Comment ce contexte économique difficile affectera-t-il le monde du jardinage? Curieusement, il aura peut-être un effet stimulant! Dans le passé, les périodes économiquement dures ont toujours poussé les gens à jardiner davantage. Autosuffisance Premièrement, il y a la question d’autosuffisance. On peut avoir un budget serré ou peur qu’il le devienne trop. On essaie donc de dépenser moins sur le luxe et l’on se concentre sur les valeurs sûres. Plutôt que d’acheter tous ses légumes, par exemple, on peut les produire soi-même en bonne partie. Une dizaine de dollars de semences donnera plusieurs centaines de dollars de légumes, l’économie est donc bien réelle. Et je sais d’expérience qu’il est possible de produire assez de légumes pour une famille pour 6 mois sur une superficie très restreinte, soit un balcon. Et même d’en avoir en surplus! Ce «potager des temps durs» peut bien sûr aller dans le fond de la cour arrière, si l’on a assez d’espace, ou être intégré à l’aménagement... Lire la suite >
Question Il y a 4 ans, j’ai semé des pépins de pomme. Aujourd’hui, mon pommier mesure environ 1,8 m et je me rends compte qu’il est trop près de la clôture. Est-ce que je peux le déplacer? Si oui, à quelle période de l’année et comment procéder? Réponse Bien sûr que vous pouvez transplanter votre pommier, surtout qu’il est encore jeune et que le travail sera donc relativement facile. Vous pouvez le faire au printemps ou à l’automne. Dans ce dessein, creusez tout autour de l’arbre avec une pelle tranchante de façon à pouvoir l’extraire du sol. Plus la motte de racines sera grosse, plus facile sera la reprise, mais il faut aussi penser qu’une grosse motte sera difficile à déplacer. Une motte de 75 cm de largeur sur 45 cm de profondeur devrait être suffisante. À l’endroit désiré, creusez un trou de la même profondeur que la motte et environ 2 à 3 fois plus large que l’ensemble des... Lire la suite >
Une pierre ou roche couverte en tout ou en partie de mousse donne une impression de grand âge… et effectivement, si vous laissez une pierre dans un emplacement convenable, de la mousse y poussera… éventuellement. On peut cependant accélérer les choses. Comment faire pousser de la mousse À cette fin, mélangez dans un robot de cuisine une poignée de mousses vertes cueillies sur le terrain, une poignée d’argile à poterie* (disponible dans les boutiques de produits d’artisanat) et 500 ml d’eau. Mélangez le tout et appliquez le mélange sur la roche avec un pinceau. Tenez la roche humide pendant les 5 prochaines semaines en la brumisant 2 fois par jour ou installez un système de brumisation temporaire. Ensuite, la mousse sera bien établie et vous pouvez diminuer les arrosages. Après le premier été, les mousses seront capables de composer avec les conditions locales sans la moindre intervention. Des mousses pour toutes les conditions Notez que l’idée selon laquelle la mousse ne pousse qu’à... Lire la suite >
Les jardiniers font des semis à l’intérieur depuis des générations, et ce, sans éclairage supplémentaire. Par contre, autrefois ils profitaient de plus d’éclairage que beaucoup de jardiniers modernes, car les maisons étaient souvent munies de couches froides, un genre de mini-serre appuyée sur la fondation du côté sud de la maison. Ainsi, aussitôt les semis levés et un peu endurcis, ils finissaient leur maturation au plein soleil. De nos jours, les couches froides sont rares. De plus, les fenêtres modernes, isolées avec des gaz inertes, laissent entrer moins de lumière qu’autrefois. Ainsi, nos pauvres semis ont la vie plus dure. Oui, on peut faire des semis sans éclairage supplémentaire, surtout si on profite de grandes fenêtres exposées au sud, mais ils risquent d’être un peu chétifs. La culture devant une seule fenêtre est surtout risquée pour les semis qui passent beaucoup de temps à l’intérieur. Pas de problèmes pour semer les gloires du matin (Ipomoea) ou des plants de laitue à... Lire la suite >
Question J’ai planté un saule pleureur qui s’est desséché, mais qui produit des repousses à la base. J’ai fait bouturer 3 tiges dans l’eau en septembre et elles ont pris racine, mais les feuilles qui sont apparues se sont desséchées depuis. Quand puis-je les transférer au jardin? Aussi, pourrais-je laisser pousser une tige du plant d’origine en éliminant les autres afin de faire un nouveau tronc? Réponse Il faut savoir que le saule pleureur commun (Salix x sepulcralis chrysocoma, anciennemment S. alba ‘Tristis’ ou S. babylonica ‘Trisits’) réussit rarement très bien dans notre région, étant très sujet aux maladies sous notre climat somme toute assez pluvieux. En général, il perd beaucoup de rameaux, pousse sans beaucoup de vigueur et ne devient pas beau et fourni comme les spécimens qu’on voit plus à l’ouest, où les étés sont plus secs. Ma première suggestion serait donc de vous dire de vous procurer un saule pleureur mieux adapté à nos conditions, comme le... Lire la suite >
