Nématodes contre fourmis: efficacité seulement partielle

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Photo: Premier Tech Home & Garden

J’ai récemment essayé d’utiliser des nématodes bénéfiques pour contrôler les fourmis sur mon terrain. Pas que c’était vraiment nécessaire: je suis assez ouvert aux fourmis tant que 1) elles restent en plein air et n’envahissent pas ma maison et 2) n’attaquent pas les humains. Mais j’avais récemment enregistré une émission de télévision sur l’utilisation des nématodes avec le résultat que j’ai pu rapporter à la maison un échantillon d’un produit appelé Ant Out Nématodes. Puisque j’avais le produit en main, je me suis dit que je ferais aussi bien de l’essayer et d’écrire un article de blogue sur les résultats.

Le produit en question est livré dans une boule en plastique ronde et ne nécessite pas de réfrigération. (Cela est en fait assez nouveau; les traitements précédents aux nématodes nécessitaient la réfrigération du produit à la fois dans le magasin et à la maison.) Il a une durée de vie limitée, cependant, devant être utilisé dans l’année où il a été acheté.

Histoire de fond

Nématode Steinernema feltiae grossi au microscope. Photo: http://www.amazon.co.uk

Les nématodes sont des vers microscopiques. Il en existe des milliers d’espèces, dont certaines sont nuisibles aux plantes, mais beaucoup d’autres sont des parasites d’insectes. C’est le cas de Steinernema feltiae, l’espèce de nématode utilisée dans le produit Green Earth Ant Busters. Outre les fourmis, cette espèce peut traiter d’autres ravageurs tels que les altises, les mouches domestiques, les mouches à scie et les sciarides (moucherons du terreau). D’autres espèces et souches de nématodes sont disponibles pour lutter contre les vers blancs, les punaises velues, les puces et autres ravageurs.

Un essai 

Les petits fourmis brunes ne sont pas dérangeantes et je n’ai pas essayé le les contrôler. Photo: University of Nebraska Extension

J’ai sur mon terrain des dizaines de colonies de fourmis brunes des champs (Lasius neoniger ou autres espèces similaires), petites fourmis qui forment de petits monticules de déblais en forme de cratère avec un trou d’entrée au centre. Je les trouve dans ma pelouse, mes plates-bandes et à travers les pavés. Elles sont essentiellement bénéfiques: elles aèrent le sol, ramassent les détritus et ne nuisent pas à mes plantes. Parfois, elles rentrent dans nos maisons à la recherche de sucreries, un comportement que je juge inacceptable, mais pas chez moi, du moins cette année. Je n’ai jamais pris la peine d’essayer d’éliminer ces petites fourmis, et je n’ai pas l’intention de le faire: vivre et laisser vivre, me dis-je. Je suppose que la plupart des autres jardiniers ressentent la même chose envers ces petites fourmis communes.

Les nids des fourmis noires des champs sont plus gros et endommagent ou tuent les plantes avoisinantes. Photo; uwm.edu

Cependant, il y avait aussi sur mon terrain deux colonies de fourmis noires des champs (Formica spp.). Ce sont des fourmis plus grosses, généralement noires (la couleur des miennes), rouges ou noir et rouge, et elles construisent de plus grandes fourmilières de déblais avec de multiples entrées. Ce ne sont pas des fourmis charpentières (ces dernières vivent uniquement en association avec le bois) et elles ne rentrent presque jamais dans nos maisons, mais leurs grands nids détruisent souvent les plantations et les sections de pelouse, principalement en enterrant les plantes et en minant leur zone de racines de tunnels. Ces fourmis mordront si vous attaquez leurs nids, mais leur morsure est plus surprenante que douloureuse. Aussi, les colonies de fourmis des champs ont une bonne longévité: jusqu’à 10 ans.

Étant donné leur nature plus nocive, et aussi débordant de curiosité, j’ai décidé de prendre ces deux colonies de fourmis des champs comme cobayes.

Fourmi noire des champs. Photo: Mathias Krumbholz, Wikipedia Commons

Une colonie était située dans ma pelouse et d’ailleurs y était depuis probablement 6 ou 7 années déjà. N’étant pas un assidu de la pelouse parfaite, je n’avais jamais pris la peine d’essayer de la supprimer auparavant. D’ailleurs, j’avais l’impression que cette colonie était en déclin, car la fourmilière était plus basse et moins entretenue qu’auparavant et les fourmis me paraissent moins vigoureuses. J’appellerai ce groupe la colonie de la pelouse.

