La gentille géante

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La sylphie perfoliée (Silphium perfoliatum) est une vivace géante. Photo: meadowviewfarmandgarden.com

La gentille géante en question est la silphie perfoliée ou silphium perfolié (Silphium perfoliatum), une vivace très attrayante et de grande taille, facile à cultiver, mais en fait rarement vue dans nos jardins. 

Distribution de la silphie perfoliée dans la nature. Ill.: plants.usda.gov

Son aire naturelle couvre la moitié est de l’Amérique du Nord où elle est surtout devenue abondante depuis que le défrichage des terres a augmenté la part de prairies humides et de fossés, deux milieux qu’elle semble préférer. 

Les feuilles semblent soudées ensemble à la base. Photo: http://www.prairiemoon.com

Cette plante est facilement reconnaissable par ses énormes feuilles triangulaires opposées vert foncé et luisantes, car elles sont perfoliées, c’est-à-dire qu’elles sont soudées ensemble à la base, ce qui donne l’impression qu’elles sont transpercées par l’épaisse tige qui est, curieusement, ailée et carrée, garante d’une identification rapide. 

Les feuilles dentées s’arquent vers le haut, puis vers l’extérieur, créant à la base des feuilles soudées une coupe où l’eau de pluie s’accumule. Cela plaît beaucoup aux oiseaux, qui peuvent s’y abreuver ou même s’y baigner sans devoir se poser sur le sol (atterrir est toujours risqué pour les oiseaux, car la plupart de leurs prédateurs sont terrestres) et donne l’occasion de faire une belle leçon d’écologie aux enfants. D’ailleurs, dans certaines régions, on appelle cette silphie «plante bain d’oiseaux».

Les oiseaux aiment bien les graines de silphie. Photo: http://www.biodiversitygardening.com

De plus, les oiseaux, notamment les chardonnerets, apprécient ses graines, produites en octobre. C’est donc une excellente plante à utiliser si vous voulez attirer les oiseaux dans votre jardin. 

La silphie perfoliée offre un nectar abondant qui attire les abeilles. Photo: http://www.wildflowersofontario.ca

Les fleurs attirent aussi les papillons et les abeilles. D’ailleurs, en Allemagne elle devient de plus en plus populaire comme fleur mellifère, car la plante fleurit pendant une très longue période (2 à 3 mois) et produit un miel d’excellente qualité. 

Les paires de feuilles sont toujours placées à un angle à 90° et la légende veut qu’elles pointent toujours vers les points cardinaux, d’où son deuxième nom commun: la plante-compas. Ainsi, si jamais vous vous perdez dans votre jardin, vous pourrez vous retrouver!

Laissez-lui de l’espace

Il faut beaucoup d’espace au sol pour cultiver une silphie perfoliée. Photo: http://www.bartonarboretum.org

J’ai dit que c’était une très grande plante: en effet, lors de la floraison elle mesure entre 180 et 300 cm de hauteur et occupe environ 120 cm d’espace au sol. À un espacement de 75 à 100 cm, vous pourriez en faire une belle haie de vivaces! C’est donc une plante pour l’arrière-plan qui peut aussi servir de plante-vedette. Ses tiges épaisses sont très solides et donc aucun tuteur n’est normalement nécessaire.

L’inflorescence est semblable à celle de son proche parent, le tournesol. Photo: Annette Meyer, Pixabay

Les fleurs sont typiques de la famille des Astéracées (famille de la marguerite): une inflorescence composée de centaines de fleurons formant un disque central qui est ourlé de fleurons allongés de couleur jaune, les rayons, ressemblant donc dans son ensemble à un petit tournesol, qui est, en fait, un proche parent. Elles sont produites en bouquets à l’extrémité des tiges: étant donné la hauteur de la plante, on les admire souvent d’en dessous. La floraison est très durable: les inflorescences commencent à paraître à partir de juillet au Québec et se maintiennent jusqu’en septembre; dès la mi-juin en Europe et le sud des États-Unis.

