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Comment éliminer la prêle de votre jardin

Si j’avais une solution simple pour contrôler facilement les élans envahissants de la prêle des champs, je serais sûrement millionnaire! Mais malheureusement, cette plante est très difficile à éradiquer. D’autant plus qu’elle pousse dans tous les sols, riches ou pauvres, acides ou alcalins, loameux, glaiseux ou sablonneux, humides ou secs. Notez toutefois que la prêle a de la difficulté à s’établir dans les sols secs, car elle s’installe souvent dans un nouveau lieu au moyen d’une spore transportée par le vent. Or, cette spore ne vit que quelques jours et ne germe qu’en situation humide. Si un rhizome de prêle aboutit dans un sol sec, par contre, peut-être parce que les conditions ont changé ou que vous y avez transféré de la terre contenant des rhizomes, la plante y poussera très bien, bien que plus lentement que dans un sol humide. Dans un jardin arrosé au bénéfice des autres végétaux, la prêle est très à l’aise et s’étend rapidement. Le sarclage... Lire la suite >

Mythe horticole : on peut contrôler la prêle avec de la chaux

Une légende horticole très tenace dit qu’on peut contrôler la prêle des champs (Equisetum arvense) en rendant le sol plus alcalin… autrement dit, en appliquant de la chaux au sol. La raison serait, d’après les tenants de cette croyance, que la prêle pousserait uniquement dans les sols acides. Il paraît alors logique de penser que rendre le sol plus alcalin puisse contrôler cette plante envahissante. Mais cette information est erronée. Oui, la prêle aime bien les sols acides, mais elle n’est pas du tout exclusive à cette condition. On la trouve aussi dans les sols neutres et même assez alcalins. Il faut un pH très élevé, soit de 7,8 et plus, pour penser sérieusement nuire à la prêle… mais alors, si vous rendez le sol de votre jardin aussi alcalin, vous allez essentiellement l’empoisonner: très peu de plantes peuvent pousser dans un sol aussi basique! Cette fausse information est encore véhiculée par beaucoup de gens bien intentionnés, même par des professionnels... Lire la suite >

Aidez à promouvoir le blogue du Jardinier paresseux

Je n’ai jamais été très doué pour l’autopromotion. Ce blogue, qui demeure toujours à ma connaissance l’unique blogue de jardinage au monde à être publié quotidiennement, continue donc de faire du progrès majoritairement grâce au bouche-à-oreille. Je n’ai jamais fait beaucoup d’efforts de promotion et pourtant, le nombre de lecteurs ne cesse d’augmenter. En 2017, il y a eu 3?066?293 visites. Cette année, il y en a déjà presque autant (2?710?010) et pourtant, il reste quatre mois avant la fin de l’année! Il y a environ 2 ans, j’ai ajouté des annonces WordAds au blogue afin que ce dernier puisse me rapporter un peu d’argent. (En passant, non, je n’ai aucun contrôle sur les annonces qui apparaissent: un algorithme détermine cela indépendamment pour chaque lecteur.) Et cela fonctionne, car je reçois maintenant des paiements par PayPal à chaque mois! D’accord, les rentrées d’argent sont maigres si on considère tout le temps que je mets à la préparation du blogue, mais... Lire la suite >

Cultivez vos propres pailles

Avec la controverse actuelle au sujet de l’effet nocif des pailles en plastique sur l’environnement (quel média n’a pas publié un article, sinon deux ou trois, sur le sujet au cours des dernières semaines?), pourquoi ne pas revoir le concept original, soit celui des pailles faites à partir de plantes? Oui, depuis des millénaires, les humains ont utilisé des plantes à tiges creuses comme pailles, souvent dans un effort de ne boire que le liquide et non les résidus (disons que les sources d’eau de l’époque n’étaient pas aussi limpides que celles d’aujourd’hui). La paille originale Le mot «paille» pour désigner un tube par lequel on peut boire un liquide vient du fait que la paille, c’est-à-dire la tige coupée de céréales, était la paille originale. Les tiges des graminées sont creuses, sauf aux nœuds, alors pour faire une paille à boire, il suffit de les couper juste au-dessus d’un nœud et juste en-dessous du suivant. Voilà! Une paille tout... Lire la suite >

Plantes pour sols salins

Il y a diverses raisons pour lesquelles, en tant que jardinier, vous pourriez avoir affaire à un sol salin, c’est-à-dire à un sol qui est riche en sodium (on se rappelle que le sel de table, c’est le chlorure de sodium ou NaCl). Peut-être que vous jardinez près d’un plan d’eau salée, comme une mer ou un océan, et qu’un embrun salin se dépose régulièrement sur le sol ou, plus rarement j’espère, que des vagues y déferlent. Ou vous vivez dans un climat très aride où le sel tend naturellement à s’accumuler au cours des siècles, avec le résultat que le sol y est toujours salin. Dans les climats plus pluvieux, soit ceux qui reçoivent plus de 50 cm de précipitations par année, la pluie tend à lessiver le sel du sol et donc, il y a normalement peu d’accumulation. Mais le sel peut néanmoins être trouvé en excès près des routes, des allées et des trottoirs qui sont traités... Lire la suite >

Des asperges en plein été?

