Question sur les zones de rusticité

Par défaut

Carte des zones de rusticité du Canada. Ill.: Agriculture Canada

Question: Je viens de m’acheter un lilas ‘Sensation’, mais j’ai oublié de regarder la zone de rusticité. Me voilà donc avec un lilas de zone 3 alors que je vis à Chambly, Québec, en zone 5. Que va-t-il arriver? Est-ce que je viens de jeter de l’argent par la fenêtre? Quel lilas est plus adapté à la zone 5?

Annie Bilodeau

Réponse: Vous avez mal compris comment fonctionnent les zones de rusticité. 

La zone donnée (zone 3) est la zone minimale où la plante peut survivre, mais elle peut survivre dans les zones supérieures (au climat plus doux). Donc, vous n’aurez pas de difficulté à cultiver un lilas de zone 3 (température minimale -39 °C) dans la zone 5 où le climat est passablement plus doux (température minimale -29 °C). 

Donc, ce lilas ne vous posera aucun problème à Chambly, où les hivers sont plus chauds que le minimum. D’ailleurs, presque tout lilas (Syringa spp.) peut facilement survivre en zone 5. Par contre, n’achetez pas pour votre jardin des plantes des zones 6, 7, 8 ou plus.

Tableau des zones de rusticité

Voici un tableau qui pourrait vous être utile:

Températures minimales annuelles moyennes

Zone 1: Au-dessous de -45 °C
Zone 2: -45 °C à -39 °C
Zone 3: -39 °C à -35 °C
Zone 4: -35 °C à -29 °C
Zone 5: -29 °C à -23 °C
Zone 6: -23 °C à -18 °C
Zone 7: -18 °C à -12 °C
Zone 8: -12 °C à – 6 °C
Zone 9: -6 °C à -1 °C
Zone 10: Au-dessus de 0 °C

Il y a plus de renseignements sur les zones de rusticité ici: https://jardinierparesseux.com/2017/07/04/comprendre-les-zones-de-rusticite/

D’un continent à l’autre

Zones de rusticité de la France. Notez qu’il y a une légère différence dans les températures avec la carte canadienne, car la carte des zones françaises est basée sur le système américain, pas sur le système canadien. Ill.: i2.wp.com

Il peut être amusant de penser qu’alors que Chambly, à la latitude 45,4ºN, est dans la zone de rusticité 5 (température minimale -29 °C), Paris, qui est plus au nord, à la latitude 48,9ºN, se situe dans la zone 8 (température minimale -12 °C). Pour trouver une zone 5 en France, il faudrait aller en altitude, dans les Alpes ou les Pyrénées. Pour trouver une zone 8 au Canada, il faudrait aller… dans l’extrême sud de la Colombie-Britannique!

Comprendre les zones de rusticité

Par défaut

20170704A.jpg

Carte de rusticité du Canada. Illus.: Ressources naturelles Canada

Que de confusion en ce qui a trait aux zones de rusticité, ce classement des plantes par Agriculture Canada et Ressources naturelles Canada selon le climat local! C’est pourtant si simple: trouvez votre zone de rusticité et achetez les plantes en vous basant sur cette donnée.

Comment trouver votre zone

Vous pouvez peut-être trouvez votre zone de rusticité sur la carte ci-dessus. Sinon, pour une carte que vous pouvez agrandir avantage, allez sur la carte interactive de Ressources naturelles Canada.

(Notez que j’utilise la carte de rusticité de 1961-1990, la version 1981-2001, réputée surestimer l’effet du réchauffement de la planète, n’ayant pas été acceptée par l’industrie horticole canadienne ni par les jardiniers amateurs.)

Cliquez sur le signe + pour agrandir la carte et tenez la souris enfoncée pendant que vous déplacez le curseur afin de trouver votre localité sur la carte.

Maintenant, comparez la couleur de la zone de votre localité à celle qui paraît sur le tableau des zones à droite pour trouver votre zone de rusticité.

