Cette année encore, la pluie a été généreuse (parfois trop!) et la plupart de nos pelouses sont belles. Mais nous avons aussi eu quelques canicules très pénibles et le gazon souffre beaucoup de ces périodes-là. Or, il y a une chose qui est essentielle pour avoir une belle pelouse: une coupe élevée. On ne le répétera jamais assez: plus le gazon est long, plus il sera vigoureux pour produire de longues racines et survivre ainsi aux périodes de sécheresse. C’est simple, les plantes poussent grâce à la photosynthèse: un phénomène qui fonctionne grâce à l’énergie lumineuse et à la chlorophylle. Donc plus la surface des feuilles vertes est importante, plus les plantes pourront produire de la matière organique, d’autres feuilles et des racines profondes. Les surfaces gazonnées ne devraient jamais être tondues plus bas que 8 cm (environ 3 pouces) en climat continental. L’autre facteur très important, c’est l’eau, et c’est la raison pour laquelle les pelouses peuvent être coupées... Lire la suite >
Ce n’est pas un sujet très excitant pour les jardiniers, mais presque tout le monde a une entrée de garage, un petit trottoir ou un patio en pavé ou en gravier. Alors, comment maintenir ces espaces libres de plantes indésirables sans utiliser d’herbicides nuisibles? Malheureusement, le glyphosate est encore trop répandu: cette substance active la plus utilisée au monde et commercialisée entre autres sous la marque Roundup de Bayer (ex-Monsanto). Déjà en 2017, Marie-Monique Robin développait amplement la situation dans son livre et documentaire : Le Roundup face à ses juges. Plus récemment, un rapport de 2021 de l’INSERM (Institut national de la santé et de recherche scientifique en France) confirmait le risque accru de lymphome non hodgkinien. Le rapport pointait aussi la génotoxicité du glyphosate: c’est-à-dire une substance capable d’entraîner un dysfonctionnement du génome et de l’ADN. D’autres risques étaient évoqués, comme le myélome multiple et les leucémies. Les herbicides non sélectifs à faible impact Heureusement, il existe des herbicides à... Lire la suite >
Il existe plusieurs sortes de géraniums vivaces très rustiques au Canada et qui n’ont évidemment rien à voir avec les pélargoniums utilisés comme des plantes annuelles sous nos latitudes, car ils ne survivent pas à nos températures hivernales. Larry avait classé le géranium dans les vivaces presque toujours en fleurs! Toutes les variétés font d’excellents couvre-sols en formant des coussinets au feuillage découpé et des petites fleurs allant du rose au mauve et au blanc. Les variétés recommandées par Larry étaient les Geranium ‘Ann Folkard’, G. cinereum, G. dalmaticum, G. endresii, G. x oxonianum et G. sanguineum Le géranium sanguin, un couvre-sol à découvrir Personnellement, j’ai un faible pour le géranium sanguin (Geranium sanguineum): une petite vivace rustique en zone 3 et très résistante à la sécheresse. Cette variété forme des coussinets de 15 à 20 cm de hauteur sur 40 à 60 cm de diamètre et produit une abondance de petites fleurs rose-magenta de juin à septembre. Le feuillage... Lire la suite >
Il est souvent question de pelouses cette année, car elle est omniprésente dans tous les aménagements paysagers, surtout en Amérique du Nord. Cependant sa prédominance est de plus en plus remise en question à cause des impacts négatifs sur l’environnement comme la consommation d’eau, d’engrais et de pesticides, la pollution sonore, la production de gaz à effet de serre (GES), etc. Il y a quelques semaines, j’ai fait la connaissance de deux chercheurs universitaires qui s’intéressent à la gestion environnementale des pelouses: Raphaël Proulx, professeur à l’UQTR, et Laura-Jeanne Raymond-Léonard qui fait un doctorat sur la biodiversité des sols urbains à l’UQAM. Ils m’ont donné des informations très intéressantes par rapport au «Défi pissenlits» et «Mai sans tondeuse». Ces campagnes sont très populaires depuis quelques années et certains propriétaires ont même décidé de ne plus tondre durant toute la saison estivale. Cela a généré quelques chicanes de voisins et même des pénalités dans certaines municipalités. Pourtant, des études récentes ont... Lire la suite >
La grande ortie, ou ortie dioïque (Urtica dioica L.), est une plante herbacée vivace originaire d’Eurasie qui s’est répandue maintenant dans le monde entier. On trouve quelques espèces d’orties indigènes dans la région maritime du Saint-Laurent, mais l’ortie dioïque est plutôt rare au Québec alors qu’on en trouve sur tous les terrains en friche en Europe. Elle a assez mauvaise réputation, car c’est une plante envahissante et qui pique. En effet, les feuilles et les tiges sont recouvertes de poils urticants qui se brisent au moindre contact en injectant dans la peau une substance qui provoque une sensation de brûlure. Ces effets sont cependant de courte durée et peuvent être rapidement neutralisés par d’autres plantes appliquées sur la zone affectée, comme le plantain ou la menthe, entre autres. Urtica dioica, communément appelée ortie, n’est généralement pas classée comme une espèce exotique envahissante au Canada ou aux États-Unis. Il y a une espèce indigène (Urtica gracilis) étant largement répandue en Amérique... Lire la suite >
