J’étais un enfant rêveur, souvent dans la lune. Je crois que c’est une façon plus polie de dire que j’étais distrait, impulsif et généralement désordonné. Je le suis toujours, d’ailleurs (vous n’avez qu’à le demander à ma blonde!). J’ai trouvé des moyens de gérer mon inattention. Je me dresse des listes, parfois même des listes de listes. Mon horaire est réglé au quart de tour, tout ce que je dois faire est sur mon calendrier: partir une brassée de lavage, arroser mes plantes d’intérieur (et je ne parle même pas de mon travail!), sinon je l’oublie. Au fil des ans, ce qui m’a le plus aidé à garder le cap, c’est de passer du temps à l’extérieur. Alors, chaque jour, je me réserve un moment pour une activité extérieure, que ce soit pour une balade dans un parc, un tour de vélo, un peu de pêche, du jardinage ou juste pour m’asseoir sur un banc et sentir la chaleur du... Lire la suite >
Il y a maintenant plusieurs années de cela (beaucoup plus que je n’ose l’avouer), j’habitais en campagne et j’exploitais une petite entreprise maraîchère avec ma conjointe de l’époque. Occasionnellement, un de nos voisins arrivait en tracteur avec une remorque pleine de fumier. D’autres fois, c’était le fumier de nos propres poules pondeuses qu’on utilisait. Selon la situation ou le moment de l’année, ce fumier allait directement au jardin ou alors il était ajouté au tas de compost. Tout ce fumier était absolument gratuit! Une excellente source de nutriments pour nos fruits et nos légumes. Plusieurs d’entre vous «ferment» leur potager à ce temps-ci de l’année. On me demande souvent si l’automne est le bon moment pour épandre le fumier dans notre potager. On recommande habituellement de le faire à l’automne ou au printemps, mais pourquoi cela? Et y a-t-il un moment meilleur que l’autre? À la fin de l’été, l’automne ou au printemps? Avant de commencer, il faut comprendre que,... Lire la suite >
Ce printemps, j’ai fait un petit tour dans un jardin communautaire avec un ami (juste une visite, car je suis sur une liste d’attente depuis des années pour avoir mon propre espace, quel supplice!). Une dame arrachait des laitues du sol, semblant découragée. En nous voyant, elle nous a offert chacun plusieurs têtes de laitue, elle en avait beaucoup trop. Malgré la date hâtive, elle avait une planche complète de belles pommes de laitue dodues. «Comment avez-vous fait pour avoir autant de laitue si tôt en saison?», lui demandais-je entre deux bouchées de ces délicieuses feuilles. «C’est simple, m’a-t-elle répondu, j’ai semé à l’automne et c’est tout!» Pré-ensemencement Le pré-ensemencement consiste à semer des végétaux, souvent des fruits et des légumes, avant l’hiver pour qu’ils commencent à pousser le printemps venu. Le principe est simple: à l’automne avant que le sol soit gelé, mais que les températures sont assez basses pour empêcher les graines de germer, plantez vos semences au... Lire la suite >
La saison du potager tire à sa fin. Déjà, avec les nuits plus fraîches, plusieurs plantes ont arrêté de produire. D’autres, préférant la fraîcheur, continuent, mais il y a une fin à tout et éventuellement vous devrez vous résigner à «fermer votre potager»! Fermer son potager, pourquoi? Si vous êtes un jardinier paresseux, comme moi, vous ne «fermez» pas votre jardin ornemental, laissant à la nature le soin de décomposer les feuilles et tiges mortes qui restent en fin de saison. Pourquoi fermer son potager? La majorité des publications et sites web suggère d’enlever les débris végétaux de votre potager en fin de saison en retirant les plantes au complet, incluant les racines, les feuilles et les tiges, laissant ainsi le sol nu. On prétend que les maladies et les insectes ravageurs peuvent hiverner dans ces débris et revenir la saison suivante… Ça ne me semble pas très paresseux, tout ça! Voici pourquoi je laisse mes plantes au jardin Personnellement,... Lire la suite >
Outre le réchauffement climatique, qui est souvent pointé du doigt pour expliquer la propagation vers le Nord de la maladie de Lyme, la fragmentation des forêts pourrait être une autre cause importante de la présence importante de tiques et de la maladie de Lyme. Tiques et forêts Tout d’abord, les tiques prolifèrent dans les lisières de forêt. Cet environnement, souvent composé d’herbes hautes et d’arbustes, fournit un habitat pour les animaux hôtes, mais il s’agit aussi d’un milieu qui reste humide et qui empêche les tiques de s’assécher et de mourir. Une forêt qui est découpée par des routes et des secteurs habités aura nécessairement plus de ces zones de transition. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on recommande de créer une zone tampon dans ces zones de transition composée de paillis de bois ou de gravier d’au moins 1 mètre de large. Puisque les tiques sont sensibles à la sécheresse, ces barrières les empêcheraient de migrer vers le reste... Lire la suite >