Une fois que vous l’avez trouvée, prenez-en bien note: vous en aurez besoin encore et encore!

Une explication des zones de rusticité AgCan

Vous aurez remarqué qu’il y a dix zones sur la carte (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9). Plus le chiffre est petit, plus l’hiver est froid; plus il est élevé, plus l’hiver est doux. Dans la zone 0, aucune culture n’est possible: le sol est toujours gelé; dans la zone 9, on peut oser cultiver certains palmiers sans protection hivernale (Trachycarpus fortunei, par exemple). La vaste majorité des citoyens canadiens vivent dans les zones 3 à 6, aux hivers plutôt à très froids.

Chaque zone est de plus divisée en deux sous-zones: a et b. Ainsi, votre zone pourrait être zone 3a ou 3b; 5a ou 5b, etc. Comme avec les zones de rusticité, où plus le chiffre est petit, plus l’hiver est froid, c’est la même chose pour les deux lettres, la subdivision «a» étant plus froide que la subdivision «b ».

Pas si difficile, n’est-ce pas?

Comment utiliser les zones AgCan

13805_anunturinelimitate_ro_hotcold1.jpgMaintenant que vous connaissez et comprenez votre zone, il s’agit de chercher les plantes qui correspondent à votre zone ou à toute zone inférieure.

Ainsi, si vous vivez en zone 3b, il vous faut des plantes des zones 1a, 1b, 2a, 2b, 3a ou 3b (il n’y a pas de plantes cultivables en zone 0), mais pas des plantes des zones 4, 5 ou plus.

Si vous résidez dans la zone 5b, ou les hivers sont les plus doux au Québec, vous pouvez choisir parmi les plantes des zones 1a, 1b, 2a, 2b, 3a, 3b, 4a, 4b, 5a ou 5b, mais évitez les plantes de zone 6, 7, 8, etc.

En général, on indique la zone de rusticité minimale que la plante peut tolérer sur l’étiquette d’identification de la plante en pépinière, ce qui facilite la sélection. Sinon, on peut la trouver sur le web ou dans un livre.

Donc, un petit rappel: quand vous recherchez une plante qui conviendra à votre climat, il vous faut choisir une plante qui correspond à votre zone ou à une zone inférieure.

Aux États-Unis

20170704C.jpg

Carte de rusticité USDA. Illus.: USDA

Les Américains ont une carte de rusticité similaire à celle du Canada, la carte USDA, mais elle est décalée d’environ une zone par rapport au système canadien. Donc, si vous voyez la zone de rusticité sur une plante en vente aux États-Unis, sur un site web américain ou dans un livre américain, il faut mentalement additionner «1» au chiffre que vous voyez. Donc, une plante indiquée comme étant de zone 4b sur un site web américain serait en fait de zone 5b selon le système canadien.

En Europe

20170704E Fred L'Apiculteur.jpg

Les zones de rusticité sont peu utilisées en Europe. Illus.: source inconnue

Les zones de rusticité sont beaucoup moins utilisées en Europe, car le climat est beaucoup plus homogène… et beaucoup moins froid. En France, par exemple, plus de 90% de la population vit dans la zone 8 et les différences entre la zone 8a et 8b ne sont pas si grandes. Généralement, les pépiniéristes se contentent de mentionner que plante X aurait besoin de protection hivernale en région froide… et pour eux, la zone 7 est une région froide!


Les zones de rusticité: un outil si facile… quand vous les comprenez!20170704A

Peut-on se fier aux zones de rusticité indiquées sur les étiquettes?

Par défaut

 

20151228A.jpg

Coreopsis ‘Limerock Ruby’: la plante qui a fait découvrir le pot aux roses de l’absence de vérification des zones de rusticité des nouvelles introductions.

