L’été dernier, lors du symposium annuel de l’association Garden Communicators International à Chicago, dans l’Illinois, alors que je visitais le vaste et fabuleux Lincoln Park, j’ai vu une guêpe des plus étonnantes, bien plus grosse que toute autre guêpe que j’avais jamais vue. J’ai osé prendre une photo avec mon téléphone intelligent, même si je n’ai pas eu le courage de faire un égoportrait avec la créature dans ma main! Gigantesque, mais pas agressive Il s’avère que c’était une guêpe tueuse de cigales de l’Est (Sphecius speciosus), trouvée dans l’est des États-Unis et du Mexique. Par contre, il s’avère qu’il existe d’autres espèces de guêpes tueuses de cigales presque partout dans le monde, mais qu’elles sont absentes des régions septentrionales de l’Amérique du Nord où je vis. La limite nord pour l’espèce en question est l’extrême sud de l’Ontario, le seul endroit au Canada où il existe de telles guêpes. C’est une guêpe robuste, noire à brun rougeâtre, avec des... Lire la suite >
Si vous avez un rosier que vous appréciez particulièrement, vous pouvez le bouturer. On peut le faire à l’intérieur, en pot, mais il est aussi possible de faire le bouturage en pleine terre. Voici comment faire: Coupez une tige en croissance (en juin ou en juillet) d’environ 15 à 20 cm de longueur. Supprimez les feuilles inférieures pour dégager l’extrémité inférieure de la tige. Supprimez aussi toute fleur et tout bouton floral. Plongez l’extrémité inférieure de la bouture dans le sol dans un endroit mi-ombragé. Arrosez bien. Placez une bouteille à grand goulot inversée sur la bouture pour agir comme mini-serre. Quand de nouvelles feuilles apparaissent, enlevez la bouteille: votre bouture est enracinée! Transplantez la bouture dans un endroit convenable à la culture des rosiers (plein soleil, sol riche et bien drainé)… et regardez votre nouveau rosier pousser. Ce n’est pas plus compliqué que ça!
D’accord, mes lecteurs d’Europe et d’autres continents peuvent se détendre: l’herbe à la puce, aussi appelée herbe à puce, sumac grimpant ou sumac vénéneux (Toxicodendron radicans) n’existe pas chez eux. La plante est strictement nord-américaine. Mais elle est largement distribuée aux États-Unis et dans le sud du Canada. Les Nord-Américains — et les visiteurs en Amérique du Nord — doivent toujours être aux aguets. C’est de loin la cause principale des irritations allergiques dans les régions où elle pousse. Toxique L’herbe à la puce est toxique au toucher: ce n’est pas pour rien que son nom botanique est Toxicodendron! Elle produit une huile appelée toxicodendrol ou urushiol qui provoque des démangeaisons et des éruptions cutanées allergiques par contact direct ou indirect ou par l’inhalation de fumée. L’huile est présente sur toutes les parties de la plante: feuilles, tiges, racines et même fruits. Le «contact indirect» vient surtout en caressant votre chat ou votre chien qui a frôlé la plante dans ses pérégrinations. On peut... Lire la suite >
Une erreur fréquente des jardiniers débutants est d’arroser trop souvent, mais superficiellement, souvent tous les jours. Le résultat est que seulement le sol en surface est humidifié et alors, les plantes produisent des racines qui restent dans les 4 ou 5 premiers centimètres du sol, une situation qui laisse les plantes en situation de détresse, surtout quand le temps est chaud et sec. Idéalement, vous arroserez moins souvent, mais plus longtemps. Une fois par semaine* là où les températures sont modérées et où le sol retient bien l’eau; deux fois par semaine sous un climat plus sec et où le sol retient peu d’eau. Ces arrosages peu fréquents, mais abondants, assurent la pénétration de l’eau loin dans le sol, ce qui stimule les plantes à produire des racines qui s’étendent à tous les niveaux, même en profondeur. Ainsi, si le sol commence à s’assécher en surface, elles ne souffrent pas. *La culture en pot est une exception. Il peut falloir... Lire la suite >
Depuis quelques années seulement, les vétérinaires connaissent la cause d’une maladie musculaire mystérieuse et généralement mortelle affectant les chevaux et les autres équidés (ânes, mulets, etc.): la myopathie atypique des équidés. On sait désormais qu’elle est provoquée par l’ingestion de graines, de semis ou de feuilles d’érable contenant de l’hypoglycine A (HGA). Les symptômes chez l’équidé comprennent un comportement déprimé ou léthargique, une fréquence cardiaque élevée, une raideur musculaire et une réticence à marcher, une transpiration anormale, des tremblements et une urine allant du rouge au brun foncé. Selon différentes sources, 70 à 90% des chevaux atteints de la maladie en meurent. Pour compliquer davantage la situation, la myopathie atypique peut être confondue avec la colique à ses débuts. Cependant, ce qui devient de plus en plus clair à mesure que différentes études aboutissent, c’est que ce ne sont pas toutes les espèces d’érable qui sont impliquées, mais seulement quelques-unes. En Europe, le coupable serait l’érable sycomore (Acer pseudoplatanus), malheureusement... Lire la suite >
