Le faux zamier : une plante d’intérieur presque increvable

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Même si le faux zamier est une introduction relativement récente, il est déjà considéré comme une «plante d’intérieur classique». Source: fleurenville.com

Le faux zamier, aussi appelé zamiocolocase ou plante ZZ (Zamioculcas zamiifolia), est une plante d’intérieur populaire, mais cela n’a pas toujours été le cas. Bien que découvert au début du 19e siècle (il a été décrit botaniquement pour la première fois en 1829) en Afrique de l’Est, il a fallu plus de 150 ans avant que nous ne nous rendions compte de son potentiel en tant que plante d’intérieur. D’accord, on le voyait parfois dans les serres des grands jardins botaniques pendant toutes ces années, mais autrement, le faux zamier n’était pas connu des amateurs de plantes d’intérieur. 

Ce sont des horticulteurs néerlandais qui, le voyant utilisé comme plante ornementale dans les jardins asiatiques tropicaux, l’ont essayé à l’intérieur pour la première fois… et le reste appartient à l’histoire! Introduit en 1996, il est essentiellement disponible dans le monde entier depuis 2000. Aujourd’hui, il n’y a presque pas de jardinerie digne de ce nom qui ne l’offre pas, du moins à l’occasion.

Qu’est-ce que c’est?

Le faux zamier est une aracée aberrante : il ne ressemble à aucune autre.

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Voici quelques aracées typiques : aucune ne ressemble au faux zamier. Source: http://www.fairchildgarden.org

Les jardiniers connaissent mieux la famille des Aracées (famille du philodendron) pour ses plantes tropicales grimpantes, dont non seulement le très populaire philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, anciennement P. scandens, P. cordatum et P. oxycardium), mais aussi le pothos (Epipremnum aureum), le monstera (Monstera deliciosa) et le syngonium (Syngonium podophyllum). Bien entendu, la vaste famille contient beaucoup d’autres plantes, y compris des plantes tropicales tubéreuses comme le caladium, aussi appelé oreille d’éléphant (Caladium hortulanum), la colocase, également appelée oreille d’éléphant (Calocasia esculentum) et presque toute autre plante communément appelée oreille d’éléphant, des plantes d’intérieur de table comme le lis de la paix (Spathiphyllum spp.), l’anthurium (Anthurium spp.) et l’aglaonéma (Aglaonema spp.) et même quelques plantes rustiques, comme le petit prêcheur (Arisaema triphyllum), les arums ou gouets (Arum spp.) et le chou puant (Symplocarpus foetidus).

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Zamioculcas zamiifolia à gauche; Zamia furfuracea, à droite. Ils se ressemblent certainement beaucoup, bien qu’ils ne soient nullement apparentés. Source: http://www.plantsrescue.com et http://www.gumtree.com

Cependant, le faux zamier ne ressemble à aucune autre aracée.  En raison de ses touffes de feuilles pennées se courbant vers l’extérieur, vous aurez plus de chance de le prendre pour un palmier ou une fougère que pour un philodendron. Mais avant tout, il ressemble beaucoup à un genre de cycadale appelé zamier (Zamia spp.). Cela se reflète d’ailleurs dans son nom botanique, Zamioculcas zamiifolia, qui veut dire «le zamier-colocase à feuilles de zamier», alors qu’il porte les mêmes feuilles pennées à pétiole épais qui s’arquent vers l’extérieur et des folioles elliptiques et charnues similaires. Il faut presque voir les deux côte à côte pour comprendre que le vrai zamier a une texture matte, une couleur vert plus pâle et un début de tronc alors que le faux zamier a des folioles vert foncé luisants et pas de tronc du tout.

Le faux zamier est tellement aberrant dans sa famille qu’il n’a pas de parents véritablement proches. Il est en fait monotypique, la seule plante du genre Zamioculcas et de la sous-famille des Zamioculcaoïdées. 

