
Après tout, les feuilles mortes sont l’or brun du jardinier, tellement riches en matière organiques et minéraux qu’elles peuvent facilement remplacer les engrais coûteux (et parfois polluants). On peut les mettre dans le compost (ou en mettre de côté pour le compost de l’an prochain), on peut les appliquer comme paillis sur la platebande ou le potager (ou les mélanger à un paillis existant), on peut tout simplement les déposer dans un sous-bois, etc.
Mais pour se décomposer rapidement, les feuilles doivent être déchiquetées. D’accord, cela est moins vrai pour les petites feuilles (feuilles de robinier, de pommetier, de bouleau, etc.), mais les grosses feuilles (feuilles d’érable de Norvège, de chêne rouge, etc.) posent un problème si on les laisse intactes. Elles tendent à s’imbriquer les unes dans les autres pour créer une barrière impénétrable. Aussi, les feuilles entières partent facilement au vent et dérangent les voisins; les feuilles déchiquetées, par un miracle quelconque de la physique, ne bougent pas du tout! Et les feuilles de chêne, surtout, se décomposent très difficilement si on les laisse entières… mais en seulement quelques mois si on les déchiquète.
Et oui, vous pouvez utiliser les feuilles atteintes de maladies, comme la tache goudronneuse de l’érable. Voici une explication.