Curieusement, les fleurs au centre de l’inflorescence ne donnent pas de graines: elles sont toutes mâles. Ce sont les rayons, les soi-disant pétales jaunes qui poussent en périphérie, qui sont femelles. Ainsi, contrairement à celles du tournesol, les graines de cette plante se forment tout autour de la tête florale.

Culture 

C’est clairement une plante pour l’arrière-plan! Photo: mowildflowers.net

La silphie perfoliée préfère le soleil (elle tolère toutefois la mi-ombre) et un sol toujours au moins un peu humide et pousse souvent, dans la nature, dans les fossés et le long des cours d’eau. Malgré cela, grâce à sa longue racine pivotante, une plante bien établie (de 3 ans ou plus) tolère bien la sécheresse… tant qu’elle ne dure pas tout l’été du moins! 

Elle se plaît dans presque tous les sols profonds: glaiseux, sablonneux ou loameux, riches ou pauvres, acides, neutres ou alcalins. De plus, il s’agit d’une plante essentiellement permanente: on trouve des spécimens de plus de 50 ans dans certains jardins. 

Aucune fertilisation ne semble nécessaire tant que vous laissez ses feuilles se décomposer sur place et sa rusticité est excellente: zones de rusticité 3 à 8. 

Si vous la trouvez trop grande, vous pouvez facilement la pincer en juin (voir l’article Pincez pour renforcer et densifier les vivaces) et ainsi réduire sa hauteur d’un tiers.

Enfin, la silphie perfoliée n’est pas très sujette aux problèmes de maladies ou d’insectes et, en général, les cerfs ne la touchent pas.

Il suffit de planter la silphie perfoliée, de l’arroser un peu la première saison, et vous voilà avec une vivace aussi solide, permanente et grande qu’un arbuste. 

La multiplication

Les spécimens matures forment parfois des rejets à la base qu’on peut prélever, mais autrement, on multiplie surtout cette plante par semences.

Graines de silphie perfoliée. Photo: K.R. Robertson, Illinois Natural History Survey

Sur Wikipedia, on dit que la germination est faible, suggérant un taux de germination de seulement 15 à 20%, mais c’est le résultat quand on sème les graines au printemps sans traitement au froid. 

Le taux de germination est nettement meilleur quand on fait subir un traitement au froid humide aux semences, ce qui réplique les conditions trouvées dans la nature, où les graines tombent au sol à l’automne pour germer au printemps. 

Semez les graines en plein air ou en couche froide à l’automne: ainsi, elles profiteront tout naturellement d’un hiver froid et humide. Sinon, semez-les à l’intérieur dans un terreau humide, plaçant le substrat ensemencé au frigo pendant 2 à 3 mois avant de les exposer à la chaleur et à la lumière, selon la méthode décrite dans Ces semences qu’il faut traiter au froid. Dans ces cas, la germination au printemps est de 80% et même plus. 

Plante à multiples usages

La silphie perfoliée sert à la production de biocarburant. Photo: 66squarefeet.blogspot.com

En Europe, et notamment en Allemagne et en France, cette plante devient très populaire pour la production de biocarburant, égalant ou même dépassant la production du maïs. Et comme la silphie est une plante permanente (durée de vie utile estimée: 50 ans et plus) contrairement au maïs, une annuelle qu’il faut ressemer annuellement, qu’elle n’exige pas d’engrais, qu’elle réduit l’érosion et qu’elle ne nécessite aucune utilisation de pesticide, son potentiel est énorme. 

Les jeunes pousses sont comestibles. Photo: http://www.newstribune.com

Les jeunes pousses sont comestibles, surtout blanchies ou cuites. D’ailleurs, plus vous coupez les jeunes tiges, plus la plante en produit, ce qui en fait un excellent choix pour la permaculture. Par contre, si vous cultivez la plante comme légume en coupant régulièrement les pousses, elle ne fleurira pas.

