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Guttation: quand une feuille dégoutte…

Parfois on voit de l’eau perler sur la pointe, sur le dessous ou à la marge de certaines feuilles. Ce n’est pas de la rosée. Celle-ci se dépose de manière plus uniforme sur le dessus de la feuille quand l’air est très humide et la température nocturne basse. La rosée relève de la condensation de l’eau atmosphérique. Les gouttes dont il est question dans cet article proviennent plutôt de l’intérieur de la feuille et sont plus évidentes quand l’air est plutôt sec. On appelle la formation de ces gouttes la guttation. Le phénomène de la guttation La guttation paraît quand le sol est trop humide. Trop d’eau peut alors pénétrer dans la plante par ses racines, créant une pression qui force la sève à s’exsuder de la plante sous forme de gouttelettes. On voit moins ces gouttes le jour (les stomates sont alors ouverts et peuvent évacuer le surplus d’eau sous forme de vapeur); elles se forment surtout pendant la... Lire la suite >

Sus aux campagnols

S’il y a un animal qui paraît inoffensif, c’est bien le mulot, ou plutôt, le campagnol des champs (Microtus pennsylvanicus), un petit rongeur à peine plus gros qu’une souris. On le distingue facilement de cette dernière, qui est surtout un animal d’intérieur, par ses oreilles plus petites et sa queue courte, ainsi que par sa coloration brune (la souris domestique est grise). Le campagnol est omniprésent sur nos terrains, mais passe généralement inaperçu, puisqu’il est surtout nocturne du printemps à l’automne. Les dégâts qu’il cause sont peu visibles durant l’été, quand il y a une abondance de choses à manger (graines, insectes, feuillage, etc.), mais l’hiver, quand le sol est gelé et que ses sources de nourriture classiques ne sont plus disponibles, il trouve une autre nourriture: l’écorce des arbustes et des jeunes arbres ainsi que, parfois, les bulbes de tulipes et les racines de nos vivaces. Sous la neige Durant l’été, le campagnol se promène sous le sol ou... Lire la suite >

Le théier comme plante d’intérieur

Le théier (Camellia sinensis) est un arbre subtropical originaire de l’Asie. On le cultive à grande échelle dans plusieurs pays, notamment en Chine, en Inde, au Kenya, au Sri Lanka et en Turquie. Et c’est normal qu’il soit cultivé à si grande échelle: après l’eau, le thé est la boisson la plus consommée au monde. Mais nul besoin de faire un long voyage pour voir des plants de thé: vous pouvez en cultiver sur votre rebord de fenêtre aussi. Une description Le théier atteint jusqu’à 17 m de hauteur dans la nature, mais est abondamment taillé pour faciliter la récolte, ce qui donne habituellement un arbuste de moins de 1 m. Il produit de jolies fleurs blanches avec de multiples étamines jaunes au centre, un peu comme de petits magnolias. Il est d’ailleurs très proche parent du camélia (C. japonica), réputé pour ses fleurs roses, rouges et blanches, souvent doubles, mais ses fleurs sont plus modestes. Le thé que nous consommons est dérivé... Lire la suite >

Quand votre «cactus de Noël» fleurit trop tôt

Votre cactus de Noël est déjà est fleurs bien avant Noël? C’est normal! Car la plante que vous avez n’est sans doute pas un véritable cactus de Noël (Schlumbergera × buckleyi), mais plutôt son proche parent, le cactus que les Américains appellent «Thanksgiving cactus» ou «Crab cactus» (S. truncata)… et cette espèce fleurit tout naturellement au mois de novembre. Comment les différencier? Le véritable cactus de Noël (S. × buckleyi et aussi son ancêtre S. russelliana) porte des tiges nettement pleureuses, aplaties et légèrement crénelées, mais sans dents pointues. De plus, ses fleurs (toujours de couleur fuchsia) sont nettement retombantes, suspendues à l’extrémité de la tige. Ce cactus est rarement vendu en pépinière, mais on en trouve parfois dans les maisons privées. Le «cactus d’automne» (le terme que j’utilise pour S. truncata) a des tiges d’abord dressées puis arquées portant des dents pointues et ses fleurs sont portées à l’horizontale ou même légèrement dressées. Aussi, contrairement au véritable cactus de Noël, elles viennent dans une bonne gamme de couleurs: rouge, fuchsia, magenta, lavande,... Lire la suite >

Oui, vous pouvez réussir votre amaryllis

L’amaryllis (Hippeastrum spp.) est une plante d’intérieur populaire, mais aussi une plante plutôt inhabituelle, car elle est généralement vendue sous forme de bulbe sec que vous rempotez vous-même. Cette particularité en fait une sorte de plante d’intérieur pratique. La culture d’une amaryllis est un excellent projet pour les enfants de 6 à 106 ans. Le succès dès la première année est pratiquement garanti. Les fournisseurs des Pays-Bas (d’où proviennent presque tous les bulbes d’amaryllis vendus au Canada) n’expédient que des bulbes qui ont été vérifiés pour s’assurer qu’ils contiennent déjà une tige florale en développement, de sorte qu’il vous suffit de les mettre en pot et de les arroser un peu. En fait, même si vous ne les rempotez pas, ils fleuriront de toute façon avec, malheureusement, la fleur cachée dans la boîte dans laquelle ils ont été livrés! La première floraison est donc facile, mais il est plus compliqué de faire refleurir les amaryllis. Je vous apprendrai un peu... Lire la suite >

