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De la graine au bonsaï

Je ne connais rien à l’entretien des bonsaïs. Franchement, j’ai beau trouver ça magnifique, je ne peux m’empêcher de penser que c’est un paquet de trouble. Bien sûr, les soins doivent être adaptés, mais la croissance doit être aussi très, très surveillée. Je n’en ai pas et je n’en veux pas. Je me contente de les admirer quand j’en rencontre. MAIS! Je connais la biologie du bonsaï. Son chemin de vie, le pourquoi c’est un bonsaï. Et je vous assure que la semence de cerisier n’a aucune idée de ce qui l’attend quand elle tombe entre les mains d’un «maître bonsaïeur». Cette petite graine, elle, est destinée à devenir un arbre comme les autres. C’est grâce à un humain qu’elle donnera un format miniature. Alors par pitié: arrêtez de vous faire avoir en achetant des semences de bonsaï! Publicités mensongères Si votre algorithme de publicité ressemble au mien, quand vous naviguez sur le web, vous croisez ce genre d’annonces: SUPER... Lire la suite >

Des bananes québécoises? Plus facile qu’on pense!

Ah, les bananes! Ces fruits jaunes et riches en potassium qui nous viennent de contrées lointaines, transportés par bateaux et camions sur des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans nos épiceries. On les associe aux tropiques, aux palmiers et aux plages de sable fin et pas vraiment au Québec avec ses -30 °C en hiver et ses printemps capricieux, n’est-ce pas? Et pourtant! Pendant que nous nous plaignons du froid et de la neige, à Saint-Eustache, une femme cultive des bananiers. Non, pas comme plante ornementale ne donnant jamais de fruits, elle cultive de vrais bananiers productifs, avec de vraies bananes comestibles! J’ai rencontré Myriam de la pépinière Éco-Verdure, qui nous prouve que l’impossible n’est qu’une question de perspective et d’audace. Un projet qui a porté ses fruits (littéralement!) La pépinière Éco-Verdure est une affaire de famille. Des grands-parents au père de Myriam, et maintenant à elle-même qui en devient copropriétaire, cette entreprise horticole s’est forgé une solide réputation au... Lire la suite >

La magie de la bioluminescence: quand la nature fait sa propre lumière

J’ai toujours été fascinée par les phénomènes lumineux dans la nature. Je sais que la bioluminescence existe chez plusieurs organismes, mais dans nos forêts québécoises, ces manifestations restent rares et discrètes. Contrairement aux décors féériques d’Avatar ou aux documentaires sur les océans profonds, notre environnement semble, à première vue, dépourvu de cette magie lumineuse. L’autre soir, en promenant mes chiens, j’ai pourtant aperçu une lueur bleutée entre les arbres. Mon cœur s’est emballé – était-ce enfin un spécimen de mycène bioluminescent que j’espère depuis des années? Un phénomène biologique rare que je pourrais me vanter d’avoir observé? En m’approchant, j’ai constaté qu’il s’agissait simplement de la réflexion de la lune sur un morceau de plastique abandonné… Déception scientifique! Mais cette méprise m’a rappelé à quel point nous sommes peu exposés à la bioluminescence dans notre quotidien, surtout au Québec, alors qu’elle constitue un phénomène fascinant et relativement répandu dans certains écosystèmes. Mais ça m’a donné une idée: et si on... Lire la suite >

Comment les plantes savent que c’est le printemps (alors que nous, on se fait encore avoir!)

Ah, le printemps québécois! Ce moment de l’année où la météo joue au yoyo: 20 degrés pendant trois jours et de la neige la semaine suivante. J’avais à peine sorti mes chaises de patio à la mi-mars, histoire de profiter du 18 °C et du soleil, que j’ai dû les rentrer en vitesse quand c’est retourné à -10 °C sous la neige la semaine d’après. Mes espoirs de printemps et moi, nous voilà refroidis – littéralement! Mais les plantes, elles? Elles ne regardent pas les prévisions météo sur leur téléphone intelligent et n’ont aucun moyen de savoir qu’un épisode d’hiver suivra le scandaleux 18 °C susnommé! Le printemps des fous est-il un enjeu pour nos aménagements? Heureusement, les végétaux ont un système bien plus sophistiqué que nos thermomètres et nos calendriers pour savoir si c’est le «vrai» printemps! En fait, les plantes ont des récepteurs bien plus précis que nos sens capricieux en matière de détection de lumière ou de... Lire la suite >

Les secrets des parfums

Combien de fois par jour sentez-vous quelque chose? Je ne parle pas de cette bouffée de café le matin ou de la fois où vous avez senti le bouquet de fleurs qu’on vous offrait. Je parle de ces odeurs qu’on remarque à peine, ces parfums subtils qui nous entourent et auxquels on ne prête généralement pas attention. Notre odorat est probablement notre sens le moins sollicité. On regarde, on écoute, on touche, on goûte… mais sentir? On le fait presque par inadvertance. On remarque une odeur quand elle est très présente, comme quand on rentre dans une fromagerie, ou qu’on tond la pelouse, mais c’est tout. Je vous avoue que ça me cause une certaine frustration…! Adolescente, j’ai lu Le parfum de Patrick Süskind et ça a changé ma façon d’utiliser mon nez. J’utilise BEAUCOUP mon odorat, et j’ai remarqué que, comme un muscle, plus on le travaille, plus il se développe. Ça me sert à identifier des plantes ou... Lire la suite >