Une description

Même s’il ressemble extérieurement à un zamier, le faux zamier en est en fait très différent dans sa structure.

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Les rhizomes tubéreux en forme de pomme de terre sont souterrains et donc généralement cachés. Source: Mokkie, Wikimedia Commons

C’est une plante tubéreuse poussant à partir d’un rhizome souterrain ressemblant à une pomme de terre. Le faux zamier n’a pas de tronc. Les pétioles succulents extrêmement épais portent environ 6 à 8 paires de folioles vert très foncé, presque aussi brillantes qu’un miroir. Les feuilles sont pennées, composées de folioles disposées de part et d’autre d’un axe médian, à la manière des barbes d’une plume, une forme, tel que mentionné plus haut, plus typique des palmiers, des cycadales et des fougères, mais autrement rare chez les Aracées. 

La plante atteint généralement une hauteur et un diamètre d’environ 60 à 90 cm à maturité.

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Si la plante ne ressemble pas à une Aracée par sa forme générale, c’est tout le contraire pour son inflorescence qui ne pourrait pas être plus typique d’une Aracée. Source: Mokkie, Wikimedia Commons

De petites inflorescences typiques des Aracées se forment au printemps ou à l’été et sont composées d’une spathe (bractée en forme de feuille) verdâtre à marron d’où émerge un spadice (épi floral) de couleur crème devenant brun. Les «fleurs» apparaissent sur de très courtes tiges à la base de la plante, souvent si bien cachées qu’on ne les voit pas. Elles contribuent peu à la beauté de la plante.

Un dur à cuire

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Vous pouvez installer un faux zamier presque n’importe où à l’intérieur, même dans un coin sombre, et il survivra pendant de très nombreux mois, peut-être même des années. Source: Eveline Mallmann, pinterest.ca

Le faux zamier est extrêmement tolérant aux conditions intérieures. (C’est aussi une plante d’ombre facile à cultiver en plein air dans les régions tropicales, mais ça, c’est une autre histoire!) Il pousse à peu près n’importe où dans nos intérieurs, du plein soleil à l’ombre profonde, et semble prospérer malgré la négligence de ses propriétaires. Cela dit, vous obtiendrez de meilleurs résultats si vous le traitez gentiment en lui offrant un éclairage au moins moyen avec un peu de soleil direct chaque jour. Aussi, évitez les emplacements au plein soleil qui deviennent très chauds l’été. Et, bien sûr, dans les emplacements vraiment sombres, il finira éventuellement par mourir, même si cela peut prendre plus d’un an: toute plante verte a besoin de lumière, quand même!

Le faux zamier est une plante succulente (encore une fois, une situation aberrante chez les Aracées, dont la plupart des espèces préfèrent un sol humide en tout temps) qui emmagasine l’eau dans ses rhizomes, ses pétioles et ses folioles et qui préfère, par la suite, que son terreau s’assèche passablement. Ainsi, il tolère une négligence considérable. Malgré tout, il est préférable de l’arroser régulièrement, dès que le terreau est sec au toucher. Et quand vous arrosez, faites-le abondamment, en humidifiant complètement la motte de racines.

Un arrosage excessif peut entraîner la pourriture, surtout s’il est répété, alors, assurez-vous que le terreau dans lequel il pousse soit presque sec avant d’arroser de nouveau. Enfoncez votre index dans le substrat jusqu’au deuxième joint: si le terreau est encore humide, il n’est pas encore temps d’arroser!

Il y a une rumeur qui court qui prétend que le faux zamier n’ait jamais besoin d’être arrosé! C’est absurde, bien sûr: toutes les plantes d’intérieur vivantes ont besoin d’arrosage! Mais il est vrai qu’il tolérera tellement de négligence que si vous ne l’arrosez pas du tout pendant 2 ou 3 mois, il paraîtra toujours en assez bon état. Cela provoquera, par contre, une dormance profonde et, éventuellement, la chute des feuilles. Il sortira de la dormance dans laquelle la négligence l’a plongé lorsque vous recommencerez à l’arroser, mais il pourrait prendre 6 mois et même plus avant de récupérer.