En 2002, j’ai acheté un très joli coréopsis à fleurs rouges, ‘Limerock Ruby’ (Coreopsis ‘Limerock Ruby’). C’était la première fois que je voyais un coréopsis rouge (jaune est la couleur habituelle de ce genre) et j’ai été très satisfait des résultats tout au long de l’été: la plante n’a pas arrêter de fleurir, produisant un nuage de fleurs rouge rubis de juillet à septembre. Comme la plante portait une étiquette indiquant que sa zone de rusticité était 4 et que justement je vis en zone 4, je m’attendais à la voir réapparaître au printemps suivant. Mais non: elle n’a pas repoussé. Bon, me suis-je dis, peut-être que mon emplacement était un peu trop humide ou encore un campagnol l’avait peut-être dévoré…

 

Mais, au cours de l’été 2003, un véritable tollé s’est élevé à travers l’Amérique du Nord. Presque tous les jardiniers avaient perdu leurs plantes de ‘Limerock Ruby’! Et très vite le chat est sorti du sac: on a su que personne n’avait vérifié la rusticité de cette plante, qu’on avait présumé que c’était une plante de zone 4 parce que la plupart des coréopsis sont rustiques dans cette zone. Aujourd’hui le coréopsis ‘Limerock Ruby’ demeure disponible, mais les pépinières sages ont modifié l’étiquette qui indique maintenant zone 7b à 10… ou encore, elles la vendent comme annuelle.

Trop vite sur le marché

Voilà un incident assez extrême, mais néanmoins révélateur. qui expose un petit secret que l’industrie horticole essaie de cacher aux jardiniers amateurs: qu’on ne peut pas toujours se fier sur la zone de rusticité qui paraît sur l’étiquette.

20151228B.JPG

Les nouveautés horticoles sont produites par culture in vitro sans attendre qu’on vérifie leur zone de rusticité véritable.

De nos jours, notamment grâce à la culture in vitro, qui permet d’obtenir des dizaines de milliers de plantes identiques à partir d’une seule cellule, il est possible de produire une plante en masse bien avant qu’on connaît son comportement véritable.

 

Autrefois, quand on multipliait les plantes uniquement par division ou par bouturage, on disait qu’il fallait environ 20 ans entre la création d’un nouvel hybride de hosta, par exemple, et son lancement sur le marché. Or, au cours de 20 ans, on a le temps de faire des vérifications. Aujourd’hui, un nouvel hosta, échinacée ou spirée arrive souvent sur le marché avec 2 ans de vécu seulement. Très peu, voire aucune, des nouveautés horticoles que nous voyons au printemps ont été testées adéquatement quant à leur rusticité.

D’ailleurs, de nos jours, beaucoup de pépinières productrices ne vérifient plus du tout la rusticité des plantes quelles vendent. Pour se protéger des critiques, plusieurs mettent tout simplement «zone 5» sur toutes les nouveautés qu’elles introduisent, zone 5 étant une zone à peu près neutre pour une plante vivace. D’autres mettent «zone 6» pour encore plus de sécurité. C’est très décourageant pour un jardinier comme moi qui vit dans une région plus froide que la normale, car on a l’impression que presque aucune nouveauté horticole ne sera rustique. Et pourtant, beaucoup de ces végétaux sont véritablement rustiques en zone 4, zone 3 ou même zone 2.

L’inertie règne

Même quand une plante a un certain vécu, assez pour qu’on en sache davantage sur sa rusticité, son étiquette continue souvent de mentir. D’abord par inertie: quelqu’un à la pépinière grossiste doit réellement juger ce détail important. Après tout, la zone de rusticité fait rarement scandale comme c’était le cas pour le coréopsis ‘Limerock Ruby’. Or, le gros au marché horticole mondial des plantes de climat tempéré est dans les zones USDA 5 à 8 (zones AgCan 6 à 9), là où vivent la vaste majorité des jardiniers européens et américains. Le marché du Canada, essentiellement composé des zones AgCan 1 à 6, n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Essentiellement, on se fout des besoins des jardiniers de région froide. Aussi, changer une étiquette impliquerait des coûts. Ainsi, même des années après qu’on découvre qu’une plante est bien plus rustique qu’on le pensait, l’étiquette continue de sous-estimer sa rusticité.

