Les plantes qui poussent dans une pente sont généralement plus difficiles à arroser que les végétaux poussant sur un terrain plat. C’est que l’eau qu’on applique (ou que Dame nature applique) a tendance à s’écouler vers le bas plutôt que de pénétrer dans le sol. Et plus la pente est accentuée, plus c’est un problème! Une des possibilités pour compenser cela consiste à former une cuvette d’arrosage dans la pente. Elle aura l’apparence d’une petite digue de terre en demi-cercle du côté bas et d’une dépression creusée dans la pente de l’autre. Cette cuvette aidera la plante à attraper l’eau venant autant de la pluie que de l’arrosage. Laissez cette cuvette en permanence si vous voulez que la plante reçoive toujours sa juste part d’eau de pluie et d’arrosage. Une autre possibilité pour bien arroser une pente, c’est d’utiliser un tuyau suintant qui court dans le sens contraire à celui de la pente, c’est-à-dire à l’horizontale. Comme le tuyau suintant arrose... Lire la suite >
Personne ne sait d’où elles viennent ni comment elles commencent. Comme les légendes urbaines, les croyances populaires sur le jardinage se répandent comme une traînée de poudre, de jardinier en jardinier, jusqu’à ce que tout le monde les connaisse. Et souvent, elles paraissent logiques. Mais en général, elles n’ont aucun fondement ou si peu. Le plus triste, c’est que, habituellement, elles font en sorte que jardiner demande plus de temps ou plus d’efforts ou encore, elles nuisent à l’apparence ou à la productivité du jardin. Et elles sont tenaces. Certaines datent du XVIIe siècle, sinon d’avant… et comme on continue de les répéter, elles continueront de prospérer et nuiront aux futures générations de jardiniers. Le pire, c’est que j’écris cette chronique en sachant très bien que plusieurs lecteurs ne me croiront pas. «Pour qui se prend-il pour contredire ce que ma grand-mère, qui savait tout sur le jardinage, m’a appris?» Je vous suggère donc de faire votre propre étude comparative,... Lire la suite >
Le schefflera à grandes feuilles, maintenant Heptapleurum actinophyllum, était jusqu’à récemment connu des amateurs de plantes sous le nom de Schefflera actinophyllum. C’est un arbre d’intérieur populaire dans les climats tempérés. Vous le voyez dans les maisons, mais aussi dans les bureaux, les centres commerciaux et les hôpitaux. Et c’est également un arbre d’ombrage populaire dans les pays tropicaux. Bien qu’originaire du nord de l’Australie, de la Nouvelle-Guinée et de l’Indonésie, il pousse maintenant dans tout le monde tropical, car on le cultive couramment dans les parcs et jardins de cette vaste région. D’ailleurs, il s’est échappé de la culture pour devenir une plante envahissante dans certains pays. Changement de nom Le nom botanique du schefflera à grandes feuilles a très souvent changé. Depuis que je cultive des plantes d’intérieur, soit environ 50 ans, j’ai dû changer de nom au moins 4 fois pour les différents livres et articles que j’écrivais. Certains se rappelleront du nom de Brassaia actinophyllum, par exemple, qui fait aussi... Lire la suite >
Oui, 177 ans après que le premier spécimen a été séché et placé dans un tiroir de l’herbier de Kew Gardens à Londres en attendant une étude plus approfondie, le mystérieux victoria de Bolivie — le plus grand nymphéa du monde — a finalement été identifié… comme étant une espèce nouvelle pour la science. D’ailleurs, une telle situation n’est pas inhabituelle. Les jardins botaniques et les musées du monde entier conservent des dizaines de milliers de spécimens non identifiés de plantes et d’animaux, courants et fossiles, en attente d’étude. Mais il y a bien plus de plantes et d’animaux à étudier que de scientifiques capables de faire le travail. Reconnaître une nouvelle espèce Bien que clairement apparenté aux deux autres espèces de nymphéas géants déjà connues, soit le victoria d’Amazonie (V. amazonica) et le victoria de Santa Cruz (V. cruziana), cette variété dont parlaient ses collègues de la Bolivie n’avait pas l’air de correspondre tout à fait à l’une ou... Lire la suite >
Bouturer des coléus et des philodendrons, c’est bien facile. On met les tiges dans un terreau humide, les recouvrant d’un petit sac de plastique. En quelques jours ou quelques semaines, les racines commencent à se former. On peut même les bouturer dans l’eau, bien que le taux de succès soit nettement moindre. (Lisez Pas de boutures dans l’eau pour comprendre pourquoi.) Avec les cactus et succulentes, cependant, c’est une tout autre histoire. Les boutures placées dans l’eau ont autant tendance à pourrir qu’à prendre racine. Parfois, elles meurent même très rapidement! Et si les conditions ne sont pas parfaites, les boutures plantées immédiatement dans un terreau humide pourriront. C’est ainsi que beaucoup de succulentophiles ont pris l’habitude de placer certaines boutures à tige épaisse sur le côté en attendant que la plaie se cicatrise avant de les planter. Leur extrémité est à l’air libre. Quand la blessure est bien fermée, le risque de pourriture est presque éliminé. Malheureusement, laisser les... Lire la suite >
