Des clivias heureux portant à la fois des fleurs et des fruits. Photo: Deborah Silver, pinterest.ca Parmi les plantes d’intérieur cultivées pour leur floraison, une des grandes vedettes est le clivia (Clivia miniata). Il produit, au sommet d’une tige rigide et épaisse d’environ 40 à 50 cm de hauteur, un gros bouquet de jolies cloches dressées orange à cœur jaune qui durera environ un mois, le tout mis en valeur par un éventail de feuilles rubanées larges vert très foncé, comme celles de l’amaryllis (Hippeastrum), mais persistantes et plus coriaces. C’est d’ailleurs une des plantes les plus faciles à cultiver dans la maison. Mais si le clivia est si extraordinaire, pourquoi n’en voit-on pas plus souvent dans les maisons? C’est qu’il est lent: lent à pousser, lent à faire des fleurs. Et bien des jardiniers ne sont pas très patients : ils veulent des résultats instantanés. Il arrive qu’on voie, en magasin, un arrivage de jeunes clivias déjà en fleurs.... Lire la suite >
Source: echarlestucker.com D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours consulté les catalogues de plantes et de semences… je présume donc que j’ai dû commencer vers l’âge de 9 ou 10 ans. Mon père en recevait et je les empruntais. Je me souviens que je m’allongeais sur mon lit avec un catalogue dans les mains, lisant attentivement chaque description, et ce, jusqu’à tard en soirée, alors que j’étais censé dormir. Pour moi, c’était aussi prenant qu’un roman d’aventures! Les catalogues de l’époque étaient bien sûr imprimés (je parle des années 1960; Internet n’existait pas encore!) et, depuis peu, la plupart des semenciers avaient commencé à publier non seulement une couverture en couleurs, mais aussi des pages en couleur à l’intérieur de la brochure. Donc, il y avait des photos à consulter, non seulement des descriptions écrites. J’étais fasciné par la beauté et l’originalité des végétaux que j’y trouvais. Je me souviens surtout que j’aimais les plantes surdimensionnées: les tournesols de 3... Lire la suite >
Que savez-vous vraiment sur les hostas? Photo: www.grassrootsdesign.ca L’hosta est l’une des plantes vivaces les plus cultivées dans les climats tempérés, mais cela ne signifie pas que toutes les informations qui circulent à son sujet sont exactes. Il existe quelques mythes sur les hostas qui se répètent sans fin. En voici 10: Mythe 1: Les hostas aiment l’ombre. Réalité: En fait, de nombreux hostas peuvent tolérer l’ombre, mais cela ne veut pas dire qu’ils l’aiment. C’est plus comme s’ils supportaient cet état puisqu’ils n’ont pas d’autre choix (si vous les avez plantés à l’ombre, ils n’ont pas la capacité de se déplacer à un endroit mieux éclairé par leurs propres moyens). Dans la nature, au Japon et en Chine, pays d’origine des hostas, la plupart reçoivent au moins quelques heures de soleil quotidiennement et bon nombre poussent même au plein soleil. Il est vrai que, dans les climats où les étés sont chauds, leurs feuilles peuvent brûler l’été si elles sont constamment exposées... Lire la suite >
Photo: ohsummossum.com Les terrariums sont très à la mode; on les voit dans toutes les jardineries et fleuristeries. Ces contenants vitrés, munis ou non d’un couvercle transparent, sont généralement décorés de plantations mixtes de petits végétaux, créant un effet de jardin en miniature. C’est tout à fait chic et sans doute que la plupart des gens en achètent un surtout pour leur beauté, mais saviez-vous qu’un terrarium bien conçu est plus facile à maintenir que n’importe quelle autre plantation faite à l’intérieur? C’est que, dans un terrarium, le taux d’humidité atmosphérique demeure toujours élevé: dans un terrarium fermé, il peut avoisiner les 100% alors que dans une maison normale il peine à atteindre 30%. Sachant que la plupart des plantes préfèrent une humidité de 70% et plus, on comprend qu’un terrarium leur apparaisse comme un paradis comparativement aux conditions à l’extérieur du contenant. Et cette forte humidité réduit de beaucoup les besoins en arrosage. Après tout, le gros de l’eau absorbée par une... Lire la suite >
Le poireau résiste bien à l’hiver et peut se pérenniser. Source: bonnieplants.com Normalement, on sème le poireau (Allium ampeloprasum, anc. A. porrum) à l’intérieur vers la mi-février ou au début de mars (donc, il faut commander les semences bientôt!) et le repique à l’extérieur 3 ou 4 semaines avant la date du dernier gel (le poireau ne craint pas le gel). Ensuite, on récolte le légume à l’automne, après le premier gel (le froid intensifie son goût). Puis on ressème l’année suivante, puis l’année suivante, puis… vous pigez? Mais le jardinier paresseux ne plante son poireau qu’une seule fois. Car le poireau n’est pas une annuelle, comme on le pense habituellement, mais une plante vivace très rustique (zone de rusticité 2 ou 3 pour le poireau dit «poireau d’hiver»). Pensez alors au poireau pérenne comme étant comparable, dans sa culture, à la rhubarbe. Vous le semez une année, mais c’est vraiment à partir de la troisième année que vous commencerez à avoir... Lire la suite >