Aussi, on peut récolter la résine produite par les plaies (quand on pince la plante, par exemple) et en faire une gomme médicinale qui rafraîchit aussi l’haleine.

Enfin, la silphie perfoliée a également beaucoup de potentiel comme fourrage pour le bétail, permettant deux généreuses récoltes par année.

Où en trouver?

Voilà où les choses se corsent. 

La silphie perfoliée fut autrefois plus populaire (nos grands-parents la connaissaient relativement bien), mais de nos jours elle est rarement vendue en jardinerie. Par contre, si vous consultez des pépinières spécialisées dans la production de vivaces, vous devriez être capable d’en trouver. Il est parfois nécessaire d’aller chercher des graines dans la nature ou dans de vieux jardins abandonnés pour obtenir ses premiers plants. 

D’autres gentilles géantes

Quand vous aurez essayé la silphie perfoliée, vous découvrirez qu’il y a d’autres silphies à essayer, souvent au feuillage très original. Pour des renseignements sur ces derniers, je vous renvoie à mon livre La bible des vivaces, tome 2.

Plantes aux feuilles bizarres: les feuilles perfoliées

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Lonicera sempervirens Stan Shebs, W

Notez la feuille perfoliée et presque ronde de ce chèvrefeuille toujours vert (Lonicera sempervirens). Source: Stan Shebs, Wikimedia Commons

J’écris une série de blogues sur les plantes aux feuilles bizarres, des articles qui paraîtront de temps en temps au cours des mois à venir. Deux articles précédents ont déjà été publiés: vous pouvez les lire à Cinq plantes aux feuilles bizarres et Quatre autres plantes à feuilles bizarres.

Je consacre davantage le blogue d’aujourd’hui à un type de feuillage qu’au choix de plantes: les feuilles perfoliées.

Les sœurs siamoises du monde végétal

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La plupart des feuilles sont soit pétiolées soit sessiles. Source: Michael G. Simpson, Wikimedia Commons

Rappelons que la plupart des feuilles des angiospermes — sûrement plus de 95%! – sont fixées à leur tige par un pétiole (rétrécissement de la feuille semblable à une tige). La plupart des exceptions sont sessiles — elles s’attachent directement à la tige, sans pétiole — et d’autres encore enveloppent partiellement ou entièrement la tige et peuvent être considérées comme des feuilles embrassantes ou engainantes. Mais la situation la plus étrange est quand la feuille semble complètement envelopper la tige, au point où la tige paraît la traverser. Ces feuilles sont appelées feuilles perfoliées.

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Les feuilles perfoliées peuvent quand même avoir des formes différentes. Source: Michael G. Simpson, Wikimedia Commons

Le mot «perfolié» vient du latin moderne perfoliatus de per (à travers) et foliatus (feuillu). Ainsi, il signifie essentiellement «dont la feuille a été percée».

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Les feuilles perfoliées du silphium perfolié (Silphium perfoliatum) attrapent souvent l’eau de pluie, au grand plaisir des oiseaux. Source: hebotanicalhiker.blogspot.ca

La plupart des feuilles perfoliées ont évolué lorsqu’une paire de feuilles opposées a fusionné. C’est le cas de la gigantesque vivace silphium perfolié (Silphium perfoliatum), appelée la plante bain d’oiseau, car l’eau de pluie s’accumule souvent dans la dépression où les deux feuilles se rejoignent et parfois des oiseaux viennent s’y baigner. Dans le cas de cette plante, vous pouvez quand même voir assez clairement qu’il y avait à l’origine deux feuilles et qu’elles se sont soudées à la base, mais beaucoup de feuilles perfoliées ont si bien fusionné qu’elles semblent n’être qu’une seule feuille, souvent ronde.

