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Quoi faire en août? Le calendrier du jardinier paresseux 2025

Je sais, plusieurs d’entre nous sont en vacances – ou du moins, en vacances dans leur tête. Les rayons du soleil nous attirent vers l’extérieur pour faire le plein de vitamine D, la chaleur nous pousse à plonger dans un lac, une piscine, ou à défaut… sous le boyau d’arrosage. Les longues journées donnent envie de flâner en bonne compagnie, un verre à la main, sans trop penser au reste. Et c’est très bien comme ça. D’ailleurs, la science est formelle à ce sujet: le cerveau adore les vacances. Le simple fait de décrocher un peu – prendre le soleil, bouger dehors, changer de décor – aide à réduire le stress, à stimuler la mémoire, et même à ralentir le vieillissement du cerveau. Comme quoi, paresser, c’est bon pour les neurones. Le jardin, lui, continue de pousser tranquillement, sans notre aide. Il y a bien les récoltes à faire, un peu d’arrosage par-ci par-là, peut-être une ou deux tailles si... Lire la suite >

Nouvelle carte de rusticité des plantes du Canada

Quand on choisit des plantes pour son jardin, on prend en compte toutes sortes de facteurs: l’ensoleillement, le type de sol, l’humidité, etc. Mais le plus important, surtout pour les jardiniers nordiques, c’est la rusticité: la capacité d’une plante à survivre à l’hiver dans sa région. Sans connaître la rusticité d’une plante, on ne peut pas savoir si elle passera l’hiver sans dommage ou même si elle survivra. C’est donc le premier critère à considérer lorsqu’on sélectionne une plante. Ressources naturelles Canada a mis à jour, en juillet 2025, sa carte de rusticité des plantes du Canada, une première depuis 2014. L’ancienne carte reposait sur les données climatiques de 1981 à 2010, tandis que la nouvelle utilise la période de 1991 à 2020. La toute première carte, publiée dans les années 1960, couvrait la période de 1930 à 1960, suivie d’une mise à jour pour la période de 1961 à 1990. Or, le climat change plus rapidement, particulièrement au Canada,... Lire la suite >

Problème au jardin: prendre du recul et observer

Les tiges de vos pivoines sont trop faibles et leurs fleurs finissent la tête dans la boue? Vos achillées produisent beaucoup de feuillage, mais presque pas de fleurs? Votre rhododendron jaunit malgré tous vos bons soins? Les plantes de votre jardin peuvent vivre toutes sortes de situations difficiles: jaunissement des feuilles, taches brunes ou noires, bords desséchés, tiges faibles ou étirées, floraison absente ou avortée, croissance ralentie, flétrissement répété malgré l’arrosage, chute prématurée du feuillage… et j’en passe. Devant ces symptômes, la réaction instinctive est souvent de chercher une solution rapide: quel produit utiliser? Quel remède appliquer? Mais dans la majorité des cas, ces signes visibles ne sont que la pointe de l’iceberg. Ils cachent un problème plus profond. Mais avant de poser un geste, mieux vaut prendre un pas de recul – parfois au sens propre – et examiner la situation avec méthode. Après avoir observé les signes visibles, mais avant de chercher à éliminer les symptômes, posez-vous cette... Lire la suite >

Nouvelles règles sur les pesticides au Québec

Ma première exposition aux pesticides s’est produite très jeune: je devais avoir à peine 5 ou 6 ans. Notre voisin immédiat avait appliqué un herbicide sur la pelouse devant sa maison. Mon père m’avait très bien averti de ne pas y mettre les pieds. Je me souviens très clairement de la petite pancarte blanche apparue sur son terrain: un bonhomme barré d’un cercle rouge. Elle a tout de suite piqué ma curiosité. Je l’avais déjà vue ailleurs et, à mon souvenir, je la trouvais assez jolie. Enfant, j’étais même un peu content de la voir un peu partout en été, répétant gaiement que c’était du poison… sans trop comprendre ce que je disais. Ce bonheur naïf n’a pas duré. Quelques jours plus tard, j’ai retrouvé l’un de nos nombreux chatons – à l’époque, on stérilisait rarement les chats – mort, tout près de la pelouse du voisin. La cause du décès sautait aux yeux: avant de s’éteindre, le petit avait... Lire la suite >

Le criocère du lis et la promesse de la lutte biologique

En 2015, mon père, Larry Hodgson, a annoncé avoir gagné la guerre contre le criocère du lis, un petit coléoptère orange vif au corps allongé, redouté des jardiniers pour les ravages qu’il cause aux lis et aux fritillaires. Actif dès le printemps, il pond ses œufs sous les feuilles, donnant naissance à des larves voraces qui se recouvrent de leurs excréments pour se camoufler. Ces larves, tout comme les adultes, dévorent feuilles, boutons et fleurs, affaiblissant gravement les plantes. Très habile, l’adulte se laisse tomber au sol et se retourne sur le dos pour se dissimuler lorsqu’il est menacé. Originaire d’Eurasie, il s’est répandu en Amérique du Nord au fil du 20e siècle, devenant un ravageur redouté dans de nombreux jardins. Comment a-t-il vaincu ce ravageur envahisseur? Après des années de lutte inefficace – incluant la récolte manuelle, les vaporisations biologiques, les plantes répulsives et les recettes maison – il en est venu à bout… en arrachant tous ses lis... Lire la suite >