D’ailleurs, si vous vivez au-delà de la zone AgCan 6 (zone USDA 5), soit dans les zones 1, 2, 3, 4 ou 5, c’est réellement comme si vous n’existiez pas. À part de quelques pépinières nordiques qui font leurs propres expériences et parfois certaines études gouvernementales, personne ne vérifie le comportement des plantes dans ces zones. Quand j’écris des livres de jardinage, je dois vérifier la zone de rusticité des plantes non pas dans les catalogues des pépinières ou des livres (la plupart répètent plutôt ce qui disent les pépiniéristes grossistes américains ou européens), mais soit à travers mes propres expériences de jardinier de zone 4, soit par les contacts que j’ai avec des jardiniers dans ces zones plus froides.

D’ailleurs, ce n’est pas que la zone de rusticité qui est souvent inexacte sur les étiquettes. Toute information inconnue lors du lancement d’une plante aura tendance à continuer à paraître sur l’étiquette de la plante ad vitam aeternam. Combien d’étiquettes du physocarpe ‘Diabolo’ (Physocarpus opulifolius Monlo), un arbuste très populaire, continuent d’afficher une hauteur de 1,5 m alors que n’importe quel jardinier amateur vous confirmera qu’il atteint facilement 3 m! Voilà l’inertie à l’œuvre!

Zone USDA ou zone AgCan ?

20151228C.jpg

Carte des zones de rusticité d’Agriculture Canada: les zones indiquées ne correspondent pas exactement aux zones de rusticité américaines (USDA).

Un autre facteur qui vient brouiller les cartes dans l’étiquetage est la différence entre les zones de rusticité américaines (USDA) et canadiennes (AgCan). Il y environ une zone de différence entre les deux, car les deux pays n’utilisent pas les mêmes critères pour concevoir leur carte des zones de rusticité. Ainsi, une plante de zone USDA 4 est en fait de zone 5 dans le système canadien. Et une zone USDA 5 est en réalité une zone AgCan 6. Donc, quand vous lisez un livre de jardinage américain, il faut mentalement ajouter 1 au chiffre indiqué pour obtenir la bonne zone.

 

                     USDA        AgCan

                         1                 2

                         2                 3

                         3                 4

                         4                 5

                         5                 6

                         6                 7

                         7                 8

                         8                 9

                         9               10

Pour trouver la zone canadienne, ajoutez 1 à la zone américaine.

Tant que c’est juste une question de livres, le calcul est facile à faire: ajoutez 1 à toutes les zones si vous lisez un livre américain; n’ajoutez rien si vous lisez un livre canadien. Mais saviez-vous que plusieurs pépinières canadiennes utilisent les zones américaines sur leurs étiquettes? Après tout, si elles indiquent zone 6 (AgCan) sur une étiquette, elles perdraient des ventes, car la zone 6 couvre relativement peu de territoire au Canada. Une zone 5 (USDA) rassurera davantage la clientèle. Donc, doivent-elles se dire, allons y avec la zone la plus avantageuse pour la vente. Je suis convaincu que la plupart des jardiniers amateurs ne soupçonnent pas du tout que, à la mort d’une plante supposément rustique dans leur zone, mais qui ne l’est pas en réalité, la faute n’est pas la leur. Après tout, l’étiquette doit bien dire la vérité, non?

Le résultat est que, le jardinier canadien averti qui voit une zone 4 ou 5 sur une étiquette ne sait réellement plus s’il peut s’y fier ou s’il doit ajouter 1 pour obtenir la bonne zone pour ses besoins.