Savez-vous que vous pouvez récolter des asperges (Asparagus officinalis) au mois d’août? Le secret, c’est de décaler la saison de la taille. J’explique : Récolte traditionnelle printanière Habituellement, on récolte les turions d’asperge quand ils sortent de terre au début du printemps, puis, quand la grosseur des turions commence à diminuer (habituellement, quand ils sont moins larges qu’un doigt), on cesse la récolte pour laisser les turions restants grandir et devenir de véritables tiges feuillues. La plante ressemble alors à une fougère géante! En laissant ces grandes tiges pousser, vous permettez à la plante de faire de la photosynthèse et d’ainsi emmagasiner assez d’énergie pour revenir l’année suivante pour une autre récolte. Autrement dit, vous lui permettez de recharger ses batteries! D’ailleurs, vous pouvez continuer ainsi pendant des années, car les asperges vivent souvent pendant 20 ans et plus. Récolte estivale Cette technique paraît surprenante, mais est en fait maintenant pratiquée commercialement presque partout dans le monde où l’on cultive des... Lire la suite >

Redonner vie aux annuelles fatiguées

On s’attend à ce que les annuelles fleurissent tout l’été. Pourtant, certaines espèces (alysse odorante, lobélie érine, pétunias, etc.), surtout les cultivars plus anciens, commencent à s’affaiblir en août ou arrêtent même de fleurir. Cela est encore plus visible quand l’été est très chaud. Heureusement qu’il est facile de remédier à ce problème. Dès que la floraison commence à fléchir, rabattez la plante de moitié. Une taille aussi sévère stimule la plante à repousser avec vigueur et elle sera bientôt aussi fleurie qu’avant.

Des vignes résistantes au froid

En général, les vignes qui résistent le mieux aux étés courts et aux hivers froids de l’est de l’Amérique du Nord sont des vignes hybrides représentant des croisements entre la vigne européenne (Vitis vinifera), renommée pour ses gros fruits sucrés, mais lente à mûrir et très gélive, et différentes espèces américaines, aux petits fruits peu sucrés, mais très résistantes au froid. Voici quelques cultivars d’intérêt, mais il y en a bien d’autres! Raisin vert ‘Adalmina’, zone 4 ‘Brianna’, zone 4b ‘Delisle’, zone 4 ‘Edelweiss’, zone 4 ‘Eona’, zone 3  ‘Himrod’, zone 6 ‘Itasca’, zone 4 ‘Kay Gray’, zone 3 ‘Osceola Muscat’, zone 4b ‘Polar Green Seedless’, zone 4 ‘Prairie Star’, zone 3 ‘Quebec Muscat’, zone 4 ‘Roland’, zone 3 ‘Seyval’, zone 4 ‘Skookum’, zone 5b ‘St. Pepin’, zone 4 ‘Swenson White’, zone 3-4 ‘Tango’, zone 4 ‘Vandal-Cliche’, zone 3 Raisin bleu ‘6447’, zone 5 ‘Beta’, zone 2 ‘Big Blue’, zone 4 ‘Blue Bell’, zone 3 ‘Concord’, zone 5 ‘Earliblue’ (‘Early... Lire la suite >

Mes mauvaises herbes préférées

En tant que jardinier, je serais censé réagir à la présence de «mauvaises herbes», ces plantes indésirables qui arrivent spontanément dans nos jardins, en les arrachant toutes. Mais il y a certaines «mauvaises herbes» que j’aime! Je les trouve jolies et pas si envahissantes. J’admets qu’elles se ressèment un peu, mais, du moins dans mes plates-bandes, pas assez pour étouffer les autres plantes; seulement çà et là. Si jamais elles vont «trop loin» et commencent à empiéter sur des cultures que je veux préserver, je n’ai qu’à les arracher. D’ailleurs, toutes les plantes présentées ici s’arrachent très bien. Voici mes préférées: Grande molène (Verbascum thapsus) Cette jolie plante bisannuelle, que nos ancêtres appelaient bouillon blanc ou tabac du diable, apparaît dans mes plates-bandes de temps en temps, disparaît, puis réapparaît, ajoutant une note de fantaisie à l’ensemble. Comment pourrait-on traiter cette jolie grande plante pas du tout agressive de mauvaise herbe? Avec sa belle rosette de feuilles hirsutes gris vert... Lire la suite >

Tonte de pelouse pendant vos vacances

Partez-vous au chalet, en camping ou à l’aventure pendant 2 ou 3 semaines pour des vacances bien méritées? Si oui, n’oubliez pas de faire tondre votre pelouse pendant votre absence. Ce n’est pas tant que cela dérange les graminées de votre pelouse que vous les laissiez pousser un peu plus haut que d’habitude. Après tout, à votre retour, vous pouvez les remettre assez facilement en bon état avec une tonte en deux étapes* qui permettra au gazon de reprendre une hauteur plus acceptable sans que cela nuise à sa croissance. *Tonte de récupération (en deux étapes): effectuez une tonte préliminaire, avec la tondeuse montée au maximum de sa hauteur, pour réduire un peu la hauteur de la pelouse, puis, 3 ou 4 jours plus tard, le temps que les graminées se remettent du choc, effectuez une deuxième tonte à une hauteur plus traditionnelle, soit environ 8 cm. Non, le problème est plutôt que l’apparence longue et échevelée d’une pelouse non tondue... Lire la suite >