Puis-je rempoter mon dracéna à l’automne?

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Il est souvent utile de rempoter les plantes quand on les rentre à l’automne. Photo: ehowgarden

Question : Je pense que mon dracéna (Dracaena spp.) a doublé de taille au cours de l’été et le pot a l’air très petit pour une si grosse plante. Mais est-ce que je peux la rempoter à l’automne ou faudrait-il que j’attende au printemps?

Ana

Réponse : Il n’y a pas de saison spécifique pour rempoter nos plantes d’intérieur; on peut le faire au printemps, à l’été ou à l’automne, tant que la plante est en croissance. Et comme votre plante a tant grandi, il serait logique de la rempoter avant qu’elle commence à souffrir de voir ses racines, qui auront grandi proportionnellement à son feuillage, confinées trop longtemps dans un pot devenu trop petit. 

Comment rempoter un plante en 10 étapes

  1. Choisissez un pot d’environ 5 cm plus gros que le pot précédent (pour les plantes de petite ou de moyenne taille) ou de 10 cm plus gros (pour les grosses plantes). Il doit être muni d’un ou de plusieurs trous de drainage.
  2. Préparez d’abord le terreau que vous utiliserez, l’humidifiant pour qu’il se manipule facilement. Il est souvent utile d’y incorporer des mycorhizes, des champignons bénéfiques, à moins que le terreau que vous utilisez n’en contienne déjà. 
Filtre à café au fond d'un pot
Couvrez le fond du pot avec du papier. Photo: jardinierparesseux@gmail.com
  1. Couvrez le ou les trous de drainage avec un morceau de papier journal ou d’essuie-tout ou un filtre à café afin empêcher le terreau de s’en écouler quand vous arroserez
Main tapant sur un pot pour libérer la plant.e
Sortez la plante de son pot. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux
  1. Pour sortir la plante de son pot, inversez-le en tenant la tige entre vos doigts et tapez solidement sur le fond du pot. Cela devrait dégager la motte de racines. Tirez ensuite sur le pot pour l’enlever. Si la plante ne bouge pas, essayez de passer un couteau entre le terreau et le pot. Parfois, il faut aller jusqu’à casser le pot pour l’enlever.
Dracaena avec beaucoup de racines encerclantes
Supprimez les racines qui encerclent le pot. Les dracénas, habituellement, en produisent beaucoup. Photo: firmlygraspit99, reddit.com
  1. Maintenant, étudiez la motte de racines, taillant celles qui semblent mortes ou pourries ainsi que celles qui encerclent le pot. 
  2. Avec une baguette ou une cuiller, faites tomber environ un tiers de l’ancien terreau en la passant entre les racines. Assurez-vous surtout d’enlever le terreau en surface: c’est là où, avec le temps, tout surplus de sels minéraux s’accumule, ce qui peut être toxique pour la plante.
  3. Ajoutez du terreau humide au fond du nouveau pot pour que la motte soit au bon niveau (environ 2,5 cm plus bas que le rebord). N’ajoutez pas de «couche de drainage» au fond du pot:  elle est inutile et même néfaste. 
Motte de racines replantée dans un nouveau pot.
Remplissez les espaces vides de terreau. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux
  1. Centrez la motte dans le pot et comblez tout autour avec du terreau, en utilisant encore la baguette ou la cuiller pour pousser le terreau à travers les racines. 
  2. Tassez bien.
  3. Arrosez.

Et voilà, déjà terminé! Mettez la plante à l’abri du soleil direct pendant deux ou trois jours, au besoin, puis retournez-la à son lieu de séjour habituel. Rien de plus simple!

N.D.L.R: Texte partiellement adapté d’un article originalement publié le 23 septembre 2015

Quand on rempote, faut-il toujours utiliser un pot plus gros?

