Par Larry Hodgson Il est de toute évidence intéressant d’un point de vue économique de faire durer les fines herbes plus d’une saison. Pour cette raison, beaucoup de jardiniers déterrent et rentrent différentes fines herbes à l’automne, pensant les conserver en les gardant au chaud à l’intérieur. Malheureusement, la plupart des fines herbes ne prospèrent pas dans la maison, surtout l’hiver quand le soleil est si faible. Dans la maison, la plupart dépérissent, deviennent infestées d’insectes ou de maladies et, très souvent, finissent à la poubelle. Il y a bien quelques exceptions, notamment le laurier-sauce (Laurus nobilis), le pélargonium à senteur (Pelargonium graveolens et autres), le romarin (Salvia rosmarinus, syn. Rosmarinus officinalis), le stévia (Stevia rebaudiana), le ram rau (Persicaria odorata) et la verveine citronnelle (Aloysia citrodora, syn. Lippia citriodora). Ces plantes hivernent relativement bien dans la maison l’hiver, notamment si vous disposez d’un éclairage artificiel très intense, mais la plupart des autres aimeraient mieux rester à l’extérieur l’hiver. Fines herbes de plein... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Pour bien des jardiniers, il n’y a qu’une seule saison pour procéder à la division de nos plants: le printemps. Pourtant, l’automne convient tout aussi bien et parfois même mieux à cette technique millénaire pour multiplier nos végétaux. Qu’est-ce qu’on divise? Parlez de division à un jardinier et il pensera presque tout de suite aux vivaces. Et il est vrai que la majorité des vivaces se divisent. Mais c’est aussi le cas des bulbes et de plusieurs arbustes. Qu’une plante soit «divisible» ou pas se voit facilement. S’il n’y a qu’une seule «couronne» ou pointe de croissance, formant donc une touffe de feuillage unique, cette plante ne se divise pas ou du moins, n’est pas encore prête à être divisée. Par contre, si les couronnes sont nombreuses et qu’on peut distinguer plusieurs touffes de feuillage, la division est possible. Pourquoi l’automne? L’automne est le moment idéal pour diviser la plupart des plants. Après tout, la température plus... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Les mangeoires pour oiseaux sont idéales pour attirer les oiseaux granivores comme les mésanges, les tourterelles, les étourneaux et les moineaux domestiques. Et bien sûr, les jardiniers nord-américains peuvent aussi installer des mangeoires pour colibris qui attireront les oiseaux-mouches (inexistants en Europe). Mais il existe tout un groupe d’oiseaux que la plupart des mangeoires ne permettent tout simplement pas d’attirer : les oiseaux frugivores. Ce groupe, qui comprend les jaseurs, grives, merles, moqueurs, tangaras et autres, affectionne particulièrement les baies et les autres petits fruits. Ils mangent aussi des insectes, surtout pendant l’été, car c’est à cette saison qu’ils nourrissent leurs petits et qu’ils ont donc besoin d’ajouter des protéines supplémentaires à leur régime, mais lorsque la couvée est partie, ils commencent à chercher des fruits à manger à nouveau. Si vous pouvez fournir les baies qu’ils veulent, vous pourrez les attirer dans votre jardin. Dans la nature, les baies sauvages abondent : en bordure des champs,... Lire la suite >
De petits efforts simples à faire à l’automne pour garder votre jardin en bon état. Par Larry Hodgson En tant que jardinier paresseux, je n’accepte pas d’écrire sur comment «fermer le jardin» à l’automne, même si beaucoup de gens emploient ce terme. Un jardin est un milieu vivant, toujours en évolution, et ce, autant à l’automne et même l’hiver que l’été. Jamais on ne le ferme. Reste qu’il y a quelques petits travaux à accomplir à l’automne en préparation pour l’hiver, mais rien pour vraiment vous fatiguer. • Ramasser les feuilles d’automne sur le gazon. C’est le plus gros des efforts à donner sur la plupart des terrains. Quelques feuilles sur le gazon ne dérangent pas, mais un gazon couvert de feuilles n’a plus accès au soleil. Que votre gazon soit de graminées, de trèfle, de thym ou d’un mélange de végétaux, il doit faire de la photosynthèse pour survivre et sans soleil, il ne peut pas le faire. Réduisez les... Lire la suite >
Cette plante était vendue comme un gerbera rustique. Beaucoup de jardiniers ne seraient pas d’accord. Photo : Piqsel Par Larry Hodgson Question : J’ai mis en terre une quinzaine de plants de gerbera Garvinea rustiques. Je souhaite les conserver le plus longtemps possible. Je n’ai pas trouvé d’informations sur la conservation en terre de ce plant. Selon certains horticulteurs européens, cela serait possible en protégeant les plants avec du paillis. Qu’en pensez-vous? Je m’apprêtais à les remettre en pots. Yolande Lemire Réponse : Du point de vue d’un jardinier européen, oui, ces gerberas sont rustiques — ou du moins «semi-rustiques», le terme que plusieurs marchands de ce continent utilisent maintenant à la suite des nombreuses plaintes reçues en raison de leur évidente faible résistance à l’hiver. Les Garvinea sont des gerberas hybrides mélangeant la génétique du gerbera classique (Gerbera jamesonii), qui ne résiste pas au froid, avec celle d’autres gerberas plus résistants. Ainsi, on les dit «plus rustiques». Ils peuvent tolérer -5 °C, voire parfois... