L’iris des jardins nécessite une division assez fréquente. Photo: tbrnewsmedia.com En cette année de l’iris, parlons un peu d’une tâche qui revient toutes les quelques années: la division de l’iris des jardins (Iris × germanica). Cet iris, aussi appelé iris germanique, iris barbu ou iris à barbe, produit de grosses fleurs multicolores à la fin du printemps ou au début de l’été, avec, sur les sépales un peu retombants, une «barbe» (une espèce de brosse de poils jaunes), d’où les noms d’iris barbu et d’iris à barbe. Cet iris est facile à distinguer des autres (et il existe de nombreuses espèces d’iris) par ses feuilles en forme d’épée qui poussent en éventail à l’extrémité d’épais rhizomes reposant à la surface du sol ou partiellement exposés. Chez les autres iris, le rhizome est soit absent, soit très petit, et toujours enterré: si vous voyez ces curieuses structures, rappelant des pommes de terre allongées, bien visibles à la base de la plante, il s’agit d’un... Lire la suite >
Ill. : pensezbleu.com Soyez vert et pensez bleu! Plus d’information chez pensezbleu.com.
L’euphorbe maculée est de plus en plus problématique sur nos terrains. Photo: L’euphorbe maculée: peu connue, mais envahissante Dans ma région, l’été 2019 a été une année record pour l’euphorbe maculée (Euphorbia maculata, anciennement connue sous le nom de Chamaesyce maculata). Parfois appelée euphorbe de Jovet ou euphorbe à feuilles tachetées, cette mauvaise herbe annuelle à croissance basse et tapissante est la plus souvent vue dans les pelouses clairsemées, le long des routes, entre les pavés, dans les fissures de trottoir et dans les terrains vagues et autres endroits ensoleillés au sol perturbé. Au Québec, nous avons connu un mois de juillet très chaud et sec, quelque chose que les graminées de pelouse détestent, ce qui a permis à l’euphorbe maculée, normalement une mauvaise herbe assez discrète, de ressortir de la foule. En conséquence, je reçois photo après photo de cette plante, demandant ce que c’est. Je vais essayer de répondre à ces questions ici. Bien que très adaptable, l’euphorbe maculée semble... Lire la suite >
La cochenille du magnolia est l’une des plus grosses au monde. Photo: www.ontree.ca Question: Mon magnolia a des bosses blanches sur son écorce et beaucoup d’insectes, comme les fourmis et les guêpes, semblent le visiter (à la recherche de nourriture?). Est-ce un problème? Que devrais-je faire? Marlena Nappi Réponse: Les insectes qui visitent votre magnolia ne sont pas un problème en tant que tel, c’est la raison de leur visite qui est inquiétante. Ils recherchent probablement du miellat, un liquide sucré dégagé par les insectes suceurs, ce qui signifie que les bosses blanches sur l’écorce de votre magnolia sont probablement des cochenilles… et pas n’importe quelles cochenilles, mais des cochenilles géantes. Les magnolias (Magnolia spp.), de populaires arbustes et arbres à floraison surtout printanière, sont généralement assez résistants aux insectes ravageurs, mais les cochenilles du magnolia (Neolecanium cornuparvum) sont une exception. Cet insecte, autrefois limité aux espèces américaines de magnolias, en particulier au magnolia acuminé (M. acuminata) et au magnolia à grandes fleurs... Lire la suite >
Quand les plantes dans vos jardins en contenant grossissent, il faut les arroser davantage. Photo: Share Bear, Wikimedia Commons De plus en plus de personnes cultivent des plantes en bacs et jardinières. Les balcons, patios, rebords de fenêtre et même les toits verdissent de plus en plus alors que des milliers de jardiniers ardents et souvent assez novices les recouvrent de pots de toutes sortes remplis de légumes, de fleurs, d’herbes et même d’arbres fruitiers, de conifères et d’arbustes. Donc, si vous prenez soin de votre jardin en pot depuis le printemps, vous remarquerez quelque chose: il a besoin de plus en plus d’eau au fur et à mesure que l’été avance. Alors qu’un arrosage hebdomadaire aurait pu suffire pour un grand bac profond plus tôt dans la saison, il pourrait lui falloir deux arrosages par semaine en juillet, voire trois en août. C’est seulement en partie parce que l’air est plus chaud en plein été qu’au printemps. La raison... Lire la suite >
