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Remplacer un talus herbeux ensoleillé par des arbustes

Tous les bons jardiniers savent que la pelouse ne pousse pas bien sur un talus ensoleillé, car le gazon a besoin de beaucoup d’eau et, sur une pente, le drainage est beaucoup trop rapide. Malheureusement, les promoteurs immobiliers et de nombreux propriétaires qui habitent sur des terrains escarpés ne semblent pas être au courant ou ils préfèrent poser du gazon en plaques dont l’effet est immédiat, mais peu durable. Par ailleurs, il est très dangereux de tondre une pelouse dans une forte pente. Mais l’obsession pour la pelouse à tout prix fait accomplir des exploits, comme ce pauvre homme que j’ai vu couper la pelouse avec sa tondeuse au bout d’une corde.

Des options plus intéressantes

Il est possible de réaliser des aménagements beaucoup plus intéressants et durables avec des couvre-sols résistants à la sécheresse et qui ne demanderont pratiquement plus de travail après 2 ou 3 ans, lorsqu’ils se seront bien implantés et qu’on aura pris le temps de contrôler les adventices. On peut utiliser des couvre-sols vivaces bien sûr, mais certains arbustes sont encore plus résistants grâce à un système racinaire profond. Je vous montre ici deux exemples de succès, que j’ai pilotés, sur le terrain d’un immeuble à appartements.

La transformation d’un talus herbeux

Le premier est un talus exposé plein sud, adossé à l’immeuble. Couvert de gazon en plaques en 2012, cet espace était tondu à ras. En 2021, il ne restait pratiquement plus de gazon, dévoré par les punaises et/ou les vers blancs. J’ai proposé d’arracher ce qui restait pour planter des arbustes résistants à la sécheresse et qui couvriraient rapidement la surface. J’ai choisi de mettre quelques potentilles frutescentes (Dasiphora fruticosa), sur le replat du talus, et une vingtaine de stéphanandra crispées (Stephanandra incisa ‘Crispa’) sur la pente: des arbustes rampants aux branches étalées qui s’enracinent là où elles touchent le sol. Les fleurs blanches passent inaperçues et les feuilles deviennent un peu rougeâtres en automne. Ce sont des arbustes très rustiques qui aiment les sols bien drainés, au soleil ou à la mi-ombre.

Avant la plantation en 2021
Lors de la plantation en 2021.
Maintenant, en 2023.

L’évolution d’un îlot herbeux

Le deuxième exemple est un îlot séparant deux stationnements et recouvert d’un monticule de terre de 1 m de hauteur, couvert de gazon en plaques en 2012 et tondu soigneusement lui aussi, jusqu’à ce que mort s’ensuive. En 2021, j’ai proposé d’y planter des sorbarias à feuilles de sorbier (Sorbaria sorbifolia): des arbustes au port érigé qui drageonnent énormément. Ils se plaisent au soleil ou à l’ombre et forment de belles panicules blanches au printemps. Des arbustes sans souci, du moment qu’on peut limiter leur expansion. Ici, entre deux stationnements, il n’y a aucun danger qu’ils sortent de leur îlot.

Au départ, en 2021.
Lors de la plantation en 2021.
Maintenant, en 2023.

Vous conviendrez que les deux aménagements sont beaucoup plus beaux qu’une pelouse mourante et ils seront sans problème pour les années à venir.

Quelques d’arbustes à garder en tête

J’aurais pu opter pour d’autres arbustes rustiques et résistants à la sécheresse, qui stabilisent le sol sur une pente ensoleillée, en particulier :

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