Du 29 juillet au 7 août, participez à la 6e édition du Blitz international de suivi du monarque! Chaque année, au Canada, au Mexique et aux États-Unis, des milliers de bénévoles unissent leurs efforts pour contribuer à la conservation du papillon monarque (Danaus plexippus) en recueillant des observations sur ce papillon et les asclépiades, et vous pouvez participer à cette incroyable activité trinationale en faisant part de vos observations du 29 juillet au 7 août 2022. Soulignons que l’Union internationale pour la conservation de la nature vient d’inscrire le monarque sur sa Liste rouge des espèces menacées, vos efforts sont donc plus essentiels que jamais! Pendant cette période de dix jours, le Blitz international de suivi du monarque (le «Blitz») invite la population de toute l’Amérique du Nord à trouver des plants d’asclépiades et à les examiner à la recherche d’œufs, de chenilles, de chrysalides et de papillons. Les données du Blitz sont téléversées et transmises aux chercheurs par l’intermédiaire du Réseau trinational de connaissances sur... Lire la suite >
Attention: les huiles horticoles (huile au stade dormant, huile estivale, etc.) et les savons (savon insecticide, savon à vaisselle utilisé comme pesticide, savon noir, etc.) font fondre la pruine: la poudre blanche cireuse qui recouvre les feuilles de plusieurs conifères, hostas et autres végétaux et qui leur confère leur coloration bleue. Ces produits ont le même effet sur les fruits couverts de pruine (bleuets, raisins, prunes, etc. ) Ainsi, si vous en vaporisez sur votre épinette bleue ou votre hosta bleu, leurs feuilles deviendront vertes! Et vous verrez vos bleuets (myrtilles) passer de bleus à noirs! Heureusement, l’effet est temporaire: non, les feuilles et fruits décolorés ne reprendront pas leur couleur bleutée, mais les nouveaux qui repousseront l’an prochain seront aussi bleus que d’habitude.
Une histoire fascinante d’un jardin unique Patterson Webster est une artiste visuelle, une jardinière expérimentée et une conférencière populaire qui donne des cours sur l’histoire de l’art et de la conception de jardins. Dans son nouveau livre Autobiography of a Garden, elle nous entraîne dans un voyage de 25 ans au cours duquel elle transforme une propriété de campagne conventionnelle en un paysage qui remet en question ce qu’est ou peut être un jardin. Situé au bord du lac Massawippi, dans les Cantons de l’Est au Québec, le jardin s’étend sur 304 ha (750 acres) de champs, de forêt et d’eau. Dans ses mémoires, Patterson Webster tisse sa propre vie dans l’histoire du paysage, offrant un regard intérieur sur la façon dont la conception du jardin a libéré sa propre créativité. Elle explique comment elle est passée du statut de jardinière néophyte qui copiait les idées des autres à celui de créatrice d’une approche unique de la terre. En utilisant l’histoire... Lire la suite >
Adapté d’un billet originalement publié le 12 août 1995 dans Si vous en pincez pour les fleurs, alors pincez! Dame Nature a voulu que chaque plante ait sa période précise de floraison. Mais saviez-vous que vous pouvez déjouer la nature et faire fleurir nombre d’annuelles et de vivaces en dehors de leur saison normale? Il s’agit de les duper: en supprimant leur première floraison, parfois même avant qu’elle n’ait lieu, vous les poussez à en faire une deuxième, voire des fois une troisième! Le truc, c’est de savoir quand et comment s’y prendre. Merveilleux cercle vicieux Argumentez-vous avec votre conjoint parce que l’un veut à tout prix rentrer des fleurs coupées dans la maison pour faire des bouquets et l’autre ne veut pas qu’on touche à ses magnifiques platebandes fleuries? Eh bien, vous pouvez fumer le calumet de paix, car cueillir des fleurs à leur épanouissement peut parfois stimuler la production de fleurs et cette production vous donne davantage de... Lire la suite >
Le phlox est un genre de plantes herbacées indigènes d’Amérique du Nord et un élément commun dans les forêts, prés et marécages de presque tout le continent. Et il est très populaire, aussi, dans nos jardins! Chaque année, le National Garden Bureau, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion des plaisirs du jardinage, sélectionne une annuelle, un bulbe, un légume, un arbuste, une vivace et une plante d’intérieur à mettre en vedette dans son programme L’année de. C’est une excellente façon de découvrir une plante que vous ne connaissez pas ou d’en apprendre un peu plus sur une plante que vous cultivez déjà. Aujourd’hui, découvrons la vivace mise en vedette en 2022: le phlox. 2022: l’année du phlox Présentation et historique L’aire de distribution des phlox s’étend de la Floride et du Québec jusqu’à l’Alaska. Le phlox est une des vivaces nord-américaines les plus connues et d’ailleurs était l’une des premières plantes indigènes de ce continent à gagner une grande popularité dans les jardins. Avec ses fleurs de... Lire la suite >