Une plante OGM purificatrice d’air

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Un pothos typique, non OGM. Source: gardengoodsdirect.com

Des scientifiques de l’Université de Washington ont annoncé en décembre 2018 avoir modifié les gènes d’une plante d’intérieur populaire, le pothos (Epipremnum aureum), aussi appelé liane du diable, afin de mieux nettoyer l’air des toxines industrielles.

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L’air de nos demeures est plus pollué que l’air d’extérieur. Source: http://www.smallfootprintfamily.com

Il est bien connu que l’air dans la plupart des maisons et des bureaux est très pollué, notamment par des composés organiques volatils (COV) tels que le formaldéhyde, le benzène et le chloroforme qui sont émis par de nombreuses sources: cuisine, meubles, peinture, papier, produits de nettoyage, tapis, fumée, bougies, assainisseurs d’air, produits de beauté, plastiques et beaucoup plus encore. Et il est également bien connu que les plantes purifient l’air et qu’elles sont même capables d’éliminer les particules très fines que les meilleurs filtres HEPA sont incapables d’atteindre. Le problème est qu’elles ne sont pas très efficaces. On estime, par exemple, qu’il faudrait plus de 20 plantes pour éliminer tout le formaldéhyde accumulé dans une pièce typique.

C’est pourquoi Stuart Strand et ses coéquipiers, Ryan Routsong et Long Zhang, du Département de génie civil et environnemental de l’Université de Washington, se sont demandé s’il était possible d’introduire un gène de mammifère, le cytochrome P450 2E1 (2E1 en abrégé), dans une plante de façon à ce que la plante fasse le travail beaucoup plus rapidement. Le 2E1 est connu pour sa capacité à décomposer la plupart des COV en composés plus simples et sécuritaires, mais n’est présent que dans le foie, alors qu’il faudrait qu’il soit présent dans les poumons si on voulait qu’il purifie l’air que nous respirons de façon efficace. L’équipe a réussi à insérer une version de 2E1 prise sur un lapin dans une plante de pothos, un processus qui a pris plus de deux ans.

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Dans la nature, le pothos, une liane vigoureuse, se multiplie par tiges rampantes. Elle n’a pas la capacité de fleurir ni de produire des semences. Source: Nyanatusita, Wikimedia Commons

Le pothos a été choisi en raison de sa nature presque indestructible. Il peut survivre et même prospérer à l’intérieur avec un minimum de soins et dans des conditions de faibles luminosité et humidité, une combinaison qui tuerait la plupart des autres végétaux. En outre, il n’y a aucun risque que cette plante produise des graines et ainsi s’échappe dans la nature, ce qui est toujours une crainte avec les OGM. En effet, l’espèce souffre d’un défaut génétique qui l’empêche de fleurir, même à l’état sauvage, et elle se multiplie uniquement de façon végétative.

Jusqu’à présent, son efficacité contre seulement deux COV, le chloroforme et le benzène, a été testée. Le pothos a pu réduire la concentration de chloroforme de 82% après trois jours et à des niveaux presque indétectables au sixième jour. Le benzène a été absorbé plus lentement: il a fallu 8 jours pour en réduire la concentration de 75%.

Dans un environnement domestique typique, l’air aurait besoin de traverser le feuillage de la plante pour qu’elle puisse le nettoyer efficacement, ce qui nécessiterait un ventilateur ou quelque chose de similaire.

Il est intéressant de noter que lorsque les COV sont décomposés, ils ne nuisent pas à la plante qui, au contraire, utilise les particules produites pour sa croissance future.

Références:

Greatly Enhanced Removal of Volatile Organic Carcinogens by a Genetically Modified Houseplant, Pothos Ivy (Epipremnum aureum) Expressing the Mammalian Cytochrome P450 2e1 Gene

Gibberellin deficiency is responsible for shy-flowering nature of Epipremnum aureum

 

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L’automne: le moment de la triste rentrée pour les plantes d’intérieur grimpantes

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Mon cissus rose (Cissus adenopoda, maintenant Cyphostemma adenopoda) qui essaie de prendre le contrôle d’une épinette. Source: jardinierparesseux.com

C’est en septembre que je dois rentrer dans la maison toutes les plantes d’intérieur que j’avais mises en plein air pour l’été… et celles qui sont les moins heureuses de ce retour à l’intérieur sont les plantes grimpantes.

