Par Larry Hodgson Le pissenlit pousse aussi bien dans les sols alcalins que dans les sols acides. Photo: sergunt, depositphotos Certains jardiniers prétendent qu’on peut évaluer le pH du sol (son acidité ou son alcalinité) juste à regarder les mauvaises herbes qui y poussent. Les mousses, les fougères, les prêles, les pissenlits et les épervières pousseraient dans un sol acide alors que les silènes, les carottes sauvages, les chénopodes et les chardons se limiteraient aux sols alcalins (calcaires). On appelle donc ces végétaux des plantes indicatrices ou bioindicatrices. Le problème est que ce concept n’est pas si vrai que cela. En fait, toutes les plantes mentionnées poussent très bien aussi dans les sols qui se situent exactement à l’opposé du spectre (des mousses dans un sol alcalin, des chardons dans un sol acide, etc.). Il est très facile de trouver, par exemple, un pissenlit et une carotte sauvage pousser côte à côte, ou une épervière voisine d’un chardon. D’ailleurs, la... Lire la suite >
Une tourbière qui rend d’énormes services autour d’elle, à 45 km de Québec, est maintenant protégée par Conservation de la nature Canada. Le billet qui suit est tiré d’un communiqué de presse de Conservation de la nature Canada, une organisation dédiée à la préservation des milieux naturels au Canada. Ce qui m’a bien impressionné, c’est de voir à quelle vitesse tout cela s’est mis en branle. On découvre une plante rare et hop! Un an plus tard, on a protégé tout un écosystème afin de la préserver. Et tout cela, à quelques pas de chez moi! Chapeau à Conservation de la nature Canada et à ses partenaires! L.H. Une orchidée rare dans un milieu à part À 42 km au nord de la ville de Québec, au cœur d’une tourbière située à la jonction de trois municipalités (Fossambault-sur-le-Lac, Shannon et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier), une merveille a été repérée: une espèce d’orchidée menacée. Un an après cette découverte, une propriété de 112 hectares, soit l’équivalent... Lire la suite >
C’est un mythe de longue date qu’il est bénéfique d’ajouter une couche de drainage dans le fond des pots des plantes d’intérieur. Photo : Kallihora, depositphotos Par Larry Hodgson Question: Pourquoi les pépinières ne mettent-elles plus de gravier au fond de leurs pots de plantes d’intérieur? Chaque fois que j’achète une plante d’intérieur, je dois la rempoter pour ajouter une couche de drainage au fond de son pot. On pourrait penser que les pépinières le feraient déjà pour que les plantes puissent bien pousser. Leïla Réponse: Si les pépinières ne placent pas une couche de drainage de gravier, de tessons ou de billes d’argile au fond des pots des plantes d’intérieur qu’elles vendent, ce n’est pas par paresse ou par inintérêt quant au succès de leur client avec la plante. Ils ne le font pas parce que c’est considéré comme une technique horticole dépassée et même nuisible! L’idée qu’une couche de drainage au fond d’un pot muni de trous de drainage soit d’une quelconque... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Saviez-vous que le chou, le chou-kale et le brocoli, ainsi que le chou-fleur, le chou de Bruxelles et même le chou-rave, appartiennent tous à la même espèce: Brassica oleracea? Autrement dit, botaniquement, il s’agit de la même plante. Si un tel foisonnement de formes pour une même espèce vous surprend, pensez que toutes les races de chien, du petit chihuahua au gigantesque grand danois, et du frêle lévrier whippet au lourdaud mastiff, sont des Canis lupus familiaris. Toutes ces variantes du chou, peu importe les noms communs qu’on peut leur donner, sont des Brassica oleracea. Le chou sauvage Le chou sauvage, ancêtre de tous les choux cultivés, pousse en bordure de mer dans le sud et l’ouest de l’Europe. On le voit souvent sur des pentes abruptes où d’autres plantes ne réussissent pas. Aussi, on l’appelle parfois chou des falaises. Il tolère bien les brumes salines et les sols alcalins, notamment sur les falaises de craie des deux côtés de la Manche... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Voici un truc maison qui est tellement sympathique que j’aimerais bien y croire: peut-être que vous le connaissez déjà. On verse de la bière dans un bol et on le place dans le jardin. Pendant la nuit, des limaces viennent boire la bière, tombent dedans et se noient. Ainsi, on débarrasse facilement son jardin des limaces. Il y a juste un problème: plutôt que de réduire la population de limaces, ce truc l’augmente! Explications: Mais une vidéo accélérée tournée sur le sujet révèle la réalité. La plupart des limaces qui visitent le piège se contentent de boire un peu de bière, puis de continuer leur chemin, sans séquelles. Certaines descendent même dans le piège, s’y vautrent puis en ressortent, de toute évidence très contentes de leur beuverie. D’autres (une petite minorité) descendent aussi dans le piège, mais n’en sortent pas: elles se noient. (Personne ne sait pourquoi certaines limaces se noient alors que la majorité s’en tire indemne:... Lire la suite >