Le cerfeuil commun (Anthriscus cerefolium), appelé aussi cerfeuil des jardins, est une petite plante potagère plutôt méconnue au Québec. Elle est pourtant délicieuse et aussi très facile à cultiver. On en trouve chez plusieurs semenciers québécois (Semences du Portage, par exemple), mais je n’ai jamais vu de cerfeuil dans les épiceries près de chez moi, alors qu’en Europe c’est un incontournable autant en fine cuisine que sur les tables campagnardes. Une plante comestible et médicinale C’est une plante qui ressemble beaucoup au persil et il peut le remplacer dans plusieurs recettes. Mais le cerfeuil a un petit goût délicat d’anis qui le rend incomparable. On se sert des feuilles et des tiges pour aromatiser les sauces (comme la sauce béarnaise), les potages, les omelettes ou on peut l’ajouter cru à nos salades. Lorsque j’en ai en abondance, je congèle le surplus après l’avoir haché et recouvert d’un peu d’eau dans de petits contenants individuels. Il conserve ainsi sa saveur durant... Lire la suite >
Depuis quelques années, le déclin des abeilles a réveillé notre conscience environnementale collective face au danger des pesticides, mais la majorité des gens pensent aux abeilles domestiques. On s’inquiète des impacts sur la production de miel, mais aussi sur la pollinisation de nos arbres fruitiers et autres grandes cultures qui louent des ruches durant la floraison de leurs cultures. Les personnes les plus intéressées par ce déclin savent qu’il y a aussi des abeilles indigènes qui sont propres à chaque région, mais la plupart des gens pensent que toutes les abeilles se ressemblent, vivent en colonies, produisent du miel et peuvent piquer si on les dérange. Or, il y a environ 860 espèces d’abeilles indigènes au Canada, certaines ont des couleurs qui diffèrent du jaune et du noir, la majorité ne pique pas, elles sont souvent solitaires et aucune ne produit du miel. Mais toutes contribuent à la pollinisation de façon importante à condition de leur offrir des habitats propices.... Lire la suite >
La grande majorité des pelouses en Amérique du Nord ont été installées avec du gazon en plaques et ça, c’est 100% de pâturin des prés: une espèce qui résiste très bien au piétinement et à nos hivers québécois et qui procure un effet immédiat. Malheureusement, c’est aussi une plante très exigeante en fertilisants et en eau. Si les conditions idéales ne sont pas au rendez-vous, elle va s’affaiblir et être une proie facile pour les ravageurs de pelouses, comme les punaises et les vers blancs. En fait, les insectes «nuisibles» sont là pour éliminer les faibles. C’est la loi de la nature. Si on a une diversité de plantes dans notre pelouse, comme dans une jungle, il y aura toujours l’une ou l’autre qui va survivre à une sécheresse, à un sol pauvre ou compacté ou qui va résister à tel ou tel prédateur. Comment faire le virage? Alors, vous avez posé du gazon en plaques récemment, mais vous vous... Lire la suite >
À la suite du lancement du Défi Pissenlits en 2021, plusieurs municipalités ont lancé des campagnes en suggérant de ne pas tondre pendant tout le mois de mai. J’ai déjà écrit à ce sujet l’an dernier, mais je crois qu’il est utile d’en reparler, car ce n’est pas une bonne idée de suspendre la coupe du gazon pendant un mois au printemps. Du moins si on veut conserver un espace gazonné polyvalent capable de résister au piétinement pour toutes sortes d’activités familiales, sportives ou sociales. Les nuances du Défi Pissenlits Si on laisse pousser la pelouse trop longtemps, les enfants ne pourront plus jouer au ballon et la tondeuse ne pourra plus passer. Il faudra peut-être louer de l’équipement et ensuite ramasser tout le gazon coupé. Une coupe radicale est nuisible à la pelouse. Il vaut mieux la couper régulièrement pour conserver une surface dense. De plus, si on arrête de tondre le gazon pendant un mois, cela ne va... Lire la suite >
Le sujet est un peu tabou, je sais! Mais même Larry en a parlé en 2020, après bien des hésitations, à la suite d’une question du public. Dans cet article, il s’agissait surtout d’utiliser l’urine diluée comme engrais, ce qui est une très bonne idée, car la formule N-P-K, estimée à 11-1-2, est semblable aux engrais azotés qu’on peut trouver dans le commerce. Larry mentionnait aussi son utilisation pure comme accélérateur à compost. Ça aussi c’est génial, spécialement pour un compost riche en carbone, comme les feuilles mortes par exemple. Si on l’arrose avec de l’urine, cela va équilibrer le rapport C/N et stimuler le processus. L’urine comme fongicide Pour ma part, je l’utilise chaque printemps comme fongicide sur mes gadelliers (des groseilliers pour les Européens). L’urée est un fongicide naturel, nous en produisons plusieurs fois par jour et c’est gratuit. Cependant, il est impératif de l’appliquer au stade dormant, soit en mars ou avril, car l’urine brûle le feuillage!... Lire la suite >