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Quelle taille de pot utiliser pour le rempotage? Photo: Hall’s Flower Shop and Garden Center

Il me semble que, chaque fois que je lis un texte sur le rempotage des plantes d’intérieur, on explique toujours qu’il faut utiliser un pot plus gros. Pas un pot beaucoup plus gros (généralement 3 à 5 cm plus gros que l’ancien pot), mais on recommande quand même d’augmenter la taille du pot. 

Mais ce n’est pas nécessairement le cas. Très souvent, on rempote dans un pot de la même taille. Je m’explique.

Associer la taille du pot à la croissance voulue

Cette petite violette africaine aura probablement besoin de plusieurs rempotages dans des pots plus gros au début, mais pourrait, une fois à maturité, passer le reste de sa vie dans un pot de 15 cm. Photo: SueLee Charron

Quand vous rempotez la plante dans un pot plus grand, elle a tendance à croître plus rapidement et à devenir plus grosse. C’est donc le genre de technique que vous voudriez appliquer à une plante assez jeune, qui n’a pas atteint sa taille maximale. Par exemple, quand on fait des boutures de tige ou de feuille, on le fait dans de petits pots. Puis, à mesure que le jeune plant grossit, on l’empote dans un pot un peu plus gros, puis dans un autre encore plus gros quand il commence à déborder de ce pot aussi. Mais quand la plante atteint enfin la taille que vous voulez, l’empoter dans un plus grand pot ne vaut plus la peine.

Peut-être qu’elle a désormais atteint sa taille maximale et ne grandira plus. Ce serait le cas pour une violette africaine ou un cyclamen, par exemple. Pour de nombreuses orchidées aussi. Donc, pas besoin de leur donner un pot plus gros. Mais vous auriez quand même besoin de changer son terreau (lisez Rempoter pour changer le terreau ci-dessous). Donc, vous la rempoteriez, mais dans un récipient de la même taille.

Quand une plante atteint les dimensions finales que vous désirez, il n’est plus nécessaire de l’empoter dans un pot plus grand. Photo: http://www.costafarms.com.

Un autre cas est celui des plantes d’intérieur plus grandes, en particulier des arbres d’intérieur. Il n’y a pratiquement aucune limite à la taille éventuelle de ces végétaux, mais il y aura sûrement une limite à la taille que vous voudriez qu’elles atteignent. Si votre dieffenbachia ou ficus est déjà plus ou moins de la taille maximale que vous souhaiteriez, pourquoi le rempoter dans un pot plus grand? Cela ne ferait que l’encourager à devenir encore plus gigantesque. Au lieu de cela, vous pouvez le rempoter dans un pot de la même taille et ainsi ralentir son élan.

J’ai des plantes d’intérieur qui sont dans un pot de la même taille depuis plus de vingt ans. Par exemple, un énorme croton que je ne veux certainement pas voir grandir davantage et un arbre à monnaie (Pachira aquatica) qui atteint presque le plafond. Oui, je pourrais replanter ces géants dans des pots plus gros, puis les tailler quand ils commenceraient la poussée de croissance que cela provoquerait, mais à quoi bon? En les empotant dans un pot de la même taille, plus petit qu’ils ne le souhaiteraient, cela arrête net leur croissance. Aucune de ces deux plantes n’a connu une croissance digne de ce nom en vingt ans: elles se contentent de remplacer les vieilles feuilles tombées par des plus jeunes, voilà tout.

Essentiellement, c’est équivalent de faire de ces plantes de grands bonsäis: j’utilise la taille du pot pour réduire leur croissance au minimum, tout en maintenant une belle apparence, comme le font les maitres bonsaïstes.

Rempoter pour changer le terreau

La raison principale derrière le rempotage d’une jeune plante est de donner à ses racines plus de place pour se développer. Mais la raison principale du rempotage d’une plante plus mature est de changer le terreau.

