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Cultivons les emblèmes floraux du Canada

Le Canada célèbre sa fête nationale le 1er juillet, date qui commémore l’indépendance du pays acquise le 1er juillet 1867. Contrairement à beaucoup de pays, le Canada n’a pas d’emblème floral national, mais en l’honneur de cette journée spéciale, pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur les emblèmes floraux de ses 13 provinces et territoires… en portant une attention particulière aux variétés que vous pourriez cultiver dans votre propre jardin un jour! Alberta Rosier aciculaire (Rosa acicularis) Ce rosier arbustif bien rustique produit des fleurs simples roses odorantes au milieu et à la fin de l’été. Ce sont les nombreuses épines droites et pointues qui lui ont mérité ses noms commun et botanique, puisque acicularis signifie «comme une aiguille». Les fleurs sont suivies par des cynorhodons (baies) rouge vif qui attirent les oiseaux, sont comestibles et restent souvent sur la plante une grande partie de l’hiver. Le rosier aciculaire s’adapte à la plupart des conditions de jardin, mais nécessite le plein... Lire la suite >

Les mosaïcultures de retour à Gatineau, Québec

  L’été dernier, le Canada a célébré son 150e anniversaire avec de nombreuses activités spéciales, mais l’un des événements les plus fascinants et les plus spectaculaires a été MosaïCanada 150, qui a eu lieu à Gatineau, au Québec (pour les lecteurs internationaux, Gatineau est située en face d’Ottawa, la capitale du Canada, juste de l’autre côté de la rivière). C’était la plus vaste exposition de mosaïcultures jamais présentée, l’œuvre de Mosaïcultures internationales de Montréal, une organisation qui est désormais l’experte mondiale dans cet art des sculptures vivantes. MosaïCanada 150 valait bien le déplacement, mais si vous l’avez manquée, j’ai une bonne nouvelle pour vous: elle est de retour pour 2018, sous le nouveau nom de Mosaïculture Gatineau 2018, avec 10 nouvelles sculptures mosaïcultures. Cela signifie qu’il y a maintenant 45 sculptures utilisant au total plus de 5,5 millions de plantes! Quelques clichés Qu’est-ce que la mosaïculture? La mosaïculture est l’art de composer des massifs floraux pour créer des motifs ou des textes. Dans le... Lire la suite >

50 pommetiers sans complications

  Il y a peu d’arbres ornementaux qui causent autant de maux de tête à leurs propriétaires que les pommetiers (pommiers ornementaux). En effet, les pommetiers vous font payer pour leur belle, mais brève floraison, en attrapant toutes sortes de maladies et d’insectes, incluant, en passant, la très désagréable tavelure qui peut, dans ses pires années d’infestation, faire chuter presque toutes les feuilles en plein été. Ainsi, beaucoup de propriétaires de pommetiers se sentent obligés de vaporiser leurs pommetiers de produits antiparasitaires plusieurs fois par année. Mais il y a une bonne nouvelle : il existe maintenant des pommetiers qui sont très résistants aux maladies les plus courantes (blanc, brûlure bactérienne, rouille et tavelure) et peu susceptibles d’être attaqués par des insectes. En voici une courte liste : toutes les variétés nommées ont une résistance variant de bonne à excellente* pour les quatre maladies. M. ‘Adams’ – zone 4 M. ‘Adirondack’ – zone 4 M. American Spirit™ (‘Amerspirzam’) – zone 4 M.... Lire la suite >

Mythe horticole: ne cultivez pas les melons avec des concombres, sinon cela changera leur goût

Voilà un vieux mythe, mais qui continue à circuler. La croyance est que si l’on cultive des concombres et des melons dans le même potager, ils vont se croiser et que cela gâchera leur goût, donnant aux melons un goût de concombre et aux concombres un goût de melon. De proches parents… mais pas trop! Ce qui donne de la crédibilité à ce mythe, c’est que les concombres (Cucumis sativa) et les melons (Cucumis melo) appartiennent au même genre, Cucumis. Il semble donc logique qu’ils puissent se croiser. Cependant, le classement en genres est toujours un peu aléatoire. En fait, les concombres et les melons appartiennent bien à la même famille, les Cucurbitacées, mais, génétiquement, ne sont pas de très proches parents; pas plus proches, par exemple, que l’humain et l’orang-outan. Déjà, leur nombre de chromosomes ne correspond pas : les concombres en ont 14, tandis que les melons en ont 24. Les plantes avec un nombre de chromosomes très différent... Lire la suite >

Pour obtenir la plante de vos rêves

  Il n’y a qu’une seule façon logique pour obtenir une plante que vous avez vue chez un voisin et dont vous ne pouvez absolument pas vous passer : aller lui quémander des boutures ou des divisions! Soyez flatteur et complaisant, mais insistant aussi, et vous devriez les obtenir sans problème. Il est rare qu’il faille se mettre à genoux et pleurer comme une Madeleine pour l’avoir, mais… il faut ce qu’il faut!

