Les haricots mange-tout viennent en toutes sortes de couleurs. Photo: www.homepreservingbible.com Par définition, un haricot mange-tout (Phaseolus vulgaris) est un haricot qu’on récolte avant sa maturité, quand sa cosse est encore jeune et tendre, sans fil. La couleur de la gousse dépend de la variété semée au printemps: elle peut être verte, jaune, pourpre, rouge ou marbrée. À ce stade, la gousse est encore mince et on peut à peine distinguer les grains, encore immatures, à l’intérieur. On récolte les haricots filets — soit les haricots extraminces — encore plus jeunes, quand ils ont moins de 6 mm de diamètre: environ le diamètre d’un crayon. Si vous attendez trop, par contre, la gousse deviendra fibreuse et la graine, pâteuse. De plus, si vous laissez mûrir les haricots, la plante arrêtera de fleurir et d’en produire de nouveaux. Idéalement, donc, vous récolterez vos haricots mange-tout quand ils atteindront environ la taille et la forme que vous voyez à l’épicerie. Faites-le à... Lire la suite >
Syrphe typique, avec ses gros yeux et son abdomen bariolé jaune. Photo: www.kiwicare.co.nz Les humains ont tendance à considérer les mouches comme des insectes nuisibles, piqueurs, porteurs de maladies ou tout simplement dégoûtants. Et beaucoup de mouches partagent plusieurs de ces attributs. Par contre, si vous jardinez, il existe au moins un type de mouche qu’il vous faudra apprendre à apprécier: le syrphe. Il existe quelque 6?000 espèces de syrphes (mouches de la famille des Syrphidae). En anglais, on les appelle «hoverflies» car, grâce au battement rapide de leurs ailes, ils peuvent faire du vol plané («hover» en anglais). En effet, ce sont de véritables petits hélicoptères! Beaucoup de syrphes (mais pas tous) ont un corps rayé jaune et noir ou jaune et brun et alors les jardiniers les prennent souvent pour de petites abeilles ou guêpes, mais c’est un cas de mimétisme: ils ont adopté des couleurs semblables à celles des abeilles et des guêpes pour confondre leurs ennemis,... Lire la suite >
Le criocère du lis s’attaque aux lis et aux fritillaires de nos jardins. Photo: www.telegraph.co.uk J’écris habituellement ce blogue pour répondre aux questions de jardinage posées par d’autres personnes, mais j’en ai une moi aussi. Et peut-être avez-vous la réponse. Qu’est-il arrivé au criocère du lis (Lilioceris lilii)? J’en ai vu très peu dans mon jardin l’année dernière et aucun cette année. Oui, zéro! Pourtant, au cours des années précédentes, ils étaient si nombreux qu’il n’était vraiment plus possible de cultiver des lis (Lilium spp.) sans appliquer une méthode de contrôle quelconque. Ces insectes rouge vif seraient normalement difficiles à manquer: ils se démarquent vraiment des feuilles de lis vertes et les dégâts qu’ils causent, feuilles mangées et boutons floraux troués, sont assez évidents. Et ce n’est pas seulement chez moi qu’il y a une baisse. La lectrice Rebecca Baker, de Montréal, rapporte la même chose. Aucun criocère en 2019. Pourtant, elle réside à 250 km à l’ouest de chez... Lire la suite >
Ill.: www.pinclipart.com Quand vous désherbez, la meilleure façon de vous assurer que vous éliminez une mauvaise herbe et non une plante désirable est de tirer dessus. Si elle sort facilement du sol, c’est une plante désirable. Auteur inconnu
Maïs ‘Sierra Mixe’. Notez ses racines aériennes. Photo: Jean-Michel Ané Ajouter de l’azote aux sols sous une forme que les plantes peuvent utiliser afin de leur permettre de croître vigoureusement a longtemps été un problème majeur pour les agriculteurs et les jardiniers. Mais on a récemment découvert une ancienne variété de maïs (Zea mays) qui obtient le gros de son azote de bactéries se nourrissant du mucilage que produisent ses racines. L’azote (N) est abondant dans l’atmosphère et les plantes en ont grand besoin pour se développer, mais elles n’ont pas la capacité de l’absorber directement de l’air. Les agriculteurs dépensent alors des milliards de dollars et d’euros chaque année pour des engrais riches en azote que les plantes peuvent absorber par leurs racines, et à la fois la production de ces engrais et leur utilisation causent de nombreux problèmes environnementaux. Ne serait-il donc pas extraordinaire si les plantes pouvaient collecter de l’azote atmosphérique par elles-mêmes? Cela réduirait certainement la... Lire la suite >
