Votre terrain est boueux le printemps venu? Toute la neige qui fond s’accumule dans des cuvettes de gazon qui mettent l’été à s’en remettre? Le lac déborde sur la terrasse? Vous avez presque envie de pêcher dans les trous d’eau de votre pelouse? Quand vous vous rendez à votre remise, vous vous sentez comme cet homme? Ça pourrait bien être la dernière année que ça vous arrive si vous suivez mon conseil! PLANTEZ! Gérer l’eau du printemps, c’est aussi simple que ça. La terre, une éponge à capacité limitée Lors du dégel, la terre absorbe une grande quantité d’eau, ce qui est parfait: les plantes ont très soif! Toutes les racines qui puisent l’eau du sol l’assèchent, le laissant absorber plus d’eau. Mais quand les plantes sont insuffisantes pour «vider» l’eau du sol, vous imaginez bien que tout ce liquide ne peut pas disparaître comme par magie. La terre est comme une éponge, pas comme le drain d’un bain! Ce... Lire la suite >
J’adooooooore la mousse! Le beau tapis vert dans la forêt, l’épaisse couche blanche sur mon cappuccino, l’onctuosité d’une verrine au chocolat… Je suis fan de mousse. Vraiment. Même le mot est plaisant à dire: «mousssss». Ça sonne chaleureux, doux, réconfortant. Est-ce que j’en mets trop? NON! La mousse, c’est un incontournable du cocooning, mais c’est aussi le premier éclat de couleur du printemps! La mousse, c’est une plante? Oui, il s’agit bien d’une plante! De petite taille (parfois même très petite), les mousses, appelées aussi bryophytes, n’ont pourtant pas de vrai système vasculaire (vous savez, la sève, l’eau d’érable, les racines, tout ça…). Ne cherchez pas non plus les traditionnelles écorces, feuilles et racines: les bryophytes absorbent plutôt l’eau et les nutriments qui leur sont nécessaires par l’entièreté de leur surface. Leurs «racines», nommées rhizoïdes, servent surtout à s’ancrer au substrat et n’ont pas pour mission de transporter l’eau du sol vers la plante. Cette structure assez simple est d’ailleurs... Lire la suite >
Mignon en dessins animés, rarement observé en nature et éveillant les passions ou déclenchant les furies, notre cher castor est un architecte du paysage de renom. C’est une des rares espèces, à modifier autant la nature: il peut transformer une forêt en milieu humide, voire carrément en lac, en quelques semaines seulement… Ce qui lui attire parfois les foudres du propriétaire…! La seule autre espèce qui modifie autant la nature… C’est nous, les êtres humains. Mise au point Avant de vous expliquer en quoi le castor est un animal absolument nécessaire à notre environnement, je dois vous dire trois choses: Si une famille de castors s’est installée chez vous et vous cause des problèmes Par pitié, n’écrivez pas en commentaires qu’ils méritent tous de mourir ou d’autres opinions agressives et négatives du genre. Oui, vous avez eu une mauvaise expérience, je comprends… mais moi, je veux passer une belle journée et les castors morts, ça me rend triste! Il y... Lire la suite >
Je ne sais pas comment sera la météo au moment de publier cet article, mais sachez qu’au moment où je l’écris, soit le 5 mars, il fait 15 °C, gros soleil, et je suis installée dehors pour la première fois de l’année! Ma casquette, ma chaise longue, ma crème solaire… tout ce dont j’ai besoin pour être inspirée! Je suis un peu une plante moi aussi, vous voyez, j’ai besoin de soleil et de chaleur! Bref, c’est le cœur en fête que je vais vous parler d’un sujet qui me fâche profondément: les fichus semis. Pourquoi ça me fâche? Eh bien j’ai pour philosophie que la vie veut vivre, que les plantes sont autonomes et résilientes, que si elles ont trop besoin de soins et qu’elles ne sont jamais heureuses, c’est qu’elles ne sont pas bien chez moi et qu’elles n’ont qu’à mourir. L’équilibre, la force de la nature et tout ça, c’est la loi chez moi. Si une plante... Lire la suite >
Quel genre de jardinier êtes-vous? Le jardinier d’intérieur? Le jardinier gourmand? Le jardinier fleuri? Dans tous les cas, je suis persuadée que vous attendez le printemps avec autant d’impatience que moi et un des premiers signes de cette saison magnifique est ma visite annuelle à… la cabane à sucre! Tradition québécoise oblige: la cabane en bois rond, la nappe à carreaux, le porc sous toutes ses formes, les grands-pères dans le sirop et, évidemment, la tire d’érable. (Pas de panique, amis du vieux continent, les grands-pères, c’est une crêpe soufflée, pas un vrai papy.) Mais voilà l’éternelle question: vais-je survivre aux flatulences de mon conjoint après qu’il se soit empiffré de soupe aux pois et de fèves au lard? … Euh… non, en fait, je voulais dire: pourquoi les érables coulent? Oui, c’était ça LA question! La chimie du sucre D’où provient le sucre présent dans la sève? En tant que jardiniers, vous savez certainement que les plantes font de... Lire la suite >