Mes préjugés sur le vermicompostage

En allant chercher ma nouvelle tente de culture, je ne m’attendais pas à revenir avec autant de nouvelles connaissances sur… les vers! C’est que la jardinerie où je suis allée, Au Jardin Vers, n’est pas qu’une simple boutique de matériel horticole: ce sont des experts en vermicompostage. Je dois avouer que j’avais pas mal d’idées préconçues sur le sujet. Des vers dans ma cuisine? Non merci! Ça doit sentir, c’est sale, beaucoup d’entretien et c’est sûrement dispendieux… J’ai déjà deux chiens et un conjoint qui remplissent ces trois conditions, alors pas besoin d’un autre paquet de troubles! En rencontrant Jonathan Côté, le propriétaire, laissez-moi vous dire que j’ai eu droit à toute une leçon! Des petits amis à découvrir Première surprise: on n’utilise pas n’importe quels vers pour le vermicompostage. L’espèce utilisée, Eisenia fetida, est spécialement adaptée à la décomposition de matière organique fraîche. Ces vers rouges, aussi appelés vers du fumier, sont différents de nos vers de terre de... Lire la suite >

Pleurs et saveurs: les deux visages de l’oignon

Alors que certains jardiniers s’affairent déjà sur leurs semis de poireaux et d’oignons espagnols, d’autres attendent patiemment le dégel pour planter leurs bulbilles d’oignons jaunes ou leurs gousses d’ail. Une chose est certaine: si vous êtes un jardinier, vous avez probablement une sorte d’oignon quelque part dans le potager. Ces légumes de la famille des Alliacées sont fascinants parce que ce qui les rend si savoureux et ce qui nous fait verser une (ou plusieurs) larme en les cuisinant sont aussi leur moyen de NE PAS se faire manger. Une contradiction assez étonnante, n’est-ce pas! Une grande famille qui «pique» la curiosité La famille des Alliacées comprend plusieurs espèces cultivées dans nos jardins. L’oignon commun (Allium cepa) est probablement le plus connu, mais il a de nombreux cousins: l’ail (Allium sativum), le poireau (Allium porrum), la ciboulette (Allium schoenoprasum), et bien d’autres. Chacun a ses particularités, mais tous partagent des caractéristiques communes, notamment leurs composés soufrés qui leur donnent ce... Lire la suite >

Je déclare la guerre des semis terminée!

Comme plusieurs d’entre vous, je me bats chaque année pour (avec!) mes semis. C’est qu’elles ne sont jamais contentes, ces petites plantules! Eh oui, j’écris pour un blogue de jardinage, mais je tue annuellement plus de la moitié de mes semis! Et au printemps, ce sont les survivants et leurs quelques petites feuilles tristes qui se font transplanter au jardin… Mais ne pensez pas que depuis cinq ans, je me contente de ces semis faibles et tristes, non, j’ai fait du progrès chaque année! Mais cette année, c’est la bonne! Les batailles perdues qui m’ont permis de gagner la guerre La première année, j’ai naïvement installé mes plateaux sur le bord des fenêtres. Sans fenêtre au sud, mes pauvres plants se sont étirés désespérément vers la lumière, donnant des tiges longues et fragiles qui ne ressemblaient en rien aux photos des catalogues de semences. Pour lutter contre l’étiolement, j’ai investi dans des lampes de croissance de qualité douteuse. Le problème... Lire la suite >

Le fruit défendu n’a pas toujours été la pomme!

Que diraient nos ancêtres s’ils nous voyaient aujourd’hui, penchés sur nos catalogues de semences, à rêver de nos futures tomates du jardin? Ils nous prendraient probablement pour des fous! Car, oui, pendant près de 200 ans en Europe, ce fruit était considéré comme un poison mortel. De «fruit du diable» à vedette de nos potagers, la tomate a fait tout un chemin! Une famille pas très recommandable Ramenée des Amériques par les conquistadors espagnols au 16e siècle, la tomate était d’abord considérée comme une simple curiosité botanique. Les Européens, méfiants envers ce fruit rouge et brillant, préféraient l’admirer dans leurs jardins plutôt que dans leurs assiettes. Certains aristocrates gardaient même des plants de tomates dans leurs jardins d’agrément, aux côtés d’autres plantes exotiques rapportées du Nouveau Monde, mais hors de question de la déguster! La méfiance envers la tomate n’était pas totalement injustifiée. Comme plusieurs jardiniers le savent, elle appartient à la famille des Solanacées, qui compte parmi ses membres... Lire la suite >

La styromousse comme couche de drainage: utile, ou dangereux?

Stéphanie m’a écrit il y a quelques semaines pour me demander s’il était dangereux pour la santé de mettre de la styromousse dans le fond d’un bac à jardin, sachant qu’il s’agit d’un produit pétrolier réputé nocif pour l’environnement. En effet, j’ai vu plusieurs fois cette recommandation sur internet moi aussi et je l’ai même essayé! Mais est-ce dangereux de manger des tomates poussées dans un bac contenant du pétrole? Quelle chance vous avez d’avoir parmi vos vedettes de l’internet préférées une biologiste qui connaît la réponse, n’est-ce pas? En gros, la styromousse (ou polystyrène) dans le fond des bacs à jardin n’est pas du tout dangereuse pour vos plantes, et vous pouvez consommer sans danger les légumes et fines herbes qui y poussent. MAIS! C’est franchement désagréable à travailler pour le jardinier, en plus d’être… complètement inutile! Le pétrole, dangereux pour l’humain? Nous sommes dans une époque bien étrange. Certains courants environnementaux partagent toutes sortes de mises en garde... Lire la suite >

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