Dans la plupart des régions, le dernier arbuste à fleurir est l’hamamélis de Virginie (Hamamelis virginiana). Dans la partie sud de son aire naturelle (c’est un indigène d’Amérique du Nord, du Texas jusqu’à l’île d’Orléans), il commence à fleurir quand les feuilles sont encore vertes. Plus au nord, il se met à fleurir après que son feuillage – devenu jaune doré plus tôt à l’automne – soit tombé! C’est lorsque l’arbuste est à nu que sortent ses curieuses fleurs à quatre pétales, jaune pâle, en forme de lanières froissées. Elles sont délicieusement parfumées, d’une odeur vaguement citronnée; une senteur que vous connaissez déjà, sans doute. L’essence d’hamamélis de Virginie est très utilisée dans les produits de beauté et les médicaments. Souvent, la floraison dure 2 mois et plus et perdure jusqu’en décembre! Des fleurs qui se protègent du gel Curieusement, les fleurs se referment en boule par temps froid et s’ouvrent de nouveau lorsqu’il n’y a plus de gel. Les capsules... Lire la suite >
Malheureusement, une serre personnelle demeure un rêve irréalisable pour la plupart des gens, car elles sont coûteuses à construire et à entretenir et qu’elles prennent beaucoup d’espace. On peut cependant, à peu de frais, aménager une couche froide qui remplit bien les fonctions d’une serre sans nécessiter de chauffage ou alors seulement très peu. On peut voir en la couche froide une serre miniature qui devance ou prolonge la saison de jardinage, selon que l’on se trouve au printemps ou à l’automne. Elle prend sa chaleur du soleil et du sol, ainsi que du mur arrière si elle est adossée à la maison, protégeant les plantes qu’elle contient du gel dès le mois de mars jusqu’à tard en novembre. Construction Sa construction est très facile et ne nécessite aucun outillage spécial. D’abord, trouvez un vieux châssis double aux vitres intactes. Il servira de couvercle. Ensuite, construisez avec du contreplaqué une boîte en pente de la dimension du couvercle. Le panneau... Lire la suite >
La coccinelle asiatique (Harmonia axyrides), originaire de Chine, a été importée dans plusieurs pays comme insecte bénéfique. L’idée était de la libérer en bonne quantité là où il y a des pucerons, sa proie préférée, et donc de contrôler l’indésirable sans pesticides. Pour le vendeur, les coccinelles asiatiques sont bien plus intéressantes que les coccinelles indigènes. Elles se rassemblent en grosses boules de milliers d’individus à l’automne pour se protéger du froid alors que les coccinelles indigènes hivernent individuellement. La coccinelle asiatique est alors facile à commercialiser. Il suffit de ramasser les boules de coccinelles en dormance, de les garder au frigo tout l’hiver et d’expédier les quantités demandées par la poste au printemps. Naturalisation Cela a tellement bien fonctionné que la coccinelle asiatique s’est établie à l’état sauvage un peu partout. C’est maintenant l’espèce numéro un en Amérique du Nord et elle est en pleine expansion en Europe, en Amérique du Sud et en Afrique, et ce au détriment... Lire la suite >
À la fin de septembre et au début d’octobre, les arbres de nos cours, parcs et forêts commencent à annoncer la venue de l’automne: jusqu’alors de vert vêtus, ils se parent subitement de coloris mirobolants — des jaunes, des oranges, des rouges, des pourpres. On a donc tout intérêt à profiter d’une belle journée automnale pour faire une tournée familiale en campagne, question de se régaler des paysages magnifiques grâce au changement de couleur des arbres. Il ne faut cependant pas tarder! Le meilleur du spectacle des coloris automnaux dans notre région, l’un des plus riches au monde, ne dure que huit à quinze jour, tout dépendant de la température. En effet, les vents forts, la pluie battante et les gelées extrêmes raccourcissent l’étalage, tandis que les belles journées sèches suivies de nuits moyennement fraîches prolongent le plaisir au maximum. Les coloris automnaux: un phénomène naturel Mais d’où viennent ces couleurs si éclatantes? On s’imagine souvent que les feuilles deviennent... Lire la suite >
Une vivace cultivée surtout pour ses fruits décoratifs? Il faut admettre que c’est assez inhabituel. Pourtant, les fruits constituent l’attrait principal de l’actée à gros pédicelles (Actaea pachypoda). Ce n’est pas que sa floraison n’est pas jolie: les minuscules étoiles blanches sont portées sur une grappe terminale d’environ 30 à 90 cm de hauteur et sont bien acceptables, en plus d’être parfumées. Et le feuillage vert foncé est joliment découpé, à mi-chemin entre celui d’un érable et celui d’une fougère (autrement dit, similaire à celui d’une astilbe). Donc, la plante est plus que présentable au printemps… mais pas d’apparence réellement exceptionnelle. C’est quand les fruits commencent à mûrir à la toute fin de l’été et à l’automne que les yeux sont vraiment rivés sur l’actée à gros pédicelles. À ce moment, les pédicelles (les tiges qui supportent les fruits), jusqu’ici minces et verts, enflent et deviennent rouge vif, alors que les fruits vert luisant deviennent blanc crème… avec un point... Lire la suite >