L’hibiscus (Hibiscus rosa-sinensis) est-elle devenue la reine des plantes d’intérieur, détrônant ainsi la violette africaine qui joue ce rôle depuis presque 40 ans? À juger par les lettres et les courriels que je reçois, on dirait que oui: c’est de loin la plante qui suscite le plus d’interrogations. Côté ventes, cependant, on se rend compte que c’est la violette africaine qui est toujours au sommet du palmarès et que l’hibiscus traîne loin derrière. La différence est que les gens trouvent la violette plus facile: elle donne satisfaction à la majorité des gens. L’hibiscus est nettement plus difficile à cultiver… d’où les nombreuses questions. Pas pour les débutants En tout premier lieu, je suggère de commencer avec autre chose comme première plante d’intérieur et de préférence une plante verte: philodendron, aglaonéma, sansevière, spathiphyllum, etc. Faites-vous la main avec ces plantes avant d’aller vers les plantes à fleurs, comme la violette africaine ou le phalaenopsis (probablement la plus facile des orchidées sous... Lire la suite >
Tous les ans, de nouveaux jardiniers découvrent le plaisir de cultiver leurs propres plants à partir de semis. Et c’est réellement ça: un plaisir. Car si, pour certains, semer, fertiliser, repiquer, entretenir semble être un fardeau, une fois qu’on a commencé, on découvre que c’est tout le contraire. Faire des semis est tellement fascinant qu’on se lève parfois plus tôt le matin pour voir leur progrès… et on accourt les voir à la fin de la journée de travail. Toute la vie semble embellie par ces petits êtres qui poussent. Difficile d’être dépressif quand on a des semis qui croissent dans sa maison! Et imaginez: à partir de ces petites graines qui ont l’air de rien, vous allez produire, en seulement quelques semaines, des fleurs et des légumes pour votre jardin. C’est un véritable hymne à la vie! Pas si difficile Faire des semis n’est pas difficile, même bien le contraire. C’est un exercice qu’on fait faire aux élèves de... Lire la suite >
Avec le mois de mars, le mois des semis, qui s’en vient rapidement, il peut être intéressant d’étudier un phénomène naturel des plus fascinants: la dispersion des graines dans la nature. Car une plante ne produit pas des graines pour le simple plaisir de le faire: c’est sa façon principale non seulement de se reproduire, mais aussi de se mouvoir. Si toutes ses graines tombent uniquement à son pied, elles risquent d’être trop à l’ombre de la plante mère pour germer. Il faut trouver le moyen de les expédier plus loin… et les plantes ont développé de nombreuses techniques pour le faire. Le vent à la rescousse Plusieurs plantes comptent sur le vent pour assurer la dispersion de leurs graines. Les graines du pavot, par exemple, restent sagement dans leur capsule en forme de salière jusqu’à ce qu’une journée de grand vent «brasse la cage» et les lance au loin. La graine peut-être aussi pourvue d’ailes qui favorisent son transport.... Lire la suite >
Question Depuis bientôt 30 ans, une magnifique épinette bleue du Colorado orne le devant de ma demeure. Elle fait près de 15 mètres en hauteur. J’ai remarqué depuis quelque temps que les aiguilles rougissaient et tombaient au point que plusieurs branches sont maintenant dénudées. Pourtant, chaque année, j’applique un engrais pour conifères selon la dose recommandée ainsi que du sulfate d’aluminium pour le faire bleuir. J’ai entendu dire qu’il s’agissait d’une maladie. Existe-t-il un traitement pour enrayer sa propagation? Réponse L’épinette bleue du Colorado (Picea pungens ‘Glauca’) a évolué sous un climat aussi froid que le nôtre, mais où l’air est nettement moins humide. Ainsi, elle est particulièrement sujette à certaines maladies qui se développent par temps humide, notamment le chancre cytosporéen (Cytospora kunzei picea). Dans notre région, la présence de cette maladie est même considérée «normale» pour l’espèce! La maladie provoque le brunissement des aiguilles sur les branches inférieures et éventuellement la mort de ces branches. Aussi, on remarque... Lire la suite >
Tous les ans, c’est la même histoire. On rentre quelques plantes à l’automne — des géraniums, des fuchsias ou d’autres «annuelles» qu’on aimerait conserver — et on les lave bien pour ne pas entrer des insectes indésirables. Au début, tout va pour le mieux. Puis arrive le mois de février et, subitement, des dizaines, puis des centaines de «pellicules volantes» apparaissent. Il s’agit de l’aleurode, mieux connu sous le nom de mouche blanche, et il peut dévaster vos plantes. D’où vient-il? Comment cela en plein hiver? Comment le contrôler? Nous le verrons dans les lignes suivantes. Pas de génération spontanée! Même si l’aleurode semble souvent sortir de nulle part au mois de février ou de mars, son apparition subite n’est pas due à la génération spontanée comme le croyaient les scientifiques au milieu du 19e siècle. En fait, l’insecte était déjà présent parmi vos plantes, mais en «diapause». Cet état équivaut à une hibernation et il commence dès la fin... Lire la suite >