Réponses à vos questions: transplantation, repiquage et terreau
Quand transplanter?
Dans le jardin de la maison que je viens d’acheter, il y a beaucoup d’arbustes et de vivaces de différentes espèces, mais leur disposition n’est vraiment pas à mon goût. Me conseillez-vous de les transplanter avant l’hiver ou est-ce mieux de faire ce travail au printemps?

Réponse
L’automne et le printemps sont tous les deux d’excellentes périodes pour transplanter les végétaux. Je vous suggérerais toutefois davantage l’automne (fin d’août, septembre, début octobre) pour la simple raison que, habituellement, le jardinier est déjà surchargé de travail au printemps. Quelques consignes, toutefois:
- En règle générale, il vaut mieux transplanter les végétaux lorsqu’ils subissent le moins de stress, soit au début du printemps ou à la fin de l’été et à l’automne. Les végétaux à floraison automnale (échinacées, eupatoires, plusieurs graminées, etc.) profitent souvent d’une transplantation au printemps, puisqu’ils poursuivent leur croissance jusqu’aux gels.
- Les arbustes à croissance très lente (magnolias, azalées, rhododendrons) prennent du temps à s’établir. Il est donc plus sage de les transplanter au printemps afin qu’ils aient tout un été pour refaire de nouvelles racines avant l’arrivée de l’hiver.
- Évitez d’appliquer un engrais riche en azote au moment de la transplantation. Une bonne préparation du sol, un arrosage régulier et un paillis sont généralement beaucoup plus importants pour assurer une bonne reprise que les «engrais de transplantation».
- Enfin, il vaut toujours mieux pailler les plantes après une transplantation. Le paillis aide à maintenir une humidité plus constante du sol, ce qui stimule la croissance des racines.
Les concombres se repiquent-ils?
J’ai récemment vu une photo qui montrait une jeune fille qui plantait des plants de concombres. J’avais toujours cru que les concombres et les autres Cucurbitacées ne se repiquaient pas. Est-ce vrai?

Réponse
Effectivement, les concombres, les melons, les courges, les citrouilles, les luffas et les autres membres de la famille des Cucurbitacées ont la réputation de souffrir quand on «dérange leurs racines», notamment lors du repiquage. Si leurs racines sont endommagées, leur croissance peut être retardée, ce qui risque de réduire la récolte, surtout sous nos climats où la saison est relativement courte. Repiquer ces plantes n’est donc généralement pas conseillé.

Les jardiniers ont donc deux options. Soit qu’ils sèment les Cucurbitacées directement au jardin (ce qui suffit habituellement pour les espèces à maturation rapide, comme les concombres et plusieurs courges), soit qu’ils les sèment à l’intérieur dans des contenants individuels afin de limiter le dérangement des racines au moment de la plantation. Les melons et d’autres espèces plus lentes profitent particulièrement de cette méthode. Si vous utilisez un pot biodégradable, assurez-vous qu’il est entièrement enterré afin qu’aucune partie ne dépasse du sol, ce qui pourrait assécher la motte. Les pots en plastique, dont on démoule délicatement la motte au moment de la plantation, donnent également d’excellents résultats.
D’autres plantes aux racines fragiles, comme les ricins, les célosies et les amarantes, gagnent aussi à être semées dans des contenants individuels.
La terre en sac se conserve-t-elle?
J’aimerais savoir si les sacs de terre à jardin et de compost non utilisés, qui passent l’été à la chaleur dans un cabanon et gèlent ensuite l’hiver, conservent toutes leurs propriétés l’été suivant.
Réponse
Essentiellement, oui. Peut-être que la matière organique sera un peu plus décomposée qu’à l’achat et que certains microbes mourront à la suite de ce traitement alors que d’autres proliféreront, mais habituellement l’équilibre se rétablira assez rapidement une fois que le produit est en contact avec le sol.
Si la terre dégage une odeur surette (signe de présence de microbes anaérobiques), laissez le sac ouvert quelques jours, voilà tout. Si le terreau est devenu très sec et repousse l’eau, réhumidifiez-le progressivement avant de l’utiliser afin qu’il retrouve sa capacité à retenir l’humidité.
Une réponse à votre question?
Vous avez, vous aussi, une question de jardinage? Écrivez-nous à questions@jardinierparesseux.com.
Nous recevons un très grand nombre de messages, et il nous est impossible de répondre à toutes les questions. Mais qui sait? La vôtre pourrait devenir le sujet d’un prochain article!


I’m often to blogging and i really appreciate your content. The article has actually peaks my interest. I’m going to bookmark your web site and maintain checking for brand spanking new information.