Je suspends leurs paniers dehors pour l’été dans les branches des différents arbres de mon terrain… et elles adorent ça! Après de longs mois à l’intérieur, où leurs tiges n’ont pas eu d’autre choix que de pendre mollement vers le bas, faute d’autre support, elles peuvent enfin faire ce qu’elles veulent vraiment et grimper vers le ciel. Ainsi, elles se fixent rapidement aux branches de leurs arbres hôtes et commencent à s’y hisser.

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Mon dischidia blanchâtre (Dischidia albida) envahit massivement mon pommier. Source: jardinierparesseux.com

Certaines ont des vrilles ou des tiges qui s’enroulent autour des branches, d’autres se collent sur l’écorce grâce à des racines adhésives, des ventouses ou des crochets. Des années de culture à l’intérieur n’ont pas brimé leur vraie nature et elles s’adaptent joyeusement à leur nouveau mode de vie aérien.

Puis vient l’automne et le retour à la vie domestique à l’intérieur. Je ne prends même plus la peine d’essayer de démêler les tiges entrelacées: je sais par expérience que cela ne fait que les briser. Je coupe tout simplement, au sécateur, toutes les tiges fixées à l’arbre et rentre les plantes à l’intérieur, fraîchement rasées.

Les grimpantes veulent grimper

Quelles plantes grimpent si vigoureusement pendant leur séjour estival à l’extérieur?

D’abord, il s’agit uniquement de plantes naturellement grimpantes, des vignes si vous voulez.

Beaucoup des plantes que nous cultivons en paniers suspendus ne sont pas vraiment des plantes grimpantes. Plantes araignées ou phalangères (Chlorophytum comosum), fougères de Boston (Nephrolepsis exalata ‘Bostoniensis’), sédums queue d’âne (Sedum morganianum) : voilà des plantes qui sont très jolies en suspension, mais qui n’ont pas les organes nécessaires pour grimper. Ce sont des plantes retombantes, pas grimpantes.

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Mon hoya d’amour (Hoya kerrii ‘Variegata’) a produit une tige longue de 2 m cet été, tige qu’il faudra que je supprime. À l’intérieur, il pousse rarement de plus de 15 cm par année! Source: jardinierparesseux.com

Par contre, les cissus (Cissus spp.), avec leurs vrilles spiralées, grimpent véritablement, ainsi que les mandevillas (Mandevilla spp.), avec leurs tiges volubiles. Même les hoyas (Hoya spp.) et leurs proches parents, les dischidias (Dischidia spp.), pourtant à croissance si lente dans la maison, se réveillent en plein air et se mettent à grimper avec vigueur.

Curieusement, les aracées grimpantes, comme les divers philodendrons (Philodendron spp.) et pothos (Epipremnum spp.), semblent réticentes à reprendre leur vie de vigne et retombent tout simplement vers le bas tout l’été. Je dois quand même les «raccourcir» à la rentrée, car leurs tiges poussent rapidement en plein air et deviennent alors trop longues. Après tout, je ne veux pas de plantes dont les tiges courent sur le plancher de mon salon!

C’est un peu la fermeté affectueuse que j’applique à ces plantes. Je sais qu’elles détestent être taillées, mais ce sont des plantes tropicales, incapables de tolérer même un soupçon de gel, et elles ne peuvent tout simplement pas résider en plein air en permanence, pas dans mon climat aux hivers si froids. Alors, je supprime ce qu’il faut et les rentre dans la maison.

Je suis certain que ces plantes passent l’hiver à rêver à leur retour aux sublimes conditions d’extérieur de l’été prochain!

15 plantes d’intérieur passe-partout

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Certaines plantes d’intérieur sont plus faciles à cultiver que d’autres. Source: Darlene Taylor, YouTube

Pourquoi est-ce que les jardiniers novices semblent toujours vouloir débuter avec les plantes les plus compliquées à réussir? Gardénias, bonsaïs, plantes carnivores, pierres vivantes et plantes à fleurs en général, soit des végétaux qui donnent du fil à retordre même aux jardiniers les plus expérimentés? Idéalement, il faudrait commencer par des plantes faciles, afin de s’y faire la main, puis ajouter progressivement des plantes de plus en plus complexes.