L’histoire du monstera Le monstera (Monstera deliciosa) a beaucoup à offrir: une tige épaisse, un port en liane, des feuilles XXL et aussi d’impressionnantes racines aériennes. Cela lui vaut un énorme succès sur Instagram et en fait un élément très apprécié pour l’aménagement d’une «jungle urbaine» chez soi. Le plus curieux est la forme des feuilles. Elles sont toujours en forme de cœur. Sur les jeunes spécimens, les feuilles sont entières. Avec l’âge, cependant, les feuilles deviennent de plus en plus grandes (elles peuvent éventuellement atteindre 90 cm de diamètre!) et commencent à se découper et à se percer. La feuille finit par ressembler à un fromage suisse! En plus, le monstera a le pouvoir d’assainir l’air, contribuant ainsi à l’instauration d’un climat agréable dans la maison. C’est un argument de vente très intéressant pour cette plante tendance. Origine Le monstera fait partie de la famille des Aracées et est ainsi un proche parent des philodendrons. Il y en a... Lire la suite >
Saviez-vous que le Canada n’a pas de fleur nationale? Une soixantaine de pays en ont une. La France en a même trois, la centaurée bleuet, la marguerite et le coquelicot. La Belgique aussi: l’iris des marais pour Bruxelles-Capitale, le coquelicot pour les Flandres et la gaillarde pour la Wallonie. Le Royaume-Uni en compte quatre: la rose (Angleterre), le narcisse (pays de Galles), le lin (Irlande du Nord) et le chardon (Écosse). Aux États-Unis, la rose est la fleur nationale et en Australie, c’est le mimosa doré (Acacia pycnantha). Et la Suisse et l’Autriche partagent l’edelweiss comme emblème floral. Il y a deux ans, à l’occasion du 150e anniversaire du Canada, une campagne a été organisée à travers le pays pour désigner une fleur nationale et plus de 10?000 personnes ont voté. La vaste majorité (plus des deux tiers) a choisi le quatre-temps (Cornus canadensis), aussi appelé cornouiller du Canada. C’était certainement un choix judicieux, car c’est l’une des rares plantes... Lire la suite >
Le bleuet ou blueberry (plusieurs espèces de Vaccinium à fruits bleutés, proches parentes de la myrtille commune, V. myrtillus, en particulier le bleuet à corymbes, V. corymbosum) était jusqu’à récemment un fruit essentiellement nord-américain, mais sa popularité augmente dans le monde entier et il est maintenant cultivé sur cinq continents. D’ailleurs, la Pologne est maintenant le troisième producteur mondial de bleuets, après les États-Unis et le Canada, avec 12?731 tonnes. Les petites baies délicieuses sont si populaires en Pologne que le pays a déclaré une Journée polonaise du bleuet (Polski dzie? borówki) le 1er juillet, ce qui correspond au début de la saison de récolte des bleuets dans ce pays. La Journée polonaise du bleuet réunit consommateurs et producteurs. Des présentations et des dégustations mettant en vedette les qualités des fruits frais et des conserves de bleuets ont lieu chaque année dans plus de 600 endroits à travers le pays. On qualifie souvent le bleuet de «superaliment», car il est riche en antioxydants, en phytoflavinoïdes,... Lire la suite >
Un mythe très tenace prétend que les coquilles d’œufs, quand on les écrase grossièrement, sont très coupantes et que les limaces se feraient déchirer en les traversant. Donc, on pourrait entourer une plante susceptible de subir des dommages par des limaces d’un anneau de coquilles d’œufs et ainsi la protéger, car aucune limace n’oserait traverser une telle barrière. En réalité, les limaces se couvrent d’une «bave» gluante justement pour se protéger des coupures. Cette bave (en fait, du mucus) est tellement efficace qu’elles peuvent même traverser des éclats de vitre sans le moindre dommage. Quant aux coquilles d’œufs, c’est du gâteau, car elles ne sont pas le moindrement coupantes (essayez de vous couper avec un morceau de coquille pour voir). De nombreuses études ont été faites à ce sujet et la conclusion est bien claire: les limaces traversent les barrières de coquilles d’œufs sans la moindre difficulté et sans subir aucun dommage. Même, d’après certaines études, si les coquilles ne... Lire la suite >
La première fois que vous voyez un lapin dans votre jardin, vous êtes sans doute content: il est si mignon! Vous appelez les enfants pour qu’ils viennent le voir, vous le prenez en photo, vous publiez les clichés sur Instagram, tout est merveilleux! Puis, la laitue au potager disparaît mystérieusement, coupée au sol. Et où sont les choux, pourtant bien présents hier? Et il y a des trous dans la plate-bande où il y avait de belles fleurs. Est-ce possible que ce petit lapin si adorable soit le coupable? Peu à peu, votre empathie pour les lapins cède la place à la méfiance ou même à la haine! Oui, les lapins peuvent devenir un fléau dans le jardin, surtout maintenant que leur nombre semble augmenter exponentiellement. Après tout, ils sont des herbivores, conçus par la nature pour manger les végétaux, et ils semblent attirés tout particulièrement par les mêmes légumes que nous. Non pas qu’ils s’y limitent, toutefois: toute plante... Lire la suite >