Un pothos typique, non OGM. Source: gardengoodsdirect.com Des scientifiques de l’Université de Washington ont annoncé en décembre 2018 avoir modifié les gènes d’une plante d’intérieur populaire, le pothos (Epipremnum aureum), aussi appelé liane du diable, afin de mieux nettoyer l’air des toxines industrielles. Il est bien connu que l’air dans la plupart des maisons et des bureaux est très pollué, notamment par des composés organiques volatils (COV) tels que le formaldéhyde, le benzène et le chloroforme qui sont émis par de nombreuses sources: cuisine, meubles, peinture, papier, produits de nettoyage, tapis, fumée, bougies, assainisseurs d’air, produits de beauté, plastiques et beaucoup plus encore. Et il est également bien connu que les plantes purifient l’air et qu’elles sont même capables d’éliminer les particules très fines que les meilleurs filtres HEPA sont incapables d’atteindre. Le problème est qu’elles ne sont pas très efficaces. On estime, par exemple, qu’il faudrait plus de 20 plantes pour éliminer tout le formaldéhyde accumulé dans une pièce... Lire la suite >
Muflier ‘Grand Tetra en Mélange’. Source: www.australianseed.com Chaque année, le National Garden Bureau, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion des plaisirs du jardinage, sélectionne une annuelle, une vivace, une plante comestible et un bulbe à mettre en vedette dans son programme L’année de. C’est une excellente façon de découvrir une plante que vous ne connaissez pas ou pour en apprendre un peu plus sur une plante que vous cultivez déjà. Regardons alors le gagnant pour l’annuelle 2019, le muflier. Introduction Le muflier ou grand muflier (Antirrhinus majus), de la famille des Plantaginacées, est natif du pourtour de la mer Méditerranéenne, mais est désormais établi dans plusieurs pays à travers le monde en tant qu’échappé de jardin. Il peut se ressemer modestement dans votre propre plate-bande aussi, mais rarement assez pour devenir véritablement envahissant. Ce sont ses fleurs curieuses qui lui donnent à la fois ses noms botanique et commun. Anti (comme) et rhin (mufle) viennent du grec et... Lire la suite >
Source: radlawfirm.com, montage: jardinierparesseux.com Encore une autre année qui se termine et j’ai encore réussi à produire un billet horticole par jour. D’accord, il y a eu quelques cas où j’ai accidentellement publié deux billets la même journée et rien le lendemain, mais le total est le même : 365 billets publiés en 2018. Il y a maintenant plus de 1400 articles sur le site www.jardinierparesseux.com couvrant un vaste choix de sujets horticoles. Et le blogue est de plus en plus populaire : il y a eu plus de 4 millions de vues en 2018, 1 million de plus qu’en 2017. Et 2?567?464 «visiteurs». Évidemment, 2,5 millions de personnes différentes n’ont pas visité le blogue : la plupart de visiteurs sont des lecteurs assidus qui lisent le blogue plusieurs fois par année, sinon quotidiennement. International Le blogue Jardinier paresseux est écrit au Canada, plus spécifiquement dans la ville de Québec, et visait à l’origine un lectorat franco-canadien. Mais aujourd’hui, il est de plus... Lire la suite >
Pour la nouvelle année, passez de jardinier forcené à jardinier paresseux. Source: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux En cette veille du Nouvel An, quoi de mieux que de vous proposer des résolutions à prendre pour réduire vos efforts en jardinage? Après tout, avoir un terrain encore plus beau qui n’exige que le quart de l’entretien n’est-il pas un but intéressant à viser? Voici donc 10 résolutions qui vous seront utiles : Je ne planterai que des végétaux adaptés à mes conditions. Si votre jardin est ombragé, ne plantez que des végétaux adaptés à l’ombre. Si le sol y est toujours sec, cultivez-y des variétés adaptées à la sécheresse. Si vous savez que votre sol est très acide, limitez-vous aux plantes qui tolèrent un sol acide. Dans les régions aux hivers froids, prenez en considération la zone de rusticité et ne plantez que les plantes de votre zone ou des zones moindres (exemple, si vous vivez en... Lire la suite >
Serres de Allan Gardens décorées pour Noël. Source: torontobotanicalgarden.ca. Quand la neige commence à s’accumuler et qu’il ne peut pas sortir sans enfiler trois couches de vêtements, que le paysage est blanc mais que son esprit broie du noir, qu’est-ce que le jardinier septentrional peut faire? Aller passer une semaine ou deux sur une plage dans le Sud vous dites-vous? Mais cela nécessite beaucoup d’argent et de temps libre. Heureusement, j’ai une solution aussi efficace et beaucoup moins chère: pourquoi ne pas visiter la serre la plus proche? L’origine de mon amour pour les serres J’ai commencé à faire cela quand j’étais étudiant à l’Université de Toronto, ma ville natale. L’université est près d’Allan Gardens Conservatory, la grande serre victorienne de Toronto où je n’avais pas remis les pieds depuis mon enfance et que j’avais d’ailleurs essentiellement oubliée. Puis, par un jour d’hiver particulièrement sombre, alors que je devais me concentrer sur mes études, mais que je n’y parvenais pas,... Lire la suite >