Question: Est-ce que l’eau de pluie recueillie d’un toit de bardeaux peut être nocive pour les légumes et autres plantes du potager? Marie-Claude Chevrette Réponse: L’eau qui ruisselle du toit prend son lot de contaminants en passant, dont des produits chimiques venant des bardeaux et de la gouttière, des déchets d’oiseaux et d’animaux et des tanins et autres composés venant des feuilles mortes présentes dans les gouttières. De plus, des micro-organismes peuvent proliférer dans le réservoir. Donc, on la considère comme non potable dans la plupart des pays, du moins, lorsque utilisée sans filtration. (Curieusement, dans d’autres pays, les habitants ne sont pas aussi délicats et cette eau est leur source principale d’eau potable!) L’eau qui pénètre dans les plantes est, par contre, filtrée de diverses façons: par leurs racines, par les microbes du sol, etc. Et de plus, les plantes ont la capacité d’utiliser certains produits que nous considérons comme des polluants en les convertissant en produits qui leur sont utiles.... Lire la suite >
Un long fût blanc est très recherché par les amateurs du poireau (Allium ampeloprasum) qui se donnent la peine de le planter dans des tranchées et de remplir graduellement celles-ci de terre pour couper la lumière à la base des feuilles. Mais ce n’est pas assez pour eux : quand la tranchée est remplie, ils ramènent encore de la terre contre la tige, formant une butte, de façon à ce que seulement les feuilles en dépassent. Le fût, étant alors privé de lumière, devient d’un beau blanc. Par contre, c’est aussi cette technique qui donne le sable qui s’infiltre parmi les feuilles du fût et qui a donné le dédain du poireau à plus d’un. Sachez que la blancheur du fût n’est qu’esthétique et que, d’ailleurs, elle est aussi «moins santé», car le fût blanchi est moins riche en minéraux que le fût exposé au soleil. Ce buttage n’est nullement nécessaire pour la santé ou la survie du poireau... Lire la suite >
On voit parfois la recommandation de traiter les irritations causées par un contact cutané avec l’herbe à la puce (Toxicodendron radicans, anciennement Rhus radicans) en applicant une goutte ou deux de sève d’asclépiade (Asclepias spp.), aussi appelée petits cochons, sur la blessure. On prétend que non seulement cette sève blanche et collante réduit l’irritation, mais qu’elle accélère la guérison. Mais appliquer de la sève d’asclépiade sur la peau, c’est jouer avec le feu! Il faut comprendre que la sève d’asclépiade est toxique. La toxicité varie selon l’espèce, mais c’est néanmoins une caractéristique du genre Asclepias. D’ailleurs, c’est en mangeant des feuilles d’asclépiade, la seule nourriture des chenilles du papillon monarque (Danaus plexippus), que cette chenille devient toxique à son tour et se protège ainsi contre ses ennemis. Normalement, il faut ingérer la sève d’asclépiade pour s’empoisonner*, mais certains individus plus sensibles réagissent tout simplement au contact de la sève. Donc, appliquer la sève d’asclépiade risque d’empirer la situation, provoquant une irritation encore... Lire la suite >
C’est bien connu qu’on peut utiliser une boule rouge couverte de colle comme piège pour contrôler la mouche de la pomme (Rhagoletis pomonella), dont l’asticot (le ver de la mouche) creuse des galeries dans le fruit. Mais saviez-vous que vous pouvez utiliser une véritable pomme à la place? Il suffit de peindre une pomme rouge, par exemple une ‘Red Delicious’ (aussi appelée Délicieuse), de colle qui ne sèche pas (on peut trouver du Tangle-Trap, par exemple, en jardinerie) et de la suspendre par la suite dans votre pommier au moment où les fruits sont encore très petits. Attirée par la rougeur de la pomme, la mouche de la pomme délaissera les petites pommes encore vertes des environs et y atterrira, convaincue d’avoir trouvé une pomme particulièrement juteuse où pondre ses œufs. Malheureusement pour elle, elle y restera collée et ne pourra pas se reproduire… et vos pommes seront en parfait état à l’automne! Habituellement, une pomme par pommier nain suffit, mais... Lire la suite >
