La règle des 15 pas

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Dans le jardin, les petites infestations ne nécessitent pas nécessairement de traitement. Source: www2.scouts.ca, thenounproject.com & worldartsme.com, montage: http://www.jardinierparesseux.com

Oui, la perfection existe… dans certaines œuvres d’art, mais pas dans le jardin. Il y a presque toujours quelque chose qui cloche: un insecte qui perce des trous dans une feuille, des feuilles inférieures d’une vivace saupoudrées de blanc, etc.

Il est aussi excessif qu’inutile de courir chercher le pesticide le plus puissant au premier signe d’un problème. Souvent, l’insecte ayant causé les trous est déjà parti… et le blanc est généralement l’étape finale d’une maladie commencée il y a plusieurs semaines. Sa propagation étant déjà arrêtée, à quoi bon appliquer un traitement? De plus, souvent des insectes bénéfiques sont déjà à l’œuvre et régleront le problème… si vous ne les empoisonnez pas!

Quand la maladie, l’insecte ou le «problème» est mineur et sans conséquence à long terme, il n’est probablement pas nécessaire de traiter. De toute façon, quelques feuilles percées, mâchouillées, boursouflées, etc. ne déparent l’aménagement que si vous regardez de près.

C’est pour cette raison que je vous suggère d’appliquer la «règle des 15 pas». Elle est si facile! Avant de traiter, reculez de 15 pas: si le problème n’est pas évident à cette distance, ce n’est probablement pas un problème qu’il vaille la peine de traiter!

Parmi les problèmes «sans gravité» qu’il est rarement nécessaire de traiter, il y a les mineuses, le blanc en fin de saison, les galles, le jaunissement des feuilles inférieures, etc.

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Pas toujours nécessaire de réagir

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20160405A.jpgLa première question à se poser lorsqu’on se trouve devant un problème de parasite ou de maladie est: est-ce que ce problème est majeur ou mineur? Si le problème est majeur, si toute la plante risque d’y passer, s’il risque de s’étendre à d’autres végétaux, bien sûr, il faut agir et sans tarder (en utilisant la méthode la plus douce possible, bien sûr!)

Si le problème n’affectera pas la survie à long terme de la plante ni son utilité, il n’y a pas lieu d’intervenir. Par exemple, quand le blanc (oïdium) infeste le feuillage en fin de saison au moment où la plante est à la veille d’entrer en dormance de toute façon, quand il y a une seule chenille sur la plante, quand il s’agit tout simplement de quelques taches sur les feuilles inférieures, etc. Rappelez-vous de la règle des 15 pas : si vous ne voyez pas le «problème» à 15 pas de la plante, il n’est probablement pas nécessaire d’intervenir.

C’est une pilule difficile à avaler pour bien des jardiniers, qui associent «jardin» avec «perfection» et courent d’instinct vers le produit le plus toxique qui existe pour éliminer tout problème, mais quelques trous dans une fleur ou une feuille un peu mâchouillée ne nuisent pas à la santé de la plante. N’oubliez pas que la nature est très complexe et quand on traite un problème, on a tendance à en provoquer d’autres. Souvent, la chose la plus sage à faire est ne rien faire!