Bruant à couronne blanche portant un transmetteur. Photo: Margaret Eng Si vous n’avez jamais entendu parler de la controverse entourant les pesticides néonicotinoïdes (généralement appelés néonics) et de leurs effets sur les pollinisateurs, en particulier sur les abeilles domestiques, vous n’écoutez pas très attentivement les médias. C’est un sujet de discussion depuis plusieurs années déjà. Mais, d’après une étude récemment publiée, ces insecticides pourraient aussi avoir un effet majeur sur les petits oiseaux. L’emploi des néonics En règle générale, les néonics sont appliqués sur les semences de grande culture comme le maïs, le soja et le colza (canola) avant leur ensemencement dans le champ. Quand les semis germent, ils absorbent le pesticide (qui est systémique) et celui-ci est alors diffusé à travers les plantes par la sève, les protégeant ainsi des insectes nuisibles qui pourraient vouloir les attaquer tels que les altises et les chenilles. L’effet sur les oiseaux Ça fait longtemps qu’on accuse ces pesticides de nuire indirectement aux petits... Lire la suite >
Tout jardinier peut semer des graines de pivoine, mais il doit s’armer de patience! Photo: palmitersgardennursery.com & www.ebay.ie, montage: jardinierparesseux.com Saviez-vous que, si vous êtes un jardinier très patient, vous pouvez faire pousser des pivoines à partir de semences? Prévoyez une attente de plusieurs années avant que la plante arrive à maturité et commence vraiment à fleurir abondamment, mais cultiver des pivoines de cette façon est loin d’être impossible. Notez que les pivoines que vous cultiverez à partir de graines ne seront probablement pas identiques à la plante mère. Cette dernière est sans doute d’origine hybride (la plupart des pivoines cultivées le sont) et donc, elle contient un mélange de gènes, ce qui donnera également un mélange de traits chez ses bébés. Alors, que puis-je dire, sinon… attendez-vous à des surprises! Voici comment procéder: De la floraison à la semence Commencez par ne pas agir! C’est-à-dire, ne supprimez pas les fleurs fanées de vos pivoines. (D’ailleurs, c’est quelque chose que... Lire la suite >
Ill.: www.rock-cafe.info& clipartpng.com, montage: jardinierparesseux.com La tendance dans les pépinières est de nous offrir des arbres de plus en plus gros calibre, une tendance qui a l’heur de plaire à plusieurs consommateurs, car ils y voient une façon pour obtenir des résultats plus rapidement. Mais il y a une différence entre «consommateur» et «jardinier paresseux». Le jardinier paresseux (et aussi le jardinier au budget modeste) préférerait, au contraire, les arbres de petite taille, voire même des boutures enracinées ou des semis de 2 ou 3 ans, aux arbres de gros calibre: ils sont moins coûteux (et comment!), plus faciles à transporter et à planter… et le taux de succès est nettement meilleur. En effet, chez presque tous les végétaux, les jeunes plants se transplantent mieux que les plus matures et reprennent mieux, poussant plus rapidement que les arbres de gros calibre. Ainsi, après 5 ans de culture, on ne voit souvent aucune différence notable entre un arbre de gros calibre qui... Lire la suite >
Le propriétaire qui veut installer une nouvelle pelouse a souvent avantage à la semer plutôt qu’à poser des rouleaux de gazon. D’abord, c’est beaucoup moins coûteux de commencer par des graines, mais surtout, semer une pelouse est encore plus facile que de poser un gazon en plaques et donne une meilleure qualité en fin de compte. Après tout, sur un terrain de golf, on n’utilise que des semences pour créer un nouveau vert, jamais des plaques de gazon! Voici comment faire: 1. Au mois de mai ou à l’automne (au plus tard 5 semaines avant que le sol gèle pour l’hiver), recouvrez la surface à gazonner de 15 cm de bonne terre. (Si la surface est très infestée de mauvaises herbes à racines traçantes [herbe aux goutteux, prêle, chiendent ou autres], recouvrez-la d’abord d’une barrière de 7 à 10 feuilles de papier journal humide avant de poser la terre.) Si vous avez déjà une pelouse et voulez la remplacer, enlevez-la d’abord au... Lire la suite >
Ill.: www.kissclipart.com & www.greenplumbingnj.com, montage: jardinierparesseux.com Question: Je me suis procuré, en début de saison, un fraisier en pot suspendu et, étonnamment, sa production de fraises a été généreuse. Avec l’automne qui arrive, comment le conserver pour l’an prochain? Jacques Arcand Réponse: Les fraisiers (Fragaria × ananassa) sont très rustiques (zone de rusticité 2 ou 3, selon le cultivar), mais une plante cultivée en panier ne profitera pas de la protection d’une grande masse de terre autour de ses racines (la situation en pleine terre). Exposée au froid de tous les côtés, elle risque de geler complètement pendant un hiver froid, une situation qui pourrait mettre fin à sa vie, même pour un fraisier bien robuste. La solution la plus facile est sans doute de placer la plante dans un garage un peu chauffé ou dans un caveau à légumes. Ne vous pressez pas pour le faire: vous pouvez laisser la plante subir quelques gelées légères auparavant pour stimuler la dormance. Agissez... Lire la suite >