L’autre colonie était nouvelle depuis le printemps et était située près de ma porte d’entrée, juste à la limite entre un parterre de fleurs et une allée en pavés unis. Ainsi, il y avait des trous dans la plate-bande et aussi dans les interstices des pavés. Ce nid était relativement petit, mais grandissait peu à peu. Je appellerai cette famille la colonie des pavés.

Le traitement

J’ai d’abord lu l’étiquette sur le produit. Il suggérait de préparer une solution et de la pulvériser sur les nids utilisant le vaporisateur du fabricant, donc un effort plus compliqué et plus cher. Cependant, sur le site Web du fabricant, j’ai trouvé des instructions pour appliquer les nématodes en utilisant un simple arrosoir, une solution beaucoup plus pratique pour moi.

Le traitement était d’ailleurs très facile à appliquer. 

Sachet contenant le substrat et les nématodes. Photo: jardinierparesseux.com

Il s’agissait d’abord de bien arroser les emplacements à traiter la veille. Puis, le jour de l’application, d’ouvrir la boule et en retirer le petit sachet muni de minuscules ouvertures trouvé à l’intérieur. Le sac contenait un substrat de maintien et des nématodes en dormance. Il suffisait de déposer le sac dans un arrosoir de 20 litres et est de le remplir d’eau, ce qui libérerait les nématodes dans la solution.

On peut appliquer les nématodes en arrosant. Photo: http://www.homedepot.com

Apparemment, le produit peut couvrir 16 nids de fourmis ou jusqu’à 275 m2, mais je n’avais que deux nids. Donc, j’ai lentement versé environ un quart de la solution sur et autour de la colonie de pelouse, puis j’ai fait de même pour celle des pavés. Après, j’ai répété les traitements aux deux colonies… tout simplement parce que j’avais assez du produit pour le faire. 

Ensuite, il fallait arroser la surface à l’eau claire pour faire descendre le produit, ce que j’ai fait également.

Le suivi consistait tout simplement à arroser les emplacements quotidiennement pendant quatre jours. J’ai fait ça aussi.

Les résultats

Ancienne colonie de la pelouse: les plantes reprennent leur place. Photo: http://www.homedepot.com

Au quatrième jour, plus aucune fourmi ne sortait de la colonie de la pelouse et les déblais étaient complètement aplanis. Depuis, à peine 10 jours plus tard, les plantes de gazon (graminées et autres) commencent déjà à regagner leur territoire perdu. Succès!

Mais je ne peux pas dire autant de la colonie de pavés qui fonctionne toujours à qui mieux mieux.

Mes pensées: la colonie de pelouse aurait pu être particulièrement sensible aux nématodes, car elle semblait déjà en déclin, tandis que la colonie de pavés, étant jeune, aurait pu être plus vigoureuse et résistante. Ou peut-être que le nid principal était hors de portée des nématodes, sous les pavés. (Il est facile de voir les trous d’entrée et de sortie d’une fourmilière, mais le nid souterrain véritable peut peut-être se situer à une certaine distance latérale des trous.)

D’autres résultats à venir?

L’essai n’est pas nécessairement terminé. Les nématodes sont censés se multiplier et rester en vie pendant le reste de l’été et l’automne, de sorte qu’ils pourraient encore rechercher et détruire la colonie des pavés. Et je pense que les conditions sont bonnes pour les nématodes en ce moment, car il pleut régulièrement depuis que je les ai appliqués. Cependant, les nématodes de l’espèce Steinernema feltiae ne tolèrent pas les périodes prolongées sous le point de congélation et seront probablement tués par les hivers froids de ma région. 

Donc, si la colonie ne réapparaît pas au printemps prochain, cela pourrait encore être le résultat du traitement fait cet été. Si tel est le cas, je mettrai cet article à jour avec les nouvelles informations. Mais si la colonie est encore là, c’est évidemment l’échec.

Cependant, à ce stade de l’expérience, traiter les fourmis aux nématodes ne semble pas être une solution miracle, car il fonctionne dans certains cas, mais pas dans d’autres.

Au moins, vous en avez été prévenu!

Contrôlez les mouches du terreau (sciarides)

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Les sciarides sont petites, mais combien dérangeantes! Source: media.pixcove.com & moziru.com

Vous êtes assis tranquillement dans votre salon et, subitement, une petite mouche noire – vraiment minuscule! – passe devant votre visage en zigzagant. Vous la chassez avec une main. Attirée par le CO2 que vous dégagez, elle revient. Vous finissez par l’avoir… mais bientôt une autre apparaît.

Quel est cet insecte? Et d’où vient-il?

