Les étalages des jardineries et des fleuristes sont pleins de potées fleuries ces jours-ci. Après tout, Pâques est l’une des quatre occasions majeures (avec Noël, la Saint-Valentin et la fête des Mères) où les gens s’achètent des fleurs. Et le choix est vaste: lis de Pâques, anémones, renoncules, chrysanthèmes, quatre-saisons, calcéolaires et bien plus encore. Et toutes ses plantes égayeront bien la maison durant la période pascale. Par contre, sous la plupart des conditions, aucune ne refleurira, ni comme plante d’intérieur ni dans le jardin extérieur. Il faut considérer ces plantes comme étant des éphémères, tout juste bonnes pour lancer au compost après la floraison. Il existe toutefois des plantes de Pâques qui ont une vie au-delà de la semaine pascale: les lis asiatiques et les primevères deviendront de fidèles serviteurs si plantés dans le jardin; les azalées, les violettes africaines, les orchidées et les hibiscus peuvent survivre et refleurir en tant que plantes d’intérieur. Enfin, il existe aussi les... Lire la suite >
Question J’ai à refaire mon gazon. Quelle sorte de graines me conseillez-vous? Existe-t-il des graminées qui restent naines et sans entretien? Quelle est la méthode d’ensemencement? Réponse Il n’existe aucun gazon sans entretien (le gazon est un milieu artificiel et, de ce fait, demande toujours une certaine aide), mais il existe des gazons à entretien minimal. De tels gazons ne sont pas disponibles sous forme de rouleaux, seulement sous forme de semences et habituellement ils s’affichent comme tels, avec une étiquette indiquant «gazon à entretien minimal» ou autre phrase similaire. De tels gazons sont toujours des mélanges de plusieurs graminées spécialement choisies pour leur capacité à bien pousser sans l’addition d’engrais et dont la croissance est moins rapide que celle des autres graminées de gazon, ce qui donne une moindre fréquence de tonte. De plus, les graminées choisies résistent mieux aux maladies que les gazons en rouleaux. Également, ces mélanges contiennent normalement des endophytes, soit des champignons bénéfiques qui vivent... Lire la suite >
Il y a de ces techniques horticoles qui sont si répandues qu’on n’y pense même pas: on les applique, un point c’est tout. L’une de ces techniques, c’est l’utilisation d’une couche de drainage dans le fond des pots de nos plantes d’intérieur et de nos contenants pour l’extérieur. Pourtant, les experts horticoles nous disent depuis longtemps qu’une couche de drainage est inutile, voire néfaste pour les plantes. Cela fait belle lurette que l’on a cessé de l’appliquer dans l’industrie horticole (quand, pour la dernière fois, avez-vous vu une couche de drainage au fond d’une potée achetée au magasin?). Or, si quelque chose ne se fait plus à l’échelle de la production, il vaut peut-être la peine de découvrir pourquoi. La couche de drainage… Dans mon cas, le début de la fin fut en 1979. J’avais pris l’habitude d’utiliser une couche de drainage bon marché: les gravillons du stationnement de l’édifice à logements où j’habitais. C’était bien pratique: même pas besoin... Lire la suite >
Poiriers et pommiers ne se fécondent pas Question J’avais deux poiriers ‘Beauté flamande’ achetés l’an dernier. Un est mort et l’autre se porte bien. Dois-je en acheter un deuxième afin de faciliter la pollinisation? Est-ce que le fait d’avoir deux pommiers dans les environs peut remplacer le poirier mort? Réponse La plupart de poiriers sont autostériles, c’est-à-dire qu’ils n’acceptent pas leur propre pollen, mais exigent le pollen d’un autre cultivar pour produire. Notez bien que j’ai dit un autre «cultivar» (variété). Il est insuffisant de planter deux poiriers du même cultivar: il s’agit de clones identiques et qui seront donc autostériles. Par contre, votre poirier est une exception à la règle. Pyrus communis ‘Beauté Flamande’ est partiellement autofécond (autofertile). Autrement dit, même s’il n’y a pas d’autres poiriers dans les environs, il produira quelques fruits. Pour obtenir une bonne récolte, cependant, il vous faudra un autre cultivar. ‘John’ et ‘David’ seraient deux cultivars assez rustiques pour notre région alors que... Lire la suite >
Je reviens de ma marche quotidienne, une activité normalement agréable… sauf à cette période de l’année où certains citoyens, que l’on pourrait surnommer les pelleteurs pressés du printemps, s’adonnent à un rituel bien particulier: projeter leur neige résiduelle sur la chaussée. Aujourd’hui, j’ai même dû demander à l’un d’eux de suspendre son élan une seconde, sous peine de recevoir une belle pelletée de neige compactée en plein visage. Qui sont ces gens qui lancent la neige dans la rue? Peut-être des impatients du printemps, convaincus qu’un petit coup de pelle bien placé accélérera l’arrivée des beaux jours. Peut-être des pragmatiques qui ne savent plus où empiler leur neige. Quoi qu’il en soit, leur enthousiasme débordant a un effet bien réel: transformer la chaussée en un parcours du combattant pour les passants et les automobilistes. Il faut dire que cette pratique est non seulement gênante, mais aussi illégale. Pourtant, rares sont les contraventions distribuées pour ces petits dépôts saisonniers. Il y a bien... Lire la suite >
