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Des plantes sur un balcon? PAS dans les p’tits pots

Par Julie Boudreau

Le plus grand défi du jardinier urbain est de réussir à cultiver ses fleurs et ses légumes dans un milieu hors sol. Que ce soit une toiture, un balcon, une allée ou un terrain inhospitalier, force est d’admettre que les conditions ne sont pas optimales. Mettons les chances du bon côté. À commencer par le choix des contenants.

Oh qu’elles sont jolies, ces images vues sur le Web d’un bel escalier où chaque marche accueille son petit pot de piment fort! Or, le jardinier expérimenté verra tout de suite la supercherie d’un tel arrangement: l’arrosage. Peu de jardiniers rêvent d’arroser trois ou quatre fois par jour ces minuscules contenants qui s’assèchent aussitôt humectés. Sur un balcon, pour se simplifier la vie, plus c’est gros, mieux c’est.

En mode fusion

Il faut donc opter pour les plus gros contenants possibles. Plutôt que de cultiver un pot avec des tomates, une petite jardinière de basilic et de la ciboulette dans un troisième contenant, mieux vaut rassembler le tout dans un seul et même contenant. Ainsi, le volume de terreau a plus de facilité à conserver son humidité.

Plus le volume de terre est grand, moins il faut arroser souvent! Photo: Julie Boudreau

Le plus gros diamètre possible

Recherchez des contenants de plus de 30 cm de diamètre afin d’obtenir un volume de terreau intéressant. Songez également à la possibilité de construire un bac surélevé, une grande boîte de bois déposée sur quatre pattes bien solides. Cette dernière solution représente l’installation idéale pour obtenir une production généreuse ne nécessitant pas plus d’un arrosage par jour.

Les petits pots sont bien jolis, mais il faut les arroser deux à trois fois par jour quand on les installe dehors l’été! Photo: Julie Boudreau

Avoir de la profondeur

Il en va de même pour la profondeur des contenants qui devraient idéalement avoir 20 cm à 30 cm de hauteur. Cela correspond à la profondeur moyenne à laquelle les racines s’enfoncent dans le sol. Si le contenant est beaucoup plus profond, il est possible de faire du remplissage. On dépose alors des boîtes de polystyrène réutilisées ou tout autre matériau léger au fond du contenant pour ensuite combler l’espace avec un bon terreau.

Toujours avec trous!

Puis, le troisième point à surveiller est la présence de trous de drainage. Eh oui, emprisonner l’eau, pensant limiter la fréquence des arrosages, n’est pas une option viable, sauf pour quelques plantes aromatiques aux ancêtres aquatiques. Pour la survie de la majorité des plantes, il est essentiel que le surplus d’eau puisse s’écouler.

Bien sûr, plus c’est gros, plus c’est lourd à manipuler au printemps et à l’automne. Par chance, les options sont nombreuses, à commencer par les célèbres contenants textiles, qui offrent une bonne durabilité et qui se remisent aisément repliés sur une tablette. Il faut aussi souligner la grande légèreté des contenants de plastique qui proposent une diversité de styles et même des imitations de terre cuite assez bien réussies.

Ne passons pas sous silence l’existence sur le marché de contenants munis de systèmes d’arrosage automatiques ou de circulation d’eau en circuit fermé. Dans ces cas, la grosseur des contenants revêt une moins grande importance que lorsque l’arrosage se fait manuellement. Ce sont des options à explorer pour le jardiner à la recherche d’une plus grande autonomie.

Étiquettes + Contenants décoratifs, Culture en contenant


  1. Un grand merci pour votre belle générosité de tout ces magnifiques renseignements. Joyeuses Paques

  2. Merci pour les conseils .

  3. Merci beaucoup douce Julie, toujours aussi pertinente ,Ton article a tellement t de sens xx

  4. Que penses-tu de ces nouveaux pots de plantes (intérieures..je ne sais pas?) qui n’ont pas de trous au fond mais un genre de double fond . J’ai vu ces pots dans les grandes surfaces et je ne savais pas trop comment ne pas créeer d’inondations avec ce système…ou alors je ne pige pas la patente…Eclairage s.v.p.

    • Ces pots à double fond fonctionnent par capillarité?: les racines absorbent l’eau du réservoir au besoin. C’est pratique si bien utilisé, mais attention à ne pas trop remplir le fond ni arroser par le haut.

  5. J’ai les mêmes questionnements au sujet de ces pots qui sont d’ailleurs assez dispendieux. Je me demande comment les racines ne tremperont pas constamment dans l’eau si celle-ci n’arrive pas à être évacuée au moyen de trous de drainage. Je ne pige pas la patente moi non plus. 😉

  6. depuis 3 ans je cultive 100plants de tomates avec un certain succès dans des contenants de 20 litres et 50 plants de poivrons dans des 11 litres bon rendement par manque de contenants je cultive directement dans les sacs de terreau aussi efficace cependant je ne réussi pas a obtenir un rendement supérieur a 1.5 kilo par plant sachant que la moyenne est a 2.5 ou 3 kgs .Urine ou engrais bio donne le meme résultat ,arrosage aux 3 jours a la « hose »eau froide du robinet.j envisage une technique pour la réchauffer.Le probleme est peut etre la polénisation ou floraison,avez vous des suggestions.

  7. Merci je comprend pourquoi mes géraniums sont devenus gigantesques
    Quand je les ai changé de pot pour 1 plus gros. Ils ont fleuris même cet hiver.