12 conseils pour arroser mieux
Juillet, c’est le temps des vacances… mais aussi celui du jardin! La plupart des plantations devraient maintenant être terminées, mais les végétaux continuent d’avoir besoin d’eau. Lorsque la pluie ne suffit pas, c’est au jardinier de prendre le relais.
Heureusement, l’arrosage n’a pas besoin de devenir une corvée ni un emploi d’été. En adoptant quelques bonnes pratiques, il est possible d’arroser moins souvent, plus efficacement et en utilisant moins d’eau. Voici quelques conseils pour garder vos plantes bien hydratées tout en profitant pleinement de l’été.
La règle d’or de l’arrosage

S’il n’y avait qu’une seule chose à savoir sur l’arrosage, que ce soit pour les plantes d’intérieur ou d’extérieur, peu importe l’espèce cultivée, ce serait la règle d’or de l’arrosage: arrosez abondamment, suffisamment pour humidifier toute la motte de racines, puis attendez que le terreau ou le sol ait séché avant d’arroser de nouveau.
Cette règle s’applique autant aux plantes qui aiment l’humidité, comme les fougères, qu’aux plantes de climat aride, comme les cactus, ainsi qu’à toutes celles qui se situent entre les deux. La différence réside simplement dans la vitesse à laquelle elles consomment l’eau et dans le degré de sécheresse qu’elles tolèrent. Les plantes de milieux humides assèchent généralement leur substrat plus rapidement et on attendra seulement qu’il soit légèrement sec avant d’arroser de nouveau. À l’inverse, les plantes adaptées aux milieux secs préféreront que le substrat sèche davantage, parfois même en profondeur.
Pour en savoir plus: Comment arroser efficacement de Larry Hodgson.
Trop, ce n’est pas comme pas assez

Bien souvent, les jardiniers débutants ont tendance à trop arroser leurs plantes. C’est compréhensible: on veut bien s’en occuper pour assurer leur réussite. Et l’une des principales façons de prendre soin d’une plante est justement de l’arroser.
Mais, comme des enfants, les plantes ont aussi besoin d’un peu d’indépendance. Il faut parfois savoir les observer de loin plutôt que d’intervenir constamment. L’excès d’arrosage est d’ailleurs l’un des problèmes les plus fréquents en jardinage.
Une plante qui manque temporairement d’eau en souffrira certainement. Elle pourra flétrir, ralentir sa croissance ou paraître mal en point. Cependant, dans la majorité des cas, elle se rétablira rapidement après un bon arrosage. À l’inverse, une plante constamment trop arrosée risque de subir des dommages beaucoup plus graves.
Les racines ont besoin d’oxygène pour fonctionner normalement. Lorsque le terreau ou le sol demeure saturé d’eau pendant une longue période, l’air en est chassé. Les racines s’asphyxient alors et deviennent vulnérables à divers microorganismes responsables de la pourriture des racines. Or, sans racines en santé, une plante ne peut plus absorber efficacement l’eau ni les éléments nutritifs dont elle a besoin pour survivre.
Voilà pourquoi, en jardinage, trop arroser est souvent plus dangereux que ne pas arroser assez.
Pour en savoir plus: La pourriture chez les plantes d’intérieur de Larry Hodgson.
Votre doigt est le meilleur humidimètre

Comment savoir s’il est temps d’arroser? Oubliez les calendriers et les gadgets compliqués: l’outil le plus fiable se trouve déjà au bout de votre main.
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à arroser selon un horaire fixe: tous les jours, tous les deux jours ou chaque samedi matin. Pourtant, les besoins en eau varient constamment selon la température, l’ensoleillement, le vent, la saison, la taille de la plante et le type de sol ou de terreau.
Plutôt que de suivre un calendrier rigide, prenez l’habitude de vérifier régulièrement l’humidité du sol. Enfoncez simplement un doigt dans le terreau ou le sol jusqu’au deuxième joint. Si le sol est sec au toucher, il est temps d’arroser. S’il est encore humide, attendez quelques jours avant de vérifier de nouveau.
Cette méthode simple permet d’éviter autant les excès que les manques d’eau. Vous constaterez rapidement que certaines plantes ont besoin d’eau plus souvent que d’autres. Une tomate en pot exposée au plein soleil ne s’asséchera pas au même rythme qu’un hosta à l’ombre ou qu’une plante d’intérieur en période de repos.
En apprenant à observer l’humidité réelle du sol plutôt qu’à suivre un horaire fixe, vous arroserez seulement lorsque c’est nécessaire. Vos plantes s’en porteront mieux et vous économiserez de l’eau.
Pour en savoir plus: L’humidimètre le plus pratique et Un horaire d’arrosage flexible de Larry Hodgson.
Arrosez tôt le matin