Je ne suis pas, je dois le confesser, un grand hybrideur. Et je n’ai rien d’un Tony Huber, ce célèbre hybrideur québécois, à qui l’on doit de nombreuses vivaces comme le Dianthus ‘Frosty Fire’ et même l’espèce intergénétique Iris versata. Je n’ai rien non plus d’un Georg Arends, un Allemand qui développa presque à lui tout seul l’astilbe tel qu’on le connaît aujourdhui. Encore moins d’une Félicitas Svejda, qui fut la force motrice derrière les rosiers Explorateur (‘John Cabot’, ça vous dit quelque chose). La liste des hybrides «Hodgsonii» est très courte… et la plupart sont disparus dans la brume. Non pas que je ne trouve pas l’idée fascinante, bien au contraire. Que l’on puisse prendre le pollen des étamines d’une plante et le déposer sur le stigmate d’une autre et obtenir une troisième plante totalement différente des deux premières, quelle perspective passionnante! Je manque plutôt d’enthousiasme en ce qui concerne le suivi. H pour Hybrideur Je me souviens très... Lire la suite >
C’est à l’automne que la décision se prend. Serez-vous un jardinier forcené ou un jardinier paresseux? Car, pour le jardinier forcené, l’automne est une grosse saison de travail, alors que pour le jardinier paresseux, c’est une longue saison de farniente. Le «ménage» des plates-bandes Le jardinier forcené, par exemple, tient à faire le grand ménage de ses plates-bandes. Il arrache toutes les annuelles et coupe les vivaces au sol pour que ses plates-bandes soient propres, propres, propres. Il faut, pour ce faire, se munir de sécateurs, d’un râteau et de beaucoup de sacs de plastique, car du stock, il en sort de son terrain. Après, il contemple avec satisfaction ses plates-bandes vides de tout ce qui pousse et il est content, car une plate-bande vide est une plate-bande propre et c’est ce qui compte. Il est inutile de lui faire remarquer qu’il vient tout juste de faire un tort terrible à ses plates-bandes. En arrachant les annuelles, il vient de... Lire la suite >
Les feuilles sont vertes, n’est-ce pas? Et nous sommes tous censés savoir pourquoi, car nous avons étudié la photosynthèse à l’école. Cependant, comme beaucoup d’entre nous ne se souviennent pas de tout ce qu’ils ont appris à l’école, voici un petit rappel rapide et facile. Les cellules vertes réalisent la photosynthèse, le processus que les plantes utilisent pour convertir la lumière du soleil et le dioxyde de carbone en énergie utilisable. Les feuilles doivent donc être vertes. Si elles ne l’étaient pas, la plante mourrait. C’est du moins ce qu’on nous a dit à l’école. Sauf que… elles ne sont pas toujours vertes. En fait, elles sont de toutes les couleurs: jaunes, violettes, argentées… et bleues. Intéressons-nous à cette dernière couleur. Bien sûr, aucune plante n’a de vraies feuilles bleues. Le terme approprié pour cette couleur de feuillage est glauque, ce qui signifie gris bleuâtre ou vert bleuâtre. Elle est causée par une couche blanche cireuse, appelée pruine, qui recouvre... Lire la suite >
Les tulipes ont la réputation de ne pas être très durables. En effet, souvent leur floraison diminue d’année en année: la première floraison, superbe, est suivie d’une deuxième floraison plus modeste, puis d’une troisième encore plus faible. Habituellement, au bout de 4 ans, il n’y a que du feuillage. Heureusement qu’il y a une solution à ce problème… mais d’abord, une explication: Pourquoi une vie si courte? Dans la nature, toutes les tulipes sont des bulbes bien pérennes. Elles reviennent d’année en année, se divisant au pied avec le temps pour former des touffes, comme toute autre plante vivace. Mais les tulipes cultivées ont été développées non pas en vue d’une floraison répétée, mais surtout pour une floraison unique. Il faut comprendre que la majorité des bulbes de tulipe produite aux Pays-Bas est destinée à l’industrie de la fleur coupée, et ce, depuis plus de 200 ans. Tout ce que les producteurs de fleurs coupées demandent est une seule floraison,... Lire la suite >
Plusieurs jardiniers méticuleux dédaignent les bordures de gazon en plastique, les trouvant trop vulgaires. Ils préfèrent découper manuellement les marges de leurs plates-bandes et potagers toutes les deux ou trois semaines pour empêcher le gazon de les envahir. Les jardiniers paresseux comme moi manquent peut-être de finesse, mais ils n’ont pas de tels préjugés. Une bordure de plastique qui sépare la partie paillée du terrain de la partie en gazon leur convient à merveille! Après tout, personne ne veut voir les graminées du gazon envahir sa plate-bande ou son potager. Utiliser une barrière permanente pour les contrôler, c’est une tâche de moins à accomplir et un pas de plus vers le hamac! Évidemment, il existe aussi des bordures en aluminium qui sont plus discrètes que les bordures de plastique, mais elles coûtent plusieurs fois plus cher que les bordures de plastique. Allez-y avec ces bordures plus sophistiquées si votre budget le permet. Moi, j’accepte le fait que je suis de... Lire la suite >