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Le faux zamier pousse dans presque tout environnement… mais il ne tolère pas les températures froides. Source: http://www.bakker.com

Sa réputation bien méritée de plante de culture très facile ne s’applique que si vous le maintenez au chaud. Il est parfaitement heureux à des températures comprises entre 18 et 26 °C, typiques de nos demeures, mais n’aime pas les températures froides et peut mourir s’il est exposé à des températures inférieures à 15 °C pendant une période prolongée. Si vous placez le vôtre à l’extérieur pour l’été, assurez-vous de le rentrer à l’intérieur dès le tout début de l’automne.

Le faux zamier n’est pas très gourmand et réussira probablement très bien même si vous ne le fertilisez jamais, mais pour maintenir une bonne croissance, un régime régulier de fertilisation à ⅛ à ¼ du taux recommandé sur l’étiquette, appliqué pendant sa saison de croissance, soit du printemps jusqu’au début de l’automne, est recommandé. Vous pouvez utiliser à cette fin l’engrais de votre choix.

Enfin, rempotez votre faux zamier au bout de quelques années, ou encore, lorsque la plante devient trop grande pour son pot.

Multiplication

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Un faux zamier tranché en deux et prêt à être planté. Source: http://www.jackwallington.com

Il est possible de multiplier les plantes matures en les divisant, bien qu’elles puissent prendre 5 ans ou plus pour atteindre ce stade de vie. Regardez votre plante et si vous pouvez voir qu’elle est composée de deux ou trois touffes distinctes, vous pouvez facilement la couper en sections avec un couteau tranchant et rempoter individuellement chaque division pour créer de nouvelles plantes.

La plupart du temps, cependant, c’est par boutures de feuilles ou, pour être plus précis, de folioles (les petites feuilles qui forment une feuille composée) qu’on multiplie le faux zamier.

Les folioles du faux zamier sont en fait assez fragiles et faciles à détacher de la feuille par accident. Quand cela arrive, profitez-en pour faire un peu de multiplication! Ou encore, arrachez deux ou trois folioles fraîches. 

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Folioles mises à enraciner. Source: aaraceum.abrimaal.pro-e

La technique est des plus faciles. Il suffit d’insérer l’extrémité inférieure de la foliole dans un pot de terreau humide et de garder le terreau toujours un peu humide par la suite.

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Boutures de folioles à différents stades de développement. Source: edis.ifas.ufl.edu

La première étape dans la multiplication se passe hors de vue, car un tubercule se formera à la base de la foliole, sous le terreau. Après plusieurs mois, des racines aussi seront générées et enfin, une première feuille sortira. 

Ne perdez pas espoir si la foliole commence à jaunir ou même s’assèche complètement avant que vous ne voyiez le moindre signe de croissance aérienne. Si un tubercule s’est formé à la base de la foliole mourante, une nouvelle plante se développera, même si cela peut prendre un an ou même deux… et non, je n’exagère pas! Le bouturage du faux zamier est parfois trèèèèèèès lent! 

Vous pouvez également utiliser une feuille composée entière comme bouture, donc enfonçant le pétiole dans un pot de terreau humide, mais vous n’obtiendrez toujours qu’une seule plante.

Problèmes

Comme mentionné, quand un faux zamier meurt, c’est presque toujours à cause de la pourriture… et la pourriture s’installe généralement lorsque la plante trempe dans l’eau pendant de longues semaines. Rappelez-vous que, avec cette plante, il faut uniquement arroser lorsque le terreau est vraiment sec au toucher. Oui, il faut bien arroser, humidifiant toute la motte, mais pas au point que le terreau trempe dans l’eau.