Certains la prennent pour une mouche des fruits (Drosophila spp.), mais ce ne sont pas les fruits qui l’intéresse. Elle semble plutôt venir de vos plantes d’intérieur.

Il s’agit sans doute d’une mouche du terreau ou sciaride, un diptère de la famille des Sciaroidae. On estime qu’il en existe plus de 20 000 espèces travers le monde, mais la plupart des espèces qui fréquentent les plantes d’intérieur se trouvent dans les genres Scatella, Bradysia, Orfelia et Sciara. Certaines d’entre elles peuvent facilement élire domicile dans nos demeures.

Une description

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La sciaride est si petite qu’il faudrait une loupe pour en voir les détails. Source: Luis Miguel Bugallo Sánchez, Wikimedia Commons

L’adulte est une très petite mouche, mesurant rarement plus de 4 mm de longueur, de couleur noire et aux ailes transparentes ou grisâtres. Elle se tient notamment près des tas de bois de chauffage et des plantes d’intérieur, mais vagabonde aussi partout dans la maison et, tel que mentionné, semble particulièrement intéressée par l’haleine des humains.

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Larves de sciarides. Source: ag.umass.edu.

La larve, qui ressemble à un petit ver blanchâtre et translucide à tête noire d’environ 5 mm de longueur, a besoin d’humidité pour survivre et on la trouvera alors dans tout milieu organique humide, comme le bois de chauffage fraîchement entré et le terreau des plantes d’intérieur.

L’été, les adultes peuvent entrer dans la maison au vol et débuter une infestation. Par contre, ce sont par les œufs que la plupart des infestations commencent. On les rentre par accident sur le bois de chauffage et aussi quand on achète de nouvelles plantes d’intérieur ou un sac de terreau contaminés.

En effet, les terreaux pour plantes d’intérieur et pour semis ne sont jamais tout à fait stériles comme les jardiniers le pensent (le fabricant ne veut pas tuer les organismes bénéfiques qui y vivent), et alors, malheureusement, contiennent parfois des œufs de sciarides. Habituellement, les fabricants de terreau font très attention de fournir un produit de qualité et alors les contrôlent assez bien à l’origine, mais même si le terreau sort de l’usine d’emballage libre d’œufs, les adultes peuvent en pondre en magasin (toute jardinerie a inévitablement au moins une petite population de sciarides) si le sac est le moindrement percé. Un trou de moins de 1 mm suffit pour leur donner accès au terreau!

Bonne nouvelle, mauvaises nouvelles

La bonne nouvelle est que les sciarides sont généralement assez anodines.

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Sciaride adulte. Source: www.707pestsolutions.com

À part d’embêter les humains par leur simple présence (qui veut voir tante Mathilde dérangée par une nuée de moucherons quand elle vous rend visite!), les mouches adultes ne causent pas de dégâts. Elles ne mordent ni ne piquent les plantes, les humains ou les animaux. Dans la nature, elles agissent même parfois comme pollinisatrices!

Même les larves sont généralement peu dommageables: elles consomment d’abord et avant tout les matières végétales en décomposition dans le sol ainsi que de petits champignons, notamment ceux présents dans les sols toujours saturés en eau. Et là, elles peuvent être encore plus utiles que nuisibles, car en digérant ces produits, elles produisent des déjections riches en minéraux dont les plantes peuvent se nourrir.

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Parfois les larves de sciuridé s’attaquent aux radicelles des plantes. Source: Clipart Library & moziru.com

Par contre, parfois, surtout quand il n’y a rien d’autre à manger, les larves de certaines espèces (mais pas toutes) s’attaquent aux radicelles (petites racines) des plantes, en commençant par celles qui sont en train de pourrir suite à un arrosage excessif. Sur une plante en santé, cela est rarement très nuisible. Même que la «taille» qu’elles font à ces petites racines a souvent comme conséquence de stimuler la plante à produire un système racinaire plus dense et plus efficace!

Leur effet sur les semis, par contre, peut être très sérieux, car les petits plants n’ont pas encore beaucoup de racines et ne sont pas assez robustes pour supporter leur perte. De plus, les mouches adultes peuvent transporter des spores de champignons nuisibles, comme la redoutable fonte des semis. De plus, les petites blessures qu’elles laissent peuvent servir de porte d’entrée pour la pourriture, ce qui pourrait nuire aux plantules déjà mal en point.

Ainsi, même si les sciarides ne sont pas toujours très nuisibles, c’est toujours une bonne idée de les contrôler…. et très rapidement, de surcroît, quand vous remarquez que c’est un plateau de semis qu’elles infestent.

