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Jamais je ne me lasse des lilas russes

Par Julie Boudreau

Le début de l’été est bien commencé quand les lilas commencent à s’épanouir! Quelles fleurs superbes! Et quel parfum envoûtant! Cela dit, depuis plusieurs années, on peut mettre la main sur des variétés de lilas qui sont moins drageonnantes et dont la qualité des fleurs surpasse largement celle du lilas commun. Et parmi ces beaux lilas, il y a un groupe en particulier qui les surpasse tous: les lilas russes.

Un panneau hommage pour Leonid Kolesnikov, en russe! Photo: Elena sur Flickr

Les origines des lilas russes

L’hybridation des lilas a véritablement commencé dans les années 1800, avec ce qu’on appelle communément les lilas français. Plusieurs variétés cultivées encore à ce jour prennent leurs origines des travaux d’hybridation de Charles Lemoine: ’Belle de Nancy’, ‘Madame Lemoine’, ‘Charles Joly’, etc.

C’est dans les années 1940 à 1960 que Leonid Kolesnikov créera une cinquantaine de nouvelles variétés toutes plus intéressantes les unes que les autres. D’abord, c’est la qualité des fleurs et des parfums qui est l’attrait principal de ces lilas. Mais ils ont aussi le grand avantage d’être très rustiques (zone 3) et résistants aux maladies. Malheureusement, il y a à peine une poignée de cultivars disponibles en Amérique du Nord. L’apport de Kolesnikov a été si important pour l’avancement des variétés que le Symposium international des lilas, tenu en 2018 a été dédié au 125e anniversaire de l’hybrideur. Il y a même un livre (en russe) entièrement dédié au travail de Kolesnikov. Découvrons trois variétés de lilas russes relativement faciles à dénicher.

La beauté de Moscou

Aussi appelé «Beauty of Moscow» en anglais, ‘Beauté de Moscou’ est une traduction littérale de son nom original ‘Krasavitsa Moskvy’. Ce lilas se prête bien à une taille dirigée en arbre (4 à 6 mètres de haut). Il porte des fleurs triples d’un rose très clair qui tire sur le blanc. C’est un grand coup de cœur et un des lilas russes les plus disponibles sur le marché.

Le lilas ‘Krasavitsa Moskvy’ en pleine floraison. Dommage que ce blogue n’est pas en Odoravision! Photo: Université de l’Ohio

Le lilas ‘Znamya Lenina’

Cela signifie la bannière de Lénine. Et comme un porte-étendard, les grosses grappes de fleurs sont d’un beau rose pourpre assez intense. On en trouve d’ailleurs un très beau spécimen dans le Musée des Lilas, situé à Saint-Georges, en Beauce.

Les fleurs d’un pourpre intense du lilas ‘Znamya Lenina’. Photo: Pixabay
 

Le lilas de l’espoir, ‘Nadezda’

On l’appelle aussi le lilas ‘Hope’. Ici, ce sont des fleurs semi-doubles qui prennent naissance dans un bouton floral mauve foncé ouvrant sur des fleurs lilas clair. Les grappes de fleurs sont particulièrement grosses. Comme la plupart des lilas russes, celui-ci atteint environ 4 mètres de hauteur.

Le lilas ‘Nadezda’ en fleurs. Photo: Wallpaper Flare.

Voir des lilas, russes ou pas

Au Québec, il est possible de déambuler dans plusieurs collections de lilas, comme celle du Musée du Lilas. Le mois de juin est le mois parfait pour découvrir les collections de lilas. Le Jardin botanique de Montréal et les Jardins du Cap-à-l’Aigle, dans Charlevoix, sont aussi deux beaux endroits pour découvrir les lilas russes et d’autres cultivars intéressants.

Bref, si, lors d’une visite à la jardinerie, vous tombez sur un lilas au nom imprononçable… achetez-le sans hésitation! Ce sera un très bon achat. D’ailleurs, il en est de même avec les clématites d’origine polonaise. Mais ça, c’est une autre histoire!

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