Une cuvette autour de la plantation facilitera l’arrosage. Photo: ucanr.edu Pour assurer un arrosage convenable lors de la première année de plantation, soit l’année où les plantes s’établissent et ont besoin de plus d’arrosages, pourquoi ne pas former une cuvette d’arrosage autour de chaque nouvelle plante? C’est une technique surtout utilisée avec les arbres, les arbustes et les conifères, car leur établissement est habituellement plus lent que celui des plantes herbacées et aussi parce qu’ils sont habituellement de bonne taille à la plantation et exigent alors plus d’eau à chaque arrosage que les plantes de plus petites dimensions. On peut toutefois aussi l’appliquer à n’importe quelle plante, surtout si elle se trouve dans une situation où elle risque de souffrir d’un manque d’eau. Il s’agit de former une digue de terre d’au plus 15 cm de hauteur qui entoure la motte de racines. Quand vous arrosez, remplissez cette cuvette d’eau. L’eau descendra dans le sol exactement où la plante en... Lire la suite >
Fournissez toujours une sortie pour les animaux dans une margelle de fenêtre de sous-sol. Ill.: www.menards.com, www.homedepot.com & www.stickpng.com, montage: jardinierparesseux.com L’automne dernier, j’ai été horrifié de trouver un crapaud desséché au fond de la margelle de la fenêtre de sous-sol de ma maison. De toute évidence, il y était tombé à un moment donné au cours de l’été et n’avait pas pu en sortir. Ne voulant pas recommencer l’expérience (les crapauds sont parmi les meilleurs amis du jardinier!), j’ai placé une planche dans la margelle à un angle d’environ 45 degrés pour servir de rampe de sortie. Vous pourriez utiliser à la place une bûche ou encore, construire un escalier à crapauds avec de vieilles briques. Assurez-vous simplement de fournir quelque chose pour les crapauds — et tout autre petit animal — afin qu’ils puissent s’échapper de ce piège!
Ces croissances sont des racines aériennes. Photo: dirtyurbangardener.blogspot.com Question: Certaines de mes tomates présentent d’étranges bosses sur leurs tiges. J’ai bien peur qu’il s’agisse de champignons ou encore d’œufs d’insectes. Devrais-je arracher ces plantes pour protéger les autres? Un lecteur inquiet Réponse: Non, laissez-les tranquilles! Ce que je vois sur votre photo, ce sont de courtes racines aériennes, également appelées racines adventices. Leur présence est parfaitement normale. Certains cultivars de tomates en produisent facilement, d’autres pas du tout. Les conditions de culture semblent également être un facteur important dans leur formation. Sous une forte humidité atmosphérique, notamment, elles peuvent même croître considérablement, atteignant 2 à 4 cm de long. Les racines aériennes ne sont pas du tout nuisibles et alors il est inutile d’essayer de les supprimer. Si elles sont proches du sol, vous pouvez même les marcotter, c’est-à-dire les recouvrir de terre, et alors elles deviendront des racines terrestres à part entière, donnant ainsi à la plante un accès... Lire la suite >
C’est une photo comme celle-ci qui a lancé 35 ans d’efforts! Photo: www.premierseedsdirect.com Ah! Le fameux pavot bleu! Quel jardinier ne rêve pas de mettre dans son CV, sous la rubrique Réalisations, «Ai fait fleurir un pavot bleu»? Non seulement pour sa beauté, mais aussi parce qu’il est si… capricieux! En fait, c’est bien plus le défi de le cultiver qui nous intéresse que sa fleur même. Mes propres expériences avec cette plante remontent à mon enfance. J’avais peut-être 10 ans et j’avais vu dans le catalogue horticole de mon père une photo du pavot bleu (Meconopsis betonicifolia). Il paraissait si exotique que j’ai tout de suite su que je devais essayer de le cultiver. Mais mon père a refusé de m’en acheter des semences, disant que le pavot bleu était trop difficile pour de petits garçons. Trois ans plus tard, ayant réussi à cultiver des bégonias à partir de semences l’été d’avant, je me croyais prêt à relever tout... Lire la suite >
Agrégats de sol retenus sur un tamis de 4,75 mm après une expérience de tamisage en milieu humide. Photo: Nall Moonilall L’article suivant a été écrit par Nall I. Moonilall de l’Ohio State University pour le site Web Soils Matter, Get the Scoop! de la Soil Science Society of America, une source incontournable d’informations précieuses et honnêtes sur les sols que nous cultivons. Il a été traduit de l’anglais. Le sol sous vos pieds peut sembler être un matériau uniforme, mais en fait, c’est un mélange de particules de sol, de matière organique et d’autres composants minéraux et organiques. Pour qu’un sol soit en bonne santé, il doit avoir une bonne structure. Le sol est constitué d’une combinaison de particules primaires: sable, limon et argile. Ces particules peuvent être liées ensemble dans ce que les scientifiques du sol appellent des «agrégats». Ces agrégats sont des mottes de sol allant du niveau microscopique (moins de 0,25 mm de diamètre) au niveau macroscopique (plus de... Lire la suite >