Analyse de sol à l’ancienne J’aimerais savoir quelle méthode on utilisait anciennement pour analyser le sol, c’est-à-dire avant que n’existent les trousses d’analyse de sol? Réponse On y allait… par goût! Sans farce, les sols acides ont un goût sûr et les sols alcalins, un goût doux. On peut même sentir une certaine âcreté quand un sol est très acide. Encore de nos jours, certains agriculteurs de la vieille école vont mettre une pincée de terre dans leur bouche pour essayer de déceler sa qualité. Il y avait aussi la présence de certaines plantes qui était réputée indiquer l’acidité ou l’alcalinité d’un sol. On disait, par exemple, que le pissenlit, le plantain et l’oseille préféraient les sols acides alors que l’euphorbe préférait un sol alcalin. Malheureusement, ces plantes agressives tolèrent en fait presque tous les sols, donc cette dernière méthode n’a jamais été très efficace. Tiré de Le Soleil, 2 février 2008 Du thym dans un sentier en dalles J’ai... Lire la suite >
La chronique À chaque mois sa plante existe depuis 2019 et propose chaque mois un portrait clair et complet d’une plante d’intérieur. Depuis ses débuts, elle a déjà mis en vedette plus de 63 plantes, chacune présentée avec des informations pratiques et accessibles pour mieux comprendre son origine, son comportement et ses besoins réels. Chaque article commence par situer la plante dans son contexte botanique: son origine géographique, son habitat naturel et sa famille. Cette mise en perspective aide à comprendre la logique derrière ses besoins réels en culture intérieure. La chronique décrit ensuite le port de la plante, son feuillage, sa floraison lorsqu’il y a lieu, et les caractéristiques visuelles qui la distinguent des autres espèces couramment cultivées. Selon les cas, l’article présente aussi différentes espèces apparentées ou des cultivars disponibles sur le marché, afin de montrer la diversité de la plante mise en vedette. Conseils de culture Chaque article inclut les conditions de culture, toujours présentées de manière... Lire la suite >
Je viens de faire installer un système d’évacuation du radon. La bouche d’aération extérieure, qui rejette de l’air 24 heures sur 24, toute l’année, est située entre deux hydrangées paniculées, à environ un pied au-dessus du sol. L’air est soufflé directement vers le sol. Est-ce que je viens de signer leur arrêt de mort? Réponse Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans le sol, produit par la dégradation de l’uranium. À l’extérieur, il se dilue immédiatement dans l’air et devient inoffensif, mais dans une résidence, il peut s’accumuler et atteindre des concentrations dangereuses à long terme. Il entre dans les bâtiments par les fissures ou les joints non étanches des fondations. Pour éviter cette accumulation, on installe des systèmes d’atténuation qui aspirent l’air dans le sol sous la dalle de béton et l’évacuent vers l’extérieur, comme dans votre cas. Une fois expulsé, le radon est immédiatement dissipé et ne présente aucun danger pour vous ni pour vos plantes. La... Lire la suite >
Allô?! Excusez-moi de vous avoir fait faire le saut! C’est votre jardin qui parle. Vous m’aviez oublié, hein? Ben, j’suis encore là… C’est pas parce que je suis couvert de neige que j’ai disparu. Je me sens un p’tit peu délaissé, là. Je sais que vous pouvez pas faire grand jardinage à ce temps-ci de l’année, mais… un petit coucou de temps en temps, ça ferait pas de tort! Je suis beau en toute saison, tsé. D’ailleurs, au printemps, vous pourriez-pas ajouter quelques plantes à intérêt hivernal? Ça ferait pas de tort pantoute. Ça me rendrait encore plus intéressant… peut-être que vous viendriez me voir plus souvent. Au moins, j’ai les p’tits oiseaux pour me tenir compagnie, même en hiver. Ça me fait penser: vous pourriez pas nettoyer leur mangeoire une fois de temps en temps pis rajouter des graines? Un bain d’oiseaux chauffant, ça vous tenterait pas? Ça serait pas du luxe! En tout cas, pensez à ça! En... Lire la suite >
J’ai du mal à me débarrasser de l’hépatique dans mes plates-bandes. Malgré mes efforts pour les enlever, elles repoussent et se répandent partout. Comment puis-je m’en débarrasser efficacement? Réponse Pour savoir comment éliminer l’hépatique des fontaines (Marchantia polymorpha), il faut d’abord comprendre comment elle pousse. C’est une plante vivace indigène au Canada qui fait partie des bryophytes, un groupe qui inclut les mousses, les hépatiques et les anthocérotes. C’est donc une plante non vasculaire: elle n’a pas de vaisseaux pour transporter l’eau et les nutriments dans son corps. Elle les absorbe directement à travers ses tissus. Elle n’a pas de racines non plus, mais plutôt de petits filaments appelés rhizoïdes qui lui servent surtout à s’ancrer aux surfaces. Comme elle ne peut pas aller chercher l’eau dans le sol, elle dépend beaucoup de l’humidité ambiante pour survivre et se multiplier. L’hépatique des fontaines se propage surtout par des fragments de thalle. Le thalle est une partie plate, mince et verte... Lire la suite >