Par Larry Hodgson Cela fait presque 30 ans que j’ai cultivé des Cuphea llavea pour la première fois. J’avais fait venir des semences du semencier Chiltern Seeds en Angleterre* dans mon élan printanier habituel où j’essaie des dizaines de plantes nouvelles pour moi. *Oui, on peut acheter des semences à l’étranger! On l’appelle «oreilles de souris» à cause des fleurs tubulaires à deux pétales arrondis dressés rouge vif. La gorge de la fleur est toutefois violet profond, presque noire, une couleur qui déborde sur la base des pétales, donnant un effet assez unique censé ressembler à la tête d’une chauve-souris, d’où l’autre nom commun: «cuphéa face de chauve-souris». Il existe plusieurs cultivars de C. llavea de différentes couleurs qui, pour cette raison, n’apparaîtront pas comme des chauves-souris. Les séries Sriracha et Flamenco (on voit ‘Flamenco Samba’ ci-dessus), entre autres, sont semi-doubles avec des fleurs aux pétales supplémentaires et ne ressemblent plus à une souris, à moins que vous acceptiez qu’une souris puisse avoir 6 oreilles! Cultivé... Lire la suite >
Par Michelle Sutton, rédactrice du magazine City Trees Photos par Michelle Sutton, sauf indication contraire Chaque année, les membres de la Society of Municipal Arborists (SMA), une société internationale d’arboristes basée aux États-Unis, nomment un arbre urbain de l’année. Pour 2022, le choix est le charme de Caroline (Carpinus carolinana), un arbre indigène de l’est de l’Amérique du Nord, dont le Québec. Cette espèce est appréciée pour son écorce lisse rappelant celle d’un hêtre, mais marquée de crêtes longitudinales qui ressemblent à des muscles en saillie, pour la faune qu’elle attire (aussi la faune qu’elle n’attire pas trop, c’est-à-dire les lapins et les cerfs), ses belles feuilles, ses fruits rappelant des cônes de houblon, son port compact et naturellement arrondi et sa performance solide, même dans des situations urbaines modérément stressantes. Il peut être cultivé avec un tronc unique ou à troncs multiples. En milieu urbain, il atteint environ 4,5 à 9 m de hauteur et de largeur. Le charme de Caroline est originaire de l’est... Lire la suite >
Quoi? Vous ne saviez pas que tous les hostas ne sont pas dévorés par les limaces? Découvrez plus de 400 fabuleux hostas résistants aux mollusques dans cet article! Par Larry Hodgson De nombreux jardiniers sont tellement habitués à ce que les feuilles d’hostas soient mangées vivantes par les limaces que: Ils acceptent tout simplement que leurs hostas aient besoin d’un contrôle constant pour réprimer les limaces et l’appliquent en maugréant; ou Ils ont abandonné les hostas pour toujours, calculant qu’une plante aux feuilles toujours pleines de trous ne mérite pas de vivre. Pourtant, il existe aujourd’hui — et d’ailleurs, depuis longtemps si vous pensez aux «bonnes vieilles variétés» comme Hosta sieboldiana elegans (1905) et ‘Frances Williams’ (1936) — des hostas qui résistent parfaitement aux limaces, oui, même sous un climat humide. En fait, ils semblent presque repousser les limaces et les escargots. Cela est souvent dû à la pruine cireuse blanche qui donne aux feuilles de tant d’hostas leur coloration bleuâtre, mais... Lire la suite >
Les plantes d’intérieur, qui se trouvent où nous vivons, apprenons, guérissons et travaillons ont d’importants effets positifs sur notre bien-être et notre environnement intérieur, selon un rapport de la National Initiative for Consumer Horticulture (NICH). Selon des recherches scientifiques, les plantes purifient l’air intérieur, stabilisent le dioxyde de carbone et créent une humidité ambiante confortable. Les plantes stimulent également la guérison, le bonheur et la productivité. Les pièces où il y a des plantes ont moins de polluants comme les COV (composés organiques volatils). Les plantes dans nos maisons peuvent augmenter l’humidité de la pièce de 10%. Les plantes éliminent jusqu’à 90% du formaldéhyde dans une pièce. «Lorsque les plantes sont présentes, les étudiants sont simplement plus intelligents et font plus attention», déclare le Dr Charlie Hall, titulaire de la chaire Ellison en floriculture internationale et professeur à la Texas A & M University. Cette infographie a été fournie par la National Initiative for Consumer Horticulture (NICH), un consortium de... Lire la suite >
Photo: belchonock, depositphotos Par Larry Hodgson Oui, le Canada a déclaré 2022 l’Année du jardin et devient alors le premier pays au monde à se rassembler pour fêter son héritage horticole. Tout au long de l’année, il y aura beaucoup d’activités et événements de jardinage et d’occasions pour développer votre passion pour les jardins et les plantes. Voici quelques informations sur cet événement passionnant qui durera toute l’année: Qu’est-ce l’Année du jardin 2022 ? Le Conseil canadien du jardin, soutenu par la grande famille-jardin du Canada, est fier de proclamer 2022: l’Année du jardin au Canada ! La passion pour le jardinage et les jardins n’a jamais été aussi évidente que pendant la pandémie de la COVID-19 alors que les familles se réfugiaient chez elles et transformaient leurs cours en sanctuaires, jardins pratiques et magnifiques. Alors que le pays se rétablit, l’Année du jardin 2022 marquera une étape importante pour les Canadiennes et les Canadiens de tous âges pour en apprendre davantage sur la culture, le plaisir et... Lire la suite >