Voici donc 15 plantes passe-partout, des végétaux qui réussiront sous presque toutes les conditions d’intérieur. Notamment, elles sont toutes capables de tolérer un éclairage faible, soit la cause principale de la perte des plantes d’intérieur, et supportent aussi l’air sec, un autre problème majeur dans nos demeures.

  1. Aglaonéma (Aglaonema)
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Aglaonéma (Aglaonema). Source: www.homedepot.com

L’aglaonéma est une plante dressée aux tiges épaisses et courtes et aux feuilles lancéolées charnues souvent marquées d’argent, parfois de rose ou de rouge. Sa croissance est très lente… mais il tolère les coins les plus sombres!

  1. Aspidistra ou plante de belle-mère (Aspidistra elatior)
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Aspidistra (Aspidistra elatior). Source: www.palmaverde.nl

L’aspidistra est parfois appelé plante des marchands de vin, car il peut pousser, d’après la légende, dans un caveau à vin. C’est un peu exagéré, mais sa tolérance à l’éclairage faible est légendaire. La plante ressemble à une touffe de muguet géant, mais sans les fleurs, aux feuilles coriaces vert foncé, parfois panachées de blanc. Sa croissance est extrêmement lente.

  1. Dieffenbachia (Dieffenbachia)
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Dieffenbachia (Dieffenbachia). Source: http://www.homedepot.com

Le dieffenbachia est une plante dressée au «tronc» épais vert et à larges feuilles maculées de blanc. Quand il atteint le plafond, on coupe et bouture la tête alors que la plante mère recommence à pousser à partir de la base. C’est la plante classique des églises sombres et des corridors de bureau, où peu d’autres végétaux réussissent.

  1. Dracéna ou dragonnier (Dracaena spp.)

 

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Dracéna (Dracaena fragrans ‘Massangeana’). Source:  http://www.homedepot.com

Il existe plusieurs espèces de dracénas, mais l’espèce la plus facile à cultiver est le dracéna fragrant (D. fragans), au tronc épais et ligneux et aux larges feuilles lancéolées arquées, parfois avec une bande jaunâtre au centre. Il ressemble à un plant de maïs. Le dracéna de Derema (D. deremensis), à tige verte et aux feuilles plus étroites vert foncé souvent rehaussées de striures jaunes ou blanches, n’est plus considéré comme une espèce à part, mais plutôt comme une variante de D. fragrans. Et il est tout aussi facile à cultiver.

  1. Faux zamier (Zamioculcas zamiifolia)
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Faux zamier (Zamioculcas zamiifolia). Source: www.homedepot.com

Cette plante curieuse à frondes pennées luisantes et au pétiole enflé ressemble à un palmier, mais sans tronc. Pourtant, le faux zamier est plutôt une Aracée: de la famille du philodendron! Il est parfaitement à l’aise dans les coins les plus ombragés et tolère la négligence, ayant la capacité de repousser à partir d’un épais rhizome souterrain si jamais vous oubliez de l’arroser pendant quelques mois.

  1. Figuier lyre (Ficus lyrata, syn. F. pandurata)
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Figuier lyre (Ficus lyrata). Source: olinsailbot.com

Le figuier lyre est le plus facile à cultiver des figuiers ou ficus; par exemple, il est moins porté à perdre ses feuilles quand on le change de place que le figuier pleureur (Ficus benjamina). Ses grandes feuilles vert foncé sont en forme de violon. Avec le temps, il devient gigantesque: il ne faut pas hésiter à le tailler quand il dépasse les bornes.

  1. Hoya, fleur de cire ou fleur de porcelaine (Hoya carnosa)
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Hoya (Hoya carnosa). Source: Yvan Leduc, Wikimedia Commons

Le hoya est l’une des rares plantes de culture très facile qui fleurit fiablement. Par contre, la croissance de cette plante grimpante est terriblement lente: le hoya peut donc prendre de 5 à 10 ans avant de commencer à produire ses premières ombelles de fleurs parfumées roses ou blanches au cœur plus foncé. En attendant, heureusement, son feuillage est attrayant: épais et ciré, parfois panaché ou curieusement enroulé. C’est une plante grimpante ou retombante aux tiges qui courent partout.

