Pourquoi vous battre avec des plantes compliquées à maintenir? Ces plantes qui ont besoin de pinçage, de taille, de tuteurage, de protection hivernale, de traitement contre les insectes et les maladies et de tous les autres efforts que les jardiniers investissent pour garder les plantes difficiles en vie et les plantes envahissantes sous contrôle. La vie ne serait-elle pas plus simple si vous ne cultiviez que des plantes qui font ce que vous voulez et prennent soin d’elles-mêmes? Eh bien, certaines le font. Même, beaucoup le font. Lesquelles? Là, par exemple, vous seul pouvez me le dire, car quelles plantes prennent soin d’elles-mêmes dépend de votre climat local et de vos conditions de jardinage spécifiques: soleil ou ombre, bon ou mauvais drainage, sol riche ou pauvre, etc. Mais cela dit, je gage que vous avez en ce moment des plantes qui réussissent merveilleusement bien dans votre jardin, qui poussent pratiquement malgré vous, qui font tout ce que vous voulez qu’elles... Lire la suite >
Avez-vous de la difficulté à cultiver des pommes de qualité sans vaporiser des insecticides à répétition pour contrôler les parasites comme la mouche de la pomme, le carpocapse et la punaise? Si la boule rouge collante, le seul traitement que j’utilise, ne donne pas les résultats escomptés, pourquoi ne pas essayer d’ensacher vos pommes à la place? Ce n’est pas aussi compliqué que ça en a l’air. Une technique séculaire L’ensachage de fruits peut paraître une idée tout à faire moderne, voire même révolutionnaire, mais en fait, différentes formes d’ensachage de fruits sont pratiquées depuis des générations en Chine et au Japon où l’on voue presque un culte aux fruits parfaits! La méthode Environ deux à trois semaines après la chute des fleurs, quand les petites pommes ont un diamètre d’environ 1,25 à 2 cm, éclaircissez pour ne laisser qu’un fruit par grappe. (Si c’est une année de faible floraison, aucun éclaircissage ne sera nécessaire.) Choisissez une petite pomme saine et intacte... Lire la suite >
S’il y a des marmottes communes (Marmota monax) dans votre secteur et que vous jardinez, vous les connaissez assurément. On trouve cette espèce partout au Canada (bien qu’elle soit absente de quelques grandes îles comme Terre-Neuve, Vancouver et l’Île-du-Prince-Édouard et de régions très sèches des Prairies) et dans le nord-est des États-Unis. Et ce petit herbivore, capable de manger environ 2 kilos de verdure par jour, cause beaucoup de dommages aux jardins et aux plantations. Une marmotte peut consommer une rangée complète de brocolis dans un potager typique au cours d’une seule journée et vider complètement ledit potager en seulement 7 à 10 jours! Un problème strictement nord-américain Les jardiniers européens peuvent toutefois pousser un soupir de soulagement: les espèces de leur continent, comme la marmotte des Alpes (Marmota marmota), sont alpines et vivent donc dans un milieu peu prisé des jardiniers. La marmotte commune, l’espèce nord-américaine, est par contre une espèce de basse altitude aussi bien campagnarde qu’urbaine, s’installant... Lire la suite >
La légendaire défenseur de l’environnement, surtout réputée pour ses travaux avec les chimpanzés, la Dre Jane Goodall, a récemment été honorée d’un nouveau rosier, un hybride de Christian Hanak de la roseraie Guillot et distribué en Amérique du nord par les roséristes américainss Jackson & Perkins. Rosa ‘Dr. Jane Goodall’ est un rosier hybride de thé aux fleurs doubles de 10 cm, aussi jolies en bouton que lorsque parfaitement épanouies. Les pétales sont rose moyen, un peu plus pâles au revers, avec une base jaune. Elles dégagent un parfum épicé distinctif, mais pas trop puissant. Habituellement, il y a une fleur par tige. Les fleurs sont portées sur une plante naturellement bien ramifiée de taille moyenne aux feuilles vert foncé et luisantes, très résistante aux maladies pour un hybride de thé. Elle est assez vigoureuse pour pousser sur ses propres racines, bien qu’elle soit aussi vendue greffée. Le rosier fleurit tout l’été jusqu’à tard à l’automne. Comme tous les rosiers hybrides de... Lire la suite >
Il y a des centaines de milliers, voire des millions d’organismes dans une seule poignée de terre. «Le sol est riche en diversité biologique et en complexité et cela n’est pas immédiatement visible à l’œil nu», note la blogueuse Caitlin Hodges de l’Université d’État de Pennsylvanie. Les micro-organismes du sol rendent les nutriments disponibles pour les plantes de trois façons: Les «recycleurs» décomposent les matières végétales et animales. «Ils transforment les ordures du monde en éléments constitutifs de la vie, dit Hodges. Le maintien de la vie végétale serait presque impossible sans ces organismes qui travaillent très dur.» Les «mineurs» travaillent à l’extraction des nutriments des roches et des minéraux. Ils excrètent une substance avec «un pH spécial et d’autres caractéristiques clés surtout formulées pour lier et extraire des nutriments comme le phosphore, le calcium et le potassium», dit-elle. Les plantes ont besoin de ces minéraux pour une croissance saine. Les «raffineurs» sont des bactéries de type Rhizobium qui vivent... Lire la suite >