Si vous avez le choix, le meilleur moment pour arroser est tôt le matin. À cette heure, l’air et le sol sont encore frais, ce qui réduit les pertes d’eau par évaporation. Une plus grande proportion de l’eau atteint donc les racines plutôt que de retourner dans l’atmosphère.
L’arrosage matinal présente aussi un autre avantage: le feuillage et la surface du sol ont toute la journée pour sécher. Cela réduit les risques de certaines maladies favorisées par l’humidité prolongée et crée des conditions moins favorables aux limaces et autres organismes qui apprécient les environnements constamment humides.
L’arrosage en soirée demeure préférable à un arrosage en plein soleil, mais il laisse souvent le feuillage et le sol humides pendant toute la nuit. Quant à l’arrosage au milieu de la journée, c’est généralement le moins efficace, car une partie importante de l’eau s’évapore avant même de profiter aux plantes.
Bref, si vous ne retenez qu’une seule chose: arrosez abondamment, mais arrosez tôt le matin lorsque c’est possible.
Pour en savoir plus: Arrosez tôt le matin de Larry Hodgson.
Arrosez le sol, pas le feuillage

Lorsque vous arrosez, l’objectif est d’humidifier les racines, pas le feuillage. Pourtant, de nombreux systèmes d’arrosage projettent une grande partie de l’eau dans les airs ou directement sur les feuilles, où elle s’évapore rapidement ou ne profite tout simplement pas à la plante.
En dirigeant l’eau directement au sol, à la base des végétaux, vous réduisez les pertes par évaporation et utilisez moins d’eau pour obtenir le même résultat. Vous limitez également les risques de maladies foliaires, plusieurs champignons et bactéries profitant d’un feuillage humide pour se développer.
Que vous utilisiez un arrosoir, un boyau, un système goutte à goutte ou un tuyau suintant, le principe demeure le même: arrosez le sol, là où se trouvent les racines.
Pour en savoir plus: Le blanc: pas toujours un gros problème! de Larry Hodgson.
Les tuyaux suintants et le goutte-à-goutte économisent l’eau
Les tuyaux suintants et les systèmes goutte à goutte appliquent l’eau lentement et directement au niveau des racines, là où les plantes en ont besoin.
Cette approche réduit les pertes par évaporation, limite le gaspillage d’eau et garde le feuillage plus sec, ce qui peut contribuer à réduire certains problèmes de maladies. De plus, comme l’eau pénètre lentement dans le sol, elle a davantage le temps de s’infiltrer en profondeur plutôt que de ruisseler.
Pour maximiser les économies d’eau, il est possible d’ajouter une minuterie automatique. Celle-ci permet d’arroser tôt le matin, le moment le plus efficace de la journée, même lorsque vous dormez ou êtes absent. Certains modèles sont même munis d’un détecteur de pluie ou d’un capteur d’humidité qui suspend l’arrosage lorsque le sol est déjà suffisamment humide.
Bien utilisés, les tuyaux suintants et les systèmes goutte à goutte figurent parmi les méthodes d’arrosage les plus efficaces et les plus économes en eau pour le jardinier.
Pour en savoir plus: Un tuyau suintant de qualité professionnelle de Larry Hodgson.
Les nouvelles plantations ont besoin d’une attention particulière