  1. Langue de belle-mère ou sansevière (Sansevieria trifasciata)
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Langue de belle-mère (Sansevieria trifasciata ‘Laurentii’). Source: http://www.homedepot.com

Cette plante succulente, aux longues feuilles charnues et pointues marbrées de gris, parfois panachées aussi, qui s’élèvent directement du sol, sans pétiole, est l’une des plantes les plus tolérantes à l’ombre, même si elle préfère un soleil intense.

  1. Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, anc. P. scandens, P. cordatum et P. oxycardium)
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Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum oxycardium). Source: www.amazon.com

Le philodendron grimpant est une plante grimpante aux feuilles vert foncé en forme de cœur. Sa tolérance à l’ombre est légendaire: on connaît des plantes quinquagénaires qui n’ont pas vu un seul rayon de soleil direct depuis qu’elles ont été vendues! On peut bien sûr le faire grimper sur un treillis ou un autre support, mais aussi le faire retomber d’un panier suspendu.

  1. Pied d’éléphant (Beaucarnea recurvata)
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Pied d’éléphant (Beaucarnea recurvata). Source: http://www.ikea.com

Le pied d’éléphant est une plante succulente avec une tolérance surprenante des coins sombres (la plupart des succulentes exigent un éclairage intense). Le tronc de ce petit arbre est enflé à la base, comme un pied d’éléphant. Ses longues feuilles étroites et souvent ondulées retombent comme des cheveux. Sa croissance est très lente.

  1. Plante-araignée ou phalangère (Chlorophytum comosum)
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Plante-araignée (Chlorophytum comosum ‘Vittatum’). Source: brightside.me

Toujours populaire, la plante-araignée présente une rosette de feuilles rubanées arquées souvent striées de blanc crème et d’innombrables «bébés», portés sur des cordons ombilicaux (en fait, des stolons) tout autour de la plante mère. Elle est excellente en suspension. Notez que les bébés ne paraîtront pas si la plante est placée trop à l’ombre.

  1. Pothos (Epipremnum aureum)
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Pothos (Epipremnum aureum ‘Marble Queen’). Source: http://www.instagram.com/houseplantjournal

Le pothos est très proche du philodendron, mais ses feuilles sont un peu plus allongées et sont striées ou maculées de jaune ou de blanc. Comme le philodendron, on peut le faire grimper ou le laisser retomber.

  1. Schefflera miniature (Schefflera arboricola, syn. Heptapleurum arboricola)
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Schefflera miniature (Schefflera arboricola). Source: www.plantandpot.nz

Plus facile à cultiver que l’autre schefflera communément cultivé, soit celui à grandes feuilles (S. actinophylla), le schefflera miniature n’a de miniature que ses feuilles, car il peut devenir un arbre d’intérieur avec le temps. Il porte des feuilles digitées vert foncé souvent rehaussées de panachures blanches ou crème. Sa croissance un peu désordonnée nécessite une taille occasionnelle. C’est une plante classique des banques et des centres commerciaux à cause de sa tolérance à la négligence.

  1. Syngonium (Sygonium podophyllum)
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Syngonium (Syngonium podophyllum). Source:  www.homedepot.com

Ce parent du philodendron est tout aussi résistant au manque de soleil. Dans sa jeunesse, le syngonium produit une rosette de feuilles en forme de flèche, parfois marbrées de crème ou de couleur rose ou rouge. Avec le temps, il développe toutefois des tiges longues et des feuilles découpées, devenant de plus en plus une plante grimpante ou retombante.

  1. Trèfle d’appartement (Oxalis triangularis, anciennement O. regnellii)
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Trèfle d’appartement (Oxalis triangularis). Source: shop.harros-pflanzenwelt.de

Le trèfle d’appartement porte des feuilles à trois folioles triangulaires vertes ou pourpres, souvent une maculées d’argent ou de rose. Il fleurit assez facilement, avec des fleurs roses ou blanches. Il est très facile à cultiver… mais il y a toujours quelques feuilles ou fleurs séchées à enlever, donc il n’est pas sans entretien.