Les tablettes dans mon coin de rempotage ont plus de 60 cm de profondeur et sont entièrement remplies de pots. Photo: jardinierparesseux.com Oui, je suis un accumulateur de pots. Comme on voit dans les émissions de télévision américaines au sujet des «hoarders», ces gens qui entassent des milliers d’objets disparates dans leur résidence, j’ai des tas de pots — littéralement des milliers! — dans mon sous-sol, plus que je ne pourrai jamais espérer utiliser, mais je continue à en ramasser davantage. Officiellement, on appelle cette manie de collectionner à outrance la syllogomanie ou encore, la thésaurisation pathologique. J’ai aussi vu «trouble d’accumulation compulsive». C’est une difficulté persistante à se défaire de biens matériels. Eh bien, j’arrive sans difficulté à donner mes vieux vêtements usés, mais pas mes pots. Diagnostiqué Comme beaucoup d’accumulateurs d’objets, je ne savais pas que j’avais un problème. Je ne faisais que mettre des pots de côté pour une utilisation future, après tout. Puis, un jour, je montrais... Lire la suite >
Salle d’exposition du congrès GardenComm 2019. Photo: Janet Carson, www.arkansasonline.com Chaque année, depuis maintenant 30 ans, je participe au congrès annuel de Garden Communicators International (GardenComm), anciennement la Garden Writers Association, tenu cette année en septembre à Salt Lake City, dans l’Utah. Et chaque année, je reviens avec de nouvelles idées de plantes et de produits que je voudrais essayer moi-même et aussi partager avec mes lecteurs. Tous ces produits sont déjà sur le marché ou le seront au début de l’année prochaine. Voici quelques-unes de mes découvertes pour 2020: Saule tomenteux Iceberg Alley(Salix candida ‘Jefberg’) Ce petit arbuste arrondi aux feuilles étroites argentées est vraiment assez original. Avec son feuillage si brillamment argenté des deux côtés et sa petite taille, il a plus l’air d’un chalef que d’un saule. De plus, c’est une plante «du Grand Nord», capable de supporter le froid extrême (zone de rusticité 2). D’ailleurs, la plante a été trouvée dans le nord de Terre-Neuve par le botaniste... Lire la suite >
Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe, sinon une plante faisant face à un jardinier en colère? Debra Knapke, consultant horticole Ill.: webstockreview.net, www.pngkey.com & clipart-library.com, montage: jardinierparesseux.com
Ces tulipes sont des Darwin hybride et peuvent fleurir annuellement pendant 15 ans et même plus. Photo: www.whiteflowerfarm.com Les tulipes ont la réputation de ne pas être très durables. En effet, souvent leur floraison diminue d’année en année: la première floraison, superbe, est suivie d’une deuxième floraison plus modeste, puis d’une troisième encore plus faible. Habituellement, au bout de 4 ans, il n’y a plus que du feuillage. Heureusement, il y a une solution à ce problème… mais d’abord, une explication: Pourquoi une vie si courte? Dans la nature, toutes les tulipes sont des bulbes bien pérennes. Elles reviennent d’année en année, se divisant au pied avec le temps pour former des touffes, comme toute autre plante vivace. Mais les tulipes cultivées ont été développées non pas en vue d’une floraison répétée, mais surtout en vue d’une floraison unique. Il faut comprendre que la majorité des bulbes de tulipe produits aux Pays-Bas sont destinés à l’industrie de la fleur coupée,... Lire la suite >
Galles chevelues du rosier. Photo: Peter O’Connor, www.flickr.com. Question: Depuis dix ans que nous avons notre rosier sauvage, jamais nous n’avions vu ces fleurs formidables se former (début août). Je dis «se former», puisqu’étrangement, elles semblent pousser autant sur les feuilles que sur les branches du rosier. Est-il possible que ce soit une espèce qui en parasite une autre? Ça ressemble à des pompons: des boules de poils. Avec des couleurs variées (jaune, or, rose, rouge, braise, etc.). Simon Lanctot, Lévis Réponse: Il ne s’agit pas de fleurs, mais de galles chevelues du rosier, aussi appelées bédégars ou barbes de Saint-Pierre, causées par une petite guêpe noire appelée cynips du rosier (Diplolepis rosae). L’adulte est rarement vue, mais elle perce une tige ou la nervure d’une feuille avec sa tarière et y pond jusqu’à 60 œufs. Cela provoque la formation d’une galle de taille variable (plus il y a de larves à l’intérieur, plus elle est grosse) qui se couvre... Lire la suite >