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10 vivaces pour un jardin sans entretien… ou presque

Il y a quelques semaines, ma belle-sœur m’a demandé de venir voir son jardin. Elle avait besoin de quelques conseils. La plate-bande à l’avant de sa maison était remplie de mauvaises herbes et elle n’aimait plus le sentier qui menait à la porte avant, ainsi que le vieux mur de pierre. C’est le temps de tout recommencer! Sa question principale était: quelles plantes mettre pour avoir le moins d’entretien possible? Elle et mon frère sont souvent à l’extérieur l’été en plus d’avoir des enfants très actifs qui doivent être transportés ici et ailleurs. Bref, ils ont peu de temps pour entretenir leur jardin. Pas de problème! Mon père, Larry Hodgson, a dédié sa carrière à rendre le jardinage le plus simple possible pour que nous puissions profiter de belles plates-bandes sans sacrifier tous nos temps libres. Un jardin sans entretien, ou presque, ça existe. Regardons quelques vivaces qui, selon lui, sont non seulement faciles d’entretien, mais sont robustes et dureront... Lire la suite >

Québec serre la vis sur les pesticides

La ville de Québec a annoncé, le 21 juin 2023, l’adoption du Règlement sur l’enregistrement des entrepreneurs offrant un service d’application de pesticides, R.V.Q. 3186. Le règlement oblige les entrepreneurs qui appliquent des pesticides pour d’autres à s’inscrire à l’avance auprès de la ville. Il énonce certaines exigences que ces entrepreneurs sont censés respecter et les droits d’inspection ainsi que les sanctions en cas de non-conformité. Entre outres, les entrepreneurs ayant un permis devront fournir les informations sur les pesticides utilisés à leurs clients et leurs voisins qui en feront la demande. Ils devront aussi tenir un registre de leur achat, vente et utilisation. À noter que l’adoption d’un règlement visant à réduire l’utilisation des pesticides est l’une des 24 mesures requises pour atteindre le statut Or de Ville amie des monarques de la Fondation David Suzuki, et l’une des 15 actions requises pour se conformer à l’Engagement de Montréal auquel s’est jointe la ville de Québec lors de la COP15 en décembre... Lire la suite >

Vendredi vidéo: Juillet dans le jardin de Larry

Le mois dernier, je vous ai fait visiter le jardin de mon père, Larry Hodgson, pour que vous puissiez voir ce que l’on voit chaque printemps. Nous sommes maintenant au mois de juillet et le jardin a changé. Les spirées sont en fleur, les marguerites aussi. La renouée polymorphe et les barbes-de-bouc, parmi les vivaces préférées de mon père, sont rendues énormes! Puisqu’il y a une si grande variété de végétaux dans son jardin, il y a quelque chose d’intéressant à observer à chaque visite. J’espère que vous apprécierez celle-ci et on refera l’expérience le mois prochain. PS J’ai identifié les plantes au mieux de mes capacités. Si vous croyez que j’ai fait une faute, ou vous reconnaissez les cultivars, faites-le-moi savoir.

Ahhh! C’est envahissant!

Il arrive souvent que je mentionne une plante dans un texte et qu’on réponde dans les commentaires: «Ahhh! C’est envahissant!». Parfois, c’est vrai! Il y a de nombreuses plantes utilisées dans nos jardins ou vendues en commerce qui sont véritablement envahissantes. Parfois, ça prend des années avant qu’on se rende compte qu’une plante introduite par les colons ou utilisée comme plante ornementale est envahissante. Mais, habituellement, c’est beaucoup plus compliqué d’étiqueter une plante comme envahissante que cela ne le paraît. Plantes envahissantes: quelques définitions J’ai déjà abordé le sujet dans l’article Couvrir du sol avec des indigènes, il y a quelques semaines, mais ça vaut la peine de l’approfondir. On utilise souvent l’expression «plante envahissante» à tort et il y a une confusion sur les plantes qui sont réellement envahissantes. La définition d’une plante envahissante peut varier selon l’endroit ou selon ceux qui donnent la définition. Le United States Department of Agriculture (USDA) dit qu’une espèce envahissante est «non-indigène (ou étrangère)... Lire la suite >

Un doctorat honoris causa pour Larry Hodgson

Ce 21 juin, lors de la collation des grades, l’Université Laval a remis un doctorat honoris causa à mon père, Larry Hodgson, à titre posthume. Il a été reconnu pour son énorme contribution à l’horticulture au Québec et à travers le monde, ainsi que pour l’homme qu’il était: rigoureux et généreux. J’ai eu l’honneur d’assister et de participer à l’événement avec ma belle-mère, la conjointe de Larry, Marie Falardeau. Voici le discours que j’ai prononcé en son nom. Remerciements Pour commencer, en mon nom, celui de mon père et de toute notre famille: merci pour l’honneur que vous lui faites aujourd’hui. Merci surtout, à tous ceux qui ont été impliqués dans le processus de sélection, que ce soit au bureau du recteur ou de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation. Faire ce que l’on aime En 1984, quelques années après avoir reçu un baccalauréat en français de l’Université Laval, mon père a quitté un emploi stable pour se... Lire la suite >

