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Le crapaud: le meilleur ami du jardinier

Les crapauds (ici, un crapaud américain, Anaxyrus americanus) sont avides d’insectes et d’autres petites bestioles. Source: nas.er.usgs.gov Les crapauds attirent rarement notre respect et notre attention. Ils ne sont pas jolis — même, ils sont carrément laids! –, ils sont petits, discrets, aiment se cacher et ils sont actifs surtout la nuit quand nous dormons, ce qui fait qu’on les voit rarement. Qu’y a-t-il là à apprécier? Eh bien, peut-être leur appétit vorace pour les ennemis de nos jardins? Probablement qu’aucun autre animal ne consomme autant d’insectes nuisibles, limaces et autres parasites que les crapauds! Nous avons donc tout intérêt à en apprendre plus à leur sujet. Qu’est-ce qu’un crapaud? Les crapauds sont des amphibiens sans queue, étroitement apparentés aux grenouilles. En fait, la distinction entre les deux repose souvent davantage sur l’appellation populaire que sur la taxonomie scientifique. Cependant, il existe une famille d’environ 500 espèces de «vrais crapauds»: les Bufonidae. Ce sont ceux que la plupart des gens... Lire la suite >

Saule atteint de tumeurs du collet

Tumeurs du collet sur un saule greffé (Salix purpurea ‘Gracilis’). Source: Danielle Dion-Desbois Question: J’ai un saule arctique greffé sur tige sur lequel poussent des excroissances semblables à de grosses verrues tout le long du tronc. Est-ce une maladie et est-ce que je devrais couper mon arbre? Le feuillage est beau et ne semble pas avoir de problème. Danielle Dion-Desbois Réponse: C’est une tumeur du collet ou galle du collet causée par la bactérie Agrobacterium tumefaciens (aussi appelée Rhizobium radiobacter). Elle provoque des excroissances sur le tronc, les racines et les branches inférieures de nombreux végétaux, autant des arbres et des arbustes que des plantes herbacées. Les tumeurs grossissent peu à peu, devenant éventuellement ligneuses et dures. Dans le cas des plantes ligneuses, la plante infestée survit généralement aux tumeurs pendant plusieurs années, même des décennies dans le cas des grands arbres, mais éventuellement le développement des tumeurs et leur prolifération finissent par empêcher la circulation de la sève, ce qui mène à... Lire la suite >

Mon arboretum fauché

Source: Adumielauxepices.net & openclipart.org, montage: jardinierparesseux.com J’ai toujours été fasciné par la nature. Pendant mon enfance, on me trouvait la moitié du temps à plat ventre en train d’étudier les petits animaux et les plantes qu’on trouvait par terre. J’ai localisé quantité de trèfles à quatre feuilles, à cinq feuilles et même, une fois, à sept feuilles. C’est ce qui arrive à force d’avoir les yeux constamment rivés au sol. Mon père m’avait expliqué que ces trèfles étaient des erreurs de la nature, des «mutations», et qu’on pouvait parfois reproduire ces mutations végétales et même les vendre. Il m’avait expliqué que tous les érables de Norvège à feuillage pourpre — et Dieu sait qu’il y en avait beaucoup dans mon patelin — provenaient de telles mutations. Cela m’avait épaté et je décidai aussitôt de mon occupation future : explorateur à la recherche de plantes mutantes. J’allais parcourir le monde à la découverte de plantes rares et bizarres, surtout des plantes étrangleuses... Lire la suite >

N’empilez pas trop de terre sur les racines d’un arbre

Évitez d’empiler de la terre à la base d’un arbre. Source: inconnue. En faisant des travaux sur votre terrain, évitez d’ajouter trop de terre sur la zone racinaire d’un arbre (environ 1 ½ fois sa ramure), car cela peut sérieusement endommager ses racines, voire tuer l’arbre lui-même. C’est que les racines près de la surface du sol servent à alimenter l’arbre en oxygène. Si on les couvre de trop de terre, elles vont littéralement suffoquer. On voit souvent les entrepreneurs, par exemple, empiler de gros tas de terre sur le terrain lors de travaux. Qu’ils les posent sur un stationnement ou sur un gazon (facile à réinstaller), mais jamais au pied d’un arbre, surtout si la terre doit y rester plusieurs semaines. Pire, on voit parfois des entrepreneurs paysagistes (qui seraient censés savoir ce qu’ils font!) rajouter 45 ou 60 cm de terre, voire même plus, tout autour d’un arbre en voulant changer le gradient du terrain. Ce genre de... Lire la suite >

Supports en macramé pour plantes suspendues: de nouveau à la mode

Les suspensions en macramé sont de nouveau à la mode. Source:www.ftd.com Je suis assez vieux pour avoir vécu la mode du macramé* dans les années 1970. À l’époque, on voyait du macramé partout! Dans les décorations, les bijoux, les vêtements, etc., mais l’article le plus classique était le support à plante suspendue en macramé. Si vous aviez une plante en suspension dans les années 1970, 9 fois sur 10, elle pendait d’un support en macramé. J’en avais plusieurs moi-même. *Macramé: art créé à partir de tissus noués. Fabriquer son propre support en macramé était également très hot. Je ne l’ai jamais fait moi-même, mais j’étais plutôt l’exception que la règle. Que voulez-vous? J’aimais mieux cultiver des plantes que leur nouer des supports! L’engouement pour le macramé a duré une bonne décennie, mais s’est éventuellement éteint. Au milieu des années 1980, c’était totalement dépassé. Même mentionner le mot macramé vous faisait passer pour un hippie… et un hippie anachronique, de plus. Je pensais que... Lire la suite >

Nymphéa, nénuphar ou lotus?

