Pour clore en beauté cette série d’Halloween sur les plantes empoisonnées, je vous offre un article sur une plante carrément surnommée la «reine des poisons» : l’aconitum napellus. Connue sous plusieurs noms, il s’agirait de la plante la plus toxique d’Europe. Un ou deux malheureux grammes de sa racine suffisent pour causer la mort en un temps record: une toute petite heure et c’est la fin. En plus, son nom latin évoque une formule magique… «Aconitum napellus, s’écria le sorcier, sa baguette levée. Et la victime s’effondra sans même un dernier soupir…» Au menu aujourd’hui: l’aconit, le napel, le tue-loup, le casque de Jupiter, la capuche de moine… Appelez cette plante comme vous voulez, mais surtout, n’en mangez pas! Plusieurs noms, plusieurs espèces L’aconitum napellus, vivace d’environ 1 mètre de haut aux intrigantes fleurs violettes, est l’espèce avec le poison le plus puissant. Il existe au sein du genre aconitum quelque 250 espèces dont certaines se retrouvent au Québec. L’espèce... Lire la suite >
Chers lecteurs intrépides, bienvenue dans le prochain chapitre de notre série spéciale d’Halloween sur les plantes toxiques. Au programme, une plante qui oscille entre mort et guérison, folie et beauté, popularité et mystère: la belladone. Une plante au charme envoûtant Ne vous laissez pas tromper par la beauté ténébreuse de la baie noire et brillante de la belladone (Atropa bella-donna). Ses feuilles, ses baies et ses racines contiennent de l’atropine, une substance qui altère gravement le système nerveux. Même une petite quantité peut provoquer hallucinations et convulsions, et induire la mort par paralysie respiratoire. Malgré le fait qu’une poignée de baies est suffisante pour causer le décès d’un adulte, la belladone a été largement utilisée dans le passé… et continue de l’être encore aujourd’hui. Car, voyez-vous, certaines jardineries vendent des plants de belladone pour ses qualités esthétiques en jardinage! Voilà une véritable raison de craindre cette plante en cette saison de l’épouvante: tel un fantôme, la belladone se glisse entre... Lire la suite >
Mesdames et messieurs, amateurs de frissons, bienvenue dans le nouveau chapitre de notre série d’Halloween dédiée aux plantes empoisonnées. Dans cette exploration terrifiante, plongeons, ou plutôt grimpons, dans l’univers obscur de l’if. Cet arbre meurtrier incarne le mystère et les traditions comme aucun autre. Magnifique, délicieux… mortel Conifère méconnu peuplant l’Europe, l’Asie et l’Afrique, l’if commun (Taxus baccata) peut atteindre 25 mètres de hauteur et est souvent disséminé à travers les forêts de feuillus; les forêts d’if étant très rares et protégées. En Amérique du Nord, c’est un cousin plus petit mesurant seulement 2 mètres qui se retrouve dans les forêts et plates-bandes: l’if du Canada (Taxus canadensis). Plusieurs espèces d’if existent et, malgré de petites différences, ils ont tous en commun de partager leur attribut empoisonné. Il vaut mieux se méfier de toute la famille d’if. Ne vous laissez pas berner par son apparence tranquille. Ses branches sombres et ses fruits rouge éclatant peuvent attirer le randonneur insouciant, cependant…... Lire la suite >
Je vous l’ai promis: durant le mois d’octobre, vous aurez droit à des articles sur des plantes toxiques effrayantes. De quoi vous faire frissonner tout au long du mois de l’épouvante (et des tisanes…!). Attention, lecteurs courageux, car dans le jardin obscur des plantes toxiques, la grande ciguë est le cauchemar incarné. Avec ses feuilles dentelées et ses ombelles blanches en forme d’ombrelles, la ciguë ressemble à une innocente cousine de la carotte sauvage. Cependant, ne vous laissez pas berner par son apparence délicate, car elle cache un secret mortel qui rappelle les légendes les plus sombres. La grande ciguë (Conium maculatum) doit son nom latin, Conium, au mot grec konas, qui signifie vertige. Et ce n’est pas une coïncidence. Cette plante était utilisée à Athènes comme poison pour mettre à mort les condamnés. Pourtant, c’est loin d’être un empoisonnement doux et sans douleur! La ciguë est responsable de l’une des morts les plus effroyables de l’histoire de la botanique.... Lire la suite >
Je veux vous parler de la salicorne. Vous connaissez? En toute honnêteté, moi pas! J’en entends parler, je la vois passer dans les émissions de cuisine, mais je n’en ai jamais goûté… Et pour cause: je n’habite pas près de la mer! Mais je viens de faire une découverte… La salicorne se cultiverait en pot! Cet article est donc à la fois le portrait d’une plante sauvage à cueillir, mais j’en profite pour vous poser une question: avez-vous déjà cultivé la salicorne en pot? Moi, c’est sûr que j’essaie d’en planter cet automne pour en avoir l’année prochaine! Salicornia sp. Sous ses allures de petit cactus, la salicorne est une plante étrange. Il existe une trentaine d’espèces annuelles de ce genre sur les côtes de l’Amérique du Nord et de la France qui sont toutes comestibles. Elle pousse dans les marais salés et sur les rives marines, étant même parfois si près de l’eau salée que celle-ci la recouvre entièrement... Lire la suite >