On peut voir l’accumulation de sels minéraux sur la paroi de ce pot. Photo: garden.org

Au fil des ans, des sels minéraux ont tendance à s’accumuler dans le terreau des plantes d’intérieur: minéraux provenant de l’eau du robinet ou de source, de l’engrais, etc. Et comme ils s’accumulent, ils rendent le terreau de plus en plus toxique. Lorsque les minéraux présents dans le terreau sont plus concentrés que les minéraux présents dans la plante elle-même, l’eau commence à sortir des racines de la plante plutôt que d’y pénétrer, laissant la plante dans un état constant de stress hydrique. En dépotant la plante, puis en enlevant la majeure partie du vieux terreau contaminé pour, par la suite, la rempoter dans un terreau frais, vous redonnez vie aux racines.

Mon expérience est que je peux rempoter, sans nuire à leur apparence, les plantes de petite à moyenne taille (du moins, celles que je ne veux pas voir grandir davantage) tous les 2 à 3 ans et les grosses plantes, tous les 4 à 5 ans. Et si j’applique la technique de surfaçage, je peux retarder encore davantage le rempotage. (Lisez l’article Surfacer pour raviver les plantes d’intérieur pour plus d’informations sur cette technique.)

Le pot doit être propre

Nettoyez le pot avant de le réutiliser, surtout l’intérieur. Photo: saigonpotteryfinearts.com

Nettoyez soigneusement le pot avant de le réutiliser (les minéraux s’accumulent non seulement dans le terreau, mais aussi sur les parois intérieures du pot) ou rempotez la plante dans un pot neuf. Et il peut facilement s’agir d’un pot d’exactement la même dimension.

À vous de décider. Si vous voulez que votre plante grandisse, rempotez-la dans un pot plus grand. Si vous voulez limiter sa croissance, enlevez le vieux terreau contaminé, bien sûr, mais rempotez dans un pot de la même taille. C’est simple, non?

Le moment idéal pour le rempotage est au début du printemps, quand la plante commence un nouveau cycle de croissance. Vous pouvez aussi rempoter plus tard au printemps ou en été si cela vous convient davantage. Il est toutefois préférable de ne pas rempoter les plantes d’intérieur lorsque leur croissance est nulle, soit généralement de la fin de l’automne à la fin de l’hiver.

Surfacer pour raviver les plantes d’intérieur

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Après avoir passé plusieurs mois dans une léthargie hivernale, nos plantes d’intérieur commencent à reprendre vie. Des bourgeons se forment, de nouvelles feuilles s’ouvrent, des fleurs apparaissent. Elles réagissent en fait au soleil qui est présent de plus en plus longtemps et qui est de plus en plus intense.

Ce retour de la croissance influence – ou devrait influencer –  notre façon de les entretenir. D’abord, on peut recommencer à les fertiliser, une pratique à laquelle on avait mis fin depuis octobre. Aussi, c’est le début de la saison du bouturage, du rempotage, de la division, de la taille, etc.

Un rempotage annuel

C’est la bonne saison pour rempoter vos plantes d’intérieur, mais si vous ne pouvez pas le faire… Photo: legt-schuman-haguenau.net

Parlons spécifiquement du rempotage. Pour la plupart des plantes d’intérieur, un rempotage annuel est de rigueur. Elles ont crû depuis un an et ont besoin de plus d’espace pour leurs racines. Pour les plantes à croissance lente, comme la plupart des cactées et des succulentes, on peut réduire cela à un rempotage aux deux ans; pour les jeunes plants dans de petits pots, deux rempotages annuels peuvent être nécessaires.

En plus de donner plus d’espace aux racines, le rempotage résout un problème de base: l’accumulation de sels minéraux dans le sol. Ces sels proviennent de l’eau d’arrosage et des engrais. En infimes quantités, ils sont bons pour les plantes, car ce sont des fertilisants. En pleine terre, les minéraux non utilisés sont lessivés par la pluie et ne s’accumulent pas. En pot, cependant, il n’y a pas de sortie, car le surplus d’eau ne se draine pas ailleurs, il s’évapore. Ainsi, les minéraux restent dans le terreau et s’y accumulent, surtout en surface, formant éventuellement une croûte blanche ou jaunâtre sur le rebord du pot, sur la tige de la plante et sur la surface du terreau.

