée, mais exige de la patience et une bonne préparation du sol pour des résultats satisfaisants à long terme. Il ne suffit pas d’arrêter de tondre la pelouse, car les résultats seront décevants et, si vous essayez cela sur un terrain de banlieue, vous risquez de vous attirer le courroux du voisinage. Par contre, si vous mettez les efforts nécessaires, le résultat sera magnifique et vous allez entrainer des voisins et amis dans cette belle aventure. J’ai commencé mon pré fleuri, avec l’aide de mon conjoint, en 2003 : nous avons préparé la surface pendant un an, mais nous n’avons vu fleurir les premières vivaces qu’en 2005 ! Le résultat en vaut la peine, car le seul travail que nous avons à faire actuellement est de faucher une fois par année pour éviter que les jeunes arbres ne reviennent s’implanter et conserver notre magnifique panorama... Lire la suite >

Les bonnes fleurs pour attirer les papillons

Comme tous les bons pollinisateurs, les papillons ont des préférences quant aux fleurs qu’ils fréquentent. Notamment, la plupart sont moins habiles au vol que les abeilles ou que les colibris et voleter de fleur en fleur leur coûte très cher en énergie. Ainsi ils préfèrent des fleurs où ils peuvent se percher et qui contiennent assez de nectar pour les occuper quelque temps. Les inflorescences des fleurs composées ou Astéracées (marguerites, rudbeckies, zinnias, etc.) sont l’exemple parfait des «fleurs à papillons». En fait, malgré les apparences, une marguerite n’est pas une fleur, mais plutôt une inflorescence composée d’un disque central de denses fleurons fertiles, entouré de fleurons stériles appelés rayons. Les rayons ont évolué spécifiquement à l’attention des papillons: leurs couleurs servent à les attirer et leur placement en auréole autour des fleurons fertiles leur permet de servir de plateforme d’atterrissage. Pendant que le papillon se repose les ailes sur la plateforme, on lui offre une grande quantité de fleurons fertiles remplis de... Lire la suite >

Le bandit masqué frappe encore !

Par Larry Hodgson Le raton laveur (Procyon lotor) n’est pas uniquement un problème pour les jardiniers : il réussit à se mettre tout le monde à dos en vidant les poubelles, en faisant du tapage nocturne, en volant les pièges mis pour d’autres animaux, en élisant domicile dans les greniers, en mangeant les poissons dans les jardins d’eau, etc.  Dans le secteur horticole, sa spécialité est le «blé d’Inde». Il peut vider un carré de maïs sucré en une seule nuit… et semble savoir bien plus que nous exactement quand le maïs est prêt. Il peut aussi piller les melons et les petits fruits et, comme la mouffette, creuser des trous dans le gazon à la recherche de vers blancs.  Ajoutez à cela le fait qu’il peut être très agressif lorsqu’il est acculé au mur et est de ce fait une menace pour les chiens. Il peut également porter la rage! Vous comprendrez que les ratons laveurs dans la nature,... Lire la suite >

Ces plantes qui ont du panache!

Par Larry Hodgson Le terme panaché veut dire «qui présente des couleurs variées». En horticulture, le terme est surtout appliqué aux plantes à feuillage marqué ou marbré de deux couleurs ou plus. C’est l’équivalent français du latin «variegata». Vous verrez que beaucoup de plantes panachées portent justement cette épithète. On appelle ce phénomène de la panachure ou de la variégation. Si une feuille est panachée, c’est habituellement qu’elle manque partiellement de chlorophylle, ce pigment photosynthétique qui donne aux plantes leur coloration verte normale. La partie de la feuille qui manque de pigmentation laisse paraître les autres pigments présents dans la feuille, mais normalement masqués par la chlorophylle: habituellement blanc, crème ou jaune, mais occasionnellement rose, orange ou même rouge. Comme la feuille manque partiellement de chlorophylle et que c’est la chlorophylle qui, en convertissant la lumière du soleil en sucres, donne à la plante son énergie, une plante panachée est souvent moins vigoureuse. Ainsi, dans la nature, les plantes panachées... Lire la suite >

Des navets sans «bulbe»

Par Larry Hodgson Question: Cette année, mes navets n’ont pas produit de véritable bulbe, mais seulement une racine relativement mince avec beaucoup de petites racines, un peu comme une carotte poilue. Que dois-je faire pour corriger la situation la prochaine fois? Jessica Réponse: Le navet (Brassica rapa) est un légume à croissance rapide, habituellement récolté 35 à 60 jours après le semis. Il est cultivé surtout pour sa racine enflée apparentée à un bulbe, ainsi quand il ne produit que des racines fibreuses, c’est évidemment une grosse déception. Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi vos plantes n’ont pas formé une belle racine globulaire. En voici quelques-uns : Sol trop riche en azote : Un sol trop riche en azote, notamment à la suite d’une application abondante de fumier frais ou de compost riche, tend à produire une abondance de feuillage, mais une racine sous-développée. Si vous appliquez un tel produit au printemps, attendez la deuxième année avant d’y semer des navets. Ou encore, faites l’application à... Lire la suite >