Avez-vous une bande riveraine sur votre terrain? Faut-il la tondre à l’automne? La couvrir? La faucher? Que vous soyez cultivateur ou que votre chalet soit au bord d’un lac, votre bande riveraine vous rend d’énormes services, et vous, vous rendrez également service à l’environnement si vous en prenez soin. Si vous n’êtes pas trop certain de quoi faire à l’automne avec ce petit coin de nature, cet article est pour vous! Les services que la bande riveraine vous rend en tant que propriétaire Vous aimez profiter de la vue sur votre lac, de votre quai, du bruit de l’eau. Mais saviez-vous que laisser pousser trois mètres de large de végétation le long de votre rive, c’est la meilleure chose que vous pouvez faire pour sécuriser votre terrain? Déjà, si vous avez des ronces ou d’autres plantes à piquants, les méchants voleurs vont y penser à deux fois, et les inondations du printemps ainsi que les glissements de terrain pourront être... Lire la suite >
On se connaît bien vous et moi… Bon, c’est surtout vous qui me connaissez, mais comme vous êtes plusieurs à commenter mes articles chaque semaine avec vos anecdotes, je vous connais aussi quand même un peu. Bref, vous savez que j’adore l’écologie, les écosystèmes, toute cette machine bien huilée qu’est notre environnement. Vous savez que j’aime aussi flirter avec des sujets qui sont à la limite de ce qu’on s’attend à trouver sur un blogue de jardinage. Mais comme tout est lié dans la nature, peut-on vraiment dire que quelque chose est totalement hors contexte? Alors après les bananes, la cueillette sauvage et les crapauds, voici l’apiculture! Euh… rapport? Eh bien comme vous aimez jardiner et profiter de produits frais, comme vous êtes bien souvent fascinés par la nature et les pollinisateurs, et comme certains lecteurs m’ont même déjà mentionné avoir ou vouloir des ruches, je me suis dit: pourquoi pas? Mais la réalité, c’est que juste comme je m’intéressais... Lire la suite >
Dans la même lignée que «pourquoi les tomates n’ont pas poussé en 2023», voici «pourquoi il y a autant de moustiques en 2023». Après avoir écrit le dernier article, j’ai réalisé que… j’avais encore un peu envie de chialer sur la météo finalement! Non, je blague! Mais c’est un fait, cette année, les moustiques, communément appelés les !/$?*& de maringouins au Québec, sont une plaie! Une plaie? Oui, j’ai choisi mon mot: suis-je la seule qui ai des cicatrices de piqûres? Qui se gratte au sang? Je n’y peux malheureusement rien, mais je peux par contre vous expliquer pourquoi cette année est si terrible niveau moustiques, et comment «essayer» de réduire leur prolifération. Mais juste avant, une anecdote! Ma chère maman que j’adore (allo maman!) a déménagé au printemps à cinq minutes de chez moi, en campagne. C’est magnifique, un petit ruisseau coule derrière sa maison et sa voisine a un bel étang naturel! Mais voilà, maman, qui pourtant a... Lire la suite >
Je déclare officiellement que l’été 2023 au Québec, c’est de la m… heu… du fumier! Du beau gros fumier odorant et en encore chaud. Comment le dire autrement? J’t’a boutte! Pis mes tomates aussi. Ouf! Ça fait du bien. Est-ce que vos tomates ressemblent aux miennes? Je vous explique ici pourquoi ce n’est pas de votre faute… Une plante de climats tempérés chauds Avec nos hivers, la fenêtre pour faire pousser les tomates est assez réduite et, pourtant, nous avons d’habitude une très belle récolte, car notre ensoleillement est parfait. Saviez-vous que près de l’Équateur, là où les journées ont 12 heures d’ensoleillement constant, ce n’est pas suffisant? En fait, la tomate a besoin de 16h à 18h de soleil par jour. On entend souvent dire que la tomate est une plante tropicale, mais sachez que c’est plutôt une plante de climats tempérés. Elle aime avoir des journées à 25 °C et des nuits à 15 °C, pour une moyenne... Lire la suite >
Je le dis souvent que la nature est fascinante! Parfois, on voit des curiosités qu’on ne comprend pas au premier coup d’œil, alors on est content de trouver un article sur le sujet sur le blogue du Jardinier paresseux. Et on est encore plus heureux quand on revoit cette étrangeté et qu’on la reconnaît. Je tourne autour du pot? Moi? Mais non! Enfin, oui, peut-être un peu parce que je veux vous introduire mon sujet tout en douceur. Mais il n’y a pas 36 façons de le dire, aujourd’hui, je vous parle du Mutinus caninus. Le quoi? OK, OK. On l’appelle plus communément le phallus de chien… ou encore le pénis de chien. Voilà, je l’ai dit! J’espère que votre ordinateur ne bloquera pas la page parce qu’elle contient un mot offensant! Personnellement, j’utilise couramment ce genre de mot anatomique, ce qui m’attire parfois des regards en coin… mais hey! Une jambe, c’est une jambe, alors pourquoi n’est-ce pas pareil... Lire la suite >