Culture 

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Quand on choisit des plantes d’intérieur passe-partout, l’entretien est facile! Source: clipart-library.com

Évidemment, chacune de ces plantes a ses propres besoins culturaux, mais en général, vous pouvez les placer au soleil ou à l’ombre (avec, j’espère, quand même un peu de lumière: après tout, les plantes retirent toute leur énergie du soleil)! Aussi, ces plants réussissent à merveille dans les bureaux, loin des fenêtres, tant qu’il y a un éclairage adéquat venant de plafonniers. Toutes sont parfaitement à l’aise avec les températures normales d’intérieur et tolèrent l’air sec l’hiver… mais préféreront quand même une bonne humidité atmosphérique si vous pouvez la fournir.

Quant à l’arrosage, appliquez tout simplement la règle d’or de l’arrosage: arrosez abondamment, assez pour humidifier toute la motte de racines, puis attendez que le terreau soit sec avant d’arroser de nouveau. Rien de plus facile!

Faut-il fertiliser ces plantes? Si l’éclairage est faible, non. Sous un bon éclairage, on peut les fertiliser, en douceur, avec un engrais tout usage à un quart de la dose recommandée par le fabricant, d’avril à octobre.


Voilà! 15 plantes d’intérieur passe-partout que vous pouvez placer presque n’importe où dans la maison et qui verdiront votre demeure pendant des décennies. Pratiquez-vous avec ces plantes de base avant de vous lancer dans la culture des plantes d’intérieur plus compliquées, comme les plantes à fleurs, les bonsaïs, les pierres vivantes et les autres plantes qui posent un certain défi.

Bon succès!20180126A Darlene Taylor, YouTube

50 plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

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La plupart des plantes d’intérieur sont malheureuses quand l’air de nos demeures est aussi sec que celui d’un désert. Source: pexels.com

L’air sec est un problème majeur pour les plantes d’intérieur pendant l’hiver… et d’ailleurs, pour toute plante qui pousse à l’intérieur (semis, boutures, etc.) à cette saison. Lorsque l’humidité atmosphérique est inférieure à 40%, ce qui est certainement le cas dans de nombreuses maisons, les plantes s’efforcent de compenser en transpirant plus abondamment, c’est-à-dire en libérant de l’eau par leurs stomates (pores respiratoires). Plus l’air est sec, plus elles transpirent, et cela peut les conduire à perdre leur eau plus rapidement que les racines ne peuvent la remplacer, endommageant les tissus fragiles des feuilles et des fleurs. Cela peut conduire à toutes sortes de symptômes de stress: flétrissement, boutons floraux brunis ou avortés, feuilles qui se recourbent, feuilles aux pointes brunes, mort de la plante, etc.

Les feuilles stressées par l’air sec sont également plus sujettes aux dégâts des ravageurs (araignées rouges, aleurodes, thrips, etc.)

Certaines plantes tolèrent l’air sec

Cela dit, de nombreuses plantes, en particulier celles qui sont originaires de climats arides ou qui sont exposées à de longues périodes de sécheresse dans la nature, ont développé des façons de compenser l’air sec. Les cactus et les plantes succulentes, par exemple, sont généralement très résistants à l’air sec, de même que certaines plantes épiphytes, comme les hoyas.

Certaines plantes résistent à l’air sec en produisant des feuilles avec moins de stomates que la normale, réduisant ainsi la perte d’eau. Beaucoup ont même abandonné l’utilisation de feuilles et respirent par leurs tiges vertes (beaucoup de cactus, par exemple). D’autres gardent leurs stomates fermés pendant le jour, quand le soleil est le plus chaud et la perte d’eau, donc, plus importante, respirant seulement la nuit. (C’est ce qu’on appelle le métabolisme acide crassuléen ou CAM.) En d’autres termes, elles retiennent leur souffle 12 heures par jour!