Ill.: Kissclipart & uihere, montage: jardinierparesseux.com Question: Ma grand-mère m’a toujours avertie de ne pas planter des pommes de terre et des tomates ensemble, sinon elles se croiseraient et ensuite, les tomates deviendraient toxiques. Comme je n’ai qu’un petit potager, j’ai toujours alterné mes cultures: une année de tomates et une année de pommes de terre. Cependant, je vois des gens cultiver les deux dans le même jardin communautaire et personne ne semble préoccupé par la toxicité des fruits. Pourquoi? Catherine-T Réponse: Cette croyance est un vieux mythe horticole que je pensais éteint depuis fort longtemps, mais il est vrai que les mythes ont la vie dure! Oui, la tomate (Solanum lycopersicum) et la pomme de terre (Solanum tuberosum) appartiennent au même genre (Solanum) et sont donc très apparentées. Cependant, elles ne se croisent pas, du moins pas dans des conditions de jardin (elles ont été hybridées en laboratoire grâce à une technique appelée sauvetage d’embryons, bien que les plantes résultantes se... Lire la suite >
On ne voit jamais une seule mouche blanche (aleurode), on en voit plutôt des centaines! Photo: www.selbst.de Question: Dans mon beau jardin, il y a de petites bestioles, plus petites qu’un moustique. Elles sont blanches et apparaissent dès que je bouge une plante ou agite les feuilles. Elles s’envolent en formant un petit nuage. J’aimerais bien savoir de quoi il s’agit. Sont-elles nuisibles? Dois-je m’en débarrasser? Si oui, comment procéder? Johanne Huot Réponse: Il s’agit d’aleurodes, communément appelés mouches blanches. Il s’agit probablement de l’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) qui, malgré son nom, ne se limite pas du tout aux serres. Une autre espèce, l’aleurode du tabac (Bemisia tabaci), est l’autre espèce courante. Il y a plus de 1500 espèces d’aleurodes trouvées surtout sous les tropiques, mais les deux qui sont mentionnées sont les plus courantes dans les jardins de climat tempéré. Comme vous l’avez mentionné, les aleurodes sont minuscules: la plupart mesurent moins de 2 mm de long. Ces «mouches blanches» sont effectivement... Lire la suite >
Par Kevin Kosola et Todd CicheIll.: intogreen.eu Nous connaissons tous les partenariats humains de toutes sortes, à la fois banals et fictifs. Dans la catégorie banale se trouve le covoiturage, par exemple. Dans la catégorie fictive, les superhéros travaillent ensemble pour sauver le monde (dans les bandes dessinées et les films, bien sûr!). Il existe même des exemples d’humains travaillant avec d’autres espèces. Nous utilisons des chats pour lutter contre les ravageurs dans les fermes. De nombreuses races de chiens sont utilisées pour l’élevage de moutons et d’autres animaux de la ferme. Les plantes peuvent également travailler avec d’autres espèces. Il y a des modèles de biologie beaux et complexes derrière ces partenariats. Ils promettent de continuer à améliorer la durabilité économique et environnementale de l’agriculture. Examinons quelques exemples clairs de la manière dont la compréhension des partenariats bactériens et fongiques a amélioré la sécurité alimentaire et la durabilité. Le partenariat microbien le plus important connu en agriculture se trouve... Lire la suite >
«Je pense que j’ai assez de plantes» n’a dit aucun jardinier, jamais. Ill.: www.flowerclipart.com
On utilise encore les tagètes en compagnonnage, mais leur efficacité est de plus en plus mise en doute. Photo: hermionesgarden.blogspot.com. Il y a plusieurs années, quand je croyais encore au compagnonnage végétal (ce qui n’est plus le cas: lisez Compagnonnage végétal: mythe ou réalité? pour comprendre pourquoi je n’y adhère plus), j’avais l’habitude de planter des tagètes — à la fois des œillets d’Inde (Tagetes patula) et des roses d’Inde (T. erecta) et parfois d’autres espèces comme T. minuta ou T. lucida — près de mes plantes potagères. Ils étaient censés repousser les nématodes et les aleurodes et attirer les pollinisateurs. J’ai arrêté après une dizaine d’années, parce que, d’abord, je n’obtenais aucun résultat positif avec les aleurodes (les tagètes semblaient n’avoir aucune influence sur eux, du moins pas dans mon jardin communautaire de l’époque) et mon potager ne souffrait pas de nématodes nuisibles de toute façon (ces petits vers causent rarement des problèmes dans les régions aux hivers froids). De plus, les tagètes... Lire la suite >