Peut-on arroser les légumes avec l’eau de vaisselle? Photo: Kristin Homan, flickr Question: En ces temps de pénurie d’eau, j’ai eu l’idée d’utiliser mon eau de vaisselle pour arroser le potager. Je me demande si c’est une bonne idée. Je place un bac dans mon évier et lorsque je me lave les mains (on le fait souvent ces temps-ci) ou lorsque je rince ma vaisselle sous le robinet, le bac se remplit et ensuite je le vide dans mon arrosoir. J’utilise aussi l’eau récupérée de mon déshumidificateur. Est-ce un problème pour mes légumes de les arroser avec ces eaux? Louise Morin Réponse: Il n’y a aucun problème à utiliser l’eau du déshumidificateur, car il s’agit uniquement de H2O (le processus de déshumidification élimine tous les minéraux). Cependant, employer de l’eau de vaisselle dans le potager est une question beaucoup plus complexe. L’eau de la vaisselle ainsi que l’eau de la douche, de l’évier de la cuisine, du lavabo de la salle de... Lire la suite >
Le compostage de surface: efficace, mais pas nécessairement joli. Photo: www.lesjardinsduclosjoli.fr En cette période où le compostage domestique est surtout une question de bacs en plastique et de couches soigneusement planifiées de matériaux bruns et verts, le compostage de surface apparaît comme quelque chose de radical et d’innovateur. Pourtant, c’est la première forme de compostage, celle que nos ancêtres cultivateurs utilisaient, et elle est si facile à réaliser. La technique ne pourrait pas être plus simple: jetez simplement vos déchets décomposables dans le jardin, à travers les plantes qui y poussent. Pas besoin de les enterrer (bien que vous puissiez le faire aussi, mais cela relève alors du compostage en tranchées). Laissez-les simplement pourrir (le terme moins poli pour décomposer) là où ils tombent. Et en se décomposant, les déchets nourriront le sol en minéraux et le sol fertilisera à son tour vos plantes. Oui, tout comme le compostage domestique habituel, mais avec moins d’étapes. Le compostage de surface a... Lire la suite >
Des pivoines qui s’écrasent au sol ne méritent pas de vivre. Photo: behnkes.com Je n’ai jamais aimé les pivoines aux tiges faibles et je n’ai jamais senti le besoin de les cultiver. Il me semble que le moins qu’on puisse attendre d’une plante est qu’elle se tienne debout! Une plante qui s’écrase au sol ne mérite pas de vivre! Pourtant, des générations de jardiniers cultivent des pivoines qui n’ont pas plus de tonus qu’une feuille de laitue au soleil. Le moindre vent et elles s’écrasent au sol, face dans la boue. Et c’est encore pire quand il pleut! Bien sûr, les pivoines en question sont toutes des «vieilles favorites»: des variétés ancestrales qui ont été transmises de génération en génération afin de démoraliser les nouveaux jardiniers. Vous auriez pensé que les jardiniers sages les auraient abandonnées il y a fort longtemps, mais non. Même si les hybrideurs de pivoine ont mis d’innombrables heures à développer de superbes variétés aux tiges... Lire la suite >
La sylphie perfoliée (Silphium perfoliatum) est une vivace géante. Photo: meadowviewfarmandgarden.com La gentille géante en question est la silphie perfoliée ou silphium perfolié (Silphium perfoliatum), une vivace très attrayante et de grande taille, facile à cultiver, mais en fait rarement vue dans nos jardins. Son aire naturelle couvre la moitié est de l’Amérique du Nord où elle est surtout devenue abondante depuis que le défrichage des terres a augmenté la part de prairies humides et de fossés, deux milieux qu’elle semble préférer. Cette plante est facilement reconnaissable par ses énormes feuilles triangulaires opposées vert foncé et luisantes, car elles sont perfoliées, c’est-à-dire qu’elles sont soudées ensemble à la base, ce qui donne l’impression qu’elles sont transpercées par l’épaisse tige qui est, curieusement, ailée et carrée, garante d’une identification rapide. Les feuilles dentées s’arquent vers le haut, puis vers l’extérieur, créant à la base des feuilles soudées une coupe où l’eau de pluie s’accumule. Cela plaît beaucoup aux oiseaux, qui peuvent s’y abreuver... Lire la suite >
Papillon monarque (Danaus plexippus). Photo: Kenneth Dwain Harrelson, Wikimedia Commons J’ai écrit sur le papillon monarque (Danaus plexippus), le lépidoptère migrateur le plus connu au monde, plus d’une fois dans ce blogue (Contribuez à la conservation des monarques, Il faut plus que des asclépiades pour sauver les monarques, Les monarques débarquent en Europe!, etc.). Après tout, quel amateur de nature peut s’empêcher de s’émerveiller devant un simple papillon dont la migration annuelle de 4 800 km l’amène des montagnes du Mexique aux limites de la forêt boréale au Canada, puis de nouveau au Mexique? Mais on fait encore beaucoup de recherches au sujet de ce célèbre papillon et les scientifiques en apprennent plus à leur sujet chaque année. Voici quelques découvertes récentes à noter: Population hivernale en baisse Malheureusement, les autorités mexicaines signalent que le nombre de papillons monarques hivernant dans les forêts mexicaines a diminué de moitié au cours de l’hiver 2019-2020. Seulement 2,83 hectares en étaient couverts, soit une diminution de 53% par... Lire la suite >