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Souvent, les plantes résistantes à l’air sec ont un feuillage épais et ciré. Source: davisla.wordpress.com

De plus, les plantes résistantes à l’air sec ont souvent des feuilles ou des tiges très épaisses et recouvertes de cire, de poudre ou de poils, d’autres facteurs qui réduisent l’évapotranspiration.

Plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

La liste qui suit présente quelques plantes d’intérieur qui ne seront pas dérangées outre mesure si l’air dans votre maison est plutôt sec. Non pas qu’elles souffrent si vous augmentez l’humidité à des niveaux plus acceptables (la plupart des plantes préfèrent une humidité relative de 50% ou plus), ce qui est bon pour votre santé aussi, mais si vous ne pouvez tout simplement pas améliorer l’humidité atmosphérique, au moins les plantes suivantes n’en souffriront pas trop!

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Les feuilles épaisses et serrées les unes contre les autres aident Aeonium arboreum ‘Atropurpureum’ à survivre à l’air sec. Source: Bernard Dupont, Wikimedia Commons

  1. Aeonium spp. (aeonium)
  2. Agave spp. (agave)
  3. Aglaonema spp. (aglaonéma)
  4. Aloe spp. (aloès)
  5. Ananas comosus (ananas)
  6. Aspidistra elatior (aspidistra)
  7. Beaucarnea recurvata (pied d’éléphant)
  8. Cephalocereus senilis (barbe de vieillard)
  9. Cereus peruvianus (cactus cierge)
  10. Ceropegia woodii (chaîne de cœurs)
  11. Clivia miniata (clivia)
  12. Crassula ovata (plante jade)
  13. Crassula spp. (crassula)
  14. Cryptanthus spp. (cryptanthe)

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    D’habitude, les feuilles épaisses du dieffenbachia résistent bien à l’air sec, mais remarquez comme cette feuille est légèrement endommagée vers sa pointe. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  15. Dieffenbachia spp. (dieffenbachia)
  16. Echeveria spp. (echeveria)
  17. Echinocactus grusonii (coussin de belle-mère)
  18. Epipremnum aureum (pothos)
  19. × Epicactus (cactus orchidée)
  20. Euphorbia lactea (euphorbe candélabre)
  21. Euphorbia milii (couronne d’épines)
  22. Euphorbia tirucalli (plante-crayon)
  23. Ficus elastica (caoutchouc)
  24. Ficus lyrata (figuier lyre)
  25. Gasteria spp. (gasteria)
  26. Gymnocalycium mihanovichii friedrichii ‘Hibotan’ (cactus boule rouge)
  27. Haworthia spp. (haworthia)
  28. Hippeastrum cvs (amaryllis
  29. Hoya carnosa (hoya, fleur de porcelaine)
  30. Kalanchoe (kalanchoé)
  31. Ledebouria socialis (scille violacée)

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    Peu de végétaux résistent aussi bien à l’air sec que les pierres vivantes. Source: Dysmorodrepanis, Wikimedia Commons

  32. Lithops spp. (pierre vivante)
  33. Mammillaria spp. (mammillaire)
  34. Opuntia spp. (cactus raquette, oponce)
  35. Pachypodium lamerei (palmier de Madagascar)
  36. Pelargonium graveolens (pélargonium odorant, géranium odorant)
  37. Pelargonium × hortorum (pélargonium des jardins, géranium des jardins)
  38. Peperomia obtusifolia, P. clusiifolia (pépéromia)
  39. Philodendron hederaceum oxycardium (philodendron grimpant)
  40. Rhipsalis spp. (rhipsalis)
  41. Sansevieria trifasciata (sansevière, langue de belle-mère)
  42. Schlumbergera (cactus de Noël)
  43. Sedum spp. (sédum, orpin, queue d’âne)

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    Les petites feuilles presque rondes de Senecio rowleyanus réduisent la surface exposée à l’air sec. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  44. Senecio rowleyanus (collier de perles)
  45. Senecio serpens (séneçon bleu craie)
  46. Stapelia spp. (fleur de charogne)
  47. Streltizia reginae (oiseau de paradis)
  48. Syngonium spp. (syngonium)
  49. Yucca elephantipes (yucca sans épine)
  50. Zamioculcas zamiifolia (faux zamier)20171227A pexels.com

Les plantes grimpantes aiment grimper

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Quand un philodendron retombe, ses feuilles deviennent de plus en plus petites.