L’orchidée mal aimée

  Les orchidées sont des plantes tellement désirables qu’il est difficile d’imaginer qu’il puisse exister des orchidées qui sont détestées… mais c’est bien le cas de l’épipactis petit-hellébore, aussi appelée épipactis à larges feuilles (Epipactis helleborine). Cette orchidée terrestre largement répandue en Europe et en Asie, notamment dans les milieux forestiers, est maintenant bien établie au Nouveau Monde aussi, particulièrement dans l’est du continent nord-américain. Au Québec, en Ontario et dans les Martimes, cette intruse est désormais de loin l’orchidée la plus courante! Chaque printemps, je reçois des courriels, photos à l’appui, de cette «horrible mauvaise herbe» qui ose pousser là où on ne l’a pas plantée. La plupart des gens ne se rendent pas compte qu’il s’agit d’une orchidée… et d’ailleurs, peu leur importe cette information. Ils veulent qu’elle disparaisse! Une description L’épipactis forme une tige dressée, souvent un peu violacée à la base, portant de larges feuilles pointues aux nervures parallèles, un peu comme un mini-vératre (Veratrum spp.).... Lire la suite >

Les fleurs doubles durent plus longtemps

Avez-vous déjà remarqué que les fleurs doubles, que ce soit celles d’un rosier ou d’une pivoine, durent plus longtemps que celles des variétés similaires, mais à fleurs simples? Il existe des exceptions, bien sûr, où les deux ont la même durée, mais la plupart des fleurs doubles, ces fleurs qui ont des pétales supplémentaires, persistent plus longtemps que leurs consœurs simples. Combien de temps de plus? Habituellement seulement une journée ou deux, mais parfois jusqu’à une semaine. Bien sûr, les conditions météorologiques influencent aussi la durée de la floraison. Pour de nombreuses plantes, toutes les fleurs durent plus longtemps lorsque le temps est frais plutôt que chaud, mais c’est encore plus vrai chez les fleurs doubles que chez les fleurs simples. De plus, un temps inhabituellement chaud peut causer le flétrissement prématuré des fleurs simples et doubles, tout comme les vents forts ou de fortes pluies. Et ce phénomène ne se voit pas qu’au jardin. C’est même encore plus évident à... Lire la suite >

Cultivons l’emblème floral du Québec

En cette journée de la Saint-Jean-Baptiste, pendant laquelle les Québécois fêteront leur identité culturelle, pourquoi ne pas jeter un coup d’œil à leur emblème floral, l’iris versicolore (Iris versicolor), symbole de la province et de son peuple? Toute une histoire La manière dont l’iris versicolore est devenu l’emblème du Québec est toutefois une histoire assez rocambolesque. En 1948, le gouvernement du Québec a choisi le lis blanc (Lilium candidum), aussi appelé lis de la Madone, comme emblème floral, car n’était-ce pas la fleur de lys qu’on voyait sur le drapeau québécois choisi la même année? Eh bien, non! Le symbole héraldique apparaissant sur le drapeau québécois ne représente pas une fleur de «lis» (Lilium), mais une fleur d’iris (Iris), une toute autre plante. On peut le voir facilement en étudiant la forme de la fleur d’iris, qui a des pétales dressés (parfois appelés étendards) et des sépales horizontaux ou pendants. Cette forme est typique d’un iris. La fleur du véritable... Lire la suite >

Quand la mineuse de la betterave attaque

  La mineuse de la betterave ou pégomyie de la betterave (Pegomyia betae) est la larve de la mouche de la betterave, une petite mouche somme toute insignifiante et d’ailleurs rarement vue. Mais les dégâts que la mineuse provoque sont très visibles : des galeries et des taches claires translucides sur les feuilles des betteraves, des bettes à carde (poirées) et des épinards* ainsi que d’autres plantes de la famille des Amarantacées (anciennement les Chénopodiacées), comme le chénopode blanc (Chenopodium album) et l’amarante réfléchie (Amaranthus retroflexus). *L’épinard a aussi sa propre mineuse, Pegomyia hyoscyami, dont le cycle de vie et le traitement ressemblent à ceux de la mineuse de la betterave. Cet insecte est souvent assez parsemé et discret, causant peu de dégâts, mais il y a des années de recrudescence où les dégâts sont majeurs et alors presque toutes les plantes d’une région donnée sont atteintes. Dans ces cas, la mineuse peut parfois complètement anéantir la récolte. Notez que l’insecte... Lire la suite >

Siphon de gouttière: échec total

  Voici un produit à éviter: le siphon de gouttière. Il est censé empêcher les débris de boucher les descentes de gouttière et ainsi prévenir que les gouttières débordent et endommagent le jardin en contrebas ou inondent le sous-sol. Selon la description du produit, le siphon de gouttière «empêche les feuilles et les débris d’obstruer le tuyau de descente. Une fente sous la coquille surélevée permet à l’eau de s’écouler normalement. Si l’appareil est submergé en raison de fortes pluies, il siphonne l’eau à travers les débris et la dirige dans le tuyau de descente afin de prévenir les débordements.» Cela me paraissait bien logique et je pensais alors avoir trouvé une solution facile à un problème de longue date. Ainsi, j’ai commandé non pas un siphon, mais deux. Moi et mes gouttières Les gouttières bouchent facilement chez moi. La maison est entourée d’arbres dont les feuilles, aiguilles, graines, fleurs et rameaux tombent sur le toit pour être emportés dans... Lire la suite >