Le jardinage a beaucoup changé au Québec dans les 30 dernières années. On utilise plus de plantes vivaces et d’arbustes que d’annuelles. On fait de l’herbicyclage et du feuillicyclage en laissant les rognures de pelouse et les feuilles déchiquetées à même notre le sol pour nourrir notre gazon, qu’on tond moins régulièrement pour laisser fleurir les plantes qui nourrissent nos pollinisateurs. Plusieurs jardiniers installent des prés pour réduire radicalement la tonte ou utilisent des plantes indigènes pour créer des environnements favorables à la faune. Mais un défi de taille se pointe le bout du nez au Canada, traversant la frontière avec les États-Unis, et risque de réduire ce beau progrès: les tiques. Les tiques La tique du cerf ou tique à patte noire (Ixodes scapularis), trouvée dans l’Est et le Centre de l’Amérique du Nord) et la tique occidentale (I. pacificus), vivant plutôt en Amérique du Nord à l’ouest des Rocheuses, sont les principales sources de préoccupation au Canada et... Lire la suite >
Les floraisons spectaculaires de l’été sont, pour la plupart, terminées à ce moment de l’année, cela ne veut aucunement dire qu’il n’y ait rien d’intéressant au jardin de Larry le mois de septembre venu. D’ailleurs, la fin de l’été et l’automne sont mes saisons préférées! Fruits décoratifs Certaines fleurs se sont transformées en fruits. C’est le cas de l’actée rouge (Actaea rubra), dont les fruits sont la principale attraction. D’autres vivaces ne commencent à s’épanouir qu’à ce moment de l’année: je pense aux hélianthes, aux eupatoires ou à la peu utilisée sauge glutineuse (Salvia glutinosa) qui surprend en fin de saison avec sa floraison jaune. Connaissez-vous le kirengeshoma à feuilles palmées (Kirengeshoma palmata)? Cette vivace, qui a plutôt la taille d’un arbuste, fleurit environ six semaines à la fin de l’été, et ce, en pleine ombre! Floraison prolongée Il ne faut pas oublier que plusieurs vivaces à floraison prolongée sont encore pleines de couleurs et le seront parfois jusqu’aux gels.... Lire la suite >
Quel merveilleux spectacle nous offrent les arbres en automne en changeant leurs feuilles du vert au jaune, orange et rouge! C’est si beau et surnaturel qu’on croirait rêver! Mais lorsqu’un de vos arbres perd ses feuilles en été, ça tourne plutôt au cauchemar… Pourquoi les arbres perdent-ils leurs feuilles? Avant de regarder pourquoi les arbres perdent leurs feuilles prématurément, examinons le processus par lequel ils les perdent à l’approche de l’hiver. Ce n’est pas si différent finalement! À l’approche de l’hiver, il est normal pour les arbres décidus de laisser tomber leur feuillage. C’est un mécanisme que l’on nomme l’abscission foliaire, un processus hormonal qui cause le détachement des feuilles, enclenché, habituellement, par des changements du degré de luminosité, dans la durée des journées ou de la température. L’abscission foliaire est un mécanisme qui permet à l’arbre de conserver de l’eau. Le processus de photosynthèse provoque de la transpiration et puisque le sol est gelé en hiver, les ressources en... Lire la suite >
Chaque fois qu’on publie ici un texte sur la pelouse, ça soulève un tollé. D’un côté, nous retrouvons les tenants de la pelouse traditionnelle, celle composée de graminées, toujours verte, tondue courte chaque semaine et irriguée régulièrement, qui croient que son entretien relève du bon voisinage, du respect pour autrui, puisque c’est plus esthétique et qu’en éliminant les mauvaises herbes on les empêche d’envahir nos voisins. De l’autre, il y a les partisans de la pelouse écologique, celle qui est composée de gazon, mais aussi de toute une variété de plantes incluant celles qui sont considérées indésirables. Ils croient qu’elle est plus saine pour l’environnement puisqu’on évite l’usage de pesticides et qu’elle augmente la biodiversité en offrant un milieu de vie pour une plus grande variété d’êtres vivants, en plus de libérer du temps dans nos vies déjà bien remplies. Il y a bien sûr, ce qui est probablement la majorité, ceux qui se situent quelque part entre les deux.... Lire la suite >
Bien que j’apprécie la beauté d’une belle terre foncée pleine de matière organique, je ressens toujours un profond inconfort lorsque j’en aperçois. Si c’est le cas, c’est que je m’inquiète de la santé de ce sol qui n’est pas recouvert. Pour moi, un paillis quel qu’il soit (de préférence de nature organique) est, dans la majorité des cas, absolument nécessaire dans un jardin comme au potager. Il préserve l’humidité, réduit les mauvaises herbes, régule la température, prévient l’érosion, réduit la compaction et un paillis qui se décompose ajoute de la matière organique au sol. Mais il y a une alternative au paillis, une technique qui est utilisée depuis des millénaires en agriculture: les engrais verts. Qu’est-ce qu’un engrais vert? Un engrais vert est une plante qui est utilisée pour protéger le sol et pour l’amender. Traditionnellement, ces végétaux sont semés dans un potager ou une terre agricole lorsque celles-ci ne sont pas utilisées par une culture, soit avant, après, ou... Lire la suite >