La croute blanche formée sur la paroi du pot et sur la tige de la plante indique une importante concentration de sels minéraux. Photo:www.bettyongardening.com

Ces minéraux en surplus sont toxiques: ils tuent les racines qui s’en approchent et «brûlent» même éventuellement la tige la plus robuste. Un rempotage permet de s’en débarrasser. Mais que faire quand le rempotage est impossible?

En effet, il arrive un point dans la vie de plusieurs plantes où il n’est plus question d’agrandir le pot. Par exemple, quand elle est tellement lourde que rempoter devient trop compliqué. Mais alors, que faire pour combattre l’accumulation des sels minéraux?

Le surfaçage à la rescousse

Lors du surfaçage, on remplace seulement le terreau en surface. Photo: http://www.jardinantes.fr

La solution, c’est le surfaçage. Les sels minéraux s’accumulant surtout en surface du terreau, on peut donc enlever le terreau contaminé en surface pour le remplacer par un terreau neuf; en profondeur, le terreau est toujours de qualité relativement bonne. C’est presque l’équivalent d’un rempotage.

Il s’agit de prendre une fourchette, un transplanter ou autre outil et de gratter le terreau en surface, enlevant environ 2 à 3 cm de terreau contaminé, et de le remplacer par un nouveau terreau. Finissez par un bon arrosage. Vous venez de donner un nouvel élan à votre plante sans trop d’efforts.

Peut-on faire ce surfaçage indéfiniment? Logiquement, il serait sage de rempoter même une très grosse plante au moins tous les cinq ans. Par contre, j’ai moi-même des arbres d’intérieur qui n’ont pas été rempotés depuis 20 ans et qui se portent très bien.

Essayez le surfaçage pour redonner vie à vos plantes d’intérieur fatiguées si vous ne pouvez pas les rempoter. Vous verrez toute une différence dans leur état!

Une journée spa pour plantes d’intérieur

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N’est-ce pas que vos plantes d’intérieur méritent une journée de spa? Source: http://www.pflanzenfreude.de

Les plantes d’intérieur nous rendent de fiers services. Elles décorent nos maisons, purifient l’air que nous respirons, réduisent la fréquence et la durée des rhumes et des grippes et leur seule présence aide à éliminer la dépression et les idées noires et même à nous rendre de meilleure humeur (personne ne sait pourquoi, mais c’est le cas!). Mais que fait-on en retour pour elles? Très peu, sinon les arroser un peu de temps en temps.

En cette période de l’année où les jours commencent à s’allonger et où nos plantes d’intérieur commencent à sortir de leur léthargie hivernale, il y a plusieurs petites tâches que nous pouvons accomplir pour remettre nos plantes d’aplomb et pour les récompenser de leurs bons services. Les voici.

1. Une bonne douche

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Une bonne douche fait beaucoup de bien aux plantes d’intérieur. Source: Claire Tourigny, du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Les plantes absorbent une bonne partie de la poussière qui se trouve dans l’air qui les entoure: c’est une de leurs plus importantes sources de minéraux d’ailleurs, mais n’empêche qu’à la longue la poussière et les saletés peuvent s’accumuler et alors leurs stomates (pores) se bouchent et travaillent moins efficacement. De plus, il peut y avoir présence d’insectes indésirables que vous n’avez pas encore remarqués. Alors, rien de mieux qu’une bonne douche à l’eau tiède pour laver la plante de la poussière, des saletés et des insectes. Oui, sous la douche, ou encore, dans la baignoire au moyen d’une douche téléphone. Couvrez auparavant la surface du terreau d’un linge pour empêcher que le terreau parte à la flotte. Essayez de rincer les deux côtés des feuilles. Si le feuillage est réellement sale, prenez même un linge savonneux et frottez doucement les deux côtés. Les plantes adoreront!