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Cochenilles à carapace et leur sève collante sur un faux zamier. Source: ask.extension.org

Les cochenilles farineuses et les cochenilles à carapace adorent le faux zamier et sont difficiles à déloger. Des deux, les cochenilles à carapace sont les plus discrètes et donc les plus difficiles à contrôler. Mieux vaut vous assurer que la plante n’est jamais en contact avec des plantes souffrant de ces insectes!

Si vous découvrez que votre plante est infestée, essayez d’enlever les insectes visibles avec un chiffon doux savonneux, puis vaporisez de l’alcool isopropylique (alcool à friction) sur les feuilles, autant sur le dessous que sur le dessus, ce qui, si tout va bien, éliminera les nymphes, si petites qu’elles sont souvent invisibles. Répétez hebdomadairement pendant au moins un mois. 

Si cela ne fonctionne pas, mettez la plante à la poubelle et réutilisez le pot contaminé uniquement après un nettoyage minutieux.

Toxique ou pas?

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Le faux zamier n’est pas comestible, mais n’est apparemment pas aussi toxique qu’on le pensait. Source: clipartxtras.com

Le faux zamier appartient aux Aracées, réputées toxiques à cause de l’oxalate de calcium qu’elles contiennent, car ce produit peut provoquer des irritations douloureuses aux muqueuses et à la langue en cas d’ingestion. Pendant des années, le faux zamier a donc été jugé «coupable par association» et même classé par de nombreuses sources comme hautement toxique.

Cependant, des études récentes suggèrent que le faux zamier est considérablement moins toxique que la plupart des autres aracées et, en fait, n’est peut-être même pas toxique du tout.

En attendant des études plus approfondies, il est toujours sage de garder cette plante hors de portée des enfants et des animaux domestiques.

Cultivars

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Le faux zamier panaché : magnifique, mais coûteux. Source: MonsteraCo.

Récemment, quelques cultivars de faux zamier sont apparus sur le marché. Aucun n’est toutefois largement disponible dans le commerce pour le moment.

‘Raven’ a un feuillage pourpre foncé presque noir sur une plante plus compacte (75 cm de hauteur).

‘Zamicro’ est une version naine (40 cm x 30 cm), idéale pour les espaces restreints.

Il existe également une variété panachée (à feuillage irrégulièrement marbré jaune et vert), mais elle demeure incroyablement chère.


Le faux zamier: original et facile au point d’être presque impossible à tuer. Offrez-le en cadeau à un ami au pouce brun qui a désespérément besoin d’un peu de confiance en ses capacités de jardinier!

15 plantes d’intérieur passe-partout

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Certaines plantes d’intérieur sont plus faciles à cultiver que d’autres. Source: Darlene Taylor, YouTube

Pourquoi est-ce que les jardiniers novices semblent toujours vouloir débuter avec les plantes les plus compliquées à réussir? Gardénias, bonsaïs, plantes carnivores, pierres vivantes et plantes à fleurs en général, soit des végétaux qui donnent du fil à retordre même aux jardiniers les plus expérimentés? Idéalement, il faudrait commencer par des plantes faciles, afin de s’y faire la main, puis ajouter progressivement des plantes de plus en plus complexes.

Voici donc 15 plantes passe-partout, des végétaux qui réussiront sous presque toutes les conditions d’intérieur. Notamment, elles sont toutes capables de tolérer un éclairage faible, soit la cause principale de la perte des plantes d’intérieur, et supportent aussi l’air sec, un autre problème majeur dans nos demeures.

  1. Aglaonéma (Aglaonema)
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Aglaonéma (Aglaonema). Source: www.homedepot.com

L’aglaonéma est une plante dressée aux tiges épaisses et courtes et aux feuilles lancéolées charnues souvent marquées d’argent, parfois de rose ou de rouge. Sa croissance est très lente… mais il tolère les coins les plus sombres!