Depuis que le scarabée japonais (Popillia japonica) a fait son apparition au New Jersey (États-Unis) en 1912, les jardiniers cherchent une solution pour le contrôler. Désormais présent dans une bonne partie de l’Amérique du Nord et maintenant en Europe aussi (en Italie, en Russie et, depuis 2017, en Suisse), ce ravageur avide de feuillage et de fleurs d’une vaste gamme de plantes (lisez Les plantes que les scarabées japonais adorent) peut provoquer une défoliation massive, et ce, en plein été, justement quand les jardins devraient être à leur plus beau! Dans son pays d’origine (le Japon, bien sûr), il y a plusieurs prédateurs qui contrôlent la population de scarabées japonais. À partir de 1927, des chercheurs américains ont essayé plusieurs fois d’en introduire dans leur pays, apparemment sans succès. Mais un insecte, une mouche tachnide appelée mouche du scarabée (Istocheta aldrichi), s’est mieux adaptée qu’on ne le pensait au début. Malgré un apparent échec initial au New Jersey où, à... Lire la suite >
Votre terrain n’est pas au beau fixe; il est en train d’évoluer. Les arbres grandissent et créent plus d’ombre… et aussi assèchent davantage le sol. Le paillis que vous avez posé il y a deux ans se décompose peu à peu et rend le sol plus riche et plus meuble. Le système d’irrigation que votre voisin a installé et qui fonctionne presque chaque nuit rend le sol près de la clôture plus humide qu’auparavant. Le plus facile n’est pas d’essayer de combattre ces changements (emmener vos voisins en cour pour «perte de jouissance» de votre terrain n’est pas une bonne idée!), mais de les suivre. Déplacez au soleil le potager qui se trouve désormais à l’ombre et n’est plus aussi productif; enlevez les achillées qui préfèrent un sol pauvre et sec et qui ne tiennent plus debout depuis que le sol est plus riche et remplacez-les par des astilbes qui, eux, adorent ces conditions; plantez des plantes de milieu humide près... Lire la suite >
Quand la météo annonce une période de canicule ou de sécheresse, remisez temporairement la tondeuse. Un gazon plus long ombragera le sol et les racines des graminées, ce qui gardera le sol plus frais et aidera à protéger les végétaux de la sécheresse. Et, de toute façon, qui veut tondre quand il fait 30 °C? Reprenez la tonte seulement avec le retour des températures plus fraîches.
En ce jour de l’Indépendance des États-Unis (le célèbre «4th of July» tant acclamé à la télévision et dans les films), jour qui commémore l’adoption de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 et donc l’indépendance envers le royaume de Grande-Bretagne des Treize colonies, prenant dès lors le nom d’États-Unis d’Amérique, j’ai pensé vous présenter l’emblème floral de ce pays: la rose. Une seule fleur qui représente un si vaste pays! Histoire La rose (Rosa spp.) n’était pas la première plante suggérée comme emblème floral pour les États-Unis. Un sénateur américain, Everett Dirksen, de l’Illinois, a présenté à deux occasions — en 1965 et en 1967 — une résolution prônant l’adoption de la rose d’Inde (Tagetes erecta) comme fleur nationale, mais n’a pas connu de succès… peut-être parce que (mais c’est seulement mon opinion) la rose d’Inde sent si mauvais et qui veut d’un emblème floral qui pue? La rose vraie a eu plus de veine… et est nettement plus... Lire la suite >
Quand il y a des centaines d’insectes qui s’attaquent à une plante tous en même temps, il peut être nécessaire de vaporiser un insecticide pour les contrôler. Mais si les dommages sont causés par un petit nombre d’insectes, une récolte manuelle des coupables peut être aussi efficace et plus rapide. Par exemple, il arrive très souvent que les papillons pondent un seul œuf par plante et donc que la chenille que vous voyez en train de croquer une feuille soit fin seule. Si oui, faites-la tomber au sol et écrasez-la, voilà tout. Les plus facilement dégoûtés peuvent faire tomber l’intrus dans un seau d’eau savonneuse. Aux petits maux les petits remèdes, pourrait-on dire!
Il existe toute une gamme de minuscules insectes appelés guêpes parasitoïdes (quelque 700?000 espèces dans le monde!) qui aident à contrôler les insectes nuisibles dans nos jardins. D’ailleurs, elles le font généralement sans que nous ne remarquions quoi que ce soit. Ces guêpes pondent leurs œufs sur ou dans l’insecte hôte (puceron, coléoptère, chenille, mouche, punaise, aleurode, etc.) et leurs larves mangent l’hôte vivant. Parfois, les larves prennent même le contrôle de l’hôte, lui disant quoi faire, ou la femelle injecte un poison ou un virus mortel qui paralyse l’hôte. Cette idée d’une créature qui en mange une autre de l’intérieur est horrifiante, certes, mais quelle bénédiction pour les jardiniers! Un rare exemple facilement visible Le parasitisme des guêpes se passe généralement de façon parfaitement invisible et il est donc difficile pour les jardiniers d’apprécier à quel point il nous est utile. Il y a une exception, toutefois: le brachonide du sphinx (Cotesia congregata). Cette guêpe parasitoïde est spécifique aux... Lire la suite >