Quoi faire en juillet? Le calendrier du jardinier paresseux 2025

Bon, je sais: la belle saison est tellement courte au Québec qu’on devrait en profiter pour jardiner tout le temps, non? Eh bien, je ne suis pas d’accord! Je proteste, même! Oui, j’adore jardiner, mais, à mes yeux, les mois de juillet et d’août (et peut-être un peu septembre, je vous l’accorde) sont les vrais mois d’été. C’est la période où l’on peut s’adonner à toutes sortes d’activités impossibles à faire le reste de l’année: se baigner dans les lacs ou les rivières, faire du kayak, du canot ou du paddleboard, assister à des spectacles en plein air, découvrir les villages de notre belle et grande province – et leurs jardins aussi! –, cueillir des petits fruits, savourer une crème glacée, flâner dans un marché public, lire dans un hamac, observer les étoiles, organiser un BBQ entre amis, allumer un feu de camp (là où c’est permis), ou simplement admirer un coucher de soleil en amoureux. Et j’en passe! Alors... Lire la suite >

Réponses à vos questions : le saule-crevette menace-t-il vos canalisations?

J’envisage de planter un saule-crevette, mais la réputation de ses racines envahissantes et potentiellement destructrices pour les canalisations m’inquiète. Pourriez-vous me dire s’il existe réellement un risque et quelles précautions il conviendrait de prendre avant d’installer un tel arbre? Réponse Vous faites bien de poser la question, car les saules, en général, ont la réputation d’avoir un système racinaire vigoureux, parfois problématique. Cela dit, le saule-crevette (Salix integra ‘Hakuro-Nishiki’) ne fait pas partie des espèces à risque élevé. Contrairement aux grands saules arborescents, comme Salix alba ou Salix babylonica, réputés pour leurs racines longues, puissantes et envahissantes, le saule-crevette est un arbuste de petite taille, parfois greffé sur tige, dont le système racinaire est beaucoup plus limité. On estime que ses racines s’étendent généralement dans un rayon équivalant à sa couronne, qui peut atteindre jusqu’à 3 mètres de hauteur et de largeur après plusieurs années. Toutefois, cette étendue peut varier selon les conditions de sol, d’humidité et de culture. Les... Lire la suite >

Critique : Herbe à poux de Claude Lavoie

L’herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia) est largement détestée. Le pollen de cette plante, qu’on connaît aussi sous les noms d’ambroisie à feuilles d’armoise ou de petite herbe à poux, est la principale cause du rhume des foins (rhinite allergique). Cette condition touche environ une personne sur quatre à cinq en Amérique du Nord. Aux États-Unis seulement, on compte plus de 13 millions de consultations médicales par an liées aux rhinites allergiques. L’Europe et la Chine sont également gravement touchées. L’herbe à poux pose aussi un problème sérieux en agriculture. Elle envahit les champs de maïs, de soya et de tournesol, où elle nuit aux récoltes en accaparant l’eau, les nutriments et la lumière. De plus, elle développe une résistance aux herbicides les plus utilisés, ce qui complique grandement sa maîtrise. Claude Lavoie récidive En 2024, dans Pissenlits contre pelouse: une histoire d’amour, de haine et de tondeuse (Multimondes, 240 pages, 2025), le biologiste Claude Lavoie, professeur à l’Université Laval, retraçait... Lire la suite >

Réponses à vos questions : laurier aux feuilles collantes

J’ai un laurier-sauce que je cultive à l’intérieur depuis plusieurs années, sans l’avoir déplacé. Ce printemps, j’ai remarqué que ses nouvelles feuilles deviennent collantes et qu’elles dégagent un liquide sucré qui se dépose sur tout ce qui entoure la plante. Je n’ai jamais observé ce phénomène auparavant. Auriez-vous une idée de la cause, et y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour y remédier? Réponse Si les feuilles de votre laurier-sauce (Laurus nobilis) sont collantes, il est probable que votre laurier-sauce soit aux prises avec un insecte suceur. La substance collante observée est du miellat, un liquide sucré excrété par des insectes qui se nourrissent de la sève, comme les cochenilles (farineuses ou à carapace), les pucerons et les aleurodes (mouches blanches). Ce miellat attire parfois la fumagine, une moisissure noire qui recouvre les feuilles et nuit à la photosynthèse. Pucerons et aleurodes Ces deux insectes sont fréquents sur les plantes d’intérieur. Les pucerons forment de petites colonies sur... Lire la suite >

Entretenir son jardin en contenant en toute saison

Votre jardin en pots est maintenant aménagé, et vous avez choisi et planté vos végétaux. Mais comme tout jardin cultivé en contenants est un milieu plus artificiel qu’un jardin en pleine terre, il demande un peu plus d’attention. Cela dit, rassurez-vous: il existe plusieurs astuces pour vous simplifier la vie. Je peux vous l’assurer, on peut très bien paresser dans un jardin en pots! Arrosage La règle de base pour l’arrosage en pot est simple: arrosez abondamment jusqu’à ce que toute la motte soit bien imbibée, puis attendez que le terreau soit presque sec avant de recommencer. Malheureusement, il n’existe pas de fréquence universelle: tout dépend de la météo, de l’exposition, du type de pot, du terreau et des plantes. Par temps chaud et sec, un arrosage quelques fois par semaine – voire tous les jours pour les paniers suspendus – peut être nécessaire. Mais lorsqu’il pleut souvent, il se peut que vous n’ayez pas besoin d’arroser du tout. Vérifiez... Lire la suite >

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