  1. Aspidistra ou plante de belle-mère (Aspidistra elatior)
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Aspidistra (Aspidistra elatior). Source: www.palmaverde.nl

L’aspidistra est parfois appelé plante des marchands de vin, car il peut pousser, d’après la légende, dans un caveau à vin. C’est un peu exagéré, mais sa tolérance à l’éclairage faible est légendaire. La plante ressemble à une touffe de muguet géant, mais sans les fleurs, aux feuilles coriaces vert foncé, parfois panachées de blanc. Sa croissance est extrêmement lente.

  1. Dieffenbachia (Dieffenbachia)
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Dieffenbachia (Dieffenbachia). Source: http://www.homedepot.com

Le dieffenbachia est une plante dressée au «tronc» épais vert et à larges feuilles maculées de blanc. Quand il atteint le plafond, on coupe et bouture la tête alors que la plante mère recommence à pousser à partir de la base. C’est la plante classique des églises sombres et des corridors de bureau, où peu d’autres végétaux réussissent.

  1. Dracéna ou dragonnier (Dracaena spp.)

 

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Dracéna (Dracaena fragrans ‘Massangeana’). Source:  http://www.homedepot.com

Il existe plusieurs espèces de dracénas, mais l’espèce la plus facile à cultiver est le dracéna fragrant (D. fragans), au tronc épais et ligneux et aux larges feuilles lancéolées arquées, parfois avec une bande jaunâtre au centre. Il ressemble à un plant de maïs. Le dracéna de Derema (D. deremensis), à tige verte et aux feuilles plus étroites vert foncé souvent rehaussées de striures jaunes ou blanches, n’est plus considéré comme une espèce à part, mais plutôt comme une variante de D. fragrans. Et il est tout aussi facile à cultiver.

  1. Faux zamier (Zamioculcas zamiifolia)
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Faux zamier (Zamioculcas zamiifolia). Source: www.homedepot.com

Cette plante curieuse à frondes pennées luisantes et au pétiole enflé ressemble à un palmier, mais sans tronc. Pourtant, le faux zamier est plutôt une Aracée: de la famille du philodendron! Il est parfaitement à l’aise dans les coins les plus ombragés et tolère la négligence, ayant la capacité de repousser à partir d’un épais rhizome souterrain si jamais vous oubliez de l’arroser pendant quelques mois.

  1. Figuier lyre (Ficus lyrata, syn. F. pandurata)
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Figuier lyre (Ficus lyrata). Source: olinsailbot.com

Le figuier lyre est le plus facile à cultiver des figuiers ou ficus; par exemple, il est moins porté à perdre ses feuilles quand on le change de place que le figuier pleureur (Ficus benjamina). Ses grandes feuilles vert foncé sont en forme de violon. Avec le temps, il devient gigantesque: il ne faut pas hésiter à le tailler quand il dépasse les bornes.

  1. Hoya, fleur de cire ou fleur de porcelaine (Hoya carnosa)
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Hoya (Hoya carnosa). Source: Yvan Leduc, Wikimedia Commons

Le hoya est l’une des rares plantes de culture très facile qui fleurit fiablement. Par contre, la croissance de cette plante grimpante est terriblement lente: le hoya peut donc prendre de 5 à 10 ans avant de commencer à produire ses premières ombelles de fleurs parfumées roses ou blanches au cœur plus foncé. En attendant, heureusement, son feuillage est attrayant: épais et ciré, parfois panaché ou curieusement enroulé. C’est une plante grimpante ou retombante aux tiges qui courent partout.

  1. Langue de belle-mère ou sansevière (Sansevieria trifasciata)
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Langue de belle-mère (Sansevieria trifasciata ‘Laurentii’). Source: http://www.homedepot.com

Cette plante succulente, aux longues feuilles charnues et pointues marbrées de gris, parfois panachées aussi, qui s’élèvent directement du sol, sans pétiole, est l’une des plantes les plus tolérantes à l’ombre, même si elle préfère un soleil intense.

