Je l’ai déjà dit, et je le répéterai encore maintes fois: que ce soit pour créer un aménagement paysager au complet, ou simplement une plate-bande, il est toujours mieux de commencer avec un dessin pour assurer le succès d’un projet. Lors de mes études en conception d’aménagement paysager, nous avons commencé par apprendre les techniques de dessin à la main (non, je n’ai pas fait mes études au siècle dernier!). Je me souviens très bien des marques de gomme à effacer et des nombreuses révisions qui nécessitaient parfois de recommencer des dessins entiers. Je me rappelle aussi la fierté, voire de la surprise, lorsque je terminais un plan: l’effet était sublime! Était-ce vraiment moi qui avais dessiné ça? Je trouve que le dessin à la main donne à un plan une beauté imparfaite, qui se rapproche de celle de la nature. Ensuite, nous sommes passés au dessin assisté par ordinateur, et je dois avouer que je ne suis jamais revenu... Lire la suite >
Il y a quelques années, je me souviens avoir discuté avec une collègue de travail au sujet de la pyrale du buis, un papillon nocturne originaire d’Asie, reconnu pour ses larves qui dévorent le feuillage des buis (Buxus). À l’époque, elle s’attaquait déjà aux buis en Ontario et dans le nord-est des États-Unis, et je me suis demandé si elle avait atteint le Québec. Les buis sont un choix très populaire pour les haies basses et formelles, surtout dans les climats plus frais. Il serait donc peut-être temps de réfléchir à des options pour remplacer les buis avant que la pyrale ne fasse trop de dégâts. Dernièrement, cette ancienne collègue de travail m’est revenue pour m’avertir: elle est arrivée! Elle avait aperçu les premiers dégâts causés par la pyrale du buis. En fait, durant l’été 2023, la pyrale du buis avait déjà été détectée dans plusieurs propriétés privées au Québec, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Organisme nuisible réglementé La pyrale... Lire la suite >
Le 20 septembre, j’aurai l’honneur de participer à la première journée portes ouvertes de l’École des métiers de l’horticulture de Montréal, qui se tiendra sur le terrain du Jardin botanique de 13 h à 18 h. J’ai été invité à donner une conférence sur l’aménagement paysager, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Avant d’être chroniqueur et éditeur du blogue Jardinier paresseux, j’ai travaillé comme paysagiste et concepteur d’aménagement pendant près de 15 ans. C’est un métier qui me passionne toujours. Retour aux sources Je me souviens de mes débuts comme paysagiste. À cette époque, je ne cherchais pas vraiment une nouvelle carrière, mais plutôt une pause et un changement de rythme. J’ai accepté un emploi de manœuvre en aménagement paysager, pour un été seulement. Ce que je voulais, c’était passer du temps à l’extérieur, bouger et reconnecter avec la nature. Eh bien, j’ai été servi ! Certaines journées étaient dures, c’est vrai. Travailler sous le soleil, le vent ou... Lire la suite >
Une de mes amies a une plate-bande qui, disons, laisse à désirer. Chaque fois que je vais chez elle et que je la croise, je suis découragé. Je crois même lui avoir dit: «Coudonc, ta plate-bande est donc ben laide!» Elle est bien au courant, croyez-moi, mais elle se demande comment régler le problème. En fait, elle se demande même quel est le problème exactement. Vous avez peut-être un problème similaire. Vous venez d’emménager dans un nouvel endroit et le jardin ne vous plaît pas? Vous avez acheté un tas de plantes à la jardinerie sur un coup de tête, à fort coût, mais quelques années plus tard, le résultat laisse à désirer? Vous avez des fleurs pendant l’été, mais le reste du temps, votre plate-bande est totalement plate? Peut-être avez-vous du mal à circuler sur votre terrain et devez-vous tailler constamment des plantes tant elles débordent partout? Il y a tellement d’obstacles potentiels, qu’il est facile de se décourager,... Lire la suite >
Les températures plus fraîches et l’humidité accrue en automne réduisent le stress des plantes, les aidant à s’établir confortablement dans leur nouvel environnement. Pas besoin de les chouchouter constamment avec des arrosages, la pluie automnale s’en occupe. Le sol, encore chaud après l’été, stimule l’enracinement, permettant aux plants de bien s’installer avant l’arrivée du gel. Au printemps, vos plantes auront déjà une longueur d’avance sur les nouvelles plantations. De plus, qui dit automne dit aussi bonnes affaires! Les pépinières offrent souvent des rabais en fin de saison, ce qui vous permet d’ajouter de nouvelles beautés à votre jardin sans vider votre portefeuille. Quand est-il trop tard pour planter? Tant que votre pelle pénètre encore dans la terre, vous pouvez planter, mais essayez de le faire au moins six semaines avant que le sol ne gèle complètement. Cela donne à vos arbres et arbustes le temps de s’établir avant l’hiver. Si vous en êtes rendu à gratter la neige pour trouver... Lire la suite >