Les galles: curieuses, surprenantes, mais rarement nuisibles

Par Larry Hodgson Tous les ans, au début de l’été, je commence à recevoir des courriels accompagnés de photos de feuilles avec des excroissances ou des boursouflures bizarres. Parfois 5 ou 6 par jour. Et les jardiniers qui les envoient sont très inquiets. Le plus souvent, l’excroissance anormale se trouve sur ou sous une feuille, généralement sur le limbe, mais parfois sur le pétiole, ou encore sur une tige. On appelle ces croissances «galles» et elles peuvent être de diverses origines.  Elles sont provoquées par des arthropodes dits gallicoles ou galligènes (pucerons, guêpes, mouches, acariens, etc.), plus rarement par des champignons, des nématodes ou des bactéries. Typiquement, une galle se forme quand le gallicole perce une feuille ou une tige en début de saison et y pond un ou des œufs ainsi qu’une substance qui provoque une croissance anormale des tissus environnants: la galle. Cette excroissance sert d’abri et de nourriture à sa progéniture: les nymphes consomment un peu des... Lire la suite >

À chaque mois sa plante, juillet 2021: le ficus ginseng

Par Larry Hodgson Le ficus ginseng ou figuier ginseng est une plante d’intérieur des plus inhabituelles. Avec son «tronc» multiple gonflé et ses nombreuses petites feuilles, il ressemble beaucoup à un bonsaï, mais c’est un «bonsaï» qui nécessite très peu de soins particuliers. Origine La plante derrière le ficus ginseng est Ficus microcarpa, appelé parfois laurier d’Inde, banian de Malaisie ou arbre de l’intendance. F. microcarpa est souvent vendu sous le nom F. retusa, une espèce différente qui est rarement cultivée à l’intérieur, ou F. nitida, en fait un autre nom pour le populaire ficus benjamina ou figuier pleureur (F. benjamina), qui lui ressemble beaucoup, mais qui n’a pas de tronc gonflé. Comme toutes les quelques 850 espèces du genre Ficus, F. microcarpa est un figuier et est ainsi apparenté au figuier comestible (Ficus carica), bien que les deux ne se ressemblent pas. Certainement, les minuscules fruits ronds de F. microcarpa ne sont normalement pas consommés (pas qu’ils soient toxiques, mais il n’y a tout simplement pas grand-chose à... Lire la suite >

Un de mes livres renaît de ses cendres!

Mon livre, Les arbustes, publié en 2002, est de retour… sous forme numérique (PDF). Il est de nouveau offert par mon éditeur, Broquet inc., depuis quelques semaines. Ce gros pavé de livre (plus de 600 pages, plus de 1500 espèces et cultivars!) était, à l’époque, le livre sur les arbustes le plus complet au Québec et l’est probablement toujours.  J’étais très fier de cet ouvrage, qui couvrait vraiment tous les détails de la culture et qui était, je crois bien, le seul à traiter de façon attentive la question complexe de l’adaptation des arbustes aux zones de rusticité. Plutôt que de répéter, comme d’autres auteurs, les zones proposées par les jardineries, la plupart basées sur les dires des producteurs de l’Oregon qui ne connaissent rien de la réaction des plantes au froid du Québec, j’ai réellement essayé d’analyser la résistance au froid de chacun de ces végétaux dans notre froide province. À tel point que j’ai dû donner 2 zones à... Lire la suite >

Une nouvelle flèche pour les conifères étêtés

Par Larry Hodgson Il arrive parfois que, suite à un accident quelconque (ou à une taille mal avisée), un conifère au port pyramidal comme un sapin (Abies), une épinette/épicéa (Picea), un pin (Pinus) ou un mélèze (Larix), perde sa flèche, soit sa branche terminale verticale. Or, sa symétrie est alors en jeu, car c’est la dominance de la flèche qui donne à l’arbre son port étagé si symétrique.  Heureusement qu’on peut lui en donner une autre. Et il y a deux façons pour ce faire. Dans la première technique, commencez par laisser l’arbre repousser de lui-même. Normalement, comme la plupart des conifères à développement étagé produisent de nouvelles pousses seulement au printemps, il faudra attendre au printemps prochain. Typiquement, le conifère produira alors non pas une seule flèche, mais deux ou plus. Or, si l’arbre a une double ou triple tête, au revoir la symétrie! Ou parfois ce sont des branches secondaires près du sommet qui commencent à pousser à... Lire la suite >

Peut-on produire sa propre pyréthrine?

Par Larry Hodgson À la suite de l’article paru le 30 juin 2021 sur l’origine de l’insecticide pyréthrine, j’ai reçu plusieurs questions sur la possibilité de cultiver le pyrèthre de Dalmatie (Tanacetum cinerariifolium) et de s’en servir pour fabriquer un insecticide maison. Et la réponse est oui, on peut cultiver cette plante et donc éventuellement produire son propre insecticide… mais il y a certains obstacles à surmonter.  D’abord, il faut de préférence trouver «le vrai pyrèthre», soit le pyrèthre de Dalmatie (Tanacetum cinerariifolium). Si vous demandez du pyrèthre dans une pépinière, la plupart vous vendront plutôt le pyrèthre rose (T. roseum) dont l’effet insecticide est minimal. Les plantes de pyrèthre de Dalmatie ne sont essentiellement jamais offertes en pépinière (du moins, pas au Canada ni en Europe), mais on peut trouver des semences sur Internet. Si possible, trouvez des semences provenant de sources africaines, notamment du Kenya ou de la Tanzanie, où les variétés cultivées sont reconnues pour leur haut taux de pyréthrine.... Lire la suite >

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