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Le figuier à feuilles de sabre (Ficus maclellandii) est un arbre d’intérieur. Vous le connaissez peut-être aussi sous le nom de figuier Alii, Alii étant le nom de cultivar d’une sélection hawaïenne (F. maclellandii ‘Alii’), de loin le clone le plus couramment disponible. (Alii signifie «chef» en hawaïen.) Ou vous le connaissez peut-être sous le nom de F. binnendijkii ou F. longifolia, deux noms illégitimes. Le nom F. binnendijkii est encore couramment utilisé en Europe, notamment. Cette plante est disponible depuis la fin des années 1980 et on la voit assez souvent en jardinerie, mais elle n’est jamais vraiment devenue populaire. Même à ce jour, le figuier à feuilles de sabre est mieux connu des professionnels de l’aménagement intérieur que des amateurs de plantes d’intérieur. Le grand public semble lui préférer son cousin beaucoup plus capricieux, le figuier pleureur (Ficus benjamina). Dommage, car le figuier à feuilles de sabre est tout aussi élégant et beaucoup plus facile à cultiver ! Origine Dans son aire... Lire la suite >
Par Larry Hodgson La semaine dernière, j’ai fait enlever une épinette (épicéa) mature. Elle était déjà là et à pleine maturité lorsque nous avons emménagé dans cette maison il y a 28 ans, et comme la maison a environ 70 ans, je suppose qu’elle a environ cet âge, probablement plantée par les premiers propriétaires peu de temps après leur arrivée à la maison. Pour être honnête, je n’ai jamais vraiment aimé cette épinette… ni ses deux sœurs, plantées en ligne à environ 3 m de la maison. Elles sont beaucoup trop grosses pour être si près d’un bâtiment : au fil des années, j’ai dû couper de nombreuses branches qui bloquaient l’entrée ou qui frottaient contre les murs ou le toit. Elles ont tué le gazon déjà en piètre état que les anciens propriétaires m’avaient légué et que j’ai remplacé par un vaste jardin d’ombre (logiquement!) surtout composé de plantes indigènes. En plus de jeter une ombre profonde sur mon... Lire la suite >
Par DecksDirect.com I. Introduction La terrasse* est une extension de la maison et est considérée comme faisant partie intégrante de l’espace de vie principal. *Souvent appelée patio ou «deck» au Québec. En tant qu’entrée de la maison, elle est très fréquentée tout au long de l’année. Son exposition constante au soleil, à la pluie, au vent et à la neige peut lentement la détériorer. Des planches et des vis desserrées, des fissures, des moisissures et du bois pourri peuvent compromettre son intégrité structurelle. C’est pourquoi le nettoyage, l’entretien et la réparation de la terrasse sont importants, quelle que soit la saison, pour qu’elle garde son aspect neuf et demeure sûre et en bon état. II. Préparation La terrasse est un lieu de prédilection pour les repas et les barbecues en famille et avec des amis en été, et c’est un endroit charmant pour se détendre au printemps et au début de l’automne. Un espace aussi vital devrait faire partie d’un... Lire la suite >
Il n’est pas nécessaire de «faire le ménage» de vos vivaces à l’automne. En effet, cette tradition de couper les plantes au sol à la fin de l’automne est non seulement inutile, mais supprimer les feuilles fanées est même néfaste pour les végétaux rustiques. Au contraire, ces plantes repoussent mieux si on laisse leur feuillage mourant en place tout l’hiver. C’est que, d’un côté, les feuilles mortes aident à protéger le plant non seulement contre le froid, mais surtout contre les soubresauts de température: elles sont un isolant naturel. Le meilleur engrais pour toute plante est son propre feuillage. Mais aussi, rappelez-vous un détail qu’on ne souligne jamais assez : le meilleur engrais pour toute plante est son propre feuillage. Ses feuilles contiennent exactement les minéraux qu’il lui faut pour bien pousser et fleurir. Mère Nature a donc prévu un merveilleux système où les vieilles feuilles meurent, mais restent sur place pour nourrir la plante l’année suivante. Pourquoi les jardiniers pensent-ils qu’ils... Lire la suite >
Galle en artichaut du saule. Photo: Geneviève Par Larry Hodgson Question : Cet arbuste à gros bourgeons est apparu spontanément sur mon terrain, dans un endroit où le sol est humide, mais assez bien drainé, en zone inondable au printemps. J’aimerais bien pouvoir l’identifier, pourriez-vous SVP m’aider? Geneviève Réponse : C’est un saule. Probablement un saule discolore (Salix discolor), mais l’identification exacte des saules est complexe. Cependant, le «gros bourgeon» que vous montrez dans votre photo peut facilement vous faire douter de mon identification. Après tout, les bourgeons des saules sont minuscules: jamais ils ne produisent des excroissances semblables par eux-mêmes. Souvent, les gens prennent une telle plante pour un rhododendron, un magnolia ou une autre plante qui produit de très grands boutons floraux, qui aurait poussée spontanément dans leur entourage, et ils s’attendent alors à une floraison voyante au printemps suivant. Toutefois, la floraison ne viendra jamais. D’autres prennent le bourgeon pour un fruit, mais ce n’est pas un fruit non plus. Le... Lire la suite >