Mars et avril, c’est un moment merveilleux pour les ornithologues amateurs! Les oiseaux reviennent du sud, chantent pour trouver un partenaire, voltigent d’un côté à l’autre de leur territoire pour le défendre et, éventuellement, trouver des matériaux de construction pour leur nid d’oiseau. Je sais que plusieurs d’entre vous, jardiniers, aimez bien ces volatiles colorés. Vous avez une mangeoire, peut-être même un bain, et vous voulez bien faire en leur offrant toutes sortes de matériaux pour leur nid: cheveux, poils d’animaux, mousse de sécheuse, etc. Mais est-ce une bonne chose? Comme je sais que vous êtes des amoureux de la nature, je me doute bien que vous ne voulez pas leur faire de mal, mais la réalité, c’est que les oiseaux se débrouillent généralement bien mieux… sans nous! Le danger est dans le nid J’entends souvent dire que «les cheveux peuvent s’enrouler autour des pattes des oiseaux» et j’avoue que j’étais sceptique. Avez-vous déjà vu ça, vous? Il y a... Lire la suite >
Hey! Vous revoilà! J’espère que vous avez lu la partie 1 de la métamorphose des insectes, car vous risquez d’être quelque peu confus sinon! Pour ceux qui sont à jour et qui savent tout ce qu’il faut savoir sur les œufs et les larves, vous avez ma bénédiction pour lire la suite. Cocon: la transformation extrême! Il ne s’agit pas d’une nouvelle garde-robe et d’un peu de botox ici, mais d’une vraie de vraie métamorphose! C’est le moment où on peut passer de ver à bestiole avec des pattes, de machine de guerre terrifiante à jolie coccinelle, voire même de la vie aquatique à la vie terrestre! Je n’aime pas beaucoup le mot «nymphe» parce que ça fait référence à trop de choses, mais c’est le nom officiel de ce stade où les larves entrent une fois qu’elles ont suffisamment mangé et grossi. Elles trouvent un endroit tranquille et à l’abri des prédateurs, fabriquent elles-mêmes un petit sac de couchage... Lire la suite >
Si je vous parle de bébés voraces et d’adultes plus jolis que les jeunes, je vous parle bien évidemment non pas de moi, mais des insectes! Je veux mettre les points sur les i à propos du cycle vital de ces petites bêtes. Je ne vous dirai pas comment vous débarrasser ou attirer X insecte (il y a déjà plusieurs articles sur le sujet), mais j’ai plutôt envie de vous dire comment comprendre ces animaux. Juste avec ce point, je suis certaine que plusieurs se sont dit: «ah ouin? Les insectes, c’est pas juste… des insectes?» Eh non! Ils font bel et bien partie du règne animal! Pourquoi parler du cycle vital? Parce qu’en comprenant mieux vos ennemis ou amis à six pattes, vous comprendrez mieux ce qui se passe chez vous, dans vos plantes, dans votre jardin et peut-être même dans votre pelouse! Parce que ça vous permettra de pointer du doigt les bons coupables, d’attirer vos vrais amis... Lire la suite >
L’année dernière, je vous ai parlé de la Saint-Valentin avec douceur et amour dans un article sur la vanille. Cette année, pour célébrer le 14 février, j’ai choisi de partager avec vous quelques lettres d’amour (et d’humour!) de ma composition. J’espère que vous vivrez un beau moment de tendresse! Vous cherchez un lien avec le jardinage? Mais… à qui pensez-vous que je les adresse, mes lettres d’amour? À mon premier amour Dès que j’ai su que tu existais, je t’ai voulu. Tu as été mon premier coup de cœur, mon premier vrai désir incontrôlable. Le début d’une longue liste d’achats impulsifs de végétaux. Le commencement d’une folie végétale. J’aime tout de toi: Ton feuillage, qui me rappelle mes cheveux le matin. Ton tronc, dont la forme évoque les meilleures bouteilles. Ton mignon petit rejet… que mon copain a arraché cet hiver. Ne t’inquiète pas, je l’ai rempoté, nommé Orteil, et il sera aimé, tout comme toi. Tu sais, même amputé,... Lire la suite >
À la recherche d’un peu de couleur en hiver? De vitamine C? De fruits frais? J’ai la solution pour vous: le pimbina! On l’appelle aussi viorne trilobée et son petit nom latin est Viburnum trilobum. Vous ne connaissez pas? C’est franchement dommage! En plus d’être écarlate une bonne partie de l’hiver, d’être comestible et d’attirer les oiseaux, ce buisson qui atteint trois mètres de hauteur est originaire d’Amérique du Nord! Il existe environ 200 espèces de viornes à travers le monde et toutes seraient comestibles. L’espèce européenne la plus semblable est la viorne obier (Viburnum opulus). Elle serait également présente en Amérique, mais les auteurs ne s’entendent pas trop à savoir s’il s’agit de la même espèce ou non. Ah, ces scientifiques! Attention toutefois: si aucune espèce du genre Viburnum n’est dangereuse à la consommation, elles ne sont pas toutes agréables en bouche! Certaines sont franchement mauvaises, alors que d’autres ont très peu de chair autour de leur noyau. Bref,... Lire la suite >