Vendredi vidéo: Un système d’irrigation pour son balcon

Comme plusieurs d’entre vous, je voyage beaucoup en été. Oui, il y a les vacances, mais puisque j’ai de la famille à Québec et à Gatineau, je suis en constant déplacement. Sans oublier les voyages d’affaires! Ouf! Mon pauvre potager en pot a souffert d’un arrosage inconstant l’année dernière. J’ai même perdu mon plan de courgettes adoré par manque d’eau. Vous serez peut-être surpris de savoir que ma conjointe n’a pas le pouce vert… je ne peux pas lui faire confiance pour arroser mes légumes. J’ai donc installé un système d’irrigation goutte à goutte, du genre qu’on peut acheter en quincaillerie. C’est un système très simple composé d’un adapteur pour votre sortie d’eau, un boyau 1/4 de pouce et de goutteurs. On peut y ajouter une minuterie pour automatiser le tout. Le boyau va de pot en pot, qui ont chacun un goutteur arrosant doucement à la base des plants, ce qui évite d’asperger les feuilles. Regardez mon vidéo pour... Lire la suite >

La protection du paysage

J’ai grandi dans la ville de Québec, aux abords du cap avec vue sur le fleuve Saint-Laurent, la ville de Lévis et les ponts de Québec et Pierre-Laporte. Étant jeune, on jouait dans des parcs, des cimetières ou des lieux abandonnés avec vue sur le fleuve. Je ne réalisais pas, à l’époque, l’impact inconscient de ce paysage que je voyais tous les jours. Je sais maintenant qu’il fait partie intégrale de moi. Lorsque je le vois, je suis à tout coup rempli de ce sentiment doux-amer de nostalgie et je sais que je suis chez moi. Vous avez probablement, vous aussi, de ces paysages qui vous touchent particulièrement. Virée à Austin On m’a invité à présenter le 27 mai dernier une conférence sur mon père, Larry Hodgson, le Jardinier paresseux, dans le cadre de l’événement Passion Jardin dans la petite municipalité d’Austin, aux abords du lac Memphrémagog. J’ai été si bien accueilli par les organisateurs de l’événement, dont Judith Grenon... Lire la suite >

Couvrir du sol avec des indigènes

Les couvre-sols rampants peuvent être de précieux alliés au jardin: on en plante quelques-uns et ils se multiplient, se répandent, remplissant les espaces vides de nos plates-bandes sans qu’on ait à intervenir. Surtout ceux qui tolèrent l’ombre, car ils poussent parfois même sous d’autres plantes, agissant comme un paillis vivant. Comment demander mieux pour un jardinier paresseux? Espèces floristiques exotiques envahissantes prioritaires Ceux qui sont moins paresseux, en revanche, les apprécieront peut-être moins, puisqu’ils ont tendance à échapper à leur contrôle. On va même jusqu’à traiter ces végétaux d’envahissants. Quelle insulte! Pour ma part, je préfère garder ce mot pour les végétaux qui sont réellement envahissants comme la renouée du Japon, l’alliaire officinale ou l’érable de Norvège: ces plantes qui nous viennent de l’étranger par accident ou qui ont échappé à la culture et qui causent de réels problèmes en perturbant nos écosystèmes et parfois notre économie. Ici au Québec, on les désigne espèces floristiques exotiques envahissantes prioritaires (EFEE prioritaires). Cependant,... Lire la suite >

Vendredi vidéo: Sortir ses plantes d’intérieur pour l’été

Les températures ont augmenté (trop à mon goût parfois), on a peut-être transplanté nos semis à l’extérieur, mais qu’en est-il de nos plantes d’intérieur? Est-ce le temps de les sortir? La réponse est simple et complexe à la fois. Comment sortir ses plantes d’intérieur, la méthode du jardinier paresseux 15 degrés. C’est le chiffre qu’on doit se souvenir quand on pense sortir nos plantes d’intérieur. Lorsque les températures restent, toute la journée, au-dessus de ce seuil, c’est le temps de sortir ses plantes. On n’a qu’à regarder les prévisions météorologiques et si les températures minimales sont au-dessus de 15 degrés Celsius, on peut sortir nos plantes tropicales. Vous me direz peut-être que plusieurs plantes qu’on garde à l’intérieur l’hiver peuvent résister à des températures en dessous de 15 degrés, les cactus par exemple, et vous auriez raison. Cependant, je ne vais pas me créer un tableau avec le nom de toutes mes plantes, et les températures qu’elles peuvent tolérer, et... Lire la suite >

Dans l’ombre du miel

Quand on pense abeille, on peut s’imaginer un nuage d’abeilles à miel (Apis mellifera), des ruches et un apiculteur avec sa combinaison, son chapeau moustiquaire, un enfumoir à la main. Avec le «Défi pissenlits», vous avez sans doute beaucoup déjà entendu parler d’abeilles au cours du mois de mai. Alors pourquoi je vous rebats encore les oreilles avec ça? Voyez-vous, quand j’écris au sujet des abeilles, ce n’est pas à propos des abeilles à miel, semi-domestiquées, originaires d’Europe et qui sont utilisées pour polliniser nos cultures vivrières, c’est plutôt au sujet de toutes les abeilles, particulièrement les abeilles indigènes. Au Québec, on en recense plus de 350 espèces, au Canada 800 et 20 000 à travers le monde. Pourtant, elles vivent trop souvent dans l’ombre du miel! Si les abeilles domestiques sont plus apparentes et se tiennent en essaim, les indigènes, exception faite des bourdons, sont plus petites et souvent solitaires. Mais elles ne sont pas moins importantes. Elles le... Lire la suite >

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