Les jardiniers confondent ces trois plantes; elles sont pourtant très différentes! Source: www.woodvalefishandlilyfarm.com.au & www.rarexoticseeds.com Nymphéa, nénuphar ou lotus? Que de confusion avec les noms de ces trois plantes des genres Nymphaea, Nuphar et Nelumbo! D’accord, elles sont toutes des plantes aquatiques, avec des feuilles plus ou moins circulaires, mais elles ne sont pas nécessairement très apparentées. L’utilisation des noms nymphéa, nénuphar et lotus est tellement confuse que même Wikipédia n’arrive pas à faire une distinction très précise, notamment entre nymphéa et nénuphar. Essayons d’y voir plus clair. Qui a raison? La distinction entre nymphéa et nénuphar, surtout, est très controversée. Certaines autorités utilisent les deux noms indifféremment, ce qui, à mon avis, porte à confusion. Ce qui vous lirez ici est donc mon point de vue et d’ailleurs, le point de vue de plusieurs horticulteurs. Pour démêler la terminologie, je me suis surtout référé aux spécialistes des plantes aquatiques qui, eux, sont très précis dans leur utilisation des trois termes. Ma référence principale... Lire la suite >

Quand un arbre est sur le déclin

Le déclin d’un arbre est presque toujours une grande déception pour son propriétaire. Source: greenlv.wordpress.com Les jardiniers amateurs s’attendent à perdre les annuelles et les bisannuelles et même des vivaces, mais comme c’est choquant pour eux quand un arbre meurt! Après tout, les arbres ne vivent-ils pas pendant des siècles? En fait, non. D’accord, il existe des arbres millénaires, mais la vaste majorité des arbres ne vivent pas au-delà de 150 ans… et dans une banlieue, sujette à la pollution, aux températures extrêmes et à la salinisation et la compaction des sols, un arbre de 80 ans est un très vieux spécimen. Donc, quand vous habitez un ensemble résidentiel qui atteint un certain âge et où tous les arbres ont été plantés environ en même temps, il n’est pas étonnant de voir plusieurs arbres mourir l’un après l’autre dans l’espace de seulement quelques années. D’ailleurs, ce ne sont pas tous les arbres qui atteindront un âge vénérable. Dans la nature,... Lire la suite >

Plantes pour l’ombre sèche

L’ombre sèche est un des environnements les plus difficiles à aménager. Source: vapenw.co L’ombre sèche, une condition qu’on trouve habituellement au pied des grands arbres ou dans un milieu forestier, cause beaucoup de difficultés aux jardiniers. La plantation y est difficile à cause des nombreuses racines et ces mêmes racines siphonnent presque toute l’eau ainsi que les minéraux, en laissant très peu aux plantes de sous-bois. J’ai expliqué comment réussir le jardinage dans cette situation dans l’article Jardiner à l’ombre sèche mais, à ce moment, je n’avais pas assez de temps pour préparer une liste de plantes adaptées à cette combinaison de conditions. La voici enfin… Plus de 150 plantes qui tolèrent l’ombre sèche Acanthe (Acanthus spp.) zone 4 à 9, selon l’espèce Actée (Actaea spp.) zone 2 Ajuga (Ajuga reptans) zone 3 Alchémille molle (Alchemilla mollis) zone 3 Amélanchier glabre (Amelanchier laevis) zone 3 Ancolie du Canada (Aquilegia canadensis) zone 3a Anémone (Anemone spp.) zone 2 à 6, selon l’espèce... Lire la suite >

La loi de Murphy appliquée au jardinage

Corollaire de la loi de Murphy: à la fin, tout tourne mal; si ça semble s’arranger, c’est que ce n’est pas encore la fin. Source: monumentenglish.wordpress.com & clipartxtras.com, montage: jardinierparesseux.com J’ai d’abord appris la loi de Murphy dans le cours de chimie à l’école. Vous souvenez-vous? Elle dit que «tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera mal». On l’appelle aussi la loi de l’emmerdement maximum. Au fil des ans, j’en suis toutefois venu à la conclusion que Murphy devait avoir été non pas un chimiste, mais plutôt un jardinier. Car peu importe les efforts que vous déploierez pour obtenir de bons résultats, quelque chose tournera mal et alors votre jardin ne ressemblera jamais à la photo sur laquelle il était basé. Vous ne me croyez pas? Regardez la liste suivante et vous verrez que la plupart des situations s’appliquent à vous aussi! Avez-vous déjà remarqué que… Vous ne pouvez pas avoir une pelouse ou un potager digne de ce nom... Lire la suite >

Des conifères qui poussent à l’ombre

Haies d’ifs (Taxus x cuspidata ‘Hicksii’) créant un coin d’intimité à l’ombre. Source: www.instanthedge.com On croit à tort que les conifères ne peuvent pas pousser à l’ombre, mais en fait il existe quelques espèces qui conviennent aux coins mi-ombragés et même ombragés. En voici quelques exemples : L’if (Taxus spp.) est sans doute le conifère le mieux adapté à l’ombre. Il y a une vaste gamme de cultivars, grands ou petits, et au port dressé, évasé ou rampant, même à feuillage panaché, et c’est un des rares conifères qu’on peut tailler facilement. La rusticité peut toutefois être faible : pour les régions très froides, essayez l’if du Canada (Taxus canadensis, zone 2), l’if du Japon (T. cuspidata, zone 4) ou l’if hybride (Taxus x media, zone 5), en les plantant à l’abri du vent. Mais la patience est de mise: la croissance des ifs est souvent très lente. Dans les régions plus tempérées (zones 7 à 9), les céphalotaxes (Cephalotaxus spp.) sont de bons choix pour l’ombre ou la mi-ombre. Ils ressemblent... Lire la suite >