La plupart des arbres, arbustes et vivaces bien établis peuvent se débrouiller seuls sans irrigation. Les nouvelles plantations, toutefois, constituent une exception importante. Durant leur première année en terre, leurs racines sont encore confinées à la motte de plantation et n’ont pas encore exploré le sol environnant. Elles sont donc beaucoup plus vulnérables au manque d’eau.
C’est pourquoi il est important de surveiller l’humidité du sol et d’arroser au besoin durant la première saison de croissance. L’objectif est de garder la motte uniformément humide le temps que les racines colonisent le sol environnant.
Pour faciliter ces arrosages, certains jardiniers aménagent une cuvette autour de la plantation afin de retenir l’eau à la base de la plante. D’autres préfèrent installer temporairement un boyau suintant ou un système goutte à goutte. Peu importe la méthode choisie, l’important est que l’eau atteigne la zone racinaire plutôt que de ruisseler loin de la motte.
Après un an, ou parfois deux selon la taille de la plante et les conditions de croissance, les racines auront généralement exploré une plus grande portion du sol. Une fois bien établie, la plante devient beaucoup plus autonome et pourra souvent se débrouiller seule, sauf lors des sécheresses les plus sévères.
Pour en savoir plus: Une cuvette pour simplifier l’arrosage de Larry Hodgson.
Les pelouses n’ont pas besoin d’être arrosées en période de sécheresse

Saviez-vous qu’une pelouse qui jaunit n’est pas morte? Elle est simplement en dormance.
Dans la nature, plusieurs graminées, y compris celles qui composent nos pelouses, ont développé une stratégie pour survivre aux périodes chaudes et sèches. Lorsque l’eau se fait rare, elles cessent leur croissance et laissent leur feuillage jaunir. En réduisant ainsi leur surface active, elles limitent leurs pertes d’eau et protègent leur système racinaire jusqu’au retour de conditions plus favorables.
En quelque sorte, la pelouse prend des vacances d’été! Dès que les pluies reviennent et que les températures rafraîchissent, elle reverdit généralement d’elle-même.
Pour cette raison, une pelouse bien établie n’a généralement pas besoin d’être arrosée durant les sécheresses estivales. Les exceptions sont les pelouses nouvellement semées ou récemment implantées, dont le système racinaire n’est pas encore suffisamment développé pour résister à un manque d’eau prolongé.
Arroser régulièrement une pelouse avec un système d’aspersion n’est d’ailleurs pas toujours bénéfique. En maintenant le feuillage humide, on favorise certaines maladies fongiques. De plus, un gazon constamment irrigué développe souvent des racines plus superficielles et devient davantage dépendant des arrosages. Ces conditions peuvent également favoriser certains ravageurs, notamment les vers blancs.
Alors, cet été, pourquoi ne pas prendre congé de votre pelouse? Elle n’a probablement pas besoin de votre aide et appréciera sans doute cette petite pause. Et vous aussi!
Pour en savoir plus: Jardiner en période de sécheresse de Larry Hodgson.
Une partie de l’eau utilisée par les plantes provient du sous-sol

L’eau qui abreuve nos jardins ne provient pas uniquement de la pluie. Une partie importante de cette eau se trouve également dans le sol et le sous-sol.
Au printemps, lors de la fonte des neiges et des pluies abondantes, une partie de l’eau s’infiltre dans le sol sous l’effet de la gravité. Elle descend progressivement jusqu’à la nappe phréatique ou s’accumule au-dessus d’une couche imperméable, comme du roc ou une couche d’argile dense. C’est d’ailleurs dans cette réserve souterraine que puisent de nombreux puits.
Mais l’eau ne se déplace pas seulement vers le bas. Grâce à un phénomène appelé capillarité, elle peut aussi remonter vers la surface. Lorsque les couches supérieures du sol s’assèchent, elles attirent l’eau contenue plus profondément. Ce mécanisme fonctionne un peu comme la mèche d’une lampe à l’huile ou une éponge qui absorbe l’eau.
À mesure que la surface du sol perd son humidité, elle attire l’eau située juste en dessous, qui attire à son tour celle des couches plus profondes, créant ainsi un mouvement continu vers le haut. Tant que la nappe phréatique n’est pas trop profonde et que la structure du sol le permet, cette remontée capillaire peut fournir une partie de l’eau dont les plantes ont besoin.
Pour en savoir plus: La capillarité: comme une lampe à l’huile de Serge Fortier.
Le binage ne réduit pas les besoins en eau
Il existe un vieux dicton qui affirme que «le binage vaut deux arrosages». Selon cette théorie, le fait de remuer la surface du sol briserait les pores capillaires par lesquels l’eau remonte vers la surface, limitant ainsi l’évaporation et permettant d’économiser l’eau.
Cette idée comporte toutefois une contradiction. Si le binage réduit effectivement la remontée capillaire de l’eau vers la surface, il réduit également la capacité du sol à faire remonter l’eau située plus profondément vers la zone racinaire. Autrement dit, il freine à la fois les pertes d’eau et un mécanisme naturel qui peut contribuer à alimenter les plantes.
Et surtout, le binage n’empêche pas réellement l’évaporation. Une fois le sol exposé au soleil et au vent, l’eau continue de s’évaporer.
Cela ne signifie pas que le binage est inutile. Il peut aider à contrôler certaines mauvaises herbes, à limiter la formation d’une croûte de surface et à faciliter la pénétration de l’eau lors d’un arrosage ou d’une pluie. Toutefois, la plupart de ces avantages peuvent être obtenus autrement, notamment grâce au paillage. En plus d’offrir plusieurs des bénéfices attribués au binage, celui-ci réduit beaucoup plus efficacement les pertes d’eau.
Un paillage vaut dix arrosages