  1. Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, anc. P. scandens, P. cordatum et P. oxycardium)
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Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum oxycardium). Source: www.amazon.com

Le philodendron grimpant est une plante grimpante aux feuilles vert foncé en forme de cœur. Sa tolérance à l’ombre est légendaire: on connaît des plantes quinquagénaires qui n’ont pas vu un seul rayon de soleil direct depuis qu’elles ont été vendues! On peut bien sûr le faire grimper sur un treillis ou un autre support, mais aussi le faire retomber d’un panier suspendu.

  1. Pied d’éléphant (Beaucarnea recurvata)
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Pied d’éléphant (Beaucarnea recurvata). Source: http://www.ikea.com

Le pied d’éléphant est une plante succulente avec une tolérance surprenante des coins sombres (la plupart des succulentes exigent un éclairage intense). Le tronc de ce petit arbre est enflé à la base, comme un pied d’éléphant. Ses longues feuilles étroites et souvent ondulées retombent comme des cheveux. Sa croissance est très lente.

  1. Plante-araignée ou phalangère (Chlorophytum comosum)
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Plante-araignée (Chlorophytum comosum ‘Vittatum’). Source: brightside.me

Toujours populaire, la plante-araignée présente une rosette de feuilles rubanées arquées souvent striées de blanc crème et d’innombrables «bébés», portés sur des cordons ombilicaux (en fait, des stolons) tout autour de la plante mère. Elle est excellente en suspension. Notez que les bébés ne paraîtront pas si la plante est placée trop à l’ombre.

  1. Pothos (Epipremnum aureum)
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Pothos (Epipremnum aureum ‘Marble Queen’). Source: http://www.instagram.com/houseplantjournal

Le pothos est très proche du philodendron, mais ses feuilles sont un peu plus allongées et sont striées ou maculées de jaune ou de blanc. Comme le philodendron, on peut le faire grimper ou le laisser retomber.

  1. Schefflera miniature (Schefflera arboricola, syn. Heptapleurum arboricola)
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Schefflera miniature (Schefflera arboricola). Source: www.plantandpot.nz

Plus facile à cultiver que l’autre schefflera communément cultivé, soit celui à grandes feuilles (S. actinophylla), le schefflera miniature n’a de miniature que ses feuilles, car il peut devenir un arbre d’intérieur avec le temps. Il porte des feuilles digitées vert foncé souvent rehaussées de panachures blanches ou crème. Sa croissance un peu désordonnée nécessite une taille occasionnelle. C’est une plante classique des banques et des centres commerciaux à cause de sa tolérance à la négligence.

  1. Syngonium (Sygonium podophyllum)
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Syngonium (Syngonium podophyllum). Source:  www.homedepot.com

Ce parent du philodendron est tout aussi résistant au manque de soleil. Dans sa jeunesse, le syngonium produit une rosette de feuilles en forme de flèche, parfois marbrées de crème ou de couleur rose ou rouge. Avec le temps, il développe toutefois des tiges longues et des feuilles découpées, devenant de plus en plus une plante grimpante ou retombante.

  1. Trèfle d’appartement (Oxalis triangularis, anciennement O. regnellii)
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Trèfle d’appartement (Oxalis triangularis). Source: shop.harros-pflanzenwelt.de

Le trèfle d’appartement porte des feuilles à trois folioles triangulaires vertes ou pourpres, souvent une maculées d’argent ou de rose. Il fleurit assez facilement, avec des fleurs roses ou blanches. Il est très facile à cultiver… mais il y a toujours quelques feuilles ou fleurs séchées à enlever, donc il n’est pas sans entretien.

Culture 

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Quand on choisit des plantes d’intérieur passe-partout, l’entretien est facile! Source: clipart-library.com

Évidemment, chacune de ces plantes a ses propres besoins culturaux, mais en général, vous pouvez les placer au soleil ou à l’ombre (avec, j’espère, quand même un peu de lumière: après tout, les plantes retirent toute leur énergie du soleil)! Aussi, ces plants réussissent à merveille dans les bureaux, loin des fenêtres, tant qu’il y a un éclairage adéquat venant de plafonniers. Toutes sont parfaitement à l’aise avec les températures normales d’intérieur et tolèrent l’air sec l’hiver… mais préféreront quand même une bonne humidité atmosphérique si vous pouvez la fournir.