2. Un peu de lessivage

À force de faire des arrosages dans un «système fermé» (l’eau d’arrosage passe à travers le pot, finit dans la soucoupe et est ensuite réabsorbée par la plante plutôt que de se drainer dans la terre environnante comme dans la nature), des minéraux s’accumulent dans le terreau de nos plantes d’intérieur, atteignant avec le temps des niveaux nuisibles, même toxiques. La toxicité est encore plus sévère quand on fertilise nos plantes fréquemment. Pour éliminer ces déchets, rien ne vaut un lessivage occasionnel! Laissez alors votre plante sous la douche ou dans la baignoire ou mettez-la dans l’évier et faites couler doucement de l’eau tiède sur le terreau, laissant le surplus d’eau s’écouler dans le drain. Souvent, l’eau qui ressort est jaune orangé, signe que le terreau est passablement contaminé. Continuez une minute ou deux, jusqu’à ce que l’eau qui ressort du pot soit claire, ce qui indique que la plupart des impuretés sont parties, puis laissez le pot se drainer avant de remettre la plante dans sa soucoupe.

3. Un peu de ménage

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On devrait supprimer ou enlever les feuilles mortes, branches faibles, etc. de temps en temps. Source: http://www.mein-mediterraner-garten.de

La plupart des plantes d’intérieur accumulent, si l’on ne s’en occupe pas, des feuilles jaunies ou brunies, des tiges mortes et autres défauts. Faisons alors un peu de nettoyage. Supprimez les feuilles mortes ou jaunes. Si l’extrémité de la feuille est brune (souvent causé par l’excès de minéraux dans le pot, problème qu’on vient tout juste de régler par le lessivage), sachez qu’elle ne reverdira plus et coupez-la. Selon le type de plante, il peut être nécessaire de raccourcir des branches cassées, dégarnies ou trop longues. Si la plante s’en va vers le plafond, il faudra peut-être se résigner à lui couper la tête (vous pourriez toujours bouturer la tête pour faire une autre plante).

4. Un bon rempotage

Après un an ou deux dans le même pot, la plupart des plantes d’intérieur sont mûres pour un rempotage. Enlevez la plante de son pot et faites tomber une partie du vieux terreau: un peu si vous avez l’habitude de rempoter annuellement, beaucoup si ça fait plus de deux ans que la plante est dans son pot. Si vous voulez que la plante grossisse, rempotez dans un pot un peu plus gros. Si vous voulez ralentir son développement, rempotez dans un pot de la même taille. N’utilisez pas le même pot, toutefois, à moins de bien le laver auparavant. Dans les deux cas, il vous faudra un terreau neuf, facilement disponible dans toute jardinerie. Pour les orchidées, achetez un terreau conçu spécifiquement pour elles.

5. Un traitement à la vapeur

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Quelques semaines de grande humidité peuvent faire beaucoup de bien aux plantes de maison! Source: jardinierparesseux.com

Si vous jugez votre plante verte ou fleurie vraiment mal en point, un séjour dans un milieu très humide lui fera le plus grand bien. Trouvez un gros sac de plastique transparent et enfermez la plante à l’intérieur, ce qui créera un effet de serre. Non, elle ne manquera pas d’air (on se rappelle que les plantes recyclent l’air, produisant elles-mêmes à la fois l’oxygène et le gaz carbonique dont elles ont besoin pour survivre). L’humidité dans le sac atteindra un niveau très élevé, près de 100 %. Laissez-y la plante pendant deux semaines, un mois, deux mois… jusqu’à ce que vous voyiez un regain de vigueur. Pendant le traitement, placez la plante dans un emplacement bien éclairé, mais à l’abri du soleil direct, sinon la température dans le sac deviendra trop chaude. Notez aussi que la plante n’aura pas besoin d’arrosage — ou, tout au plus, d’un arrosage très léger — pendant son séjour en «serre».

La majorité des plantes vont adorer l’expérience! N’offrez pas ce traitement aux cactus ni aux plantes succulentes par contre, les seules qui n’apprécient pas une forte humidité.