Une bonne couche de paillis organique, comme des feuilles déchiquetées, de la paille ou du bois raméal fragmenté (BRF), peut réduire considérablement les besoins en arrosage de votre jardin et de vos plantes en contenant.
Le paillis agit comme une couverture protectrice qui limite les pertes d’humidité du sol. Il protège la surface des effets asséchants du soleil et du vent tout en maintenant une température plus stable. Lors des périodes chaudes, cette protection réduit l’évaporation et permet au sol de demeurer humide plus longtemps.
Le paillis remplit également plusieurs fonctions traditionnellement associées au binage. Il limite la croissance des mauvaises herbes, protège la surface du sol contre la battance et l’érosion, favorise l’infiltration de l’eau et crée de meilleures conditions pour la vie du sol. À mesure qu’il se décompose, il enrichit aussi le sol en matière organique. Or, un sol riche en matière organique retient davantage l’eau et la rend disponible aux plantes pendant plus longtemps.
Bref, lorsqu’il est question de conserver l’humidité et d’améliorer la santé du sol, le paillis offre la plupart des avantages du binage… et plusieurs autres en prime.
Avant d’augmenter la fréquence de vos arrosages, pensez d’abord à pailler. C’est souvent la façon la plus simple, la plus économique et la plus paresseuse de réduire la consommation d’eau au jardin.
Pour en savoir plus: Le paillis, un incontournable pour le jardinier paresseux d’Edith Smeesters.
Mettre ses contenants à l’abri permet d’arroser moins

Lorsque vous partez en vacances, arrosez abondamment vos contenants avant de quitter. Si possible, déplacez-les ensuite à l’ombre et à l’abri du vent.
À l’ombre, les pots se réchauffent moins et le terreau perd donc son eau plus lentement par évaporation. De plus, une plante exposée au plein soleil effectue davantage de photosynthèse, croît plus rapidement et consomme généralement plus d’eau. Elle puisera donc plus vite dans les réserves d’humidité contenues dans le terreau.
Le vent contribue également à assécher les contenants. Il augmente non seulement l’évaporation de l’eau présente dans le terreau, mais aussi l’évapotranspiration des plantes, c’est-à-dire la perte d’eau par leurs feuilles. Une plante exposée à un vent constant peut ainsi consommer beaucoup plus d’eau qu’une plante placée dans un endroit abrité.
En regroupant vos contenants dans un endroit ombragé et protégé du vent pendant votre absence, vous pouvez réduire considérablement leurs besoins en eau et augmenter leurs chances de passer quelques jours sans arrosage.
Pour en savoir plus: Pour faciliter l’arrosage sur le balcon de Larry Hodgson.



Merci de tous ces conseils, je vais le partager avec ma famille!
Gerçekten detayl? ve güzel anlat?m olmu?, Elinize sa?l?k hocam.