La culture des trois sœurs. Photo: www.tasteantigua.com En cette Journée nationale des autochtones (Canada), pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le jardin des trois sœurs, cette méthode amérindienne de culture des légumes qui était pratiquée autrefois presque à la grandeur de l’Amérique du Nord, du Panama jusqu’au Québec? Peu de jardiniers modernes pensent à faire cette culture chez eux. Mais, pourquoi pas, puisqu’elle a bien fait ses preuves depuis des millénaires! Les Iroquoiens du Saint-Laurent, aujourd’hui disparus, pratiquaient cette culture quand Jacques Cartier est arrivé à Stadacona (Québec) en 1534. Les Mayas faisaient la même culture en Amérique centrale sous le nom de «milpa» et la pratiquent toujours de nos jours. Culture complémentaire L’idée de la culture des trois sœurs est de marier, dans un même lot, trois légumes aux traits complémentaires: le maïs ou blé d’Inde (Zea mays), le haricot (différentes espèces de Phaseolus) et la courge (Cucurbita pepo). Les variétés utilisées variaient énormément, en partie selon le climat: certaines... Lire la suite >
Les Jardins de Métis au Québec sont parmi les jardins qui rouvrent aujourd’hui. Photo: www.professionvoyages.com Après plusieurs mois de fermeture à la suite du confinement dû a la COVID-19, les jardins publics rouvrent peu à peu après souvent plusieurs mois de fermeture. Je ne ferai pas dans ce blogue la liste des jardins ouverts au public, car les informations changent pratiquement tous les jours, mais la majorité des jardins publics sont maintenant ouverts* et prêts à recevoir des visiteurs que ce soit ici au Canada, en Europe ou ailleurs dans le monde. En fait, si j’ai choisi d’écrire cet article le 20 juin, d’ailleurs la Journée nationale du jardin au Canada, c’est parce qu’il semble être «le grand jour de la réouverture» pour un nombre particulièrement important de jardins. Alors, vérifiez sur le site Web du jardin que vous prévoyez visiter ou téléphonez à l’avance — vous ne voulez pas être déçu! — pour être certain qu’il est ouvert, mais il y a... Lire la suite >
Pour éliminer les limaces, plantez des végétaux que les limaces n’aiment pas! Ill.: moziru.com & Clipart Library, montage: jardinierparesseux.com Le vrai secret pour contrôler facilement les limaces n’est pas de les combattre avec des barrières de coquilles d’œuf, des pièges à la bière ou d’autres leurres, répulsifs ou trappes, mais d’éliminer les plantes qui les attirent et de les remplacer par des plantes qui ne le font pas. Le cas classique est bien sûr l’hosta. Les hostas ont la réputation d’attirer les limaces. En fait, cependant, seuls quelques hostas parmi les milliers sur le marché sont réellement à blâmer. En fait, trois hostas — d’ailleurs, de loin les plus populaires dans nos jardins — sont les principales victimes des attaques de limaces: Hosta ‘Undulata Albomarginata’, un hosta de taille moyenne aux feuilles ondulées assez étroites bordées de blanc, H. ’Undulata Mediovariegata’, similaire, mais avec une panachure inverse (c’est le centre de la feuille qui est blanc) et H. ‘Undulata Univittata’, encore une fois avec les mêmes feuilles ondulées... Lire la suite >
Ill.: webstockreview.net & www.deviantart.com, montage: jardinierparesseux.com Il fait beau et chaud: justement la bonne saison pour faire une bonne grillade sur le barbecue. Alors, vous sortez, les biftecks (ou steaks de champignon si vous êtes végétarien) empilés dans l’assiette, vous ouvrez le gril… et une dizaine de perce-oreilles (forficules) tombent à gauche et à droite. C’est dégoûtant… mais très courant. En fait, les perce-oreilles adorent se cacher dans les barbecues. Nocturnes, ils cherchent un endroit sombre pour passer la journée. Et ils sont aussi attirés par la graisse et l’huile qui s’y accumule. Donc, un abri et un garde-manger tout-en-un? Les perce-oreilles se sentent au septième ciel dans un barbecue! Il faut souligner que les perce-oreilles (Forficula auricularia) ne sont pas dangereux pour les humains et que, s’ils tombent dans votre sauce barbecue pendant le grillage, ils ajoutent juste un peu de protéine, car ils ne sont même pas toxiques. Par contre, par pure politesse, il est suggéré d’enlever les perce-oreilles avant de... Lire la suite >
Chardonneret jaune sur une échinacée. Photo: www.americanmeadows.com Si vous êtes habitué à nourrir les oiseaux, vous n’avez pas pu vous empêcher de remarquer l’énorme augmentation du coût des «graines pour oiseaux» vendues dans le commerce. Le coût de certaines graines a triplé ces dernières années et nourrir les oiseaux devient un passe-temps qui coûte de plus en plus cher. Et le marché est énorme: aux États-Unis seulement, plus de 40 millions de personnes ont installé des mangeoires pour attirer les oiseaux, ce qui a généré 6,3 milliards de dollars en dépenses pour les graines et mangeoires pour oiseaux. Et les coûts de production ne cessent d’augmenter, de sorte que les semences vous coûtent de plus en plus chaque année. Du moins, si vous les achetez prêtes à servir aux oiseaux. Mais que diriez-vous de cultiver vos graines pour oiseaux vous-même? C’est en fait facile à faire si vous avez un espace ensoleillé et un peu de temps pour démarrer le projet. Presque... Lire la suite >