Que les plantes grimpantes aiment grimper peut sembler une évidence, mais croyez-moi, cela n’est pas toujours bien compris.

Voyez-vous, les jardiniers aiment cultiver des plantes grimpantes (plantes qui escaladent les arbres, les treillis, les murs et autres supports dressés) dans des paniers suspendus, avec leurs tiges qui pendent vers le bas. C’est surtout le cas pour les plantes d’intérieur et de patio… et c’est vrai qu’elles ont certainement l’air assez jolies cultivées de cette façon… mais elles n’apprécient pas ce traitement.

Beaucoup de grimpantes commencent à produire des feuilles de plus en plus petites quand elles retombent. Et plus elles retombent, plus des feuilles sont petites. C’est notamment le cas de la plupart des aracées, y compris les philodendrons, les monsteras, les syngoniums et les pothos, et de nombreux Cissus aussi. Parfois, quand elles retombent sur une très grande longueur, elles cessent complètement de produire des feuilles et tout ce qui reste est une tige verte qui s’allonge.

Chez d’autres espèces, les feuilles ne rapetissent pas, mais les tiges pendantes atteignent une certaine longueur, puis cessent de pousser. Et chez d’autres encore, les tiges retombantes ne produisent plus de fleurs. C’est le cas des gloires du matin (Ipomoea spp.), par exemple: elles ne fleurissent que sur des tiges dressées.

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Les tiges de gloire de matin (Ipomoea sp.) qu’on fait retomber s’enrouleront autour de leurs propres tiges dans un effort pour se redresser.

Il y a des grimpantes qui se battent férocement contre tout effort pour les faire retomber. Les gloires du matin susmentionnées, par exemple, et aussi les thunbergies, commenceront rapidement à s’entortiller autour de leurs propres tiges dans un effort pour se redresser. Si vous démêlez leurs tiges afin qu’elles pendent encore plus bas, elles cesseront de croître et peuvent même mourir.

Tous ces effets sont le résultat d’hormones appelées auxines présentes dans l’extrémité des tiges volubiles. C’est ce qu’on appelle la dominance apicale. Tant que la tige grimpe, certaines de ces auxines se trouvent concentrées dans sa partie supérieure et stimulent sa croissance. Lorsque la tige commence à pendre de façon à ce qu’elle pousse essentiellement la tête en bas, la concentration d’auxines diminue et sa croissance ralentit ou cesse.

Trouver un nouveau support

Dans la nature, lorsque la tige d’une plante grimpante se détache de son support (et cela peut arriver pour de nombreuses raisons), elle continue souvent de descendre jusqu’au sol, produisant des feuilles de plus en plus petites, puis pousse latéralement sur sol jusqu’à ce qu’elle trouve un nouveau support qu’elle puisse monter.

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La tige poussera vers l’ombre jusqu’à ce qu’elle trouve un nouvel support.

À ce stade, la tige poussera dans le sens contraire de la lumière, une action appelée phototropisme négatif, ce qui est normalement une chose très inhabituelle pour une tige. Mais en fait, c’est très logique pour une grimpante à la recherche d’un support. L’ombre profonde est souvent causée par un tronc d’arbre ou un autre objet dressé sur laquelle la tige pourrait éventuellement grimper. Et elle veut absolument grimper!

Ainsi la tige se dirige vers l’objet le plus sombre des alentours. Une fois qu’elle l’a atteint, elle reprend sa croissance dressée, s’appuyant sur son nouvel hôte. Et elle recommence à faire du phototropisme positif comme n’importe quelle plante normale, dirigeant sa croissance vers la source de lumière. Aussi, les feuilles qui se forment commencent reprendre une plus grande taille. Enfin le bonheur!

Quand les plantes grimpantes grimpent

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Un philodendron grimpant (Philodendron hederaceum) qui file le parfait bonheur, car on le laisse grimper. Notez ses belles feuilles de grande taille.