Voici un mythe de jardin qui ne cesse de circuler: que vous pouvez tuer les limaces en les nourrissant de fécule de maïs (maïzena) ou de semoule de maïs. (On entend les deux.) L’idée est de verser quelques cuillerées de fécule/semoule dans un récipient, puis de retourner ce dernier sur le côté avant de le placer en plein air pour la nuit. (Le but d’utiliser un récipient est d’empêcher la pluie et la rosée d’humidifier la fécule ou la semoule.) Selon le mythe, si vous placez de la fécule ou de la semoule de maïs sèche à l’extérieur, les limaces la mangeront et le produit enflera dans leur estomac, provoquant leur mort. Certaines versions disent même que les limaces vont exploser! (Si seulement c’était vrai: j’adorerais entendre le pouf! pouf! des limaces en train d’exploser.) Comme pour beaucoup de mythes horticoles, il y a un soupçon de logique derrière la légende. Après tout, la fécule et la semoule de maïs... Lire la suite >
Je suis un grand utilisateur de tuyaux suintants (boyaux suintants, tuyaux poreux ou tuyaux microporeux : à vous de choisir parmi ces nombreux noms!). Il s’agit d’un tuyau flexible qui laisse «suinter» l’eau : l’eau ne fait que perler à la surface du tuyau et n’est pas lancée dans l’air. On le place en permanence dans la plate-bande ou le potager, le faisant courir entre les plants, notamment dans les endroits les plus secs (près des fondations, à la base des arbres à racines superficielles, entre les légumes dans le potager, etc.). Quand vos jardins ont besoin d’eau, ouvrez l’eau pendant 2 à 3 heures, voilà tout. L’eau s’écoule lentement mais sûrement, directement dans le sol, avec un minimum d’évaporation… et cela est doublement le cas si vous recouvrez le tuyau de paillis comme je le fais. L’économie d’eau est donc importante (de tels tuyaux utilisent jusqu’à 70% moins d’eau qu’un arroseur ou gicleur pour arroser la même surface) et pourtant, les... Lire la suite >
Les vers fil-de-fer sont fréquemment trouvés dans le potager où ils s’attaquent aux racines des semis, notamment celles des cucurbitacées (courges, concombres, melons, etc.), du maïs, des betteraves, des haricots et des pois, les faisant mourir, et percent des trous dans les racines, bulbes et tubercules de nos légumes, notamment les pommes de terre, les oignons et les carottes. Ainsi, ils peuvent causer de sérieux dégâts et même anéantir la récolte. Il ne s’agit pas de vers dans le sens de lombrics, mais plutôt de larves longues et minces d’apparence coriace, habituellement de couleur brune, orange ou ocre. Ils mesurent de 1 à 4 cm de longueur, selon leur espèce et leur maturité. Ce sont les larves de taupins, ces coléoptères allongés de la famille des élatéridés. Il en existe des milliers d’espèces et au moins une dizaine causent des dommages aux légumes de nos jardins. On trouve souvent les vers fil-de-fer en quantité importante dans les potagers nouvellement convertis... Lire la suite >
L’ancolie (Aquilegia spp.) est une très jolie vivace, très populaire aussi. Avec ses fleurs penchées presque toujours bicolores (la gamme des couleurs comprend le rouge, le rose, le jaune, le blanc et le violet) et souvent munies de longs éperons qui s’étendent vers le ciel, elle a tout pour plaire. De plus, ces éperons sont remplis de nectar et attirent les colibris et les papillons. Même son feuillage curieusement lobé, comme les feuilles d’un ginkgo ou d’un capillaire, et porté sur des pétioles très minces, est des plus charmants. Mais l’ancolie a découragé plus d’un jardinier. Son défaut? Son feuillage est sujet à non pas un, mais deux insectes. Ainsi, soit ses feuilles deviennent recouvertes de tunnels blanches (œuvre de la mineuse de l’ancolie, Phytomyza aquilegivora ou P. aquilegiana) ou encore elles disparaissent entièrement, laissant une petite forêt de pétioles dégarnis, le limbe ayant été bouffé par une petite larve verte ressemblant à une chenille (la tenthrède de l’ancolie, Pristiphora rufipes,... Lire la suite >
Article originalement publié dans Le Soleil de Québec le 5 mai 2018. Auteur : Larry Hodgson Le concours Vivace de l’année, organisé par la Perennial Plant Association, s’est généralement montré des plus fiables. Presque chaque gagnant passé est rapidement devenu un classique du domaine. Pensez seulement à quelques gagnants passés comme le brunnera ‘Jack Frost’ (Brunnera macrophylla ‘Jack Frost’, 2012), le géranium Rozanne (Geranium ‘Gerwat’, 2008), le calamagrostide ‘Karl Foerster’ (Calamagrostis x acutiflora ‘Karl Foester’, 2001) ou la rudbeckie ‘Goldsturm’ (Rudbeckia fulgida ‘Goldsturm’, 1999). Même si vous ne les connaissez pas par leur nom (mais beaucoup de jardiniers les reconnaîtront instantanément), vous cultivez certainement ces vivaces dans vos plates-bandes. Elles sont partout! Et c’est probablement ce qui arrivera avec le gagnant 2018, l’allium ‘Millenium’. Cette plante, développée par le gourou des alliums Mark McDonough, a tout pour plaire, même des fleurs et des feuilles comestibles. Oignons et aulx Le genre Allium, avec quelque 850 espèces réparties partout dans l’hémisphère Nord, est très varié. Nous en... Lire la suite >