Le 9 avril marque la Journée mondiale de la licorne, soulignant le retour des ces bêtes fantastiques après leur grande migration hivernale, période durant laquelle elles se réfugient hors du temps et de l’espace, dans des lieux accessibles uniquement aux cœurs ouverts des enfants. Avec leur retour, les jardiniers paresseux se retrouvent parfois aux prises avec ces êtres magiques qui raffolent des endroits foisonnants de couleurs, d’imagination, de vie et de joyeux désordre — bref, des jardins où la nature reprend ses droits. Un espace un peu fou, où les sentiers serpentent et les plantes débordent des bordures, constitue un véritable aimant à licornes. Cependant, leur présence n’est pas sans quelques inconvénients. Ces créatures majestueuses se régalent de fleurs sucrées gorgées de nectar, piétinent sans scrupule les plantes sensibles avec leurs sabots scintillants, et laissent parfois derrière elles de petites crottes — certes délicieuses, mais redoutables pour les bottes des jardiniers distraits. Plantes qui attirent les licornes Les licornes sont... Lire la suite >
Quand on parle d’aménagement paysager et qu’on essaie de créer un espace extérieur qui nous plaît vraiment, ce sont souvent les mêmes problèmes qui surgissent. D’abord, il y a le trop-plein d’idées. L’inspiration déborde: photos enregistrées, plantes coups de cœur, aménagement rêvé… mais en fin de compte, tout reste flou. On aime tout, mais on ne sait pas comment assembler le casse-tête. Le résultat? Un jardin qui part dans toutes les directions, sans cohérence, sans intention claire. Parfois, c’est l’inverse: on se sent dépassé avant même d’avoir commencé. Trop d’éléments à considérer, pas assez de temps, aucune idée par où commencer… alors on repousse. On se dit qu’on verra plus tard. Et plus tard devient jamais. Ou pire: on fonce sans plan, pris dans une sorte d’urgence printanière. Le classique de l’achat impulsif. On va à la pépinière juste pour «regarder» et on revient avec 30 plantes. Sauf que – surprise! – on n’a aucune idée où les mettre. Alors... Lire la suite >
Dans Surprise! La neige peut fondre sans votre aide, Larry Hodgson exprimait sa frustration envers les pelleteux du printemps qui poussent la neige de leurs terrains sur la voie publique. Pourtant, cette neige est bénéfique pour la pelouse: elle l’isole des gels du début du printemps et fournit de l’eau précieuse à la nappe phréatique, qui remontera ensuite par capillarité au fil de la saison. Ce qu’il n’a pas mentionné, par contre, c’est la maudite garnotte qui s’accumule le long des rues, sur la pelouse, quand la neige fond. Un beau cadeau des souffleuses municipales… Ne transformez pas le trottoir en patinoire! Au Canada, il est généralement interdit de déposer la neige sur la voie publique, bien que certaines municipalités offrent des exceptions sous conditions. Il est donc préférable de consulter les règlements municipaux pour connaître les règles applicables chez vous. Projeter la neige dans la rue ou sur le trottoir peut nuire à la circulation des piétons, des cyclistes... Lire la suite >
Les lecteurs réguliers du Jardinier paresseux connaîtront probablement la règle des 15 pas de Larry Hodgson qui dit: «Avant de traiter, reculez de 15 pas: si le problème n’est pas évident à cette distance, ce n’est probablement pas un problème qu’il vaille la peine de traiter!» Par la suite, Francis Cardinal a apporté une nouvelle perspective à cette règle dans La règle des 15 pas revisitée, en suggérant de se rapprocher pour mieux comprendre. «Après avoir reculé de 15 pas et avoir décidé de ne pas intervenir, rapprochez-vous de nouveau et observez attentivement.» C’est ce que propose Lili Michaud dans Protéger son potager. Une ode à la biodiversité Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce nouveau livre, de l’auteur de La tomate: de la terre à la table (Multimondes, 2018) et Germinations et pousses (Multimondes, 2022), n’est pas un guide sur les traitements à utiliser pour se débarrasser des nuisibles et maladies, mais plutôt une ode à la biodiversité. Le... Lire la suite >
Ça commence à se réchauffer sérieusement par ici! Si vous lisez le calendrier du Jardinier paresseux régulièrement, vous avez peut-être remarqué que je prêche souvent… la patience! En janvier, je vous suggérais de vous remettre doucement du temps des Fêtes, avant de vous lancer dans les bilans et les résolutions. En février, je vous invitais à cultiver des micropousses ou à prendre soin de vos plantes d’intérieur, plutôt que de « partir » vos semis trop tôt. En mars, même son de cloche : on s’attaquait seulement aux semis à croissance lente, tout en explorant des alternatives comme magasiner des semences et des bulbes d’été, lire des livres de jardinage, peaufiner ses plans ou organiser sa collection de semences. On restait encore dans la préparation tranquille, pas dans l’action effrénée. Mais là, là… Mathieu, on est tannés d’être patients! Est-ce qu’on peut enfin se laisser aller et jardiner comme une gang de malades? On est en train de virer sur... Lire la suite >