Quant à l’arrosage, appliquez tout simplement la règle d’or de l’arrosage: arrosez abondamment, assez pour humidifier toute la motte de racines, puis attendez que le terreau soit sec avant d’arroser de nouveau. Rien de plus facile!

Faut-il fertiliser ces plantes? Si l’éclairage est faible, non. Sous un bon éclairage, on peut les fertiliser, en douceur, avec un engrais tout usage à un quart de la dose recommandée par le fabricant, d’avril à octobre.


Voilà! 15 plantes d’intérieur passe-partout que vous pouvez placer presque n’importe où dans la maison et qui verdiront votre demeure pendant des décennies. Pratiquez-vous avec ces plantes de base avant de vous lancer dans la culture des plantes d’intérieur plus compliquées, comme les plantes à fleurs, les bonsaïs, les pierres vivantes et les autres plantes qui posent un certain défi.

Bon succès!20180126A Darlene Taylor, YouTube

50 plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

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La plupart des plantes d’intérieur sont malheureuses quand l’air de nos demeures est aussi sec que celui d’un désert. Source: pexels.com

L’air sec est un problème majeur pour les plantes d’intérieur pendant l’hiver… et d’ailleurs, pour toute plante qui pousse à l’intérieur (semis, boutures, etc.) à cette saison. Lorsque l’humidité atmosphérique est inférieure à 40%, ce qui est certainement le cas dans de nombreuses maisons, les plantes s’efforcent de compenser en transpirant plus abondamment, c’est-à-dire en libérant de l’eau par leurs stomates (pores respiratoires). Plus l’air est sec, plus elles transpirent, et cela peut les conduire à perdre leur eau plus rapidement que les racines ne peuvent la remplacer, endommageant les tissus fragiles des feuilles et des fleurs. Cela peut conduire à toutes sortes de symptômes de stress: flétrissement, boutons floraux brunis ou avortés, feuilles qui se recourbent, feuilles aux pointes brunes, mort de la plante, etc.

Les feuilles stressées par l’air sec sont également plus sujettes aux dégâts des ravageurs (araignées rouges, aleurodes, thrips, etc.)

Certaines plantes tolèrent l’air sec

Cela dit, de nombreuses plantes, en particulier celles qui sont originaires de climats arides ou qui sont exposées à de longues périodes de sécheresse dans la nature, ont développé des façons de compenser l’air sec. Les cactus et les plantes succulentes, par exemple, sont généralement très résistants à l’air sec, de même que certaines plantes épiphytes, comme les hoyas.

Certaines plantes résistent à l’air sec en produisant des feuilles avec moins de stomates que la normale, réduisant ainsi la perte d’eau. Beaucoup ont même abandonné l’utilisation de feuilles et respirent par leurs tiges vertes (beaucoup de cactus, par exemple). D’autres gardent leurs stomates fermés pendant le jour, quand le soleil est le plus chaud et la perte d’eau, donc, plus importante, respirant seulement la nuit. (C’est ce qu’on appelle le métabolisme acide crassuléen ou CAM.) En d’autres termes, elles retiennent leur souffle 12 heures par jour!

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Souvent, les plantes résistantes à l’air sec ont un feuillage épais et ciré. Source: davisla.wordpress.com

De plus, les plantes résistantes à l’air sec ont souvent des feuilles ou des tiges très épaisses et recouvertes de cire, de poudre ou de poils, d’autres facteurs qui réduisent l’évapotranspiration.

Plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

La liste qui suit présente quelques plantes d’intérieur qui ne seront pas dérangées outre mesure si l’air dans votre maison est plutôt sec. Non pas qu’elles souffrent si vous augmentez l’humidité à des niveaux plus acceptables (la plupart des plantes préfèrent une humidité relative de 50% ou plus), ce qui est bon pour votre santé aussi, mais si vous ne pouvez tout simplement pas améliorer l’humidité atmosphérique, au moins les plantes suivantes n’en souffriront pas trop!

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Les feuilles épaisses et serrées les unes contre les autres aident Aeonium arboreum ‘Atropurpureum’ à survivre à l’air sec. Source: Bernard Dupont, Wikimedia Commons

  1. Aeonium spp. (aeonium)
  2. Agave spp. (agave)
  3. Aglaonema spp. (aglaonéma)
  4. Aloe spp. (aloès)
  5. Ananas comosus (ananas)
  6. Aspidistra elatior (aspidistra)
  7. Beaucarnea recurvata (pied d’éléphant)
  8. Cephalocereus senilis (barbe de vieillard)
  9. Cereus peruvianus (cactus cierge)
  10. Ceropegia woodii (chaîne de cœurs)
  11. Clivia miniata (clivia)
  12. Crassula ovata (plante jade)
  13. Crassula spp. (crassula)
  14. Cryptanthus spp. (cryptanthe)

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    D’habitude, les feuilles épaisses du dieffenbachia résistent bien à l’air sec, mais remarquez comme cette feuille est légèrement endommagée vers sa pointe. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  15. Dieffenbachia spp. (dieffenbachia)
  16. Echeveria spp. (echeveria)
  17. Echinocactus grusonii (coussin de belle-mère)
  18. Epipremnum aureum (pothos)
  19. × Epicactus (cactus orchidée)
  20. Euphorbia lactea (euphorbe candélabre)
  21. Euphorbia milii (couronne d’épines)
  22. Euphorbia tirucalli (plante-crayon)
  23. Ficus elastica (caoutchouc)
  24. Ficus lyrata (figuier lyre)
  25. Gasteria spp. (gasteria)
  26. Gymnocalycium mihanovichii friedrichii ‘Hibotan’ (cactus boule rouge)
  27. Haworthia spp. (haworthia)
  28. Hippeastrum cvs (amaryllis
  29. Hoya carnosa (hoya, fleur de porcelaine)
  30. Kalanchoe (kalanchoé)
  31. Ledebouria socialis (scille violacée)

    20171227E Dysmorodrepanis, WC.jpg

    Peu de végétaux résistent aussi bien à l’air sec que les pierres vivantes. Source: Dysmorodrepanis, Wikimedia Commons

  32. Lithops spp. (pierre vivante)
  33. Mammillaria spp. (mammillaire)
  34. Opuntia spp. (cactus raquette, oponce)
  35. Pachypodium lamerei (palmier de Madagascar)
  36. Pelargonium graveolens (pélargonium odorant, géranium odorant)
  37. Pelargonium × hortorum (pélargonium des jardins, géranium des jardins)
  38. Peperomia obtusifolia, P. clusiifolia (pépéromia)
  39. Philodendron hederaceum oxycardium (philodendron grimpant)
  40. Rhipsalis spp. (rhipsalis)
  41. Sansevieria trifasciata (sansevière, langue de belle-mère)
  42. Schlumbergera (cactus de Noël)
  43. Sedum spp. (sédum, orpin, queue d’âne)

    20171227F Senecio rowleyanus Forest & Kim Starr, WC.jpg

    Les petites feuilles presque rondes de Senecio rowleyanus réduisent la surface exposée à l’air sec. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  44. Senecio rowleyanus (collier de perles)
  45. Senecio serpens (séneçon bleu craie)
  46. Stapelia spp. (fleur de charogne)
  47. Streltizia reginae (oiseau de paradis)
  48. Syngonium spp. (syngonium)
  49. Yucca elephantipes (yucca sans épine)
  50. Zamioculcas zamiifolia (faux zamier)20171227A pexels.com