Pesticides : La récompense de la peur

Je suis, et j’ai toujours été, un jardinier écologiste. J’aimerais prétendre que c’est parce que, dans la sagesse de ma vision mondiale, je vois les terribles dégâts causés par l’abus des pesticides et que je ne veux pas contribuer à ce fléau, mais, honnêtement, ce n’est pas cela du tout. C’est que j’ai peur. Peur des pesticides C’est vrai! J’ai une peur bleue des pesticides, chimiques comme biologiques (n’essayez pas de me faire croire que le pyrèthre est moins dangereux que le malathion, juste parce qu’il est d’origine végétale!). C’est à peine si j’accepte d’utiliser du savon insecticide (comme je me lave avec du savon tous les jours, j’espère que c’est sécuritaire!) dans les cas les plus urgents! Quand je vois des gens, debout sur leur gazon, en culottes courtes, t-shirt et sandales, tête nue, vaporiser un produit tellement dangereux qu’on suggère dans le mode d’emploi de se recouvrir tout le corps, de porter un masque et de laver ses... Lire la suite >

Une protection hivernale sensée

On ne peut plus nier que l’automne est arrivé. La chute des feuilles, le gel des plantes, la froideur des nuits: ce n’est plus le mois de juillet! Aussi, il est temps de penser à protéger nos plantes pour l’hiver. Il n’y a pas à dire, la protection hivernale est populaire dans la région: les conifères emballés comme des momies et les haies couvertes de clôtures à neige orange fluo sont nombreux sur nos terrains. Pourtant, de telles protections sont rarement nécessaires et peuvent même sérieusement endommager les arbustes qu’on tente de protéger. Si vous avez choisi des végétaux bien adaptés à notre climat et que vous les avez placés dans des emplacements convenables, ils ne devraient pas avoir besoin de protection. Une protection sage et discrète Le plus important pour toutes les plantes est bien sûr de bien protéger leurs racines. C’est la partie la plus délicate de la plante, beaucoup plus que les rameaux ou les aiguilles. Les... Lire la suite >

Les humains auraient sauvé les citrouilles de l’extinction

En ce jour de l’Halloween, où des citrouilles fantomatiques décorent nos maisons et places publiques, il peut être intéressant de réfléchir sur le fait que les citrouilles – et d’ailleurs toutes les courges – ont failli disparaître de la planète… et que ce serait l’humain que les aurait sauvées. De grosses bêtes pour manger de gros fruits Les courges et citrouilles appartiennent au genre Cucurbita, un genre limité au Nouveau Monde. Sous leur forme sauvage, c’était des plantes grimpantes ou rampantes aux fruits de la taille d’une balle de baseball. De récentes découvertes démontrent que, jusqu’à environ 14 000 ans, ces fruits étaient consommés par la mégafaune dans les Amériques: mastodontes, paresseux terrestres géants, gomphothères (une famille éteinte d’animaux ressemblant à des éléphants), etc., car on trouve leurs graines dans les excréments fossilisés de ces animaux. En mangeant les fruits sans digérer les graines, la mégafaune assurait la distribution des graines et la survie des différentes espèces. Les fruits des courges... Lire la suite >

Quelle est cette jolie graminée qui pousse le long des routes?

C’est le roseau ou phragmite commun (Phragmites australis). D’ailleurs, plusieurs jardiniers le trouvent si joli quand il porte ses beaux panaches gris à l’automne et l’hiver qu’ils en déterrent pour les rapporter chez eux. Mais malheur à ceux qui le font: c’est une plante incroyablement envahissante grâce à des rhizomes traçants très nombreux et très denses. Bientôt vous n’aurez plus que du phragmite chez vous, car il étouffe essentiellement tous les végétaux environnants! Et il est très difficile à éliminer. On le voit souvent dans les fossés le long des routes, dans les marécages et près des cours d’eau, car le phragmite préfère une bonne humidité. Il peut même pousser dans jusqu’à 1 m d’eau. Sa tolérance des sols salins et les eaux saumâtres est excellente. Une fois établi dans un coin humide, par contre, il part à la conquête des terrains plus secs avoisinants, notamment les champs des agriculteurs. Un immigré illégal Le phragmite à craindre est la forme européenne... Lire la suite >

Feuille qui roule n’amasse pas mousse

Encore cette période de l’année! Le gel frappe, les feuilles colorées des arbres commencent à chuter, le gazon ne pousse plus… c’est bel et bien l’automne, aucun doute là-dessus! Et l’automne amène avec lui une série de tâches à accomplir: fermer la piscine, rentrer les plantes gélives, installer la protection hivernale (pour ceux qui y croient encore)… et ramasser les feuilles mortes. Le ramassage des feuilles d’automne est surtout une nécessité pour maintenir sa pelouse. Que les feuilles tombent sur une plate-bande ou sur un potager n’est pas grave (d’ailleurs, on provoque plus de dégâts en ratissant les plantes vivaces avec un râteau à feuilles qu’en laissant ces feuilles sur place!), mais ce l’est lorsqu’elles tombent sur le gazon. Si elles y demeurent tout l’hiver et surtout si elles forment une couche impénétrable qui coupe toute la lumière, le gazon se trouvera sérieusement abîmé. Guerre de deux écosystèmes C’est en fait une vieille guerre de deux écosystèmes que vit votre... Lire la suite >

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