Avant même que le père Noël ne songe à enfiler ses bottes, ou que Noël ne devienne une fête religieuse, les humains se réunissaient déjà autour des rites du solstice d’hiver. Chez les peuples celtes et germaniques, on célébrait l’allongement des jours après le solstice en décorant des conifères – qui restent verts au cœur de l’hiver – de rubans, de fruits ou de fleurs séchées. C’était une façon de marquer la renaissance du soleil et l’arrivée prochaine du printemps, mais aussi de se rassembler et de partager la nourriture et les boissons issues des récoltes de l’année. L’arbre, dressé au milieu des festivités, devenait alors un véritable point de ralliement: symbole de vie, de renouveau et d’espoir quand tout autour était sombre. On se réunissait autour de lui pour se réchauffer, chanter, manger et demander ensemble que la lumière revienne. Aujourd’hui, l’arbre de Noël – qu’il soit sapin, pin ou épinette – se retrouve parfois au cœur de débats.... Lire la suite >
Question Bonjour, je demeure à La Macaza. J’aimerais avoir une liste de fleurs et arbustes adaptés à cette région et que les cerfs n’aiment pas! Julie Bombardier Réponse Vous faites bien de choisir des végétaux résistants aux cerfs dans votre région. Lorsqu’on planifie un jardin, on pense d’abord à la bonne plante au bon endroit: adaptée à nos conditions d’ensoleillement, de sol et d’humidité. Toutefois, on oublie souvent d’autres facteurs environnementaux tout aussi importants, comme la résistance au sel, au vent, ainsi qu’à la présence d’animaux ou d’insectes nuisibles. Mieux vaut donc faire un choix éclairé dès le départ, plutôt que de devoir barricader nos plates-bandes pour les protéger des chevreuils ou d’utiliser des répulsifs qui demandent de fréquentes applications, surtout après la pluie. Cela dit, je ne peux garantir que les cerfs ne goûteront jamais à ces plantes. Leurs préférences alimentaires varient d’une région à l’autre et, un peu comme chez les humains, les jeunes apprennent ce qui se... Lire la suite >
Décembre! Le jardin n’a plus vraiment besoin de nous. Et soyons honnêtes: je ne suivrai probablement pas moi-même les conseils qui suivent. Tandis que j’écris ces lignes, une épaisse couche de neige recouvre mon potager. Est-ce que j’ai «fermé» mon jardin comme il faut? Pas vraiment. Les débris – sauf ceux des plants malades – jonchent toujours le sol sous la neige et se décomposeront tranquillement. Les tiges de vivaces abriteront peut-être quelques insectes bénéfiques. J’ai laissé les feuilles dans les plates-bandes ou j’en ai déchiqueté quelques sacs que j’utiliserai comme paillis l’année prochaine. J’ai rangé et nettoyé quelques outils, dégagé les gouttières pour éviter les débordements. Mais tout ça est fait depuis des semaines! Quant à la planification, j’en ai assez fait pour l’instant. J’ai pris les mesures nécessaires pour mes futurs plans d’aménagement, mais je ne commencerai pas à dessiner avant janvier. Après tout, le jardin se repose, pourquoi pas nous? Un peu de repos permet de revenir... Lire la suite >
Il y a 3 ans, j’ai déplacé un petit érable d’environ 30 cm qui avait poussé dans une plate-bande. Les premières années, tout allait bien et il a bien profité. Toutefois, ce printemps, j’ai remarqué que l’écorce était fendue à quelques endroits, mais uniquement d’un côté du tronc. Devrais-je le laisser aller en espérant qu’il survivra ou est-il irrécupérable? Sonia Houle Réponse Il est loin d’être irrécupérable. Les arbres ont une grande capacité de survie et, dans la majorité des cas, ils arrivent à se remettre de ce type de blessure. Ce que vous observez est probablement dû à une brûlure d’hiver, aussi appelée coup de soleil hivernal ou sunscald en anglais. Le problème survient surtout chez les jeunes arbres ou ceux à écorce mince, lorsque le tronc est exposé à un ensoleillement direct en plein hiver alors que les tissus sont encore en dormance et gelés. La fissure qui en résulte porte le nom de gélivure. Sous l’effet du... Lire la suite >
S’il y a une chose qui a marqué cette dernière année de jardinage, c’est bien les montagnes russes météorologiques qu’on a vécues au Québec. Le printemps qui se fait attendre Malgré une moyenne légèrement au-dessus des normales, le mois de mai a été trompeusement frais, surtout dans le sud de la province. Comme me l’a appris mon père, j’ai surveillé les prévisions météo avant de planter mes légumes de saison chaude – tomates, poivrons et concombres. Ma règle est simple: si les nuits ne descendent pas sous 13 °C pendant deux semaines, c’est le moment. Cette fois, j’ai attendu longtemps, presque jusqu’à la mi-juin, alors que je plante parfois dès la fin mai! À peine quelques semaines plus tard, alors que les jeunes plants commençaient à s’enraciner, une première canicule a frappé entre le 22 et le 24 juin. Un été jamais vu Le mois de juillet a poursuivi sur sa lancée avec deux autres canicules. Les températures ont dépassé... Lire la suite >