Que faire lorsque vous avez un problème récurrent avec une plante? Une plante qui souffre chaque année d’une maladie ou d’un insecte? Ou qu’il faut sans cesse tailler pour qu’elle ne déborde pas de l’espace prévu? Ou dont les innombrables drageons envahissent votre jardin ou votre parterre? Ou qui s’effondre si vous ne la tuteurez pas? Le même problème année après année S’il y a de fortes chances que vous deviez faire face au même problème année après année, je vous suggère d’arracher le coupable et de le composter! Avec un si grand choix de plantes sur le marché, il n’y a aucune raison de supporter des plantes à problèmes. Mieux vaut changer de cap et choisir une plante qui fait vraiment ce que vous voulez qu’elle fasse! Vous pouvez par exemple remplacer un phlox moisi par l’un des nouveaux phlox résistants au mildiou. Ou remplacer un hosta dont les feuilles ressemblent à du gruyère à cause des dégâts causés... Lire la suite >
J’entends encore les jardiniers amateurs répéter le vieil adage selon lequel le binage permet d’économiser l’eau. C’est l’un de ces vieux mythes dont il est difficile de se défaire. La théorie veut que le binage brise les pores capillaires par lesquels l’eau remonte à la surface, empêchant ainsi l’évaporation et économisant l’eau. Action capillaire Il existe même un nom pour cette couche supérieure du sol cultivé: le paillis de poussière. Cependant, la technique du paillage de poussière a été testée de manière approfondie dans les années 1930 et s’est avérée inefficace. Il s’avère que le sol régule lui-même la perte d’eau par évaporation: lorsqu’il s’assèche en surface, la capillarité est rapidement interrompue, même sans binage. Le binage permet de réduire les pertes d’eau en éliminant les mauvaises herbes qui consomment également de l’eau, ce qui supprime la concurrence des autres plantes pour l’eau… mais le binage cause également de graves dommages aux plantes qu’il est censé protéger, car il endommage... Lire la suite >
La théorie des couleurs a été développée pour les arts visuels. Le but était de guider les peintres dans le mélange des couleurs pour créer certains effets visuels. Apparemment, cela fonctionne, du moins dans une certaine mesure. Cependant, de nombreux paysagistes ont adopté la même théorie et ont essayé de l’imposer dans le monde de l’aménagement des jardins. Après tout, il faut bien enseigner les combinaisons de couleurs dans les écoles d’aménagement paysager! Pendant des années, je me suis efforcé de comprendre la théorie des couleurs et son rapport avec l’aménagement des jardins, et j’en suis arrivé à la conclusion que… ça ne fonctionne pas! Cercle chromatique Commençons par le fameux cercle chromatique. Ce cercle et la théorie qui l’accompagne ont été directement volés aux arts visuels. D’une manière ou d’une autre, ce cercle, avec ses couleurs primaires et secondaires, est donc censé vous aider à choisir les couleurs de votre jardin. Vous apprendrez notamment que les couleurs adjacentes sur... Lire la suite >
Les tétranyques (Tetranychus urticae) sont partout: sur nos plantes d’extérieur en été et sur nos plantes d’intérieur en hiver. Ce sont de minuscules acariens que vous pouvez à peine voir à l’œil nu. En fait, ils ressemblent à des grains de poussière, mais des grains de poussière qui bougent. Vous aurez besoin d’une loupe pour les voir clairement. Lorsque vous les voyez de près, ils peuvent être rouges, mais ils sont plus souvent beiges ou verts et souvent (mais pas toujours) marqués de deux taches sombres. Identifier une infestation Les tétranyques causent des dommages aux plantes en perçant les feuilles et les tiges et en suçant la sève qui s’écoule de la blessure. Cela provoque un jaunissement général de la plante. Au début, il se peut que vous ne puissiez pas voir les parasites eux-mêmes. Essayez de placer une feuille de papier blanc sous les feuilles décolorées. Tapotez les feuilles, puis observez les minuscules créatures qui se déplacent sur le... Lire la suite >
S’il y a quelque chose que je déteste faire dans le jardin, c’est bien tuteurer les plantes. J’aime planter et semer, ne hais pas arracher une mauvaise herbe à l’occasion et j’adore regarder pousser, mais tuteurer… ça me contrarie au plus haut point. Je crois que, si je déteste tant le faire, c’est que je trouve injuste d’avoir à accomplir cette tâche. Se tenir debout, c’est le travail de la plante, non? C’est écrit noir sur blanc sur sa description de tâches. Pourquoi donc devrais-je le faire pour elle? Dans la nature, personne (ni aucun demi-dieu, gnome ou autre) ne pique des tiges de bambou dans le sol à côté des plantes aux tiges faibles ni ne les fixe au support avec les vieux bas de nylon de sa femme. Si la plante n’est pas capable de se tenir debout, elle s’écrase au sol et meurt, c’est tout. La nature est sans pitié pour les tiges molles. Pourquoi donc y... Lire la suite >
Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais certains insectes qui infestent les plantes d’intérieur ont été plus tranquilles depuis quelque temps. En effet, quand les jours sont courts, donc à partir du milieu de l’automne, ils entrent en diapause, un genre de semi-dormance et peuvent même sembler être disparus. D’autres insectes continuent de rester actifs même quand les jours sont courts, mais à un niveau bien inférieur que l’été. Mais quand les jours rallongent, les deux groupes se réactivent et commencent à se reproduire abondamment. Or, même aussi tôt que la fin de janvier, les jours rallongent perceptiblement et, peu à peu, selon l’espèce, les ennemis de nos plantes se remettront à l’œuvre. À partir du début mars, ils seront tous bien réveillés… et affamés. Il s’agit d’insectes comme : Les pucerons, les sciarides (mouches de terreau) et les thrips, par contre, ne semblent pas ralentir l’hiver. Ils sont aussi actifs en janvier qu’en juillet! Il faut donc garder l’œil ouvert pour ces... Lire la suite >
Saviez-vous que toutes les plantes peuvent se mouvoir? Une tige pousse notamment vers le haut et vers la source de lumière. Les feuilles aussi se dirigent vers la lumière, changeant imperceptiblement de position à mesure que le soleil se promène; ainsi une plante qui ne reçoit le soleil que d’un côté penchera dans ce sens. Les boutons floraux du tournesol commun (Helianthus annuus) se tournent vers l’Est le matin et vers l’Ouest en fin de journée. Aussi, certaines ont des feuilles ou des fleurs qui se ferment la nuit et qui s’ouvrent le jour: on appelle ce phénomène la nyctinastie. Enfin, les tiges volubiles et les vrilles des grimpantes s’entortillent autour de leur tuteur. Pour cette raison, quelqu’un qui prétend que les plantes ne bougent pas a tort: elles bougent… mais très lentement, sans qu’on s’en aperçoive. Certaines plantes, par contre, bougent de manière très visible. Vous avez sans doute vu à la télé ou en personne la trappe d’une dionée... Lire la suite >
Vous en avez sûrement vu dans une jardinerie ou même au supermarché: des tiges tubulaires pointues parfaitement alignées dans un pot, toutes de la même hauteur. On dirait des bougies vert foncé! Ou encore, elles sont tressées ensemble de diverses façons. De quoi s’agit-il? Des boutures, plutôt qu’une plante C’est en fait une sansevière cylindrique (Dracaena angolensis syn. Sansevieria cylindrica) ou, plus précisément des boutures de feuille de sansevière cylindrique. Oui, les «tiges» sont en fait des feuilles succulentes. Que des boutures… et pas toujours enracinées, d’ailleurs! Pendant des mois, même un an ou plus, votre potée de boutures ne bougera pas: elle restera au beau fixe, ne montrant aucun signe de vie. Vous en viendrez sans doute à croire que vous avez acheté une plante faite de plastique. Puis tout d’un coup, vous remarquerez une petite plante poussant au pied d’une feuille, puis une autre et une autre. Chaque feuille, si elle a bien pris racine, produira un «bébé»... Lire la suite >
ll était une fois un petit sapin qui poussait sur une grande ferme avec des milliers de ses «confrères». Dans leurs rangées strictes, chacun planté à distance égale, ils se ressemblaient tous comme des gouttes d’eau, sauf notre petit sapin. En effet, un jour alors qu’il était encore très jeune, une marmotte avait croqué ses tendres bourgeons avant que le chien du fermier ne l’eût chassée de la ferme. Par la suite, malgré tous ses efforts pour rattraper les autres, petit sapin est toujours demeuré… plus petit. Il était plus dense, car la taille de la marmotte avait provoqué le dédoublement du nombre de ses branches, mais il était néanmoins de moindre taille. Rumeur de couronnement Une rumeur courant de racine en racine voulait que le plus beau des sapins soit un jour couronné roi des forêts. Ainsi, tous les ans, chacun des sapins faisait un effort pour être plus grand et plus beau que les autres, mais tous atteignaient... Lire la suite >
Rose de Noël: ainsi appelle-t-on l’hellébore (Helleborus spp., surtout H. niger, l’espèce la plus hâtive), car sous certains climats, cette vivace fleurit dès le mois de janvier, environ à l’Épiphanie (habituellement fêtée le premier dimanche qui suit le Jour de l’An). Au Québec, à cause du climat, cette vivace bien rustique fleurit rarement avant le mois de mai… mais par un hiver extradoux, qui sait? Des roses de Noël… à Noël! Mais il y a une autre façon de voir cette rose de Noël fleurir à Noël: vous pouvez acheter un plant déjà en fleurs. Oui, dans les jardineries sélectes, elle est parfois offerte en pleine floraison dans le temps des Fêtes, une floraison qui durera jusqu’au mois de mars tant que vous lui offrez un éclairage moyen et des arrosages au bon moment. Les instructions accompagnant chaque plant expliquent qu’il s’agit de le conserver bien arrosé, de le mettre dans un emplacement éclairé et pas trop chaud, puis de... Lire la suite >