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Le buplèvre à feuilles rondes (Bupleurum rotundifolium) est un exemple d’une feuille unique qui est devenue perfoliée. Source: Stefan.lefnaer, Wikimedia Commons

Toutes les feuilles perfoliées ne proviennent toutefois pas de feuilles opposées fusionnées, par contre. Parfois, une seule feuille embrassante ne s’arrête pas à encercler la tige par une simple base mince, mais la base devient hypertrophiée, donnant une feuille qui semble avoir été percée par la tige. Le buplèvre à feuilles rondes (Bupleurum rotundifolium), une annuelle ornementale parfois cultivée, appartient à ce groupe.

Un trait variable

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Seulement les feuilles juvéniles de l’eucalyptus d’Australie (Eucalyptus perriniana) sont perfoliées. Source: www.ornamental-trees.co.uk

Curieusement, plusieurs plantes portent à la fois des feuilles perfoliées et des feuilles «normales» (pétiolées ou sessiles), soit en même temps, ou encore, les feuilles perfoliées appartiennent à un stade spécifique du cycle de la vie de la plante. Par exemple, beaucoup d’eucalyptus, comme la gomme d’Australie (Eucalyptus perriniana), ont des feuilles juvéniles perfoliées, mais leurs feuilles adultes sont normales, semblables à celles d’un saule, c’est-à-dire étroites, opposées et pétiolées. Si vous élaguez une branche mature,  par contre, les branches qui repousseront produiront des feuilles juvéniles perfoliées… du moins, pendant un certain temps.

De même, plusieurs chèvrefeuilles grimpants, dont le chèvrefeuille toujours vert (Lonicera sempervirens) vu dans l’image au début de cet article, produisent des feuilles perfoliées sur la tige florale, mais des feuilles normales opposées pétiolées ailleurs.

Un trait assez largement, mais inégalement, distribué

La perfoliation a évolué indépendamment dans différentes familles de plantes (Apicacées, Astéracées, Caprifoliacées, Colchiacées, Crassulacées, Fabacées, Montiacées, Myrtaceaées, Plantaginacées et beaucoup d’autres). Personnellement, je n’ai jamais vu d’explication quant à pourquoi la feuille perfoliée a évolué indépendamment dans tant de familles ni même quant à sa raison d’être, sinon la théorie — assez faible à mon avis — qu’elle agirait comme barrière pour empêcher des insectes rampants de monter plus loin sur la plante. Normalement, dame Nature ne crée pas une structure pour rien, ce qui porte donc à croire qu’une telle feuille doit avoir une ou plusieurs utilités. Si vous avez une autre explication, je suis tout ouïe!

La perfoliation demeure un trait non seulement assez inhabituel, mais marquant, à tel point que les botanistes soulignent toujours sa présence comme détail important dans l’identification des végétaux. D’ailleurs, vous remarquerez que beaucoup de plantes à feuilles perfoliées portent perfoliata, perfoliatus ou perfoliatum comme épithète spécifique. Et c’est souvent la caractéristique la plus utile pour faire la distinction entre deux plantes autrement similaires.

La perfoliation dans votre jardin

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Pourpier d’hiver (Claytonia perfoliata), un légume peu connu. Source: science.halleyhosting.com

Parmi les plantes perfoliées convenant aux jardins de climat tempéré, on trouve le pourpier d’hiver (Claytonia perfoliata, syn. Montia perfoliata), un légume de culture rapide mais plutôt méconnu, le silphium perfolié (Silphium perfoliatum) précité, qui devient de plus en plus populaire comme vivace pour l’arrière-plan de la plate-bande, et plusieurs chèvrefeuilles grimpants (Lonicera spp.). On trouve aussi la cardère (Dipsacus fullonum) dans plusieurs jardins, soit comme plante utile (sa tête florale sert à carder la laine), plante ornementale… ou mauvaise herbe.

Dans les climats doux, plusieurs eucalyptus au feuillage juvénile perfolié sont largement cultivés.