6. Une fertilisation en douceur

C’est en mars qu’on reprend les fertilisations qu’on avait arrêtées en octobre ou en novembre. Chaque jardinier a son engrais et sa fréquence de fertilisation préférés et les plantes ne sont pas difficiles à cet égard: tout engrais conviendra.

7. Une place au soleil

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La plupart des plantes d’intérieur préfèrent un éclairage assez intense avec au moins quelques heures de soleil direct chaque jour. Source: http://www.obi.de

Après tous vos bons soins, pensez que pour maintenir une bonne santé, la plante aura besoin d’un «bon éclairage», habituellement un emplacement qui reçoit plusieurs heures de soleil par jour, mais qui n’est pas trop chaud. Un emplacement situé tout près d’une fenêtre orientée à l’est est idéal, car on peut y laisser la plante à l’année. Une exposition au sud ou à l’ouest est excellente aussi, mais en été, il faut généralement reculer la plante de la fenêtre, car il y fait trop chaud. Quant à une exposition au nord… eh bien, elle est acceptable l’été, mais peu de plantes l’apprécient l’hiver.

8. Un p’tit tour

Enfin, pour maintenir une belle symétrie, la plante doit recevoir de la lumière de tous les côtés… ce qui n’est habituellement pas le cas quand on la place devant une fenêtre. La plante aura alors tendance à se pencher vers son unique source de lumière. Pour compenser ce défaut, pensez à lui faire faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre (le sens contraire fonctionnerait aussi bien… tant que vous êtes constant!) à chaque arrosage.


Et voilà! Un traitement digne des meilleurs spas qui fera le plus grand bien à vos plantes d’intérieur… et qui ne vous aura rien coûté sinon un peu de terreau et, à l’occasion, un pot ou deux. C’est bien le moins qu’on puisse faire pour des amies aussi fidèles!

Si l’eau est dure…

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20160228A.jpgSi l’eau de votre robinet est très dure, soit d’un pH de 7,5 ou plus (votre municipalité pourrait vous le dire), rempotez vos plantes d’intérieur deux fois par an, au printemps et au début de l’automne, en remplaçant presque tout le terreau. L’eau dure contient beaucoup de sels en solution, sels qui sont toxiques aux racines des plantes lorsqu’ils s’accumulent… ce qu’ils feront très rapidement dans un pot où l’eau de drainage reste dans la soucoupe. En rempotant deux fois par année et en jetant l’ancien terreau au compost, par contre, vous «nettoierez» les racines des contaminants et la croissance de la plante sera alors très belle.

Si vous ne pouvez pas rempotez si souvent, songez à lessiver le terreau aux 2 mois, soit en laissant couler l’eau à travers le terreau pour drainer dans l’évier. Le lessivage aussi fait diminuer les sels qui s’accumulent dans le terreau. Vous trouverez plus d’information sur le lessivage dans le texte Ce n’est pas que sur les vêtements qu’on pratique le lessivage.

En rempotant, on grossit le pot… mais pas trop

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Une petite plante dans un gros pot tend à pourrir.

En général, quand on rempote une plante, on en profite pour grossir le pot. Normalement il faut choisir un pot de seulement 2 à 5 cm plus gros que le pot précédent. Rempoter une plante dans un pot beaucoup plus gros (d’un diamètre 7 cm ou plus que le pot précédent) peut mener à de la pourriture. C’est que les racines n’arrivent pas à remplir tout l’espace soudainement disponible, or ce terreau deviendra chargé d’eau qui n’assèche pas, causant une zone constamment humide d’où l’eau ne se draine jamais: un milieu très propice pour les microbes nuisibles, dont ceux qui provoquent la pourriture.

D’ailleurs, il n’est pas toujours nécessaire de changer pour un pot plus gros du rempotage. Un pot plus gros stimule la plante à grossir davantage, mais si vous ne voulez pas que la plante grossisse, rempotez-la, oui, afin de pouvoir changer le terreau, qui commence sans doute à être moins efficace (plus compact et contaminé de sels minéraux excessifs) après un an ou deux, mais dans un pot propre de la même grosseur que le pot précédent.