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Dans le jardin de mère Nature: l’érythrone d’Amérique

L’érythrone d’Amérique, reconnaître la première plante du printemps Ce n’est peut-être pas LA première, mais dans mon cœur, c’est le premier vrai signe du printemps. Ses feuilles sortent de terre en petites tiges roulées et si pointues qu’elles transpercent la litière forestière. Une fois ces feuilles exposées au soleil, elles se déploient et tapissent joliment le sol forestier. Chaque année, immanquablement, la question revient: «est-ce que c’est de l’ail des bois?» Non! Je sais, on voudrait tous trouver une gigantesque talle d’ail des bois, si tôt dans l’année. Mais non, ce n’est pas de l’ail des bois. En fait, l’érythrone d’Amérique (Erythronium americanum), ainsi que son cousin européen l’érythrone dent-de-chien (Erythronium dens-canis) sont très faciles à reconnaître grâce aux taches violettes sur leurs feuilles. Selon l’exposition au soleil ou la période de croissance, elles peuvent être d’une couleur plus ou moins foncée, mais elles sont bel et bien caractéristiques. En comparaison, l’ail des bois est d’un beau vert tendre uniforme... Lire la suite >

Les plantes font des sons… que les animaux entendent!?

Depuis quelques semaines, je vois passer et repasser cette nouvelle découverte selon laquelle les plantes stressées émettraient des sons. Parfois, mes deux chiens font le saut au même moment et jappent pour m’avertir qu’ils ont entendu quelque chose (que je n’ai évidemment pas entendu)… Coïncidence? Je ne crois pas! L’étude scientifique Je dis souvent que mes plantes me parlent. Elles le démontrent quand ça ne va pas: taches, perte de tonus, de coloration… Mais on sait maintenant qu’elles émettent également des ultrasons pour se lamenter. J’imagine ma plante un peu molle qui hurle d’une voix très aiguë: «J’AIIIII SOIIIIIIF!!»… Et immanquablement, mon esprit scientifique se questionne: est-ce que les animaux entendent? À quoi servent ces sons? Sont-ils tous équivalents selon le type de stress ou le type de plante? Quelle cacophonie, ça doit être en forêt en pleine sécheresse! J’ai consulté l’article scientifique à la source de cette découverte parce qu’en lisant les différents textes, je me suis rendu compte... Lire la suite >

Les passions combinées

J’aime les plantes (comme vous, je l’espère), mais j’aime aussi d’autres choses. J’avais envie de partager avec vous, dans un article tout simple, ma façon de combiner mes passions (ou, autrement dit, comment mettre un peu de plantes… partout). La lecture Je suis une grande lectrice de romans fantastiques à la belle plume. J’adore m’installer avec mon thé (des plantes), ma bougie (aux plantes) et mon coussin (il y a des plantes dessus) dans mon salon (rempli de plantes) pour lire (ou relire) les œuvres de ma bibliothèque pleine de plantes. J’ai aussi des livres sur les plantes, évidemment! Parfois, je prends un livre sur les plantes et je le feuillette. Je ne vais pas lire d’une couverture à l’autre Les 1500 trucs du jardinier paresseux, mais je vais plutôt lire ici et là quelques trucs, quelques informations pratiques. J’aime particulièrement les livres sur les plantes comestibles ou celles qui ont des vertus prouvées par la science (attention, je ne... Lire la suite >

Célébrons la fête des poussins et des lapins en jasant fumier

Joyeuses Pâques! Autrefois célébré pour des raisons religieuses, Pâques est aujourd’hui plutôt la fête du chocolat (parce qu’une seule fête du chocolat le 14 février, ce n’est pas assez). À quel moment sont arrivés poules et lapins dans l’histoire? Aucune idée (je ne ferai pas un cours d’histoire sur Pâques), mais c’est bel et bien de poules dont il sera question ici. Alors voilà: le poulet C’est un oiseau. Il ne vole pas. Il mange principalement des grains… qui ressortent en fientes adulées des jardiniers. Oui, oui! En ce jour de Pâques, je veux vous parler de fumier de poules. Attention: blagues douteuses en vue! Pourquoi le fumier est-il un si bon engrais? Rien ne se crée, rien ne se perd, mais tout se transforme. Vous avez déjà entendu ça? Rien n’est plus vrai. Les excréments, après tout, c’était de la nourriture avant. La poule mange les graines, les transforme, garde une partie des nutriments, et rejette les surplus dont... Lire la suite >