Depuis son lancement en 2020, le concours NK Tegelwippen est devenu un événement majeur aux Pays-Bas, mobilisant des milliers de citoyens et des dizaines de municipalités. Organisé par l’agence créative Frank Lee, cet événement encourage la population à remplacer pavés, dalles, béton et asphalte de leurs aménagements par des plantes, contribuant ainsi à lutter contre les changements climatiques, les îlots de chaleur et améliorer la gestion des eaux pluviales. Dans les villes, une grande partie du sol est recouverte de surfaces minéralisées, empêchant l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement. En conséquence, l’eau s’accumule, surcharge les réseaux d’évacuation et augmente le risque d’inondations. Ces surfaces retiennent également la chaleur et la libèrent progressivement, élevant la température ambiante, accentuant les îlots de chaleur urbains. Enfin, la diminution des espaces végétalisés réduit les habitats des insectes, oiseaux et autres espèces, mettant en péril la biodiversité urbaine. Tegelwippen ou basculer les tuiles Le tegelwippen, qui signifie littéralement «basculer les tuiles», offre une solution simple... Lire la suite >
Peut-être que ce n’est que moi, mais j’ai toujours eu l’impression que le jardinage avait un esprit profondément communautaire. Je me souviens de mon enfance, des allers-retours avec mon père au jardin communautaire, de l’église voisine qui nous prêtait un bout de terrain pour nos expériences horticoles, et des heures passées au jardin Van den Hende à Québec avec les autres enfants des membres de la société horticole. Adolescent, je tondais des pelouses et faisais l’entretien de jardins pour quelques amis de la famille dans notre quartier. Plus tard, adulte, j’ai été jardinier maraîcher, livrant chaque semaine des paniers de légumes frais à une poignée de preneurs. Ensuite, mon travail de concepteur paysagiste m’a amené à transformer les espaces extérieurs de mes clients. Je vois autour de moi des amis, des voisins, de parfaits inconnus qui s’échangent semences, semis ou conseils. Ce côté humain et collectif semble toujours présent. Lorsqu’on transforme nos espaces extérieurs, ce n’est pas seulement pour nous,... Lire la suite >
Même en suivant un guide détaillé sur la culture des semis à l’intérieur, il est normal de rencontrer quelques embûches. Pour les jardiniers débutants, ces difficultés peuvent être décourageantes, surtout lorsque les causes réelles des problèmes sont mal comprises ou que des symptômes similaires cachent des causes différentes. Heureusement, chaque problème a sa solution. Il suffit d’apprendre à repérer les signes, à comprendre les causes sous-jacentes et à appliquer les bonnes pratiques. Voici une liste des problèmes fréquents rencontrés avec les semis intérieurs, accompagnée de solutions pratiques et simples à mettre en œuvre. Germination inégale La germination inégale, où certains semis poussent rapidement tandis que d’autres ne germent pas du tout, est souvent due à des semences de mauvaise qualité ou trop vieilles, une profondeur inadéquate ou des conditions de germination (température, humidité) inadaptées. Pour l’éviter, utilisez des graines fraîches et respectez les instructions spécifiques à chaque variété, y compris la profondeur des semis et les températures optimales. Vous pouvez... Lire la suite >
Quand j’ai repris l’entreprise de mon père et l’édition du blogue Le Jardinier paresseux après son décès en 2022, l’un de mes objectifs était de rendre ses écrits accessibles au public. Il s’agit de milliers d’articles et de plus de 60 livres, dont plusieurs ne sont plus disponibles. Parmi eux, Les arbustes, publié en 2002 chez Broquet dans la collection Le Jardinier paresseux, manquait particulièrement aux jardiniers. On m’a souvent demandé s’il était encore disponible ou s’il serait réimprimé. Les arbustes: presque seulement des avantages Lorsqu’on parle de jardinage à faible entretien, on pense souvent aux vivaces, ces plantes herbacées qui reviennent d’année en année. Pourtant, les véritables alliés des jardiniers paresseux, ce sont les arbustes! Une fois bien établis, les arbustes demandent un minimum d’entretien. Contrairement aux annuelles, vivaces ou graminées, ils n’exigent ni taille fréquente, ni arrosage régulier, ni fertilisation excessive, et ils sont rarement envahis par des plantes agressives. Leur longévité en fait un choix idéal pour un aménagement paysager durable,... Lire la suite >
Si février est un mois de contemplation pour les jardiniers, mars marque une véritable transition. Selon votre région et la météo de l’année, il peut ressembler tantôt à l’hiver, tantôt au printemps… parfois aux deux en même temps! C’est toutefois le début officiel du printemps, et avec l’allongement des journées, notre moral remonte, tout comme notre impatience de retrouver notre jardin. Entre impatience et prudence Pour les jardiniers pressés de remettre les mains dans la terre, patience! Il est tentant de commencer trop tôt, mais la météo capricieuse, oscillant entre froid et redoux, peut compromettre vos efforts. Heureusement, il y a toujours quelque chose à faire. C’est le moment idéal pour magasiner semences et bulbes d’été, tailler les arbres et arbustes avant le débourrement, préparer et vérifier ses outils, et nettoyer les nichoirs pour accueillir les oiseaux nicheurs. On peut aussi en profiter pour enrichir ses connaissances en jardinage et peaufiner ses plans pour la belle saison. D’ailleurs, plusieurs nouveaux livres de jardinage sortent... Lire la suite >