L’arbre à saucisses ou saucissonnier (Kigelia africana) est un grand arbre de la famille des Bignoniacées. Distribué naturellement dans une grande partie de l’Afrique, au sud du Sahara, il produit de longues tiges retombantes de fleurs rouge sang qui sont parfois pollinisées par des insectes ou des oiseaux, mais généralement par des chauves-souris. En fait, tout chez la fleur — de sa forme en coupe à son parfum musqué, plus intense la nuit, au fait qu’elles pendent sur des tiges bien en bas des branches, donnant un accès facile — est conçu pour attirer les chauves-souris pollinisatrices. Les fleurs sont suivies d’énormes fruits en forme de saucisses qui mesurent de 30 à 100 cm de longueur et jusqu’à 18 cm de diamètre, pesant chacun entre 5 et 12 kg. Recommandation: ne placez jamais votre chaise longue sous un saucissonnier plein de fruits, car si un de ces fruits devait tomber sur votre tête pendant votre sommeil, vous ne seriez plus de ce monde! Les... Lire la suite >
Le monarque (Danaus plexippus), célèbre papillon migrateur, est originaire d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud. (Ailleurs en Amérique du Sud, il est remplacé par le monarque du Sud (Danaus erippus), une espèce voisine très similaire, mais non migratrice.) Si l’adulte peut se nourrir du nectar d’une vaste gamme de fleurs, les larves de cette espèce sont plus limitées. En effet, elles ne peuvent consommer que les feuilles de l’asclépiade (Asclepias spp.), un genre originellement limité au Nouveau Monde, ainsi que celles de son très prochain parent, le faux cotonnier (Gomphocarpus spp.), originaire d’Afrique du Sud. Toutefois, le monarque n’avait jamais réussi à trouver le chemin entre l’Amérique et l’Afrique du Sud. Donc, depuis des dizaines de milliers d’années, le monarque était strictement limité au Nouveau Monde. Des idées expansionnistes Ce n’est plus le cas! Les humains de différents endroits dans le monde ont planté différentes espèces de gomphocarpus et d’asclépiade comme plantes ornementales et plusieurs se... Lire la suite >
Beaucoup de sites Web recommandent l’utilisation de vinaigre comme herbicide et, oui, le vinaigre blanc, typique de nos cuisines, a une certaine efficacité contre les mauvaises herbes. Mais ce n’est pas un remède miracle. Loin de là! Je soupçonne que la plupart des jardiniers vont être un peu déçus par les résultats. Il faut d’abord comprendre que le vinaigre est un herbicide de contact : on doit le vaporiser sur toute la partie exposée de la plante. Il ne pénètre pas dans les cellules et n’a donc aucun effet résiduel. Dès qu’il s’assèche, son efficacité est terminée et il se décompose rapidement. Cela donne au moins l’avantage qu’on peut planter ou semer dans le secteur dans les 24 heures suivant le traitement. Quel vinaigre? Le vinaigre blanc de cuisine contient normalement 5% d’acide acétique, plus rarement 7%. C’est parfait pour la fabrication de cornichons, mais généralement insuffisant pour tuer autre chose que les jeunes mauvaises herbes, notamment les semis. Le vinaigre... Lire la suite >
Normalement, le terme «monter en graine» a une connotation négative. On l’associe aux plantes qui sont sur le déclin, pour lesquelles la production est terminée pour la saison. Dans le cas des pivoines, par contre, monter en graine est quelque chose de merveilleux. Je trouve que les gousses de graines de pivoine sont absolument charmantes, donnant une autre saison d’intérêt après la floraison printanière. À la fin de l’été, quand les gousses s’ouvrent pour révéler leurs graines d’un noir luisant, c’est réellement très impressionnant! Supprimer les fleurs ou pas? Bien sûr, beaucoup de jardiniers ne voient jamais leurs pivoines monter en graine. On leur a dit qu’ils devaient supprimer les fleurs fanées, car les laisser sur place affaiblirait la plante. C’est ce qu’ils font… et alors, ils manquent complètement la deuxième saison d’intérêt des pivoines! Mais il ne faut pas croire tout ce que vous lisez: il n’est pas nécessaire de supprimer les fleurs fanées des pivoines; c’est même une... Lire la suite >
Texte par le blogger invité Gaétan Paquet* Le thuya ou cèdre (Thuja occidentalis) est un conifère qui ne possède pas de bourgeon. La croissance s’effectue sur les écailles courtes et persistantes. Au Québec, cette croissance débute normalement au début de juin et se poursuit jusqu’à la fin août, quelques fois jusqu’au 10 septembre si la chaleur persiste. Il est donc préférable de tailler le cèdre du 15 au 30 août. En taillant à cette période, la repousse jusqu’à l’hiver sera très faible et la forme conique donnée par la taille empêchera la neige de s’accrocher aux rameaux. La haie sera donc en parfaite condition au printemps. De plus, pas besoin d’installer une protection hivernale, car la neige, même lourde, glissera facilement. Aussi, il est beaucoup moins laborieux de tailler à cette période, car la température est beaucoup plus fraîche. Une autre raison pour tailler en fin de saison, c’est la présence des oiseaux. Plusieurs de nos oiseaux indigènes nichent en juin dans... Lire la suite >