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Le collier de boutons (Crassula perforata) est une plante d’intérieur assez populaire aux feuilles succulentes perfoliées. Source: http://www.sedumphotos.net

Dans nos demeures, et dans les climats arides tropicaux (zones 9 et plus), le collier de boutons (Crassula perforata) est assez courant. C’est une plante succulente qui est offerte sous diverses formes, de densément feuillue et plutôt dressée à assez lâche et aux feuilles bien espacées, mais qui a toujours des feuilles perfoliées. Vous devriez être en mesure d’en trouver au moins une variété dans n’importe quelle jardinerie. C. rupestris marnieriana est similaire, mais aux feuilles plus petites et plus charnues.

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Le crassula ombelle (Crassula umbella) est tellement bizarre qu’on dirait une plante extra-terrestre! Source: shroomery.org

Beaucoup plus rare et beaucoup plus étrange est le crassula ombelle (Crassula umbella), avec des feuilles en forme de parapluie, parfois au revers bordeaux (le cultivar ‘Wine Cup’, par exemple). Réellement une bizarrerie!

Cultivez les crassulas comme vous le feriez pour n’importe quelle plante d’intérieur succulente, avec un éclairage intense et des arrosages modérés.

Les plantes à bouton

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Chez les plantes à bouton (ici Conophytum ernestii), chaque feuille rappelle un bouton rond et charnu… et la fleur (ici, seulement le bouton floral) sort en plein centre. Source: conophytum.com

Je ne suis pas certain que les conophytums (Conophytum), aussi appelés plantes à boutons, soient vraiment considérés comme ayant des feuilles perfoliées, car il n’y a jamais de tige qui traverse ce qui semble être une seule feuille ronde, mais qui est en fait composée de deux feuilles soudées ensemble. Par contre, une fleur individuelle «perce» bien la feuille à la bonne saison.

J’ai décidé de considérer les conophytums comme étant perfoliés pour les fins de cet article. Mettez alors cela sur le dos d’un caprice d’auteur, si vous le voulez, mais je pense que les feuilles des conophytums sont tout simplement parmi les plus fascinantes du monde végétal et je voulais à tout prix vous les présenter!

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Certains conophytums, comme ce Conophytum calculus, paraissent parfaitement sphériques. Source: Abu Shawka, Wikimedia Commons

Les conophytums sont parmi les nombreuses plantes appelées pierres vivantes, toutes indigènes de l’Afrique australe et appartenant à la famille des ficoïdes, les Aizoacées. D’autres pierres vivantes se trouvent dans les genres Lithops, Fenestraria, Frithia, Pleiospilos et plusieurs autres genres encore, mais leurs feuilles sont moins clairement réunies en une seule que celles des conophytums: on voit bien qu’il s’agit de deux feuilles charnues pressées l’une contre l’autre. Toutes les pierres vivantes sont des succulentes sans tige, collées au sol, qui survivent à leur environnement hostile et aride en prenant une apparence de pierre afin de se camoufler contre les prédateurs.

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Tous les conophytums ont des feuilles bizarres, mais elles ne sont pas toujours en forme de bouton, comme on le voit ici avec le Conophytum bilobum.  Source: Mike Peel, http://www.mikepeel.net

Les quelque 100 espèces de Conophytum ne sont pas toutes des plantes à bouton, par contre. En effet, beaucoup portent des paires de feuilles en forme de cône, d’où le nom de genre Conophytum, de cono (cône) et phytum (feuille). On pourrait toutefois traiter environ un tiers des espèces de plantes à bouton, car leurs deux feuilles d’origine ne forment désormais qu’une seule feuille et elle est distinctement ronde et charnue, comme un bouton.

Les conophytums ont beau être mignons comme tout, leur culture n’est pas facile pour autant. Pour en savoir plus sur la façon de les réussir, lisez: Comment cultiver les conophytums.


Les feuilles perfoliées: assez bizarres pour mériter une place dans des films de science-fiction, mais assez communes pour être présentes dans votre environnement si vous vous donnez la peine de les remarquer. Gardez les yeux ouverts lors de votre prochaine promenade dans la nature ou dans un jardin!Lonicera sempervirens Stan Shebs, W