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Livre horticole: «Pissenlit contre pelouse» de Claude Lavoie

Honnis une grande partie du 20e siècle puisqu’ils défiguraient les pelouses «parfaites», les pissenlits sont devenus des héros des temps modernes pour leur contribution à la survie des pollinisateurs. Beaucoup d’encre a coulé à leur sujet, ces dernières années, avec l’avènement des mouvements No Mow May et le Défi Pissenlits, qui suggèrent de retarder la tonte du gazon au printemps pour permettre aux insectes pollinisateurs de se nourrir de leur pollen et nectar. Les admirateurs des pissenlits, comme ceux de leur ennemi juré, la pelouse, vantent les mérites de l’un et l’autre. Pissenlit contre pelouse Entre en jeu Claude Lavoie qui remet les pendules à l’heure avec son essai Pissenlits contre pelouse: une histoire d’amour, de haine et de tondeuse. Le livre, publié aux Éditions MultiMondes, se lit effectivement comme une histoire qu’on ne peut pas arrêter de lire tant elle est captivante. Elle part du tout début, avec la genèse des pissenlits, pour nous mener à la création de... Lire la suite >

Partage ta pelouse, partage la vie!

La biodiversité mondiale est en déclin rapide, principalement à cause de notre mode de vie urbain qui remplace les écosystèmes naturels riches par des zones urbaines biologiquement appauvries. Nos pelouses standard, symboles de ces milieux urbanisés, contribuent peu à la biodiversité locale. Dans le contexte des crises climatiques et de la biodiversité, la Fondation David Suzuki, Dark Matter Labs et Nouveaux Voisins ont formé un partenariat pour concevoir une campagne visant à repenser le rôle des pelouses dans les quartiers et à promouvoir leur intégration naturelle, une pelouse à la fois. En avril 2024, ils ont officiellement lancé la campagne Partage ta pelouse et son équivalent anglophone LawnShare. Ces initiatives font partie d’un effort national visant à réimaginer les pelouses traditionnelles comme des habitats sains pour les abeilles, les papillons et d’autres formes de faune et de flore. Pourquoi transformer les pelouses traditionnelles? La campagne «Partage ta pelouse» propose de repenser ces espaces verts comme des zones potentielles pour la... Lire la suite >

Livre horticole: «Le jardin comestible écoresponsable» de Bertrand Dumont

Bertrand Dumont est en feu cette année! Après avoir publié, en janvier l’excellent Arbres et arbustes indigènes pour les jardins du Québec, l’horticulteur réputé et auteur prolifique, récidive avec non pas un, mais deux livres: Comprendre la Nature et tirer parti de ses bienfaits et Aménager et cultiver en respectant la Terre, 2 volets de son projet Le jardin comestible écoresponsable. Combinés, ces ouvrages nous offrent tellement d’informations sur le jardinage comestible qu’il est difficile de savoir ou commencer! Ce qui m’apparaît clair, c’est que Dumont a pris le pari d’expliquer la théorie derrière la production de fruits et de légumes, le sol, le climat et le fonctionnement des plantes, plutôt que de nous donner des recettes simples. En comprenant la nature, vous trouverez vous-même les réponses aux inévitables questions qui surviennent lorsqu’on jardine. Quoique théoriques par moment, ces livres offrent en même des explications concrètes sur la préparation, la réalisation et l’entretien d’un jardin potager ou fruitier. Tout ça... Lire la suite >

Hey les bibittes! Je peux faire le ménage de mon jardin maintenant?

Attendre que les températures printanières restent au-dessus de 10 °C avant de faire un ménage dans vos parterres est une pratique courante pour préserver les insectes bénéfiques. Cette stratégie a pour but de protéger les pollinisateurs, les prédateurs d’insectes nuisibles et les insectes décomposeurs qui peuvent encore être en diapause ou au ralenti. Les feuilles mortes et les tiges séchées intactes représentent un refuge pour les insectes qui contribuent à l’équilibre écologique du jardin. Cependant, il est important de reconnaître que cette approche simple peut parfois nécessiter des nuances, car la réaction des insectes au réchauffement printanier peut varier en fonction de leur espèce et des conditions locales. Voici quelques exemples d’insectes bénéfiques que l’on trouve dans les jardins nord-américains, ainsi que leur rôle et leur réaction face à l’adoucissement de la température. Abeilles pollinisatrices Les abeilles pollinisatrices, indigènes ou domestiques, se réveillent au printemps habituellement lorsque la température se situe entre 10 et 15 °C, et elles apprécient particulièrement... Lire la suite >

Nous avons besoin de votre aide pour un projet spécial

Chère communauté du Jardinier paresseux, J’espère que ce message vous trouve en pleine santé, les mains dans la terre, en train de cultiver la beauté et la sérénité dans vos espaces verts. Comme vous le savez, le Jardinier paresseux est animé par une passion pour un jardinage simple et accessible à tous. Fort de plus de 15 ans d’expérience en tant que paysagiste et concepteur d’aménagements, je souhaite aujourd’hui partager davantage mon expérience pour vous aider à créer des environnements accueillants, vivants, écologiques et adaptés à chacun. Votre avis est essentiel dans la réalisation de cette vision. En partenariat avec Tisane et Jardin, nous lançons un projet passionnant destiné à fournir des outils, des conseils et des ressources encore mieux adaptés à vos besoins spécifiques en aménagement paysager et jardinage. Que vous soyez jardinier débutant ou expérimenté, nous voulons vous aider à mener vos projets avec plus de confiance, de joie et de succès. Sondage Pour ce faire, nous avons... Lire la suite >