Quand nommer sa plante devient un casse-tête

Vous aimez les plantes, mais vous êtes un peu confus sur les différents termes utilisés pour les nommer? Pas de soucis! Voici l’article qui vous aidera à démêler les différences entre le nom commun au Québec, celui en Europe, le nom latin, l’espèce, la sous-espèce, la variété et le cultivar des plantes. Vous êtes prêts? C’est parti! Le nom commun: le fauteur de troubles Commençons par le nom commun, aussi appelé nom vernaculaire, qui est simplement le nom que nous donnons communément à une plante. Cependant, il arrive que ce nom soit différent d’une région à l’autre, d’une génération à l’autre, ou même que la plante ait plusieurs noms communs dans une seule région: de quoi être très confus! Par exemple, «pommier domestique», «pommier commun» ou tout simplement «pommier», réfèrent au même arbre donnant des pommes que nous avons dans nos jardins. Le nom commun est généralement traduit dans toutes les langues, ou existe dans la langue locale de l’endroit... Lire la suite >

Exposition sur les plantes étranges: visiter comme un biologiste

Je suis fan de jardins botaniques. J’aime être dans un environnement paisible et plein de choses vivantes à observer. J’aime apprendre aussi et, si je pouvais visiter un musée différent chaque semaine, je le ferais! Cette année est peut-être ma chance: j’ai acheté ma passe annuelle pour Espace pour la Vie. Pour ceux qui ne connaissent pas, Espace pour la Vie regroupe le Jardin botanique de Montréal, l’Insectarium, le Biodôme, le Planétarium, ainsi que la Biosphère. Je suis donc allée, à la fin de février, profiter de l’exposition temporaire sur les plantes étranges et, franchement, ce fut une activité très plaisante. Je ne vais pas trop en dévoiler sur l’exposition en soi pour vous garder la surprise, mais je vais vous partager quelques observations du point de vue d’une biologiste amatrice de plantes. Autrement dit, je vous permets d’entrer dans ma tête le temps d’un article! Je m’excuse d’avance, je n’ai pas pris de photos… je ne suis pas du... Lire la suite >

Les fichues coccinelles asiatiques!

Mon article du jour n’est pas très long, ni très informatif. C’est plutôt un encouragement à vous tous qui êtes aux prises avec des intrus rouges à pois… mes némésis… les COCCINELLES ASIATIQUES. Quand l’envahisseur envahit J’ai déjà parlé de l’équilibre qui s’installe dans ma maison entre les coccinelles et les thrips dans l’article Comment effrayer les thrips? Mais, tôt au printemps, c’est LE moment de l’année où on m’entend jurer de manière toujours plus colorée. On ne parle pas d’équilibre à ce moment-ci, c’est une réelle INVASION. Les fichues coccinelles… Argh! Tout d’abord, d’où viennent-elles? Clairement pas de dehors, tout est encore gelé! Elles ont passé l’hiver dans mes murs, à hiberner, à dormir paisiblement en bénéficiant de mon chauffage… Petites profiteuses! Bien qu’elles dorment, elles ne peuvent pas survivre aux températures extrêmement froides et c’est la raison pour laquelle beaucoup trouvent un endroit relativement chaud à l’automne. Celles qui échouent meurent durant l’hiver (et je m’en réjouis). Cependant,... Lire la suite >

Vendredi vidéo: la serre froide, 3e partie

Après nous avoir présenté les principes derrière la serre froide dans Les essais et erreurs d’un jardinier paresseux: la serre froide, 1re partie et nous avoir fait visiter l’intérieur dans Les essais et erreurs d’un jardinier paresseux: la serre froide, 2e partie, Audrey est maintenant couronnée de succès dans cette troisième partie! Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les couches froides et l’effet de serre, voici quelques articles supplémentaires:

Les drosophiles : mouches nuisibles, mais ô combien utiles!

Vous avez certainement déjà croisé ces petites mouches ennuyeuses dans votre cuisine. Vous savez: elles sont minuscules et l’on ne les voit pas avant d’avoir bougé le plat à fruits, alors un nuage s’envole. En avez-vous déjà respiré une? Moi, oui… Je ne vous le conseille pas! Plutôt que de vous raconter comment elles sont ennuyantes dans les maisons, je veux vous expliquer pourquoi les drosophiles sont en fait utiles — et même des superhéroïnes — pour les humains. Utilité en laboratoire Également connues sous le nom de mouches à fruits, ou mouches du vinaigre, les drosophiles ont un rôle très important dans la science, particulièrement pour l’étude de la génétique. Elles sont utilisées comme modèle dans les laboratoires depuis les années 1900. C’est l’un des rares animaux dont on connaît entièrement le génome: chacun des quelque 13 000 gènes de cette mouche est connu des scientifiques et on sait ce qu’il fait. Sachant que plus de 75% des gènes... Lire la suite >

Les essais et erreurs d’un jardinier paresseux: la serre froide, 2e partie

La semaine dernière, Audrey nous présentait sa serre froide et nous expliquait l’effet de serre dans Les essais et erreurs d’un jardinier paresseux: la serre froide, 1re partie. Maintenant, c’est le temps de découvrir ce qui se passe à l’intérieur!

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