Un fouillis total

Que c’est triste! Ces zones de rusticité qui sont sensées aider les jardiniers à faire un choix raisonné de végétaux ont été tellement malmenées et abusées qu’on ne peut plus y faire confiance. Je vous suggère de vous fier plutôt à vos propres expériences et à celles de vos voisins plutôt qu’à l’étiquette: vous aurez sans doute beaucoup plus de succès!

Enfin, je me permets de prêcher pour ma paroisse. Dans mes livres, j’essaie de mettre toujours la bonne zone, même si je suis en désaccord total avec l’industrie horticole. D’ailleurs, je donne la zone toute crue, sans une «protection hivernale sous entendue» (autre truc des pépiniéristes pour éviter de se sentir responsable pour les échecs répétés de leurs clients). Donc, j’espère que mes livres pourront vous être utiles quand vient le temps de choisir des plantes assez rustiques pour votre jardin.

Attention aux zones de rusticité américaines!

Par défaut

20150412La plupart des jardiniers amateurs canadiens connaissent leur zone de rusticité et savent que, quand il est question de choisir une plante pérenne (vivace, arbre, arbuste, etc.), mieux vaut choisir une plante de leur zone ou d’une zone moindre.

(Pour trouver votre zone de rusticité, allez ici).

20150412BCe qui est moins connu est que le système des zones de rusticité utilisé au Canada, celui d’Agriculture Canada, et celui utilisé aux États-Unis, soit celui de l’USDA (United States Departement of Agriculture), ne correspondent pas tout à fait. Entre autres, le système américain tient seulement compte de la température minimale dans une région donnée, pas de la durée du froid. Or, qu’il fasse -15˚C pendant une seule nuit affecte moins une plante peu rustique que quand il fait -15˚C pendant une semaine. Les zones canadiennes tiennent compte de ce détail et aussi d’autres facteurs, donnant un portrait plus réaliste des conditions locales.

Le résultat de ces différences est qu’il y a, du moins pour les zones les plus froides, une bonne zone de différence entre les deux systèmes. Par exemple, une plante portant la zone de rusticité USDA 5 est de la zone canadienne 6. Voici un tableau qui compare les deux systèmes:

Comparison des zones

Zone USDA
0
1
2
3
4
5
6
Zone canadienne
1
2
3
4
5
6
7
Ainsi, si vous lisez une revue ou un livre américain, ou consultez un site Web de jardinage comme Dave’s Garden, il faut mentalement ajouter un chiffre à toute zone qui y est indiquée.

Quand les pépiniéristes nous mentent

Crossed fingersSi ce n’était que pour cela, la situation serait facile, mais malheureusement, beaucoup de pépiniéristes canadiennes utilisent, sans le dire, les zones américaines. Il est plus avantageux pour eux d’exagérer un peu la rusticité de certaines plantes trop fragiles pour le climat local. Ainsi, beaucoup d’étiquettes que nous voyons dans nos jardineries nous induisent en erreur, car elles surestiment la résistance au froid des plantes. Cela cause beaucoup de problèmes aux jardiniers de chez nous, car nous nous fions sur cette zone pour nous aider à faire des achats appropriés.

Le problème est de taille : à chaque année, des millions de végétaux sont plantées hors zone et, en conséquence, meurent l’hiver ou sont, à tout le moins, sévèrement endommagés par le froid. Certaines plantes sont presque toujours vendues mal étiquetées quant à leur zone. Voici quelques exemples :

Arbre aux papillons (Buddelia davidii)
zone souvent indiquée: 5b
zone canadienne: 6b

Ketmie ou mauve en arbre (Hibiscus syriacus)
zone souvent indiquée: 5b
zone canadienne: 6b

Cornouiller à grandes fleurs (Cornus kousa)
zone souvent indiquée: 5b
zone canadienne: 6b

Donc, attention quand vous achetez des plantes : certains pépiniéristes ont une nette tendance à exagérer les zones de rusticité… en leur faveur ! Et c’est vous qui est perdant !