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L’outil du jardinier curieux par excellence: le (petit) microscope

Comme tous les biologistes du monde, j’ai un microscope à 50 000$ chez moi.

Quoi? Pas vous? OK, OK, je l’avoue: moi non plus. Mais parfois, j’aimerais bien!

Il existe plusieurs types de microscopes et certains valent plusieurs millions de dollars. Photo: www.microscopeguru.com.

Heureusement, la technologie et la science ne cessent de s’améliorer, et les outils qu’on peut avoir à la maison sont maintenant très performants, et ce, pour un budget moindre!

Si vous êtes un jardinier curieux, pointilleux ou rapide sur la panique quand vous voyez quelque chose bouger dans vos plantes d’intérieur, le microscope portatif USB est pour vous!

Pourquoi un microscope?

On ne pense pas en avoir besoin, jusqu’au jour où on en a un. Alors, on se met à l’utiliser à toutes les sauces!

Un insecte mystérieux dans une plante d’intérieur? Microscope.

Une écharde ou un minuscule piquant de cactus dans la peau? Microscope.

Une graine inconnue trouvée dans vos bacs de fines herbes? Microscope.

Une luciole capturée et tellement intrigante avec sa lumière? Microscope.

Un grain de pollen? Microscope.

Disséquer une feuille? Microscope.

Impressionner la visite? Microscope.

Photo: Audrey Martel.

Vous voyez comment on commence doucement, en utilisant ce prodigieux outil pour certains usages utilitaires… pour finalement regarder n’importe quoi et s’amuser à découvrir le monde. Je ne sortais jamais sans une ou deux fioles avec moi, au cas où je voudrais ramener un échantillon de mousse ou un escargot pour les regarder de plus près. Avez-vous déjà vu le cœur d’un escargot battre à travers sa coquille translucide? Moi, oui!

OK, mais un microscope, c’est cher!

Oui, et non! J’ai chez moi trois microscopes… Et ils n’ont rien coûté héhé!

Je ne vous parle pas d’un microscope surpuissant, électronique, de la NASA, à photons magiques qui voient les atomes et le futur. En fait, pour observer la nature, il suffit souvent d’un grossissement de 50x à 100x, soit un microscope très basique.

Le premier de mes trois microscopes était un modèle pour enfants, mais les lentilles sont les mêmes que dans un format «pour adulte» et font bien le travail.

Ce microscope, un format réduit, m’a été offert par mes grands-parents pour mon anniversaire. Je devais avoir 7 ou 8 ans et je l’ai utilisé jusqu’à l’âge adulte pour satisfaire ma curiosité!

Photo: Audrey Martel.

Le deuxième, qui n’est pas vraiment un microscope, est un ancien binoculaire d’école. Jugé désuet avec les nouvelles technologies, l’université s’en débarrassait! Pourtant, les lentilles, encore une fois, sont la seule chose importante pour nous (on ne cherche pas à guérir le cancer, tsé), et celles-ci étaient en parfait état.

La différence avec un binoculaire, c’est qu’on utilise deux yeux plutôt qu’un seul, ce qui permet une certaine vision en trois dimensions. Aussi, ils permettent un grossissement généralement moins grand que les microscopes.

Un binoculaire usagé datant des années 1970 comme celui-ci (à gauche) a une valeur approximative de 750$ aujourd’hui. Photo: Audrey Martel.

Personnellement, je n’ai jamais aimé les binoculaires. Je ne trouve pas que l’effet 3D est si pertinent (en fait, si je n’y pense pas, je ne le remarque pas vraiment), et, curieuse comme je suis, la limite de grossissement m’ennuie souvent.

De vous à moi, j’ai un autre grief contre le «bino»; mes yeux ne sont jamais alignés correctement avec les trous. On dirait que ce n’est jamais bien ajusté ou que je ne suis pas à la bonne distance de la lentille… Mais ça, c’est mon opinion. Mon conjoint a fait son doctorat les yeux rivés sur son bino ci-haut et il trouve mon incapacité à l’apprécier très cocasse!

Mon dernier microscope: le plus pratique des outils

Bienvenue en 2023!

Fini les gros outils lourds. Fini les ajustements superflus. Fini les tarifs exorbitants. Et fini les fioles d’échantillons à ramener à la maison.

Le monde microscopique est à portée de main! (Je me sens comme dans une pub de ShamWow!)

Mon conjoint a reçu un microscope portatif, dont l’image apparaît en direct sur son téléphone. Pas plus gros qu’un cornichon, il se charge dans un port USB, et voilà: il est prêt à utiliser n’importe où, pourvu qu’on ait un téléphone. Les images sont surprenamment claires et, une fois qu’on s’est fait la main, il est très facile à utiliser. On peut prendre des photos et des vidéos, simplement en appuyant sur un bouton qui se trouve directement sur cet outil futuriste. WOW!

Photo: Audrey Martel.

Il est si petit!

Je vous ai dit qu’on n’avait pas payé aucun de nos microscopes, celui-ci était un cadeau de ma belle-mère (merci Carole!), mais vaut environ 50$ en ligne. Un prix quand même accessible pour les passionnés (comparé à un «vrai» microscope neuf qui peut valoir quelques centaines ou milliers de dollars).

J’aimerais voir la tête des scientifiques d’époque devant un gadget aussi facile d’usage et offrant une si bonne qualité d’images!

De gauche à droite: bébé racine d’une bouture, feuille et tige d’un bégonia, feuille de kalanchoe. Photo: Audrey Martel.

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