Si vous changez de tactique et laissez vos plantes grimpantes grimper, peut-être sur un treillis, un poteau de mousse ou un mur, plutôt que de retomber d’un pot, attendez-vous à des changements de comportement. Beaucoup d’aracées (philodendrons, pothos, monsteras, etc.) commenceront graduellement à produire des feuilles plus grandes — nettement plus grandes — quand elles peuvent grimper. Et leurs tiges s’épaississent aussi.

Saviez-vous votre philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, syn P. oxycardium, P. scandens et P. cordatum), dont les feuilles sur les tiges pendantes mesurent souvent à peine 5 cm de diamètre, peuvent atteindre jusqu’à 30 cm quand vous laissez la plante monter?

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Pothos (Epipremnum aureum) aux feuilles géantes découpées. N’eut été pour le feuillage marbré vert et jaune, on ne l’aurait jamais pris pour le petit pothos de nos appartements.

Et votre vieux pothos (Epipremnum aureum, syn. Scindapsus aureus) fait encore mieux que le philodendron: à maturité, non seulement ses feuilles atteignent-elles une taille énorme, jusqu’à 1 m de long et 45 cm de largeur, mais elles deviennent profondément coupées aussi, comme celles d’un monstera.

De plus, cette augmentation de la taille des feuilles est reliée à la maturité sexuelle de la plante: une fois qu’elles atteignent leur pleine taille, ces aracées commenceront à fleurir et à produire des graines. Vous pensiez que le philodendron grimpant ne fleurissait pas? C’est peut-être vrai dans une maison, car les murs ne sont pas assez hauts pour qu’il puisse vraiment atteindre sa taille maximale, soit environ 12 m de hauteur, mais laissez-le monter sur un arbre sous un climat tropical et il fleurira.

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Le figuier rampant (Ficus pumila) change complètement d’apparence, avec des feuilles plus grosses et plus coriaces, quand il atteint la maturité. Et il fructifie aussi!

D’autres grimpantes continuent de produire de petites feuilles quand elles grimpent, souvent pendant des années. Puis, quand elles arrivent à une hauteur suffisante, elles passent soudainement de cette forme juvénile à leur forme adulte, avec des feuilles beaucoup plus grandes souvent de forme très différente. De plus, elles commencent aussi à fleurir et à produire des graines. C’est le cas des lierres (Hedera spp.) et aussi du figuier rampant (Ficus pumila).

Des grimpantes qui ne réagissent pas

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Hoya carnosa: il fleurit même quand il pousse à l’envers!

Ce ne sont pas toutes les grimpantes qui réagissent mal quand on les permet de retomber. Je n’ai jamais vu un hoya (Hoya spp.), par exemple, qui semblait le moindrement dérangé par sa position, qu’il pousse vers le haut, vers le bas ou latéralement.

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La misère (Tradescantia zebrina, syn. Zebrina pendula) n’est pas une véritable grimpante et n’est pas dérangée quand ses tiges retombent.

Et puis il y a le cas des plantes rampantes que nous utilisons dans les paniers suspendus, comme la misère (Tradescantia spp.) et le lierre suédois (Plectranthus australis). Bien que nous pourrions les prendre pour des grimpantes, en fait, elles ne le sont pas: il s’agit de plantes couvre-sol. Dans la nature, les plantes rampantes s’étendent latéralement, s’enracinant au contact avec le sol et forment ainsi un de tapis de verdure. Même si vous les forcez à croître vers le haut en les fixant à un support, cela ne changera rien à la taille de leurs feuilles ou à l’abondance de leur floraison.

Il en va de même pour les plantes épiphytes (celles qui poussent sur les branches d’arbres dans la nature), comme la plante de rouge à lèvres (Aeschynanthus spp.) et la plante poisson rouge (Nematanthus spp.). Elles sont sont magnifiques en panier suspendu, car leurs tiges s’arquent tout naturellement vers l’extérieur et le bas et elles fleurissent sans problème de cette manière. Mais ce ne sont pas de véritables plantes grimpantes.

La plupart de véritables plantes grimpantes réagiront positivement si vous leur permettez de grandir comme dame Nature le veut: vers le haut.

Essayez-le et vous verrez!201701311a