Connaître son ennemi

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Source: Knock-Out Gnats Granules

Les sciarides peuvent être présentes dans nos demeures en toute saison et produire plusieurs générations par année. L’adulte vit rarement plus de 8 jours, mais la femelle pond pendant ce temps entre 50 et 200 œufs dans un terreau humide ou des débris organiques, de préférence en présence de champignons dont l’odeur l’attire. Les œufs éclosent en environ 5 jours et les larves se nourrissent ensuite pendant plus ou moins 2 semaines. Par la suite, elles entrent en pupaison pendant 5 jours, puis les adultes émergent et le cycle recommence.

Il y a une génération aux 30 jours environ, moins par temps chaud et humide.

Comment les contrôler

Arroser correctement

La première clé de succès avec les sciarides est de comprendre qu’elles ont absolument besoin d’un terreau humide pour survivre pendant leur stade larvaire. Si vous prenez l’habitude de laisser sécher le terreau de vos plantes un peu plus longtemps, très souvent cela règle le problème complètement. D’ailleurs, plusieurs experts considèrent les sciarides davantage comme un symptôme d’arrosage excessif que comme un véritable problème en soi.

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Retarder l’arrosage d’une journée ou deux pourrait aider à éliminer les sciarides. Source: pixabay.com

Apprenez à appliquer la règle d’or de l’arrosage: arrosez abondamment, assez pour humidifier toute la motte de racines, puis attendez que le terreau soit sec avant d’arroser de nouveau. Beaucoup de jardiniers découvrent qu’ils n’ont pas besoin de plus pour bien contrôler les sciarides.

Ne vous découragez pas si cela ne semble pas fonctionner au début, toutefois: il faut compter au moins un mois avant de dire que le traitement aura atteint tous les stades de l’insecte.

Une barrière en surface

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En couvrant le terreau d’une couche de sable ou de petites pierres (ici, avec du Gnat Nix fait de verre recyclé), vous pouvez tuer l’infestation de sciarides dans l’œuf. Source:  Growstone Gnat Nix

Une autre possibilité est de rendre le terreau en surface impropre à leur développement. Les larves vivent près de la surface du terreau (à 3 cm ou moins de profondeur), car elles doivent monter régulièrement à la surface pour respirer et ont besoin d’un terreau organique constamment humide. Si vous couvrez le terreau d’une couche de 1 cm de sable ou de petits cailloux (il existe même des produits commerciaux développés spécialement à cet effet, comme le Gnat* Nix), les larves ne pourront plus y vivre… et d’ailleurs, les adultes ne pourront pas y pondre leurs œufs non plus.

*«Gnat», ou plutôt «fungus gnat» est le mot anglais pour sciaride.

Piéger les adultes

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Un piège lumineux attrapera tous les insectes volants qui osent entrer dans votre maison. Source: Catchmaster.com

Pour contrôler les adultes, des pièges collants jaunes ou, mieux encore, un piège lumineux peuvent se montrer très efficaces.

Traitement insecticides

Il est aussi possible d’arroser le sol avec un insecticide, de préférence, j’espère, un ayant peu d’effets nuisibles sur l’environnement, comme un savon insecticide ou de l’huile de neem. On peut aussi rendre le terreau moins attirant aux larves en y mélangeant de la terre de diatomées ou de la cannelle en poudre.

Des prédateurs à la rescousse

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Sac de BTI. Source: amazon.com

Le larvicide biologique Bti** (Bacillus thuringensis israelensis), une bactérie utilisée habituellement pour contrôler les moustiques, contrôle bien les larves de sciarides aussi. Faites-en une solution et arrosez le terreau quand les larves sont actives. Il y a même des formulations développées expressément à cet effet, comme Knock-Out-Gnats et Gnatrol, sinon écrasez des pastilles de type MosquitoDunk pour en faire une solution.

Il peut falloir répéter le traitement au Bti hebdomadairement pendant 3 ou 4 semaines.

**Il est inutile d’utiliser le Btk (Bacillus thuringensis kurstaki), conçu pour les larves de papillons, sur les sciarides. Il faut le Bti, spécifique aux larves de diptères (mouches).

Ou utilisez d’autres prédateurs pour contrôler les sciarides, comme des nématodes (le Steinernema feltiae, par exemple), ou des acariens prédateurs comme le Hypoaspis miles. On peut commander ces prédateurs sur Internet.


Les sciarides: souvent elles sont plus dérangeantes que vraiment nuisibles, mais, en utilisant les bons moyens de contrôle, il est relativement facile de les éliminer.20180111B Luis Miguel Bugallo Sánchez, WC