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Quand peut-on semer et repiquer nos légumes sans craindre le froid?

Les jardiniers amateurs passent par le même questionnement à chaque printemps: quand peuvent-ils semer ou planter leurs légumes en toute sécurité, sans craindre les nuits fraîches? Bien sûr, la plupart de ces plantes ne toléreront pas le gel, donc vérifiez toujours auprès d’un service météo pour connaître la prévision à moyen et même à long terme quand la saison de plantation approche. Cependant, si vous voyez qu’il ne semble plus y avoir de risque de gel, est-ce suffisant? Parfois, les nuits sont encore froides, mais les journées sont chaudes. Est-ce que cela peut convenir? Voici quelques conseils. Semis direct Semer des graines est un peu moins risqué pour le jardinier que de repiquer au jardin des légumes semés à l’intérieur. Dans la plupart des cas, si la température du sol est un peu fraîche, cela ne fera que retarder un peu la germination. Quand les graines finissent par germer, c’est que la température de sol est désormais assez chaude, et... Lire la suite >

Moins d’engrais moins souvent pour une belle pelouse

Il n’est pas nécessaire d’appliquer autant d’engrais sur la pelouse qu’il est recommandé par les vendeurs de fertilisants, ni aussi fréquemment. Les traitements appliqués trois ou quatre fois par été habituellement recommandés coûtent cher et nécessitent beaucoup d’efforts de votre part. Une seule application d’engrais à dégagement lent (souvent étiqueté «engrais 1-étape»), de préférence biologique, au printemps ou à l’automne, fertilisera amplement la pelouse pendant tout l’été. D’ailleurs, si vous laissez les rognures de gazon se décomposer sur place après chaque tonte (on appelle cela l’herbicyclage), vous donnez déjà au gazon au moins la moitié des minéraux dont il a besoin. Ainsi, quand vous appliquez votre engrais à dégagement lent, vous pouvez diminuer le taux d’application de moitié : encore plus d’argent dans vos poches! De plus, comme ces engrais à dégagement lent libèrent leurs minéraux peu à peu au cours de la saison, les graminées les absorbent à mesure de leur dégagement et alors vous pouvez les appliquer sans craindre... Lire la suite >

La règle des 15 pas

Oui, la perfection existe… dans certaines œuvres d’art, mais pas dans le jardin. Il y a presque toujours quelque chose qui cloche: un insecte qui perce des trous dans une feuille, des feuilles inférieures d’une vivace saupoudrées de blanc, etc. Il est aussi excessif qu’inutile de courir chercher le pesticide le plus puissant au premier signe d’un problème. Souvent, l’insecte ayant causé les trous est déjà parti… et le blanc est généralement l’étape finale d’une maladie commencée il y a plusieurs semaines. Sa propagation étant déjà arrêtée, à quoi bon appliquer un traitement? De plus, souvent des insectes bénéfiques sont déjà à l’œuvre et régleront le problème… si vous ne les empoisonnez pas! Quand la maladie, l’insecte ou le «problème» est mineur et sans conséquence à long terme, il n’est probablement pas nécessaire de traiter. De toute façon, quelques feuilles percées, mâchouillées, boursouflées, etc. ne déparent l’aménagement que si vous regardez de près. C’est pour cette raison que je vous suggère... Lire la suite >

La curieuse influence de la longueur du jour sur l’oignon

Quand vous plantez des oignons (Allium cepa), vous vous attendez à ce qu’ils poussent pendant tout l’été et, à la fin de la saison, à récolter de beaux gros bulbes. Et tant que vous achetez vos semences localement, c’est ce qui arrivera. Mais saviez-vous que la bulbaison de l’oignon dépend de la longueur du jour? Et que si vous cultivez le mauvais type d’oignon, le bulbe ne se formera pas? Voici une explication. Trois catégories Il y a en fait trois catégories d’oignons. Les oignons de jour long, de jour court et intermédiaires (de jour neutre). Les oignons de jour long se cultivent dans le Nord*, au-dessus du 35e parallèle, donc partout au Canada et dans le nord de la France et au nord d’une ligne allant de San Francisco à la frontière nord de la Caroline du Nord aux États-Unis. Il leur faut 14 à 16 heures de soleil par jour, sinon, aucun bulbe ne se forme. On les plante tôt... Lire la suite >

Une barrière anti-insectes

Un des «pesticides» les plus curieux qui soit est la couverture flottante, aussi appelée voile anti-insectes, filet d’exclusion ou toile flottante (floating row cover ou frost cover en anglais). Il s’agit d’une étoffe translucide et très légère qui laisse passer l’eau de pluie, l’air et, bien sûr, la lumière du soleil. À l’origine, ce produit fut conçu pour offrir aux légumes semés tôt au printemps quelques degrés de protection contre le gel… mais je pense que la plupart des jardiniers qui s’en servent aujourd’hui l’utilisent davantage pour protéger leurs cultures contre les insectes nuisibles. Voici comment elle fonctionne. Fonctionnement de la couverture flottante Il s’agit de recouvrir lâchement le rang ou le carré du légume susceptible d’être attaqué par un insecte nuisible volant de la toile flottante et de retenir cette dernière sur les bords avec des piquets, des briques, de la terre ou des pierres, afin qu’elle ne parte pas au vent. La marge doit être pressée contre le... Lire la suite >