Visez 70% de plantes indigènes

En 2018, Desirée L. Narango, étudiante diplômée, et Douglas W. Tallamy, professeur au Département d’entomologie et d’écologie de la faune sauvage de l’Université du Delaware, ont collaboré à une étude qui indique que lorsque la proportion de plantes indigènes dans une zone atteint ou dépasse 70 %, il y a un impact positif significatif sur les populations d’oiseaux. Réseau alimentaire soutenu par les plantes indigènes La raison de cette augmentation est principalement due au réseau alimentaire soutenu par les plantes indigènes. La végétation indigène accueille une plus grande diversité et une plus grande abondance d’insectes que les plantes non indigènes. Étant donné que de nombreuses espèces d’oiseaux dépendent des insectes comme principale source de nourriture, en particulier pendant la saison de reproduction pour nourrir leurs petits, la disponibilité des plantes indigènes a un impact direct sur leur succès reproductif. En maintenant ou en rétablissant la diversité des plantes indigènes au-dessus du seuil de 70 % dans les paysages, en particulier... Lire la suite >

Livre horticole: De la cour au jardin, de Christelle Guibert

Les préoccupations liées aux changements climatiques ont été accentuées par la pandémie de COVID-19, ce qui a suscité un intérêt croissant pour les pratiques écologiques, en particulier dans l’aménagement de nos espaces extérieurs. Dans ce contexte, le livre De la cour au jardin de Christelle Guibert, illustré par Orcéine, se présente comme un guide essentiel pour ceux qui désirent apporter une contribution positive à l’environnement, en commençant par leur propre jardin et en s’étendant à leur communauté. Étape par étape L’ouvrage propose une méthode étape par étape pour transformer les espaces extérieurs en écosystèmes vivants et productifs. L’objectif est de transformer une simple cour en un havre de biodiversité qui offre une résilience climatique et une source de nourriture saine grâce à la culture de fruits et légumes frais. Guibert introduit les lecteurs aux principes fondamentaux nécessaires à l’établissement et à la maintenance d’un jardin écologique et comestible, tels que l’évaluation de l’ensoleillement, la connaissance des sols pour une sélection... Lire la suite >

La bataille du printemps

Pendant des années, mon père et son épouse se sont disputés à propos du ménage printanier de leur jardin. Pour mon père, nettoyer un jardin au printemps était à faire en cas de nécessité absolue seulement: ramasser les déchets (du plastique ou des jouets pour enfants déposés par le vent durant l’hiver), récolter les feuilles qui se sont amassées sur les sentiers pour les mettre dans les plates-bandes, et parfois couper les tiges florales des vivaces ayant réussi à tenir debout malgré la neige. Et encore, souvent, submergé de travail au printemps, il négligeait même de tailler les tiges de plantes mortes qui finissaient par disparaître sous le nouveau feuillage de l’année. Toute cette matière organique recouvre le sol tel un paillis, le protégeant de l’érosion, des mauvaises herbes, des caprices de la météo, tout en se décomposant pour nourrir la vie qui s’y trouve et par le fait même, les plantes. Pour sa conjointe, cet amas de feuilles mouillées... Lire la suite >

Que faire en avril? Calendrier du jardinier paresseux

On a beau être paresseux, il y a quand même des limites! On peut bien remettre certaines choses, comme le soin des plantes d’intérieur, si on est trop occupés, mais d’ici la mi-avril, il faudrait tout de même partir vos semis pour le potager. Dans nos plates-bandes, on peut paresser encore jusqu’au mois de mai ou même juin pour laisser le sol s’assécher et les insectes se réveiller avant de faire un petit ménage, mais ne vous sentez pas obligés d’en faire. Dame nature fera presque tout le travail elle-même. Que faire en avril? Semis à partir en avril Si vous êtes un jardinier paresseux, comme moi, vous commencez à peine à partir vos semis pour votre potager et votre jardin de cet été. Les délais recommandés dans les livres peuvent sembler excessifs pour certains. Par exemple, planter des tomates huit semaines avant la dernière gelée c’est bien dans une serre, où les températures plus fraîches produisent ces belles plantes... Lire la suite >

Recension de livre: Arbres et arbustes indigènes pour les jardins du Québec de Bertrand Dumont

Les arbres et les arbustes sont la pierre angulaire d’un jardin parce qu’ils fournissent une structure, créent des microclimats, offrent de l’ombre et des abris, ancrent le sol pour prévenir l’érosion et servent d’habitat et de source de nourriture pour la faune et la flore, formant ainsi le cadre essentiel autour duquel les autres plantations sont organisées et les écosystèmes prospèrent. L’utilisation d’arbres et d’arbustes indigènes est encore plus importante, car ils constituent la base des écosystèmes locaux et soutiennent la biodiversité en fournissant un habitat essentiel et des sources de nourriture à la faune indigène, notamment aux insectes, aux oiseaux et à d’autres animaux, favorisant ainsi l’équilibre et la résilience écologiques. C’est pour ces raisons que j’étais aussi enthousiasmé à la sortie du livre Arbres et arbustes indigènes pour les jardins du Québec de l’horticulteur et communicateur émérite Bertrand Dumont. Finalement, un guide facile d’accès qu’on peut utiliser pour choisir des arbustes et des arbres indigènes pour nos jardins... Lire la suite >