Un « cèdre » en fruits Question J’ai un très grand et haut cèdre qui a fait des pousses différentes l’été dernier. C’étaient des boules vert pâle qui sont devenues sèches et brunes à l’automne. Ce n’est réellement pas très beau. Que dois-je faire avec elles? Réponse Ces «boules» sont en fait des cocottes… et les petites cocottes contiennent les semences de la génération future. Les cèdres – en fait, des thuyas (Thuya occidentalis) –, ne fleurissent et ne fructifient pas tous les ans, mais tendent à le faire à une fréquence irrégulière. Donc, rien ne dit que vous aurez le même «problème» cette année. De toute façon, il n’y a rien à faire pour le prévenir, sinon enlever le coupable. Sachez que les cocottes de l’an dernier seront vite cachées par les pousses de l’année et ne seront bientôt plus visibles. Elles tomberont avec le temps. Farniente printanier Question Cet automne, j’ai fait ce que vous avez recommandé pour... Lire la suite >
Aujourd’hui, les membres de la diaspora irlandaise du monde entier portent le vert, un symbole de ce pays verdoyant. On sait que le vert des Irlandais vient du trèfle… mais moins de gens savent pourquoi le trèfle est l’emblème de l’Irlande. L’histoire est la suivante: Au 5e siècle de notre ère, un missionnaire, le futur Saint Patrick, se rend en Irlande. Son but? Convertir ces païens d’Irlandais au catholicisme. Selon une légende populaire, il se serait penché, aurait ramassé une feuille de trèfle, et expliqué que les trois folioles représentaient le père, le fils et le Saint-Esprit. Mais que, tout en étant trois, elles ne formaient qu’un tout, tout comme la Sainte Trinité. Émerveillés devant cette explication, les Irlandais se seraient convertis… et ils portent encore une feuille de trèfle à la boutonnière à la Saint-Patrick, le 17 mars. Le reste des Îles britanniques Chez les Écossais, c’est le très piquant chardon qui est l’emblème floral. Mais pourquoi une plante... Lire la suite >
Question Je veux créer un jardin d’eau dans la maison pour mes 2 poissons et ma tortue. J’aimerais avoir quelques conseils et détails pour l’équipement, la pompe et le filtre et produits d’entretien. Réponse Il n’y a rien de très compliqué à faire un bassin d’eau à l’intérieur, si ce n’est que la lumière plus faible réduira de beaucoup votre choix de plantes. En effet, les nymphéas, les jacinthes d’eau et les laitues d’eau, qui sont le propre des jardins d’eau en plein air, peinent à survivre à l’intérieur, à moins d’ajouter un système d’éclairage très puissant. Utilisez plutôt des plantes vertes tropicales semi-aquatiques comme le papyrus nain (Cyperus alternifolius) et les plantes d’aquarium, dont plusieurs, comme l’anubias (Anubias barteri) et la mousse de Java (Vesicularia dubyana), tolèrent un éclairage faible. Le bassin lui-même peut être un bac, un demi-tonneau ou un bassin prémoulé. Comme il sera sans doute de taille relativement limitée, les pompes et les filtres utilisés par... Lire la suite >
Qui n’apprécie pas le volettement et les jolis coloris des papillons et des colibris dans nos jardins? Mais force est de constater que ces beaux animaux ne fréquentent plus aussi assidûment nos cours qu’ils l’ont déjà fait… en bonne partie à cause du mode de vie des propriétaires. En effet, cet amour pour la «pelouse à perte de vue», encore si dominante sur nos terrains, ne leur laisse plus de place… mais heureusement, il est possible de renverser la vapeur et de les réinviter chez nous. Papillons et les colibris, même source d’énergie Le premier constat à faire est que les papillons et les colibris, même s’ils ne sont pas apparentés, dépendent directement de la même source d’énergie pour leur survie: le nectar des fleurs. Le colibri, avec son long bec, peut chercher au fond des fleurs pour obtenir sa portion de liquide sucré alors que les papillons portent une longue trompe, enroulée lorsqu’ils sont en vol, mais qui s’étire... Lire la suite >
Rappelez-vous, il y a plusieurs années, la NASA (celle des astronautes!) a fait une étude sur les possibilités de filtrer les polluants de l’air des demeures. L’étude était assez alarmante au premier abord, car elle indiquait que les maisons étaient fortement polluées. En fait, mieux valait inspirer l’air du centre-ville de Manhattan à l’heure de pointe plutôt que celui d’une maison ou d’un bureau. La raison? Plusieurs produits dont nous ne nous méfions pas dans notre vie quotidienne – tapis, aérosols, peintures, bois pressé, colles, photocopieurs, produits de beauté, cigarettes, etc. – dégagent des gaz très toxiques, tel le formaldéhyde, le benzène, le chloroforme et d’autres bien pires encore. La solution? Les plantes d’intérieur Heureusement, la NASA a aussi trouvé une solution à ce problème: cultiver des plantes d’intérieur. Les végétaux, avait-elle découvert, ont la capacité de rendre l’air tellement pur qu’il ne vaut pas la peine de faire une cure dans les Alpes pour nettoyer les poumons. L’air des... Lire la suite >