La rhubarbe: pour les jardiniers patients

Curieuse plante que la rhubarbe. Étant donné qu’elle est cultivée pour son feuillage comestible (en fait, le pétiole de la feuille), les jardiniers la considèrent comme un légume. Mais, en cuisine, son goût sucré acidulé fait qu’on l’emploie dans les desserts… donc plusieurs cuisiniers la classent parmi les fruits! Aux fins de cet article, nous la considérerons comme un légume. Après tout, si vous lisez ce texte, vous êtes sans doute un jardinier! Cependant, la rhubarbe n’est pas un légume typique non plus. Presque tous nos légumes sont cultivés comme des annuelles, semés au printemps pour une récolte le même été. Toutefois, la rhubarbe est une vivace de longue vie qui ne donnera pas de récolte avant la deuxième ou même la troisième année. Son histoire La rhubarbe comestible (Rheum spp.) vient de l’Asie, notamment de la Sibérie, mais est cultivée par les Chinois depuis plus de 3000 ans. Elle fut introduite en Europe dès la Grèce ancienne pour sa racine... Lire la suite >

Quand les tiges changent de couleur

J’ai fait une découverte surprenante à la fonte des neiges : le drageon (rejet) d’un de mes cornouillers n’était pas de la même couleur que sa maman! La plante en question, le cornouiller stolonifère ‘Bud’s Yellow’ (Cornus sericea ‘Bud’s Yellow’, que certaines autorités placent dans l’espèce sosie C. alba) est cultivé pour ses jolies tiges jaunes, surtout visibles l’hiver. L’espèce à l’origine de ce cultivar, toutefois, a des tiges qui rougissent l’hiver. Le drageon anormal chez moi avait justement repris la coloration rouge de son ancêtre. On appelle cela une réversion : la plante retourne à sa forme normale. On voit souvent des réversions chez les plantes à feuillage panaché ou à fleurs bicolores. Une partie de la plante se met alors à produire des fleurs ou des feuilles «ordinaires». C’est la première fois, toutefois, que j’entends parler d’une réversion dans la couleur de l’écorce. Normalement, on supprime les réversions afin de conserver les attraits de la plante qu’on avait choisi de cultiver,... Lire la suite >

Au-delà des fleurs

Beaucoup de jardiniers semblent avoir de la difficulté à comprendre qu’il peut y avoir autre chose que des fleurs dans une plate-bande. N’oubliez pas que les feuillages aussi peuvent jouer un rôle important ou même dominant. Par leur couleur, leur forme et leur texture, ils peuvent mettre en vedette ou même remplacer les fleurs. Il est parfaitement loisible de préparer une plate-bande entièrement consacrée aux feuillages et de tout de même créer un effet extraordinaire. Et le grand avantage des plantes à beau feuillage est qu’elles sont attrayantes pendant tout l’été, contrairement aux plantes fleuries qui sombrent dans l’oubli après leur floraison souvent assez brève. Une technique «classique» pour profiter des feuillages ornementaux est de contraster des feuilles de grande taille, comme celles des hostas, avec des feuilles de petite taille, comme celle des bleuetiers ou de l’herbe aux écus. Ou encore, d’opposer des feuillages grossièrement découpés, comme ceux de la barbe-de-bouc, à des feuillages finement découpés, comme ceux de... Lire la suite >

Collier de tillandsia : un concept génial, mais…

Je commence à voir sur le marché des colliers — oui, des pendentifs à mettre autour du cou! — comportant un petit pot et un tillandsia ou fille de l’air (Tlllandisaspp.). L’idée est bien mignonne, mais est-ce que cela peut fonctionner vraiment? La réponse est oui… si vous vous placez au soleil tous les jours et ne bougez pas trop! Une plante aérienne Le tillandsia utilisé est habituellement un jeune plant de Tillandsia ionantha. Cette plante épiphyte pousse normalement sur des branches d’arbres (ou même des fils de téléphone!) dans la nature (elle vient d’Amérique centrale). Ses racines, très courtes, servent uniquement à fixer la plante à son support. Elle absorbe toute l’eau dont elle a besoin pour survivre par ses feuilles, à partir de la pluie, de la rosée ou même de l’air très humide. D’ailleurs, la coloration grisâtre de ses feuilles étroites vient d’écailles qui absorbent l’eau comme une éponge. Logiquement, si la plante peut survivre accrochée à une... Lire la suite >

Comment cultiver le quinoa

Vous avez entendu parler de cette céréale venue des Andes et vous y avez sans doute goûté dans un comptoir à salades. Peut-être même l’avez-vous cuisinée vous-même! Mais pouvez-vous cultiver votre propre quinoa (KIN-ois)? Oui, et assez facilement. Son histoire Le quinoa (Chenopodium quinoa) appartient à la famille des Amarantacées et est un très proche parent du chénopode blanc ou chou gras (C. album), une mauvaise herbe pernicieuse (mais aussi comestible) de nos champs et jardins. D’ailleurs, les deux sont tellement apparentés qu’ils peuvent s’entrecroiser si on les cultive à proximité l’un de l’autre. Ses feuilles au gout acidulé se mangent quand elles sont jeunes et on peut aussi en consommer les fleurs, mais ce sont essentiellement les graines qui intéresseront le jardinier moyen ainsi que le cuisinier. Riche en hydrates de carbone, en protéines, en vitamines et en plusieurs minéraux, mais sans gluten et pauvre en lipides, le quinoa est un aliment santé. On peut faire cuire les graines... Lire la suite >