Qui ne connaît pas l’immortelle à bractées (Xerochrysum bracteatum), réputée pour ses fleurs papyracées qui viennent dans une si vaste gamme de couleurs? Elle obtient son nom du fait que ses inflorescences sèchent facilement et se conservent presque éternellement, ce qui en fait une fleur coupée populaire dans les arrangements floraux. Aussi, on peut facilement cultiver cette plante originaire d’Australie soi-même… comme annuelle. Mais elle a une parente beaucoup plus rustique, une vivace qu’on peut facilement cultiver dans presque tous les jardins de climat tempéré: l’immortelle vivace (Anaphalis margaritacea), aussi appelée anaphale marguerite. C’est une espèce de très vaste distribution, indigène dans les régions tempérées de l’Asie et de l’Amérique du Nord et introduite en Europe. Elle est notamment présente et abondante dans toutes les provinces et tous les territoires canadiens et aussi dans la plupart des états américains. L’immortelle vivace est facile à reconnaître dans la nature… et tout aussi bien dans le jardin. Avec ses tiges blanches dressées... Lire la suite >
L’oignon a une façon bien dramatique de montrer que son bulbe est mûr, une façon qui peut être bien alarmante si personne ne vous en avait prévenu. C’est que ses feuilles se couchent toutes seules au sol comme si la plante était en train de mourir. Mais l’oignon n’est pas mourant: ce phénomène n’est qu’une étape dans la maturation de son bulbe. Une vieille tradition veut que, quand les feuilles de la moitié des oignons sont couchées, il faille utiliser un râteau de jardin pour coucher les autres. C’était censé stimuler une maturation plus rapide. Les maraîchers ne le font pas et pourtant, leurs oignons sont très beaux. Et pourquoi faire cet effort supplémentaire s’il ne donne aucun avantage? Une semaine ou deux après que le feuillage de la plupart des oignons se soit couché au sol, déterrez les bulbes et laissez-les exposés au soleil, racines à l’air, pendant deux ou trois jours. Cela les endurcit, stimulant le bulbe à... Lire la suite >
Question : J’aimerais connaître votre opinion sur la comestibilité des fruits du Prunus virginiana, communément appelé cerises à grappes. Plusieurs sites mentionnent que les fruits sont une excellente nourriture pour les oiseaux. Certains signalent de plus qu’il est possible d’en faire des gelées et des conserves, mais un site m’a complètement jeté par terre lorsque j’y ai lu ceci: «Des enfants ont été empoisonnés et sont morts après avoir ingéré de grandes quantités de cerises de cette espèce avec les noyaux. L’ingestion de cette plante peut empoisonner toutes les espèces de bétail. Des bovins et des moutons ont été intoxiqués par le cerisier de Virginie.» (Source: Système canadien d’information sur les plantes toxiques.) Pourtant, quand j’étais jeune et habitais le Bas St-Laurent, j’ai déjà mangé des poignées de cerises à grappes à même l’arbre! Alors, ma question est, comment se fait-il qu’il soit indiqué partout que les fruits font une excellente nourriture pour les oiseaux alors que des humains et des moutons... Lire la suite >
Question : Je vous envoie une photo de «bestioles» que j’ai trouvées sur mes astilbes. Vous est-il possible de les identifier? Sont-elles nuisibles? Denise Lalonde Réponse : Elles sont certainement bizarres, mais elles ne sont pas nuisibles… du moins, pas pour les plantes. Il s’agit de guêpes atteintes d’une maladie fongique cosmopolite appelée muscadine blanche (Beauveria bassiana). Elle est mortelle pour les insectes, mais ne touche presque jamais aux animaux à sang chaud, donc il n’y a pas de risque pour les humains ou les petits animaux. Les spores de la muscadine blanche hivernent au sol. Si un insecte entre en contact avec une d’elles, elle germe sur son corps, pénétrant rapidement à l’intérieur. Le champignon finit par tuer l’insecte, l’utilisant comme source de nourriture, et une moisissure blanche à jaunâtre composée de sporanges portant les spores de la maladie se développe sur l’extérieur du corps. C’est ce que vous avez vu. Avant qu’il ne meure, l’insecte attaqué dissémine les spores lors... Lire la suite >
Il n’y a essentiellement pas de limite au nombre de plantes aquatiques qu’il peut y avoir dans un jardin d’eau (quand vous ne voyez plus l’eau tellement il y a de plantes, il est peut-être temps d’arrêter!), mais au nombre de poissons, oui! S’il y a trop de poissons, l’oxygène viendra vite à manquer et ce sont vos poissons mêmes qui vont en souffrir. Aussi, quand il y a trop de poissons, ils produisent tellement de déchets que les bactéries et les plantes qui devraient normalement filtrer et nettoyer l’eau ne peuvent les absorber. Ainsi, l’eau devient polluée et malodorante. Pour savoir combien de poissons votre bassin peut contenir, faites le calcul suivant : (Surface d’eau libre en m2 ÷ 0,3) x 5. Cela donne la longueur maximale de poissons en centimètres. Divisez ce chiffre par la longueur des poissons que vous voulez placer dans le bassin pour obtenir le nombre maximal de poissons que vous pouvez introduire dans votre bassin.... Lire la suite >