Le mois de septembre en est un de transition, dans la vie comme au jardin. C’est la rentrée scolaire pour les enfants, ce qui marque aussi la fin des vacances pour plusieurs d’entre nous. Les villes retrouvent par ailleurs leur rythme effréné. La nature aussi est en transition, en réponse au climat, qui n’arrive pas à décider si c’est l’été ou l’automne. On peut aussi bien avoir une canicule que des nuits fraîches proches du gel. Certaines plantes répondent en changeant de couleur, d’autres, qui préfèrent la fraîcheur, sont à leur apogée. Au jardin, on profite d’un sol encore chaud pour semer, planter et transplanter, tout en commençant les préparatifs pour l’hiver. Les récoltes sont abondantes, mais achèvent et certains auront des réserves pendant la saison froide. Les jardiniers anticipent l’année à venir en semant des engrais verts, en divisant les vivaces et en plantant les bulbes qui écloront au printemps. En septembre, profitez de la fin de l’été, tout... Lire la suite >
Je considère souvent un jardin comme un lieu de rencontre entre l’humain et la nature. Réfléchissez-y bien: sans nous, il n’y aurait pas de jardins, seulement des espaces sauvages. En créant un aménagement paysager, nous prolongeons nos maisons vers l’extérieur. Dans la conception de jardin, nous utilisons souvent le concept de «pièces» pour créer différentes zones ou espaces dans un aménagement. Cette idée est inspirée par les principes de design intérieur et d’architecture, traitant les espaces extérieurs de la même manière que les espaces intérieurs avec des zones spécifiques dédiées à des fonctions différentes. Comment concevoir une pièce extérieure Si vous avez déjà dessiné un plan de base et effectué une analyse de site de la zone que vous souhaitez aménager, vous avez probablement déjà déterminé les zones que vous souhaitiez inclure dans votre jardin, comme une salle à manger, un espace de rangement pour les outils, un jardin d’herbes aromatiques ou un coin détente. Ce seront vos «pièces». Avant... Lire la suite >
Les changements climatiques, avec leurs variations de température, précipitations imprévisibles et événements météorologiques extrêmes, perturbent les cycles de croissance, de floraison et de fructification des plantes de nos jardins. Ces conditions augmentent aussi leur vulnérabilité aux maladies, aux ravageurs et au stress hydrique dû aux sécheresses ou pluies abondantes. Les vivaces, en particulier, peuvent être moins tolérantes aux changements climatiques comparativement aux annuelles, arbustes et arbres. Vulnérabilité Les vivaces, avec leurs racines et tiges moins robustes, sont plus vulnérables aux conditions extrêmes comme les vents violents et les inondations. Contrairement aux arbres et arbustes qui accumulent des ressources dans leurs structures ligneuses, les vivaces stockent leurs réserves dans des parties souterraines comme les rhizomes et les bulbes, ce qui peut ne pas suffire face à des hivers rigoureux ou imprévisibles. Les arbustes et arbres, avec leurs racines profondes et leur longévité, peuvent puiser l’eau en profondeur et résister aux aléas climatiques. Quant aux annuelles, elles complètent leur cycle de vie... Lire la suite >
J’ai visité les Jardins du Grand-Portage avec mon père il y a une vingtaine d’années. C’était le cadeau qu’il m’offrait pour mon anniversaire, lui qui voyait bien à quel point l’agriculture biologique m’intéressait. Étrangement, ce n’est pas le potager qui m’a marqué, mais le jardin zen, unique puisqu’il remplaçait le sable par des plantes couvre- sols qui changeaient de place avec le temps. C’était la première fois que je me rendais compte qu’un jardin pouvait évoluer au fil du temps. Cette découverte a profondément influencé mon travail de concepteur, m’incitant à apprécier les plantes qui se déplacent et le changement des saisons. Encore aujourd’hui, je me remémore souvent cette expérience marquante. Cette année, les Jardins du Grand-Portage, fondés par Yves Gagnon et sa conjointe Diane Mackay, célèbrent leur 45e anniversaire. Je me suis donc entretenu avec Yves Gagnon qui m’a raconté son histoire et celle des Jardins, situés à Saint-Didace, dans Lanaudière. Ses jardins ont forgé son parcours d’éducateur et... Lire la suite >
Il y a une vingtaine d’années, je me suis installé sur une ferme, à Saint-Apollinaire. Ma blonde de l’époque et moi avions décidé de tenter notre chance comme jardiniers-maraîchers et de produire des fruits et légumes biologiques pour les vendre, en panier, à Québec, non loin de là. Durant les longs mois d’hiver, avec peu à faire, mis à part mettre une autre bûche dans le poêle, je lisais beaucoup sur l’agriculture biologique à petite échelle. La majorité de ces œuvres étaient américaines ou françaises, donc destinées à des climats un peu plus chauds que le nôtre. Mon père m’a donc «prêté» quelques livres d’Yves Gagnon. Ces livres sont vite devenus des références pour nous, car, à l’époque, il n’y avait rien d’autre de comparable pour nous aider dans notre quête de production d’aliments de façon écologique dans un climat nordique. J’ai encore ces livres, que je n’ai jamais retournés à mon père, et ils sont si usés que j’ai... Lire la suite >